Les infidèles
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Chapitre 5 03

chapitre 3

+++ARTHUR THUINTE+++

Il est à peine quinze heures et je suis en route pour la maison ne croyez pas que c'est parce que ma maison me manque ou que j'ai envi de voir AWA non c'est juste parce que je ne suis pas en forme, je me sens assez faible donc je préfère rentrer me reposer pour d'être d'attaque demain matin que de risquer de m'écrouler en plein marcher surtout sous ce soleil, ce sont les gars qui étaient heureux plus de clients pour eux aujourd'hui mais promis demain je rafle tout sur mon passage.

Les éclats de rire provenant de la maison attire mon attention, je sais que awa n'a pas d'ami dans le quartier en tout cas pas d'ami avec lesquels elle peut rire à gorge déployer ainsi donc je me demande bien qui ça peut être, j'enlève mes chaussure que je laisse à l'entre de la porte pour ne pas entrer avec la poussière à l'intérieur à peine je passe la porte que

Maman (voix enjouée) : mon fils, tu es déjà de retour ?

Moi (fronçant les sourcils) : maman ? Tu fais quoi là ?

Awa se lève et vient me prendre le sachet que j'ai entre les mains

.

Awa (souriante) : bienvenue Arthur

Je l'ignore et je vais m'asseoir près de maman.

Moi (le regardant) : awa m'a pourtant dis que tu ne venais qu'à la fin du mois

Mama: j'ai changé d'avis et j'ai décidé de venir rester un peu de temps avec toi en attendant la saison des récoltes au village.

Moi (souriant) : d'accord, sois la bienvenue alors.

Maman (répondant à mon sourire): merci mon fils, je suis venue avec beaucoup de provisions

Moi (regardant le sac de cent kilos au coin de la maison avec le sourire) : ah ça (me levant) je vais prendre vite un bain et je reviens.

Maman : d'accord, ta femme t'attendait justement pour manger fait vite pendant qu'elle dresse la table.

Moi (grimaçant) : d'accord

Je vais prendre une douche pendant qu'awa s'active à dresser la table sous le regard bienveillant de maman, je sens que son séjour va être très long, une fois propre, je prends place autour du repas.

Awa (se levant) : je vais te servir.

Moi (froid): non merci

Awa (déçue) : okay

Maman (intervenant) : okay quoi ? Sers ton mari ma fille Arthur, je n'aime pas ce que je vois depuis que je suis arrivée là.

Je soupire juste sans lui répondre et je laisse awa me servir et c'est avec une grande joie qu'elle le fait en plus.

awa(me regardant) : bon appétit

Moi (sans la regarder) : merci

Le repas se passe bien contrairement aux autres jours où il y a un silence de mort cette fois, l'ambiance est plutôt bonne enfant avec maman qui nous divertit avec ses histoires en tout genre, le repas terminé maman entre dans le vif du sujet.

Maman (me regardant): Arthur ?

Moi (croisant son regard) : oui maman

Maman (m'appelant avec plus d'insistance) : Arthur ?

Moi (soupirant): oui maman

maman : tu n'es plus un enfant maintenant tu es un homme donc je vais te parler comme l'homme que tu es je n'aime pas ce que je vois, je n'aime pas ce que je suis entrain de voir la façon donc tu traites awa je ne suis pas d'accord je n'ai pas retiré l'enfant d'autrui chez ses parents pour qu'elle soit maltraité ici

moi(soupirant) : maman dès le début je t'ai dis que je ne voulais pas de ce mariage tu es parti la prendre à sa famille, la doter à mon insu et me forcer à supporter sa présence comme étant ma femme pourtant moi je ne la vois pas comme tel, comme tu l'a si bien dit je suis un homme et c'est à moi de choisir ma femme, celle avec qui je veux finir ma vie, celle que j'aime, nous ne sommes plus à votre époque ou tous les mariages étaient arrangés

Maman (me regardant) : as-tu juste essayé de l'aimer ? As-tu juste essayé de la connaître Arthur ? Tu penses que l'amour dont tu parles là vient comment ? Tu penses que moi, j'aimais ton père quand je partais en mariage ? Bien sur que non mais j'ai appris à aimer mon mari paix à son âme et j'ai été heureuse avec lui tout au long de notre mariage

Moi (ma regardant) : et bien moi ce n'est pas toi maman, les mentalités ne sont plus les mêmes et je peux te dire avec certitude au jour d'aujourd'hui que jamais je ne tomberais amoureux d'awa, je ne vais que la faire souffrir donc facilite nous la vie maintenant en annulant ce mariage.

Maman (douce) : qu'est-ce que tu lui reproches exactement ? J'ai vu cette petite grandir avec moi au village, c'est un très bon parti pour toi et je sais qu'elle peut te rendre heureuse donne lui juste une chance de te montrer la femme merveilleuse qu'elle est.

Moi : maman, je n'ai rien contre les filles du village, mais j'ai besoin à mes côtés d'une femme qui sais au moins bien parlé le français, une femme qui aura de la suite dans les idées,une bosseuse, une travailleuse, une femme indépendante et classe dont je serai fier de présenter à tout-va

Maman (fronçant les sourcils) : ce sont les filles de la ville que tu veux, c'est ça ? Ces mêmes filles, qui marchent à moitié, nues et qui ne connaissent pas le respect ?

