Chapitre 5 Chapitre 5 : Trois mère poule

Le bonheur ne nous rend pas heureux, il vient à nous quand nous sommes heureux. Le ciel était beau ce matin là. Et comme d'habitude, chacune des filles s'acquittait de sa tâche quotidienne. Mon arrivée n'a rien changé dans leur mode de fonctionnement. Je donnais juste des coups de main passagers par ci et là. Élise m'avait dit un jour qu'elles mettaient du sérieux dans ces travaux juste pour apprendre comment gérer un foyer. Elles sont des travailleurs de sexes certes mais, elles aspirent tous finir sous le toit d'un généreux hommes. C'était leurs prières à eux tous.

La tension était monté jusqu'à un degré de température très forte dans la maison quand le messager avait dit que quelqu'un réclame ma présence. Les filles s'y étaient opposées farouchement. Tout d'un coup, j'avais eut droit à trois mères poules. Elles me protégeaient tous contre ce travail. Élise s'était libérée rapidement de son travail pour suivre celle qui était venue charger la commission. Aussitôt après son départ, les deux autres m'appellaient pour une très longue série de morale. Pour si peu, j'allais croire que la sagesse de Salomon leur ai été léguer comme héritage. Chacune d'elles trouvait les mots justes pour continuer dans la même optique que l'autre. Elles sortaient des arguments solides et des preuves bien convaincante. Mais, au fond de moi, je voulais partir. Quelque chose en moi réclamait une présence masculine. Plusieurs fois déjà, je me suis entretenue avec Élise à propos de mes envies sexuelles mais très rapidement, d'un revers de main, elle m'avait dissuadé. Elle m'encourageait à être patiente. À ne pas me précipiter pour finir dans un ravin. J'avais fini par lâcher prise devant la toute puissance de ses mots. Élise savait bien les utiliser. Avec elle, chaque mot venait à sa place. C'est peut-être à ce jeu qu'elle était allée jouer avec mon prétendent car à son retour, elle n'avait plus rien dit. Je brûlais de demander qui était-ce mais je ne voulais pas la fustrer. Elle ne faisait que chercher mon bonheur.

- C'était une fausse alerte. Fit-elle dans le silence.

- Il est pour qui? Demanda la plus petite.

- C'est juste un passager qui n'avait pas de quoi mérité notre attention. Il était même saoul.

Ce dernier détail retint mon attention et je lançai un regard vers Élise qui le soutenait en faisant non de la tête. Elle aimait utiliser le langage des signes pour dire certaines choses que la bouche ne peut pas toujours dire. Je la comprenais à demi mot. Nous nous contentions de nous adresser des petits signes de reconnaissance. Sans plus rien dit, nous fermions tous cette page.

Quelques jours après cet événement, les filles, en commun accord avec ma protectrice décidèrent de me faire sortir. C'était l'anniversaire de l'une d'entre elle. Et elles voulaient fêter ça durant la soirée. Nous étions allées dans un lieu très calme où la musique berçait tout ceux qui étaient sur place. Elles avaient mis leurs vêtements les plus chères. Moi, je ne pouvais pas évaluer le prix de ce que j'avais porté mais à voir l'administration des trois, je pourrais dire que j'étais plus bien habillée. Le temps passé parmi eux m'avait façonnée autrement. Mes traits de beauté se faisait voir. Ma forme et ma taille rendaient mon aspect plus attrayante.

Ce soir là, Chantal et Micheline étaient accompagnées par deux types très galants. Ils ne faisaient pas assez de bruit mais on sentait leur force de frappe sur la table. Jamais au paravent, je n'avais assisté à une telle soirée. Élise savait que c'était ma première fois, voilà pourquoi elle s'était privée de cavalier afin de me surveiller, de prendre soin de moi. Les liqueurs sur la table ne m'était pas familier. Je ne savais pas quoi choisir. Les deux hommes assis à notre table aussi étaient très beau, je fantasmais sur eux mais je ne savais pas qui choisit. Il est vrai que ce n'était pas une affaire de choix, car j'étais très loin de rivaliser avec les filles. Le ver de whisky que m'avait servi Élise fit vite de balayer ces idées de ma tête. L'ambiance montait de façon crescendo. Chacun parlait et nous écoutions tous en riant de toutes nos forces. Ce soir là, j'avais découvert une autre version de Élise. Elle nous faisaient rigoler sans effort. De temps en temps, elle posait sa tête sur moi comme pour se détendre.

Il se faisait tard et nous étions presque tous fatigués de boire. J'avais réussi à prendre deux verres de whisky. Je dandinais sur mes pieds et je voyais mal. Je sentais une nausée et j'avais des sueurs froides sur mon corps. Dans mon ventre, plus rien ne tenait debout. Tout tournait en rond. J'étais la seule à avoir ce problème car les autres étaient déjà sur la piste de danse. Ils étaient tous joyeux et heureux. La douceur de la musique ne les empêchaient pas de danser bruyamment. De loin, Élise sentit mon malaise et vint à mon secours. Elle me conduit rapidement aux toilettes où je fis sortir tout ce que j'avais envoyé dans le ventre. Ce fut la dernière chose dont je me rappelle car après ça, j'étais tombée dans un vide profond.

                         

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