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Black Rose
img img Black Rose img Chapitre 2 La bouche accuse, le cœur absout.
2 Chapitres
Chapitre 6 Vous êtes tous les mêmes. Vous avez soif d'éternité et dès le premier baiser vous êtes verts d'épouvante parce que vous sentez obscurément que cela ne pourra pas durer. img
Chapitre 7 L'amour est à réinventer. img
Chapitre 8 La recherche doit être gratuite, désintéressée et nécessaire. img
Chapitre 9 Si la connaissance est le but, te connaître doit suffire. img
Chapitre 10 La conscience est la plus changeante des règles. img
Chapitre 11 La passion est une hypertrophie du sentiment de la propriété. img
Chapitre 12 Il ne faut jamais dire adieu, cela porte malheur. img
Chapitre 13 Plus le visage est sérieux, plus le sourire est beau. img
Chapitre 14 C'est quoi la vie Une erreur Une punition Un départ ou une arrivée img
Chapitre 15 Quand les talons claquent à mon apparition, j'entends les cerveaux se fermer. img
Chapitre 16 L'on hait avec excès lorsque l'on haït un frère. img
Chapitre 17 Ceux qui ont oublié leur passé sont condamnés à le revivre. img
Chapitre 18 Toute destinée est une suite d'accidents à retardement avec le coup de grâce au bout. img
Chapitre 19 Dès qu'elle est enceinte, la femme se découvre une raison de vivre primordiale, une justification d'existence, claire et sans équivoque. img
Chapitre 20 Ce qu'il y a de triste dans l'amour, c'est que non seulement l'amour ne peut pas durer toujours, mais que les désespoirs qu'il cause sont vite oubliés. img
Chapitre 21 Dans l'imagination, il y a une révélation du Moi à lui-même. img
Chapitre 22 La vie est un combat Accepte-le. img
Chapitre 23 Le mariage est une longue conversation. img
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Chapitre 2 La bouche accuse, le cœur absout.

Au siège de Black Rose, Atalis, chef du mouvement rebelle, lisait le journal, tout en sirotant son thé vert, tranquillement. Après un certain temps de lecture il s'arrêta sur la rubrique « faits divers » et plus particulièrement sur un article mettant en cause la ville de Rau –ville annexée à la commodité dont il faisait partie autrefois.

« Une jeune femme de dix-sept ans a tué, la nuit dernière, ses parents. L'acte commit, sans une once de compassion, fut achevé dans la même folie en détruisant l'habitation par les flammes. D'après les preuves relevées par les enquêteurs, il semblerait qu'elle ait utilisé une méthode de combat rapproché mêlé à un fort savoir-faire de pyromanie, ne laissant aucune chance à ses proches victimes. C'est ainsi, qu'après la neutralisation de ces derniers, elle les aurait observé brûlés vivant. Les forces de l'ordre arrivèrent sur place à la suite de l'appel d'un voisin inquiété par l'incendie. L'interpellation se réalisa très rapidement et sans aucune résistance.

Elle est actuellement incarcérée à la prison de Rau, et sera mise à mort d'ici la fin de semaine. Aucun jugement préalable ne fut requis. »

Atalis parut très intéressé, il y a quelques jours un des membres de son organisation fut retrouvé mort. Il fallait lui trouver un remplaçant... ou une remplaçante.

Un peu plus tard dans la journée, il convoqua deux de ces membres pour aller chercher cette jeune femme et voir si elle pouvait être à la hauteur pour le rôle à lui attribuer.

Les deux tueurs partirent sur le champ en direction Rau.

Les rebelles envoyés arrivèrent à la prison deux jours plus tard, et pour ne pas perdre une seconde, allèrent directement à la prison, dès la tombée de la nuit.

A l'entrée de l'édifice, plusieurs personnels surveillaient à tour de rôle. Harrogate pris l'initiative d'entrer par l'une des fenêtres située à trois étages plus hauts. Durant son ascension, il appartient à Antoine de faire diversion.

