En tout cas mon père m'avait dit la semaine dernière, « mon ami Adrien t'appellera, il m'a dit qu'il veut que tu soumissionne pour un appel d'offre mais je n'en sais pas plus, il ne m'a pas donné de détails. »
Je vais donc de ce pas le voir, il m'a dit qu'il me dira sur place tout ce que je dois avoir pour que mon dossier passe, il fait parti des décisionnaires et sa voix compte plus que celle des autres.
J'ai passé une heure chez mon oncle, il a pris le temps de m'aider à monter un dossier béton. Il connaissait lui-même les points qu'ils devaient privilégier, il m'a donc demandé de mettre un accent particulier sur ceux-ci dans mon dossier de soumission.
Je suis sorti de là-bas à dix-sept heures, je n'avais personne qui m'attendait à la maison, j'avais promis à ma bande de copain de les suivre pour un verre. Vendredi tout est permis. Je ne tenais pas leur rythme mais ça me faisait du bien d'être avec eux, je devais vivre avec ceux de ma génération.
Je garde quand même à l'esprit les recommandations de mes parents lorsque je sors. J'envoie pour la plupart du temps un message pour dire où je me trouve et avec qui et surtout je ne laisse jamais mon verre loin de moi et si jamais je me déplace en le laissant, à mon retour je ne le touche plus, je commande une autre boisson. Il en est de même des bouteilles contenant des boissons. J'entends encore la voix de ma mère me dire « William, on ne connait jamais assez les gens. Ceux qui sont morts étaient aussi sorti avec des amis. Ton verre jamais tu ne le laisse seul et si jamais ça arrive, verse-le discrètement et prends-toi un autre. Ne laisse jamais ta bouteille loin de toi et si tu t'absente et l'oubli, verse son contenu à ton arrivée. » Je crois que ces paroles là ont sauvé plus d'un.
Voilà déjà quelques mois que je suis hantée par le visage de cette jeune dame que j'avais rencontré au cactus, elle me prenait dans les tripes et franchement je voulais approfondir notre relation. Il ne se passe encore rien entre nous, je ne sais même pas si elle est intéressée par moi, en tout cas malgré mes coups de fil elle ne me le montre pas.
Je l'ai déjà invité prendre quelques verres, je vais voir comment l'inviter manger dans un restaurant. Je voulais jouer ma carte, le va tout, il me fallait donc préparer judicieusement mon attaque afin qu'elle ne me dise non et me saute plutôt au cou.
Elle ne se livre pas beaucoup, parle peu d'elle et de sa famille, mais j'aime sa force de caractère et le fait qu'elle soit réellement battante. Elle ne m'a jamais réellement montré où elle vivait, je connais juste les alentours.
Le jour où je l'ai croisé, en tout cas je l'ai vu, je me suis empressé de l'inviter monter afin de la ramener chez elle. J'ai appelé mes gars pour m'excuser et leur dire que j'accuserai du retard pour notre soirée.
J'ai foncé aux alentours de glass trouver un petit coin bien tranquille et nous avons partagé un verre.
- Zelda, c'est bien rare comme prénom
- Oui, je sais, on me le dit souvent. Je t'arrête déjà, ne me demande pas ce qu'il signifie, je ne saurai te dire
- Ah, effectivement c'était la question que je m'apprêtais à poser
- Je ne sais même pas ce qui avait inspiré mes parents, c'est peut-être le mélange de Zéphirin et Danielle, maintenant que j'y pense, ce sont les deuxièmes prénoms de mes parents, sauf que le L au milieu, je ne sais d'où il sort
- C'était pour faire beau et donner de l'allure
- Mouais, certainement.
- Zelda, serait-il possible qu'on se voit de temps en temps, mais très souvent ? j'ai envie de faire ta connaissance et creuser un peu plus pour plus, si affinité
- Vous êtes toujours direct de la sorte ?
- J'essaie autant que je peux, de nous éviter des pertes de temps, au moins si la personne n'est pas intéressée je n'insiste pas, de peur d'avoir un procès aux fesses
- Oh mais pourquoi te coller un procès ?
- Avec vous, la nouvelle génération des femmes émancipées, non on voit le danger partout et de loin, d'ici là que mon insistance soit qualifiée d'harcèlement ou de violence faites aux femmes
- N'importe quoi
- En tout cas je sais encore que je suis jeune, beau et viril et que je n'irai pas à l'encontre de la volonté d'une femme
- Je serai honorée de fréquenter un tel gentleman
- Bien, au moins si je continue à appeler j'aurai eu ton aval. J'espère aussi que je ne marche pas sur les plates-bandes de quelqu'un
- Même pas, je suis libre comme l'air
Cette invitation s'est suivie de pleine d'autres du genre avant qu'on ne décide de passer à la vitesse supérieure.
Je l'avais raccompagné devant la station d'Atong Abè, elle m'avait dit qu'elle vivait dans les parages, pas très loin.
- Bon weekend à vous Mademoiselle Zelda, sans être impoli et que cela ne vous offusque surtout pas, permettez-moi de vous remettre quelque chose pour les unités, histoire de m'appeler ou de répondre à mes messages. J'ai ouvert le petit compartiment qui séparait nos sièges et j'ai tiré trente milles francs. On s'est dit aurevoir en nous promettant de nous appeler.
J'ai rejoint ma team au centre-ville après l'avoir laissé.
- Owanlèlè l'homme fort, laisse moi deviner, tu viens de te faire une petite
- Tu es con Idriss, j'ai d'autres choses à faire dans ma vie, ne généralise pas ton cas
- A d'autre William, dis-le à Jean Pierre c'est lui qui te prend pour un prête. Le Jean-Pierre en question à lever son verre pour me saluer après les propos d'Idriss. Bertrand et Hugues riaient franchement et Hugues a renchérit les propos d'Idriss
- William revient de chez DING DING pour un massage chinois. Tu as choisi laquelle des masseuses ? une bridée ou tu as amené toi-même une locale ? ils me charriaient et répondaient eux-mêmes aux questions qu'ils posaient. A celle qui venait d'être lancée, Bertrand lui a donné une suite
- Non pas une bridée, vous avez oublié que lui il consomme locale. Il parait qu'il aime les formes des femmes de chez nous, il fantasme même sur la forme des jambes, les mollets pleins lui font effet
- Vous êtes des imbéciles, je vois que ce soir vous vous êtes donnés le mot, en tout cas tant que ça met de l'ambiance, je vous laisse faire. J'ai hélé le serveur pour qu'il m'apporte également une boisson et nous avons rebâti le monde et rejouer les matchs de la champions League assis à ce bar.
Nous sommes plus tard allé prendre de la grillade dans un restaurant pas loin du commissariat centrale, de la sole braisée et des beignets de banane pour tous et nous sommes allé mangé chez Hugues qui habitait l'avenue de Cointet, c'est éreinté, cassé que je suis rentré chez moi aux environs de trois heures du matin.
Demain, sera un autre jour...