Loïc (regard pervers): est-ce qu'ils savent que leur mère s'envoie en l'air avec le meilleur ami de son mari sur leur lit conjugal quand ils partent en cours ?
Moi (me levant): ils ne le sauront jamais et c'est bien comme ça.
J'enfile un peignoir, je ramasse ses vêtements au sol et je les lui balance au visage.
Moi (le regardant): sérieusement dépêche toi
Loïc (souriant): d'accord, d'accord
Pendant qu'il s'habille je commence à ranger le bazar qu'on a fait dans la chambre je passe l'aspirateur j'ouvre les fenêtres pour aérer la pièce, je nettoie la pièce de font à comble pour ne laisser aucune trace suspecte, Loïc fini de s'habiller et je le raccompagne à sa voiture il me tire vers lui et me vole un dernier baiser, je me dégage de son étreinte, il monte dans sa voiture ou plus tôt son taxi , démarre et s'en va je le regarde s'en aller le sourire aux lèvres.
Je retourne à la maison, je monte prendre une douche rapide pour enlever l'odeur du sexe sur moi puis je passe derrière les fourneaux cuisiner le repas de mes petits anges.
(Bruit de klaxon)
Un sourire resplendissant s'affiche directement sur mon visage, je nettoie mes mains, j'éteins le feu sous mes marmites et je sors les retrouver, le bus scolaire viens de les déposer, Gaëlle et Georges courent et plongent dans mes bras et je les réceptionne toute heureuse, je leur fais plein de bisous.
Moi (les regardant): bonsoir mes amours
Gaëlle (3 ans gloussant) : bonchoir mama
Moi (fondant): bonsoir mon cœur
Georges (5 ans): bonsoir maman
Moi (le regardant amoureuse): bonsoir chéri
Je remercie le chauffeur et on entre dans notre propriété, je m'occupe de les débarbouiller et on passe à table dans la bonne humeur, Georges me raconte sa journée et m'arrache des fou rires quant à Gaëlle elle essaie de s'imposer face à son frère mais ce n'est chose facile donc la voila qui pleure c'est ce genre de moments que j'adore partager avec eux il n'y a aucune ombre au tableau enfin presque
(sonnerie de téléphone)
Justement, en pensant au loup, il nous montre sa queue, je décroche à son appel, c'est un appel vidéo, mon cœur fond devant ce si bel homme, mais je lui affiche ma mine des mauvais jours pour pas qu'il croit que je suis heureuse sans lui
Mathis (souriant): je sais que je ne suis beau pas besoin de me regarder comme ça madame.
Je lève les yeux au ciel, les enfants s'agitent en entendant la voix de leur père, Georges m'arrache carrément le téléphone des mains.
Moi (amusée): de m'excuser, nous qui n'avons plus de père là, on va faire comment
Suivis derrière par sa sœur, ils s'installent sur le canapé au salon et causent avec leur père, c'est plus un monologue qu'une conversation, mais bon pendant ce temps, je débarrasse et nettoie la table à manger.
Georges (me donnant le téléphone): maman ? Papa, il veut te parler
Moi (lui prenant le téléphone des mains): merci chéri
Il s'en va en courant retrouver sa sœur au salon devant un dessin animé moi, je m'installe autour de la table à manger
Moi (froide): comment tu vas ?
Mathis (croisant mon regard): ne fais pas cette tête Sélina.
Moi (les yeux rouges): tu me manques Mathis.
Mathis (soupirant): je sais, mais c'est à cause du boulot, tu sais...
Moi (le coupant énervé): le boulot, le boulot toujours le boulot, quand es ce que je serais ta priorité ? Quand est-ce que les enfants seront ta priorité ? Tu te rends compte que ça fait six mois qu'ils n'ont pas vu leur père pourtant celui-ci est bien en vie ? Six mois qu'ils doivent se contenter des appels vidéos parce que tu préfères ton boulot à ta famille ?
Mathis (soupirant): je sais Sélina, mais si je fais tout ça, c'est pour que vous ne manquiez jamais de rien, que ce soit aujourd'hui ou demain, pour que vous continuez les enfants et toi à avoir une vie confortable.