Antoine réussi un coup exceptionnel pour la plupart des individus. Il maitrisa l'un des gardes armés en quelques secondes sans qu'il n'ait eu le temps de bouger en s'emparant au passage de son revolver. La torsion exercée par Antoine sur le garde disloqua le coude de celui-ci, qui resta couché de douleur, incapable de se relever. Dans le même temps, et avec une rapidité déconcertante, Antoine empoigna le second garde présent, qu'il projeta avec force et habileté. La vigueur de l'assaut fit passer le malheureux adversaire à travers la porte blindée.

Calmement, enjambant le corps, Antoine s'insinua dans le bâtiment de haute sécurité.

Aller jolie cœur, à nous, où te caches-tu ? Songea-t-il.

De son côté, Harrogate parvient à franchir la défense de la prison en se glissant par une fenêtre. Son plan était sans faille. Du moins, à première vue.

L'un des gardes lance un puissant coup, sa hache décrit un arc de cercle mortel qui prend la direction du crâne d'Harrogate... Mais ce dernier détourne habilement l'arme projetée du plat de son épée. Il repousse violemment le garde d'un coup de pommeau au visage et lui assène une fulgurante frappe du tranchant de sa lame... La tête du garde roule sur le sol. Son corps tombe lourdement à terre.

– Ils sont complètement malades ici ! S'injuria Harrogate.

Parvenu dans le couloir concerné, Antoine se trouve maintenant seul au beau milieu de l'allée, face à des gardiens armés plus que de raison. Planqués derrière les coins de mur, les représentants de la loi visent Antoine. Celui-ci les nargue, avançant tranquillement, à découvert...

– Tu ferais une très jolie cible en carton dans un stand de tir ! Lance l'un d'eux avant d'ouvrir le feu.

Antoine sourit à ces mots simplistes.

Antoine eu un réflexe salvateur et a bougé au dernier moment, la balle n'ayant fait qu'une belle entaille dans son flanc droit. Il esquisse un sourire effrayant avant de tirer à son tour.

La balle qui atteint l'homme en pleine poitrine le fait vaciller, le choc sourd du corps s'écroulant se répand dans toute l'enceinte. Les cris du dernier gardien laissent imager la douleur immense qui l'accable. Il se sait mortellement touché, toussant violemment du sang mousseux. Un dernier râle marque la fin de son existence.

Antoine s'avance vers la cellule de la jeune femme qu'il est venu délivrer. Il a le visage couvert des projections de sang de sa victime. Harrogate le rejoint d'un pas lourd.

Lorsqu'ils arrivèrent devant la cellule ils aperçurent la jeune femme qu'ils devaient ramener selon les ordres prescris.

Elle était attachée aux poignets et aux chevilles par d'encombrantes menottes reliées au mur derrière elle, grâce aux lourdes chaînes que pouvaient apercevoir les hommes.

La jeune femme avait les cheveux longs jusqu'au bas de son dos, ils étaient sales, emmêlés, mais avait tout de même gardé leur couleur d'origine : le Rouge feu. On y devinait parfaitement les reflets orageux que reflétait la vive chevelure lors des mouvements calculé de la femme. Leur couleur laissait perplexe quant à l'origine. Le sang semblait avoir était l'éminence de cette pigmentation hors-norme.

L'adolescente posa ses grands yeux gris sur les deux hommes se trouvant postés devant sa cellule.

– Comment t'appelles-tu ? lança l'un des deux.

La jeune femme rabaissa les yeux vers le sol de béton et répondit d'une petite voix à peine audible :

– Mélissa... Mélissa Hudson.

– Je me présente, continua l'envoyé masculin qui retirait sa capuche marquée par le sceau de Black Rose, Antoine Leblanc, nous venons te chercher.

Mélissa ne réagit pas.

L'autre tueur enleva également le vêtement qui couvrait son regard.

– Moi c'est Harrogate Gaël mais tu peux m'appeler Haro.

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