Vicky : Ah bon et c'est quoi la différence. Je te jure que tu ne réfléchis pas avant d'agir. Droguer son père il faut vraiment oser
Moi : Aides moi à sortir d'ici et tais-toi.
Vicky : Ok suis-moi
On se mit à courir aussi vite qu'on peut. Je ne pouvais pas courir aussi vite que je le voulais avec les talons de 16 cm que je portais. Comble de malchance on est passé sur un canal avec les grilles devant la maison et mon talon est rentré dans l'espace
Moi : Putain je suis bloquée Vicky
Elle a essayé de me tirer mais le talon était vraiment coincé dedans. Mais qu'est-ce que j'ai fait pour avoir la poisse comme ça ?
Vicky : Enlève tes chaussures et laisse-les là. Je viendrais les récupérer demain
Je me mis à les enlever mais je n'y arrivai pas. Je vous jure quand la poisse te tient elle te lâche pas. Vicky voyant que je galérai vint pour m'aider. Au moment où on réussit enfin à se libérer je sentis une main se refermait sur mon bras
Moi à Vicky: Cours
Vicky : Et toi ? Je ne peux pas te laisser là
Moi : Vas-t-en.
Elle me regarda avec des yeux de je suis désolée et s'en alla. C'est mieux comme ça parce que ça ne sert à rien qu'on se fasse coffrer tous les deux. Je me retournai vers le policier
Moi : Lâchez-moi tout de suite
Policier : Non je t'embarque
Moi : Et de quel droit ? J'ai rien fait
Policier : On vous trouve dans une fête sans autorisation avec drogue et alcool et vous osez me demander pourquoi je vous arrête
Moi : Pardon ? Déjà je ne suis pas à la fête mais dehors et la rue est publique. Et puis j'ai l'air d'une droguée ? Non je ne crois pas non. Et je ne suis pas soûle donc vous n'avez aucune raison de m'arrêter. Enlevez vos sales mains de moi tout de suite
Policier : Non mais je rêve. Vos mains
Je voulais l'insulter cet imbécile de policier mais je me serai mis plus dans la merde que je le suis déjà. Je n'ai pas envie d'aller à la morgue maintenant
Moi : Une minute je vous explique. Je passais juste par là et vous êtes arrivés. Il n'y a pas de crime à ça n'est-ce pas ?
Policier : Je vous ai couru après je vous rappelle. Vos mains vite
Moi : Non je ne peux pas
Lui : Ah bon ? Pourquoi donc ?
Moi : Vous êtes jeune non Mr le policier ? Vous savez ce que c'est de sortir en douce ? Je crois que oui. Eh bien c'est que j'ai fait. Si vous m'amenez mon père sera au courant et vous serez responsable de ma mort. C'est ça que vous voulez ?
Il sourit mais me mit les menottes quand même. Quel enfoiré ce policier, il avait le sourire moqueur en plus
Policier : Eh ben ça vous apprendra à désobéir Mlle
Moi : En fait je comprends votre problème. Vous êtes tellement moche qu'aucune femme ne veut de vous. Et pour vous vengez vous embarquez tout ce qui bouge. Eh bien croyez-moi si vous continuez comme ça vous finirez seul et aigri.
Policier : Je vous aurez collé un procès pour outrage à un agent pour ce que vous venez de me dire mais je pense que vous avez assez de problèmes comme ça
Il me mit dans le fourgon. On devait être 5 ou 6 à être embarqué. J'avais arrêté de maudire le policier pour me mettre à prier pour qu'on nous relâche une fois qu'on sera à la police. Oh mon Dieu aidez-moi. Le pire ce n'est pas qu'on m'est arrêté parce que désobéir c'est grave mais c'est rien comparé à ce que j'ai fait
Quand on arriva, ils nous firent passer un test d'alcoolémie et de drogue. Je me suis dit qu'il allait me laisser partir parce que j'étais net moi. J'ai jamais bu une goutte d'alcool ni pris de drogue et jamais je le ferai. Quand j'ai vu mon policier de tout à l'heure venir vers moi je me suis dit c'est bon je me barre d'ici. Eh ben non Jamila
Policier : Vous savez vous aviez raison quand vous disiez que vous n'étiez ni soule ni droguée
Moi : Bah oui Mr le malin. Et maintenant ouvrez moi cette porte je n'ai pas de temps à perdre
Policier : Je n'ai jamais dit que j'allais vous libérer
Moi : Vous êtes sérieux vous ? Vous n'avez pas le droit de me garder ici donc ouvrez moi cette cellule. Je n'ai pas que ça à faire
Policier : J'ai le droit de vous garder ici pendant 24h d'après la loi. J'ai aussi le droit vu comment vous m'avez parlé tout à l'heure. J'appelle votre père pour qu'il vienne vous chercher
Moi : Au cas où vous ne l'auriez pas remarqué je suis majeure et vaccinée donc mon père n'a rien à voir là-dedans
Policier : C'est soit le procès pour outrage soit votre père
Moi : Parce que j'ai le choix là. Oh vous êtes trop chou vous. Comme si mon père ne serait pas au courant si vous me collez un procès
Policier : Peut-être mais là tu risques une grosse amende
Moi : C'est bon taisez-vous. Appelez-le mais vous aurez ma mort sur la conscience sale aigri
Policier : Oh ne vous inquiétez pas vous serez juste punie à vie
Il partit le sourire jusqu'aux oreilles. Lui je vais l'étrangler de mes propres mains. Il n'y a pas moyen d'être aussi méchant que lui. Me garder juste parce que je lui ai dit qu'il était moche. En plus je n'ai fait que dire la vérité pourquoi il se vexe. Il est revenu me voir 10 mn après
Policier: Votre père n'a pas décroché donc je lui ai laissé un message sur son téléphone. Vous êtes partie pour passer la nuit ici
Moi : Si je m'excuse vous me laisser rentrer
Policier : Laisse-moi y réfléchir. C'est non
Moi: Vous alors vous êtes le pire des salauds
Policier: Bonne nuit
Moi: Attendez
Policier: Quoi encore.