Moi (le regardant) : je préfère être pauvre, je préfère sacrifier tout ce luxe si cela me permet de passer plus de temps avec toi, je ne me suis pas mariée pour ça en tant que femme, j'ai des besoins autres que le matériel Mathis.
Mathis (soupirant de nouveau) : je sais !
Moi (pétant les plombs) : non, tu ne sais pas, ça va faire six mois, je n'ai pas senti ta chaleur Mathis, six longs mois que je ne t'ai pas sentis en moi donc ne dis pas que tu sais parce que tu ne sais rien du tout.
Mathis :
Moi (les yeux rouges) : tu me trompes Mathis ?
Mathis (outré) : ne raconte pas n'importe quoi Sélina.
moi(le regardant) : c'est la seule réponse que je trouve à mes questions soit tu me trompes sois tu es gay parce que je ne comprend pas comment en tant que homme tu peux rester aussi longtemps loin de moi ta femme et être aussi en paix avec toi même
Mathis (me regardant) : j'ai compris Sélina, je me dépêche de faire ce que j'ai à faire ici et je rentre vous retrouver.
Moi (le regardant droit dans les yeux): sache que ce que tu ne me donnes pas, je n'hésiterai pas à aller le chercher dehors.
Mathis (choqué) : quoi ?
Click
Il va un peu cogiter dans son coin, six mois, il pense que c'est six jours ? Je ne me suis pas mariée pour qu'on me mette en jachère forcée parce qu'on cherche l'argent, je dépose le téléphone, je finis de nettoyer la cuisine et je vais retrouver les enfants au salon je les autorise à visionner deux heures maximum en semaine et un peu plus le week-end des programmes que j'aurais minutieusement choisie car de nos jours on ne peut même plus faire confiance aux dessins pour enfants qui étais à mon époque tellement innocent, le dessin animé fini on se dirige vers la bibliothèque je choisi un livre pour Georges qu'il arrache pratiquement de mes mains oui mon fils est un mordu de lecture il va dans son coin lecture et je récupère un livre pour enfant que je lis avec Gaëlle, la soirée ce termine dans le calme
Une semaine plus tard
Moi (prenant mes clés) : on y va mes amours
Eux : d'accord maman
Leur bus scolaire nous attend dehors, je leur fais de gros bisous et je les mets dans le bus avant de monter dans ma voiture pour me rendre au boulot, je suis Directrice de ressources humaines dans une société de la place, je gare dans le parking de l'entreprise quelques minutes après.
Voix : bonjour madame NGALEU
Moi (souriant): oui bonjour
Je trace dans mon bureau ou je me plonge à fond dans mon travail, je guette mon téléphone de temps en temps en espérant voir le numéro de Mathis s'afficher, mais rien, je soupire dans ma tête, il travaille , je travaille, mais j'essaie toujours de libérer du temps pour lui et les enfants pourquoi lui, il ne peut pas faire pareil ?
Moi (m'adossant sur mon siège) : humm
La seule réponse que je trouve est qu'il me trompe, mais en même temps, il sait que je suis folle, il sait que je suis une bonne folle le jour où j'aurai la preuve de son infidélité des corps vont tomber ça, il peut en être sûr et certain.
Toc toc toc
Je regarde qui toque à ma porte.
Moi (surprise) : Loïc ?
Je me lève d'un bond de ma chaise et je vais fermer la porte à clé en vérifiant qu'il n'y a personne au couloir, je ferme également les volets de mon bureau.
Moi (le regardant) : je t'ai dit que je ne voulais pas te voir dans mon lieu de travail, ce n'est pas prudent pour nous.
Loïc (s'asseyant comme si de rien n'était) : t'inquiètes, j'ai fait attention de plus je
Ne suis pas venu pour rien, j'ai un message à te transmettre.
Moi (prenant place face à lui) : lequel ?
Loïc (le sourire en coin) : c'est un message de ton mari.
Moi (le cœur battant) : il lui est arrivé quelque chose ?
Loïc : non bien sur que non il m'a dis de te dire qu'il a eu un imprévu et qu'il devra encore faire un mois en Afrique du sud
Moi (choquée) : un mois ?
Loïc (soulevant les épaules) : c'est ce qu'il a dit.
Moi (le regardant) : et pourquoi ne m'appelle-t-il pas lui-même pour me le dire au lieu de passer par toi ?
