Les caprices du destin II
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Chapitre 5 Chapitre 05

Elle avait raccrochée et c'est après cette discussion, elle s'était senti mal. Assy l'avait appelé mais ne lui avait rien dit sur cette histoire, même si elle le sentait déprimée. Mais elle préférait mettre cela sur le compte de la grossesse qui tardait à venir. Son mal avait empiré et elle ne pouvait l'exprimer, l'obligeant à s'aliter. Elle ne pouvait manger normalement et en fin de compte avait appelé Assy pour lui demander de venir le plus rapidement possible car elle voulait lui parler. Elle avait trouvé sa fille un peu amaigri, et avec une petite mine.

Et quand elle lui avait parlé du coup de fil de sa belle mère, elle avait éclaté en sanglot avant de lui raconter les perfidies d'Elhadj. Elle l'avait cru. Surtout quand elle a juré qu'il ne s'était rien passé entre eux. Oui, elle l'avait cru. Elle connaissait sa fille. Et elle était sincère. Maintenant, elle voulait savoir ce qui s'était passé pour qu'il annule le mariage. Elle devait savoir. Elles étaient installées sur la véranda et Assy gardait le silence. Ça ne lui arrivait pas souvent

- Assy, je te crois ma fille. Et puis tu m'assure que ton mari t'aime et te soutient. Donc arme-toi de courage. Tient bon.

Assy émue, se blottit dans ses bras et y resta. L'écoutant lui chanter une belle chanson avec sa belle voix, lui donnant des frissons.

- Omar est magnifique avec moi maman. Il veut qu'on déménage pour ne plus avoir de problèmes. Mais je ne veux pas le séparer de sa famille. Mes cours vont commencer. Je ne les verrais plus souvent. Je commence à surmonter tout ça. A m'habituer. Mais je t'avoue que ça a été très dur.

- je sais.

- je ne voulais rien te dire pour ne pas t'inquiéter.

- je sais.

Saly hésita. Elle voulait savoir. Elle savait qu'Assy lui dirait la vérité. Mais était-elle capable de l'entendre. Avait-elle la force d'entendre la vérité. Elle hésita. Encore.

- Assy. tu ne veux pas me dire pourquoi Elhadj a renoncé au mariage après avoir donné la dot.

Cette dernière la regarda. Un long moment.

- maman, c'est du passé. Elhadj n'est pas quelqu'un de bien. Je m'en suis rendue compte et puis, je n'étais pas amoureuse de lui. Malheureusement. C'est uniquement pourquoi je ne voulais plus me marier. Et je ne regrette pas mon choix. Je ne pouvais trouver mieux qu'Omar.

Il y eut un petit moment de silence. Saly caressait doucement les cheveux de sa fille. Pensive. Ne voulant pas insister. Ne voulant pas savoir. Et puis, rien ne pouvait changer le regard qu'elle avait sur sa fille. Mais si elle demandait, Assy risquait de penser qu'elle la jugeait. Alors que non. Sa fille était la femme la plus droite qu'elle connaissait. Elle en était sure. Et ça rien ne pouvait le changer.

- ton mari est quelqu'un de bien. S'il insiste pour déménager Assy pars. C'est mieux pour toi. Ça ne sert à rien de rester dans cette maison si tout le monde te déteste. Et puis on ne sait jamais. Ils peuvent t'attendre mystiquement ma fille.

Elle sourit

- maman arrête de t'inquiéter pour cela. Je prie, je me protège. Ça ira.

Saly demeurait septique. Dès le lendemain, elle ira voir Serigne Demba. Surtout pour cet enfant qui tardait à venir.

Elles restèrent ainsi toute la nuit à discuter. Mère saly rassura sa fille, lui demandant de ne plus s'en faire, de bien s'occuper de son mari qui après tout avait voulu la protéger. Au petit matin, elles s'endormirent enfin, le cœur plus léger. Du moins en apparence.

- comment va ta mère ? demanda Omar qui était venu la prendre au garage.

- elle va bien, répondit-elle avec un grand sourire

Il y avait pleins de monde autour d'eux, mais elle avait l'impression qu'ils étaient seuls et avait juste envie de lui sauter au cou et de l'embrasser.

