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Chapitre 3 03

Chapitre 3

Fanny et son mari avaient confié toute la partie animation de leur mariage à Jacques, c'était donc lui qui s'était chargé de faire les propositions des artistes, de les contacter et discuter du prix des cachets. Il avait lui-même fait le MC et le mari de Fanny lui avait donné un bon cachet pour ses services.

Sur ce coup j'avais remercié Fanny, elle ne portait pas trop Jacques dans son cœur, elle estimait que je pouvais trouver mieux et qu'il ne me méritait pas, mais bon les gens aiment juger en pensant qu'on doit tout faire comme eux. Je voulais bien des strass et des paillettes mais avec l'homme que mon cœur aimait.

Le Monsieur de la dernière fois, William m'appelait de temps en temps. Il avait la conversation facile et me faisait quelque fois oublier mon quotidien, je n'avais donc pas effacé son numéro, ni refusé ses appels et hormis la fois où il m'avait déposé, on s'était revu déjà deux fois autour d'un verre dans des beaux endroits de la capitale.

Cette semaine j'avais suffisamment de clients pour les vêtements à repasser, il arrivait que certains viennent me les déposer directement ici, mais la plupart du temps j'allais à domicile faire mon travail. Je m'appliquais car j'avais compris que c'est ainsi que j'allais agrandir mon réseau, une cliente satisfaite m'amenait d'autres clientes, ainsi de suite. Il pouvait donc m'arriver dans une journée d'aller dans trois endroits différents en essayant de caller deux à trois heures de travail pour chacun.

Ce soir-là, j'étais profondément éreintée, je ne sais pas depuis combien de temps la femme là n'avait pas repassé, mais les bassines d'habits que j'ai eu à repasser mon casser, je n'avais qu'une envie dormir.

Je me suis arrêtée, sur le chemin du retour prendre des saucisses de Toulouse braisées et du riz à la tomate, je n'aurais qu'à mettre dans les plats et poser à table, ce n'était pas possible dans l'état de fatigue où j'étais de rentrer à la cuisine faire quelque chose.

Je somnolais devant le petit écran lorsque j'ai entendu Jacques entrer en sifflant. Il m'avait apporté quelque chose, une centrale à repasser.

- Mais il ne fallait pas Jacques, où as-tu eu d'ailleurs cet argent ?

- Laisse-moi d'abord prendre une douche s'il te plait et je répondrai à tes questions.

Il est allé dans la partie qui nous servait de chambre, avant de ressortir une serviette autour des reins, le petit seau de beurre contenant nos grattes corps, savons, savonnettes et pate dentifrice.

J'ai profité de réchauffer les plats pendant qu'il était à la douche. Après être à nouveau passer à la chambre et s'être changé, je lui ai proposé de passer à table.

- Voilà je t'ai pris cette centrale parce que je crois qu'elle peut t'aider dans ce que tu fais. C'est ce qu'utilise les propriétaires de pressing

- Merci beaucoup d'être à l'écoute de mes besoins et d'aller même au-devant d'eux. Avec ça je suis tranquille pour un temps, même si j'avoue que pour le transporter ce ne serait pas commode et pratique

- On trouvera une solution. J'ai pris l'argent dans le cachet offert pour mes prestations au mariage de ta sœur Fanny

- Ah ok, je comprends maintenant. Tu es donc un homme plein en ce moment

- Même pas, je voulais justement te demander ce qu'on fait avec

- Il te reste combien ?

- Quatre cent cinquante mille, ils m'avaient donné 650 000

- On peut nous aussi, nous marier, depuis le temps, c'est peut-être le bon moment

- Mais on n'a pas d'argent

- Et ce que tu as, comment l'appelle-t-on ?

- Mais c'est insuffisant pour un mariage ?

- Pas quand tu as tes parents et tes témoins, c'est ce qu'il y a de plus important. Le reste on gère

Je l'ai tellement bassiné durant les semaines qui ont suivi qu'il a capitulé et m'a laissé gérer tout ça.