Loïc (riant) : il ne veut certainement pas subir tes foudres.
Moi (encaissant le coup):okay
Loïc(me regardant tendrement) : ça va Selina ?
Moi (le cœur lourd) : il me trompe n'est ce pas ?
Loïc (me regardant) : je connais mon pote, il ne fera jamais une chose pareille.
Moi (soufflant pour ne pas pleurer) : d'accord, d'accord, il travaille, il est parti pour le travail et rien d'autre.
Il se lève, fait le tour de mon bureau et vient me prendre dans ses bras.
Loïc (après un bisou à la tête) : je n'aime pas te voir dans cet état, tu le sais.
Moi (craquant) : j'en ai marre, j'ai besoin de lui et il n'est jamais là, il me laisse gérer les enfants et la maison seule (en larme) j'ai besoin de mon mari, j'ai besoin de lui près de moi.
Il resserre son étreinte et me laisse évacuer ma peine et mon râle le bol sans m'interrompre un seul instant.
Moi (me ressaisissant) : merci
Loïc (se détachant de moi) : je serais toujours là pour toi, Sélina.
Moi (souriant): non, quand tu te marieras je serai toute seule avec mes problèmes et personne à qui parler parce que ta future femme m'empêchera de te voir.
Il soulève mon menton délicatement et m'oblige à le regarder, mon regard se perd dans ses yeux clairs.
Loïc (voix grave) : la femme avec qui je compte finir ma vie, c'est toi Sélina AMBASSA toi et personne d'autre s'il faut attendre un an, deux ans, trois ans, l'éternité, je le ferai, car je sais que tu m'es destiné.
Moi (me reculant gênée) : ne dis pas n'importe quoi je suis mariée à ton ami.
Loïc (retournant s'asseoir) : et ce mariage est la plus belle erreur que tu ai faite de ta vie, j'ai beaucoup de respect pour Mathis et tu le sais, mais il ne mérite pas une femme comme toi et il est clair que tu n'es pas amoureuse de lui, le vrai homme pour qui ce petit cœur bat c'est moi mais tu refuses de te l'avouer
Moi (le regardant amusé) : et c'est toi qui me mérites ?
Loïc (sérieux) : tu seras ma femme Sélina note ça quelque part dans ta tête.
On se regarde droit dans les yeux pendant de longues minutes avant que je ne détourne le regard.
Loïc (se levant) : je vais y aller, j'ai du boulot.
Moi (le regardant) : d'accord
Il vient me faire le bisou au front avec de me faire un clin d'œil et s'en aller, il est fou ce mec.
Salut moi, c'est Sélina AMBASSA vingt-sept ans, mère de deux magnifiques enfants et épouse du richissime homme d'affaires Mathis NGALEU depuis cinq ans.On ne vas pas se mentir je me suis mariée à Mathis parce qu'il est riche oui je suis une femme matérialiste, très matérialiste même et je l'assume à mille pour cent mes parents m'ont élevé dans une certaine opulence et je n'étais pas prête à laisser le luxe dans lequel j'ai grandi pour suivre un homme qui n'est pas capable de subvenir à mes besoins les plus élémentaires au nom de l'amour c'est que aujourd'hui je serai mariée à Loïc et non à Mathis car la personne pour qui mon cœur bat réellement s'appelle Loïc OHANJA mais ça il ne le saura jamais vu qu'entre lui et moi il n'y aura jamais rien de sentimentale, j'ai du apprendre à aimer Mathis et aujourd'hui je peux dire avec une certaine fierté que j'aime mon mari.
Je vois déjà les questions venir si tu aimes ton mari juste pour son argent pourquoi tu te plein d'être délaissée ? Et bien parce que je suis faite de chair et de sang et j'ai besoin d'un minimum d'affection venant de celui avec qui je partage ma vie, j'ai besoin d'être secoué dans tous les sens, de gémir de plaisir dans les bras de mon mari (soupir) mais celui-ci reste sourd face à ma souffrance donc de temps entemps Loïc me donne sexuellement parlant ce que Mathis refuse de me donner car trop pris par son travail, je sais très bien l'image que ça donne de moi mais qu'es ce que j'en ai à foutre bon Dieu?