- tu m'as manqué mon cœur, dit-il tendrement

Malgré le monde, il la prit par la taille et déposa un léger baiser sur ses lèvres, attirant le regard de tout le monde

- on nous regarde...

- ils n'ont pas une si jolie femme. Sinon, rien ne les étonnerait dans mon geste.

Il se dirigea vers la voiture. Une fois à la maison, elle est allée dire bonsoir à sa belle mère. Et bizarrement, elle répondit, lui demanda même des nouvelles de sa mère. De surprise, elle mit un peu de temps à répondre avant de partir. Elle était maintenant habituée à ses petites crises qu'elle piquait quand elle la voyait.

Plus tard, sur leur lit, Omar était blotti contre elle, sa tête reposant sur sa poitrine. Il disait écouter les battements de son cœur, mais en fait, à chaque mouvement de tête, il enfouissait son visage entre ses seins et en profitait pour y déposer de légers baiser à travers le fin tissu de son déshabillé, faisant rigoler Assy. Elle lui caressait doucement la tête en l'écoutant lui raconter son weekend.

- ta mère m'a parlé aujourd'hui, dit-elle soudain.

Omar se redressa. Etonné

- c'est vrai ? Qu'est ce que tu lui as dit pour qu'elle te parle ?

Assy éclata de rire.

- rien...je te jure. Peut être qu'elle ne m'avait pas reconnu.

- je te rappelle qu'elle fait une crise à chaque qu'elle te voit, dit-il en pouffant

Elle le pinça.

- la maison de service est prête Assy. Je voudrais qu'on déménage. Dit-il plus sérieusement en se redressant complètement. Ils se regardèrent un moment.

- tu sais que je t'aime. Mais l'état de santé de ma mère m'inquiète. Et puis, ces temps ci la pression est assez...lourde ici. Tu sais que mon homonyme m'a appelé pour me parler de cela. Mes tantes. Toute la famille est au courant et c'est à peine s'ils ne m'accusent pas de vouloir tuer ma mère en te maintenant à la maison

Assy baissa la tête

- et tout cela c'est de ma faute. Ils te demandent tous de te séparer de moi n'est ce pas ? dit-elle tristement

Il ne répondit pas

- Ecoute, je t'avoue que jamais je n'aurais imaginé que les choses dégénèrent à ce point. J'aime ma mère et je t'aime. Elle dit qu'elle ne te supporte pas. Je préfère t'éloigner. Le temps qu'elle se remette peut être.

Elle soupira

- je me sens mal Omar. J'ai l'impression de te séparer de ta famille, d'avoir semé la zizanie. Tu ne parles plus à ta sœur, ta mère...

Il ne dit rien. Se contentant de la regarder. Augmentant son trouble.

- dis quelque chose...dit-elle finalement, suppliante

- dire quoi ? La situation est là Assy. Assumons. Mais ne penses pas que tu me sépares de ma famille. Je savais qu'un jour je quitterais le cocon familial.

- Non, quand tu faisais tout cela, ce grand appartement, tu pensais t'installer ici avec ta famille et avoir tes parents à côté.

Il haussa les épaules.

- en tout cas, à l'impossible nul n'est tenu. On va déménager...

Elle le regarda se lever allégrement et enlever un à un ses habits et les lui jeter à la figure à la façon d'un streaptiseur

- tu es vraiment fou, Omar.

Il se jeta sur elle.

Et ils déménagèrent. La maison était déjà meublée et il fallait juste amener les habits et quelques petits matériels personnels. Le jour de leur départ, Assy fit quand même le tour de la maison pour dire au revoir. Amy qu'elle trouva dans la cuisine, sortit dès qu'elle commença à parler. Awa fit l'effort de l'écouter avant de lui souhaiter bonne chance en haussant les épaules. Son beau père aussi, même s'il avait voulu réunifier sa famille, la tenait peut être responsable de tout cela, et se montrait très froid envers elle. Et même quand elle est venue lui dire qu'ils partaient le soir, ill s'est contenté d'hocher la tête. Le clou a été quand elle est partie voir sa belle mère.

- Badiène...s'il te plait, ne fait pas de crises.

Maintenant elle était habituée à ses « crises ». Elle commençait par gémir quand elle voyait Assy avant de crier et de se jeter à terre.