Moi (levant les yeux au ciel) : elles ne sont pas toutes comme ça maman.

Maman (d'un ton ferme): ta femme, c'est awa ici présent et tu vas l'aimer et la considérer comme tel de gré ou de force, car je sais qu'elle te rendra heureuse et dans quelques années quand tu seras plus stable financièrement, je viendrai avec ta deuxième femme Mariam, je suis déjà en train de négocier la dote avec sa famille.

Moi (surpris) : une deuxième femme maman ?

Maman (sérieuse) : oui, un vrai homme, un vrai bamiléké (ethnie de l'ouest du Cameroun) doit avoir au moins deux femmes près de lui, ton père lui avait sept femmes dont j'étais la dernière et tu vois comment il était respecté au village.

Moi (le regardant) : je vois surtout les problèmes que ça a causés, les guerres entre mes frères et moi parce que papa aimait plus les enfants de certaines femmes que d'autres, la sorcellerie et les querelles en n'en plus finir, donc non maman, je ne serai pas polygame mieux me tirer une balle dans la tête tout de suite.

Maman (me regardant) : je ne suis pas en train de demander ton avis, j'en ai déjà discuté avec awa et elle ne voit aucun problème à cela bien au contraire elle est ravi de arriver prochaine de sa coépouse.

Moi (riant nerveusement) : le contraire m'aurait étonné.

Maman: je suis aussi venu avec des médicaments que ta femme et toi allez boire pour faciliter la conception, les femmes aux villages commencent déjà à me poser la question de savoir pourquoi awa n'est pas encore enceinte depuis tout ce temps.

Il y a même des rumeurs qui circulent disant que tu es stérile, je n'aime pas les trucs de la honte, donc je suis allée chez le tradipraticien du village qui m'a donné ce bidon de cinq litres de remède que vous devez boire tous les deux en rentrant au village, je veux laisser awa enceinte.

Moi (la regardant) : maman ne te dérange pas si awa n'est pas encore enceinte c'est juste parce que je ne veux pas d'enfant venant d'elle, et non parce que je ne peux pas faire d'enfant, je suis entrain d'économiser pour me rendre chez ses parents d'ici la fin d'année et annuler ce mariage stupide et la libérer peu importe ce que sa famille me demande je donnerai à condition qu'elle libère ma maison

Maman (hurlant) : QUOI ? TU VAS FAIRE QUOI ?

Awa se lève en larme et sort de la maison, je sais que mes mots son très durs, mais je préfère qu'elle le sache et quel arrêt de s'imaginer des choses entre elle et moi.

Maman (me menaçant) : si tu fais ça Arthur, je te renierai

Moi (soupirant) : maman !!!

Maman (me regardant) : je te renierai et tu iras chercher ta vraie mère ou tu l'as laissé, tu apprendras à aimer cette fille et la suivante et tu verras qu'un jour, tu me remercieras pour cela (se levant) enfant stupide.

Elle sort également à son tour sûrement pour aller calmer awa, cette discussion m'a complètement lessivée, j'ai vraiment pris sur moi pour ne pas péter les plombs mais je pense que mon calme et ma patience sera mis à l'épreuve, je me lève et je me dirige vers la chambre pour me reposer j'entends une partie de le conversation entre awa et maman en passant

Awa (en larme) : je suis fatiguée maman, fatiguée d'être insultée par ton fils, fatiguée d'être rabaissée et humiliée à longueur de journée, je ne pense pas pouvoir supporter cette situation encore longtemps maman

Maman (la rassurant) : je comprends ce que tu vis ma fille et c'est aussi ça le mariage, tu sais, je connais mon fils, c'est une très belle personne au fond, il n'est pas du tout l'homme méchant et insensible qu'il veut te faire croire, sois juste très patient avec lui et tu verras qu'il finira par t'aimer.

awa : combien de temps ? Combien de temps encore maman, je vois bien qu'il est malheureux depuis que je suis entrée dans sa vie, il ne touche presque pas à mes repas, il travaille jusque très tard dans la nuit juste parce qu'il ne veut pas rentrer à la maison tellement je le dégoûte.

Elle fond à nouveau en larme dans les bras de maman et moi je continue ma route jusqu'à ma chambre je prend quelques médicaments pour prévenir la maladie et je m'en dors, le reste de la soirée se passe dans le calme entre awa qui me fait la gueule et maman qui me jette les éclairs avec son regard assassin comment ça pourrait être autrement, pourtant je ne demande qu'une chose qu'on me laisse choisir la femme avec qui je veux finir ma vie et si je ne la trouve pas ou bien si avec elle je ne suis pas heureux je ne pourrais m'en prendre qu'a moi même

Le lendemain matin, je n'étais toujours pas en forme donc j'ai décidé de rester à la maison et laisser maman me chouchouter, je suis son seul enfant ou bien ?(rire)

Awa (venant vers moi) : je peux te parler s'il te plaît ?

Moi (la regardant) : je t'écoute.

