La fille du baron
img img La fille du baron img Chapitre 5 Peine et sourire inattendu
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Chapitre 7 Lui img
Chapitre 8 Amis et Ennemis img
Chapitre 9 Drôle de personnage img
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Chapitre 5 Peine et sourire inattendu

Quelques semaines après mon installation chez les Viltach assise devant le petit bureau face à la fenêtre , la cour arrière de la demeure s'étendait sous mes yeux , je ne me suis jamais alors sentie aussi perdue .La seule idée de sortir de ma chambre m'était insupportable . Mes emotions crépitaient au fond de moi , et la boule dans ma gorge ne faisait que devenir plus grande , m'ettoufant un peu plus à chaque minutes.

Quelqu'un me manquait, j'avais bien tenté d'anesthésier tout sentiment de désillusion mais rien n'y faisait c'était comme un poison qui ne cessait de se propager dans mon être et de me démanger au fil des heures et des jours .

Cinq heure d'interminables réflexions , je n'avais cesse de penser à si c'était arriver que je sois différente et à si ce je n'avais pas été leur enfant. William était un drôle de personnage , complexe et borné et s'il n'avait pas osé me dire ce qu'il pensait être de son point de vue une bonne chose jamais je n'en serais venue à avoir mal .Ces mots ne cessaient de tourner en boucle dans ma tête:

-Tu n'es pas formidable , je me demande même pourquoi ce rang vu que tu n'en vaut pas la peine! Dis-moi cela doit être une déception pour tes parents de t'avoir ?

Il avait mis la main sur l'une des choses qui me rendait souvent malade , en gardant ce jour là sur le visage cette arrogance qui le caractérisait tant . Un charlatan de la pire espèce cet homme !

Un jour ma jumelle m'avait dit que quoiqu'il arrive je n'aurais qu'à l'appeler et qu'elle serait là , ce jour là mère venait de tomber pour la première fois sur l'une de mes passions et au lieu d'être contente comme je l'aurais souhaité, elle m'avait hurlé des atrocités , c'était la première fois que mon monde s'écroulait , et ma soeur m'avait prise dans ses bras pour me porter un peu de réconfort , j'aurais aimé figé le temps ,

l'arrêter au moment précis où elle m'avait dit que j'étais pour elle la personne la plus importante au monde , je lui aurais écrit des poèmes. Si je pouvais revenir en arrière c'est là que je retournerai !

J'ai fermé les yeux et son image c'est glissé surnoisement dans mon esprit m'arrachant un sanglot , les mains sur la bouche je tentais en vain d'arracher de mon coeur cette peine qui me semblait être semblable à un trou béant ,sans succès !À quel moment de ma vie avais-je réalisé que je pouvais être malheureuse ? Personne n'est venue me sauver du fil destructeur de mes pensées. Ce jour là , faisantcomme je leur avait demander,les membres de la famille Viltach me laissèrent tranquille entre des épines bien aiguisés .

Je suis passé par le balcon , me glissant hors de la maison , j'avais peur , j'avais froid mais je ne pourrais pas dormir , une balade ne m'aurait été que bénéfique , connaissant les bienfaits de la nature sur moi ! J'étais montée sur un mur j'ai longuement contemplé la façade familière de la petite cabane au fond du jardin . Le bruit de la circulation de Baltimore me manquait .

Au fond de moi j'espérais qu'au moins une personne de ma famille , surtout ma jumelle vienne me chercher en me disant que mon séjour avait été suffisant , espoir vain je le savais . Quelque part être habituer à leur réaction m'était plus envisageable que les affreux commentaires véridiques de William .

Les gens vaquaient à leurs occupations coutumières . De grosses gouttes de pluie glissaient sur ma peau à mon grand étonnement c'était si soudain que j'aurais pu rester et me laisser noyer dessous mais j'aurais plus souffert qu'autre chose.

Cette nuit là, je ne pu fermer l'oeil , j'étais restée allonger , écoutant le mortèlement obsédant de la pluie contre les carreaux de la fenêtre incapable de me reposer . À sept heures du matin je dû me faire violence pour mettre un pied hors du lit , prendre une douche chaude et enfilé une robe .

Je descendis pour aller manger à huit heures , quand je poussais le grande porte mon teint cadavérique attira l'attention des membres de la famille qui se pressèrent de me questionner , je menti sans même cligner des yeux .Le regard d'Hugo se fit insistant quand je m'assis en face de lui , sûrement voulait-il déchiffrer ce qui se passait.Sa perspicacité m'avait déjà fait remarquer qu'il n'avait pas cru à mon mensonge , mais qui était-il pour exiger de moi la vérité sur ci ou ça ? Personne!

La boule d'angoisse me fit avalé ma ration avec difficulté bien que l'ambiance à table était à son beau fixe contrairement à celle de ma maison. Je ne me sentais plus en paix dans cette maison.Je voulais prendre mes jambes à mon cou et partir loin de mes ennuis , je gardais mes yeux sur Hugo , la malice dans ses yeux m'empêchait de sombrer dans cette envie de faire du pâtés pour chat de son frère adoré assis à quelques pas de moi .

Hugo me sourit , un de ces sourires qu'il avait l'habitude de me faire et sans pouvoir expliquer pourquoi je me mis à sourire aussi , il venait sans le savoir égayer ma journée et la rendre plus belle qu'elle m'aurait été.

Alors que William ne cessait de nous incendier du regard.Définitivement lui et moi on ne s'aimait pas et ce n'était pas feinte de mon côté car il me ramenait à mon plus mauvais côté .

Seigneur de pacotille ce cher William !

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