Moi : Rendez-moi un service. Je voudrais me changer. J'ai des vêtements dans mon sac
Policier: C'est bien parce que c'est vous
Il me narguait lui vraiment. Néanmoins il alla me chercher les vêtements que je portais en sortant de chez moi. Je me change et me mit à attendre. Je sais que mon père n'arrivera pas de sitôt donc autant se mettre à l'aise non.
Il était midi quand le policier revint me voir pour m'annoncer que mon père m'attendait dehors. J'ai jamais eu autant peur de me vie à l'idée de voir quelqu'un. Je tremblais comme une feuille quand je récupérai mes affaires. Mon père m'attendait dans la voiture. Je rentre tranquille et boucla ma ceinture
Moi : Bonjour
Aucune réponse. Il s'est contenté de mettre le contact et de démarrer. Ça va être ma fête aujourd'hui. C'est ça qui arrive quand on agit sans réfléchir aux conséquences. Je vais me faire massacrer. J'eus droit à une grosse gifle dès qu'on franchit le seuil de la maison puis une deuxième. Cette fois il l'avait fait tellement fort que les larmes coulèrent dans mes yeux sans que je puisse les retenir
Papa : Que tu es attendu que je dors pour t'en aller je l'aurai compris, que tu m'aies menti une nouvelle fois en me disant que tu ne voulais pas sortir et de filer en douce aussi je l'aurai compris, mais que tu m'aies drogué ça je ne peux pas le concevoir.
Et Bam une troisième. Comme on dit en jamais 2 sans 3.
Papa : Tu as mis quoi dans mon verre espèce d'inconsciente ? Ne me regardes pas avec ces yeux sinon je te tue ici tout de suite.
Moi : Du ROHYPNOL
Papa : Je n'arrive pas à y croire. La seule chose que tu mérites c'est que je te fasse pendre enfant de Satan.
Moi : Je suis désolée. Je ne le referai plus jamais promis
Papa : Je me retiens pour ne pas t'étrangler. Dieu seul sait ce dont tu es capable de faire. Qu'est-ce que j'ai fait pour mériter une fille comme toi Jamila
Moi : Rien Papa. J'ai juste fait une bêtise. Tu n'en as jamais fait toi
Papa : Ce qui tu as fait a dépassé le stade de la bêtise. Tu es en passe de devenir une criminelle si tu ne l'es pas déjà parce qu'il faut être vraiment audacieuse pour en arriver là. Je ne reconnais plus ma fille
Moi : C'est moi papa. Je te demande pardon. Jamais j'aurai du faire ça
Papa : Tu aurais recommencé si tout s'était passé comme tu le voulais. Je ne sais plus quoi faire avec toi. Je veux que tu me rendes tes clés. Je confisque aussi ton téléphone et ton ordinateur et tout de suite
J'éteins mon téléphone et le lui tendit ainsi que les clés et partit chercher l'ordinateur avec toujours mes larmes qui coulaient. Il prit le tout et me laissa planter là. J'entrai dans ma chambre avec mes pleurs. Là je ne peux plus rien faire et c'était comme ça pendant tout le reste du temps. Mon père me parlait plus. Je lui disais que je regrettais et je regrette vraiment mais il s'en foutait. Il m'enfermait quand il partait et n'acceptait même pas que Vicky vienne à la maison. Du matin au soir je faisais que regarder les murs
La seule fois où il m'a parlé depuis ma folie c'est pour me dire
Papa : Fais tes valises tu rentres chez ta mère et pour de bon
What's the fuck ????