Elle prend place en face de moi, avec le regard fuyant, elle n'a vraiment aucune assurance tout ce qui m'énerve.

Moi (la voix grave) : parle awa ne me perd pas le temps.

Awa (se lançant) : d'accord, je veux aller à l'école.

Awa (se lançant) : quoi ?

Awa(jouant avec ses doigts) : oui, j'aimerais aller à l'école s'il te plaît, j'ai compris que tu ne m'aimais pas et que tu ne m'aimerais peu être jamais parce que je n'ai pas fait d'étude donc je veux fréquenter pour être la femme que tu décrivais hier à maman

Moi (riant) : tu veux aller à l'école ? Toi ? À cet âge ?

Je riais vraiment à gorge déployée, elle a vraiment un problème cette fille, elle baisse la tête de honte puis je l'entends renifler et c'est à ce moment que je me rends compte que je suis peut-être aller trop loin

Moi (me ressaisissant) ; désolé

Awa (essuyant ses larmes) : ce n'est pas grave, je suis habituée.

Moi (la regardant) : et donc tu veux aller à l'école

Awa (petite voix) : oui

Moi : tu as vingt ans awa, recommencer l'école à cet âge et avec ton niveau actuel ce n'est juste pas possible, tu ne sais ni lire ni écrire et ça, on apprend ça à l'école primaire, tu veux vraiment te retrouver à partager les bancs avec des petits enfants de six, sept ans ?

Awa (déterminée) : s'il le faut oui

Moi (me raclant la gorge) : et tu veux étudier pour devenir quoi ?

Awa (le regard pétillant) : je veux devenir une grande créatrice de mode comme ceux dont on parle souvent à la télé.

La une fois de plus je pars dans un fou rire que ne dit pas son nom, cette fille est vraiment folle ma parole, cette fois si ne supportant pas que je me moque d'elle , elle s'en va en larme

Moi (amusé) : grande créatrice de mode, je vais tout attendre venant de cette fille, elle a vraiment fait ma journée

Moi (amusé) : pourquoi tu es si méchant avec cette petite Arthur, tu lui reproche d'être illettrée de manquer d'ambition et maintenant qu'elle vient te demander de la scolariser et qu'elle te parle de ses rêves tu te moques d'elle je n'aime pas ça

Moi (bloquant mon rire): maman, elle a vingt ans, recommencer ou bien dans son cas commencer l'école à son âge, je ne dis pas que ce n'est pas faisable, mais ça sera difficile pour elle

Maman : tu ne lui donne même pas sa chance, moi j'aurai aimé aller à l'école tu sais je connaîtrai au moins bien écrire mon nom et je n'aurai pas chaque fois besoin de solliciter l'aide de quelqu'un pour lire mes documents à ma place, donne lui au moins sa chance Arthur, tu peux même lui payer des cours accélérer, comme ça cette fin d'année elle pourra passer son CEP

Moi (soupirant) : je vais y réfléchir maman.

Maman (me toisant) : fais donc ça et lève tes fesses de là, tu pars lui présenter tes excuses pour t'être moqué d'elle

Je me lève vraiment à contrecœur et je vais à sa recherche, je la trouve à l'arrière en train d'étendre le linge.

Moi (me raclant la gorge) : je suis désolé, je m'être moqué de toi, je vais y réfléchir et je te ferai part de ma décision.

Awa (petite voix) : d'accord

++++++ selina AMBASSA epse NGALEU++++++

Mathis n'est toujours pas rentré à la maison malgré toutes mes menaces, un mois déjà et j'en ai marre.

Je cherche mon portable et je compose le numéro de Loïc, il décroche à la troisième sonnerie.

Moi (me mordant les lèvres) : on peut se voir ce soir ?

Loïc (voix fatiguée) : on dit d'abord bonsoir madame.

Moi (levant les eux au ciel) : bonsoir,

Loïc : et non, on ne pourra pas se voir ce soir.

Moi: et je peux savoir pourquoi ?

Loïc : parce que je boss toute cette nuit madame

Moi : depuis quand tu bosses dans la nuit toi ?

Loïc : depuis que j'ai compris que notre mariage va me coûter la peau des fesses, vu tes exigences donc il faut que je bosse deux fois plus dur que d'habitude

Me voilà qui souris comme une maboule derrière mon téléphone

Loïc (baillant) : je dois te laisser, il faut que je me repose pour être en forme ce soir.

Moi (déçue) : d'accord

Loïc : fait attention à toi, je t'aime

Click

Je dépose le téléphone sur la table basse en bousculant ma tête un incorrigible ce gars, il n'est que dix heures, je n'ai presque rien à faire et les enfants ne rentrent qu'a quinze heure donc je décide de sortir faire du shopping au moins ça va me faire penser à autre chose, je prend la carte bleu de Mathis c'est sur elle que je vais me défouler

Moi (excitée) : c'est parti pour quatre heures de pur bonheur.

Je rentre quelques minutes avant l'arrivé des enfants les bras surcharger, le gardien m'aide à faire entrer mes achats à l'intérieur, quand je passe la porte.

Mathis (hurlant): surprise !!!

                         

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