On allait se contenter de la mairie dans un premier temps, mettre tout le monde sur le fat accompli et enfin poser une date pour la dot. On est donc parti dans cette organisation, je suis allée à la mairie de la campagne prendre toutes les informations et débuter les formalités.

Un mois après cette discussion nous étions unis par les liens du mariage. On avait pris Fanny et son époux comme témoin et quelques minutes plus tard après la mairie, nous sommes allés célébrer toute la grande joie dans un restaurant de la place à Louis.

Fanny avait boudé longtemps ma décision

- Mais Obiang, on peut être têtue comme ça ? tu peux trouver mieux que ce Jacques toi aussi, avec tout ton potentiel là ? tu gaspille le matos pour le punu là, toi aussi, sois un peu ambitieuse

- Je l'aime et je sais qu'on s'en sortira, on nous enviera aussi

- Ah, là-bas c'est encore loin, il y a même un ami à mon mari qui a flashé sur toi, mais depuis que je te le dis, tu ne demande même pas à savoir qui c'est

- Mais je n'ai pas envie de le savoir, mon cœur est déjà occupé, je ne veux pas faire perdre du temps à la pauvre personne.

- Ah toi aussi hein, en tout cas, qui suis-je pour t'imposer quelque chose ? je me dis juste qu'à nos âges mieux vaut être réaliste, il nous faut du pragmatisme. L'amour ne suffit pas dans un couple, il faut de tout.

Pour moi elle était contre mon bonheur et voulait certainement être la seule à avoir un anneau briller sur ce doigt là, hé ben moi aussi je l'avais.

Quelques mois plus tard, j'avais multiplié mes marchés et j'avais pu mettre de côté une bonne somme d'argent. J'ai donc proposé à Jacques d'aller demander officiellement ma main pour la dot.

Je lui ai remis toutes mes économies pour pouvoir m'honorer chez les miens.

J'avais déjà travaillé maman au corps à corps pour que ses frères ne soient pas là nombreux et que ceux qui seront là acceptent le montant qui sera donné.

Ce n'était pas la peine de vouloir nous vider complètement en demandant des grands montants et venir plus tard nous solliciter lorsque vous aurez des problèmes ou des maladies ou un quelconque besoin.

Maman a bien fait son travail. Jacques et quelques membres de sa famille sont venus chez nous et avec sept cent mille tout était plié.

J'avais pris tout ce que je mettais de côté pour rendre cette dot possible.

Je vois les personnes s'offusquer et me dire que la dot on ne la donne pas, qu'on ne pouvait m'épouser avec mon propre argent, l'essentiel ce n'était pas de bâtir ensemble quelque chose ? son argent ou le mien ne change rien, vu qu'à la fin on vivra ensemble et mettrons tout en commun.

On l'a fait et on est heureux ensemble. Je me suis juste abstenue de donner tous ses détails à mon amie Fanny ou encore à maman, c'est une affaire entre Jacques et moi, c'est notre cuisine interne.

Quatre mois après le mariage...

Depuis le matin je n'arrête pas de courir d'un coin à l'autre et le soleil ne m'aide pas.

Il était 16 heures, lorsque j'ai fini chez une cliente à rénovation.

J'ai flâné dans les rayons de centr'Affaires, rêvant à comment serait chez nous lorsqu'on aura une vraie maison. Il faisait chaud et mes doigts avaient tendance à s'enfler dans les moments de chaleur, impossible donc pour moi de garder sur moi des bagues. J'avais donc dû enlever mon alliance et la mettre dans mon sac, je savais déjà que ça allait être sujet à dispute avec Jacques, il m'accusera encore de dissimuler mon état et prétendre que si je le faisais c'est parce que j'étais intéressée par d'autres hommes et que je cherchais à plaire à l'extérieur.

J'ai marché au centre-ville, entrant çà et là, visitant, et devant score, j'ai vu cette voiture s'arrêter, la même qui m'avait accompagné l'autre fois, je savais déjà que c'était William.