- je suis juste venue pour te dire au revoir. Et demander pardon pour tout.

- merci au revoir.

Elle tourna les talons

- ce que tu as fait à mon fils jusqu'à ce qu'il perde la raison et te suivent comme un chiot, je le casserais. Bande de sorcière que vous êtes toi et ta mère. Mais Omar est mon fils.

Elle parlait en se tapant la poitrine.

- mon fils. Il va me revenir.

Elle ne trouva rien à dire et sortit. Le cœur gros.

Elle trouva rapidement ses repères. La maison était grande et magnifique. Sa chambre avait un énorme dressing et la salle de bain était tout simplement...superbe. Elle se plaisait dans sa nouvelle demeure et n'avait plus la pression permanente de la belle famille qui lui faisait la tête. Ses cours avaient repris et elle s'organisait pour préparer elle-même les repas de la maison. Elle avait un boy qui nettoyait la maison. Le reste, elle s'en occupait. Au grand plaisir d'Omar qui appréciait les petits plats que lui mijotait sa femme malgré ses journées de cours parfois chargeait. Mais elle s'organisait. Omar la poussait à prendre une aide, mais elle rechignait à le faire, ne voulant pas perturber leur intimité. Sans compter les petits artifices qu'elle utilisait pour pimenter leur vie sexuelle. Sur ce côté, c'était toujours la grosse explosion. Elle ne se lassait jamais du corps de son mari, et adorait faire l'amour. C'était bizarre pour elle, mais elle devait le reconnaitre. Parfois rien que de le voir le matin, bien habillé en costume, lui donnait des idées. Et ça lui arrivait fréquemment de le provoquer au point qu'il se déshabillait et revenait au lit. Après il appelait Fama et trouvait une excuse bidon pour expliquer son retard. Mais c'était comme cela. Ils formaient un couple...explosif. Malgré toutes les difficultés.

Sa mère lui fit le plaisir de venir pour prier dans la maison accompagné de son petit frère. Oui, tout s'arrangeait finalement. Elle était heureuse avec son chéri et le seul problème était ce bébé qui tardait à venir. Chaque cycle, à chaque fois qu'elle voyait ses règles, elle en pleurait de dépit. Et n'osait pas parfois le dire à son mari. Il fallait toujours qu'il ait envie de faire l'amour pour qu'elle lui dise, les larmes aux yeux que ses règles étaient venues. Elle voyait bien la lueur triste dans ses yeux, le petit soupir de déception, le regard un peu perdu. Mais il se ressaisissait toujours pour lui dire que la prochaine fois sera la bonne. Mais elle perdait espoir. Elle faisait le tour des gynécologues sans résultats.

Un jour, Rama décida de l'inviter à diner pour lui changer les idées. Et elle ne regretta pas. Ma soirée était bonne et elles discutaient comme des folles en rigolant.

- Assy ?

Elle se retourna et tomba sur Nafi. Elle se leva et la salua chaleureusement.

- Nafi. Ça fait longtemps.

- c'est vrai. C'est toi qui ne viens plus à la maison maintenant. Depuis que tu es mariée tu m'as laissé tomber.

- mais non. C'est juste le manque de temps. Comment va Sophie, ma chérie.

Elle haussa les épaules

- Sophie est partie avec son père. Je ne sais pas si tu le sais, mais on a divorcé. Il a pris Sophie et ils sont maintenant installés au Gabon. Mais elle va bien.

- C'est dommage...pour vous, articula t'elle difficilement.

Nafi demanda des nouvelles de sa mère et elles restèrent longtemps à discuter quand une dame approcha en appelant Nafi

- mais toi Nafi on attend que toi. Tu restes là à palabrer.

Elle se figea quand elle vit Assy et cette dernière aussi sentit son cœur battre plus vite en la reconnaissant.

- excuse-moi. Je parlais à Assy. Tu reconnais Assy non. Un temps, elle a été la nounou de Sophie. Maintenant c'est une grande dame. Machala. Toute belle.

Tima la détailla sans répondre avant de tirer Nafi par le bras.

Assy se réassit lourdement sur sa chaise le cœur battant, sans pouvoir expliquer les raisons de son trouble.

- rama, mange vite ton dessert, il faut qu'on parte....

                         

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