On a papoté et il m'a invité prendre un verre à la paillote avant le feu de la banque UGB. On était entrain de rire lorsque j'ai vu Fanny faire son entrée. Elle s'est arrêtée nous saluer, a pris des boissons à emporter et est venu nous dire aurevoir.

Je me suis excusée auprès de William et j'ai accompagné Fanny jusqu'à sa voiture.

- Je vois que tu commences par comprendre, je n'ai donc pas parler en vain

- Ce n'est pas ce que tu crois, c'est un ami

- Tu as des vrais amis alors. Ma petite, ce Monsieur fait partie des jeunes prometteurs de ce pays. Il a une structure qui marche de feu, avec lui, ta vie change radicalement, comme disent les jeunes de là à là. Tu n'auras plus besoin d'aller de maison en maison faire du repassage. Tu ne comptes plus jamais reprendre tes études ?

- J'ai quel moyen ?

- Mais ton repassage, tu peux vivre avec quelques repassages et sacrifier aussi d'autres en faisant des économies.

Je ne pouvais pas lui dire que toute mon épargne était parti pour mon mariage à la coutume, non, je ne pouvais pas lui dire que c'est mon argent qui avait payé ma dot. Je reprenais tout à zéro et ce n'est pas maintenant que j'aurai à nouveau un gros montant de côté. Quelques fois lorsque tu entends certaines personnes parler, tu as l'impression que pour eux tout est facile. Ils ne savent pas qu'il arrive des moments où tu n'as rien de chez rien à manger et aucune pièce quelque part et dans les moments pareils à quoi sert une épargne ? c'est sans hésiter que tu sors les derniers sous en priant Dieu que demain soit meilleur.

Nous nous sommes dit aurevoir et je suis allée rejoindre mon ami.

Nous sommes restés encore trente minutes et il a proposé de m'avancer comme la dernière fois. Je suis descendue à la station et pas très loin, Jacques était là avec quelques jeunes du quartier, il m'a donc vu descendre de cette voiture, je savais que ce soir ce sera la guerre.

J'ai longé le chemin et je suis tranquillement rentrée à la maison, me suis déshabillée et c'est là que le bon Monsieur a trouvé bon de faire son entrée.

- Sale pute, Obiang tu ne me la fera pas, on ne me trompe pas, non ça jamais. Tu as voulu être marié avec moi, respecte tes engagements. Il venait de m'assener une gifle, c'était la première fois et je n'en revenais pas

- Mais qu'est ce que tu as Jacques ? m'as-tu attrapé en flagrant délit ? c'était un ami qui a juste proposé de me raccompagner

- Qu'est ce qui me dit que tu ne mens pas ?

Il s'est approché de moi, a soulever la robe que je portais et à insinué sa main en dessous, cherchant ma féminité. Je voulais résister, fermer mes jambes et l'envoyer paître mais il se faisait insistant et il a caressé ma cuisse insistant sur l'aine. Il savait que c'était un de mes poings faibles. Je me suis laissée faire, ses doigts m'ont fouillé, faisant naitre en moi des sensations que lui seul savait me procurer.

Il s'est arrêté un instant, ouvrant sa ceinture et ses boutons pour ensuite retirer son pantalon et il s'est courbé vers ma féminité pour la manger. Je gesticulais, appuyait sur sa tête, lui demandant plus et j'ai eu pour mon compte.

Alors qu'on était dégoulinant de sueur et que le ventilateur nous renvoyait de l'air chaud plus que tout autre chose, une idée à germer dans mon esprit. ..

Fanny m'a bien dit que cet homme était parmi les jeunes prometteurs de ce pays, et si je le séduisais vraiment pour qu'il m'aide à sortir de la précarité ? Après tout, j'avais des atouts qui semblaient l'intéresser, je devais donc jouer de ça.

Le plus dur restait à convaincre Jacques de me suivre dans ce nouveau challenge. C'était mon homme, on était complice mais je ne sais pas comment il allait prendre cette proposition. Je ne lui dirai pas que le Monsieur était celui qui m'avait raccompagné, je sais comment je lui présenterai la chose. Obiang, à toi de jouer, sors ça et sors ça bien.

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