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Lorsque je me suis réveillée à l'hôpital, elle m'a fait comprendre que mon oncle avait eu une rage après cette nouvelle et qu'il était resté à la maison.
J'ai due passé une nuit à l'hôpital afin que la perfusion puisse terminer et rentrée le lendemain avec ma tante.
Jusqu'ici tout allait bien jusqu'à ce que le médecin débarque dans ma chambre pour annoncer à ma tante que après cette bastonnade, le bébé n'avait malheureusement pas survécu.
Étant couchée sur le lit faisant semblant d'être en train de dormir, j'ai fondu en larme.
Mais pourquoi es ce que pleurais??
Moi qui ne savais pas ce que c'était le fait d'accoucher, moi qui ne savais pas pourquoi je pleurais en réalité.
Mais une chose est sûre, c'est que j'avais déjà l'instinct maternel qui poussait en moi.
Oui à cet âge j'avais déjà envie de serrer ce beau petit garçon ou cette jolie petite fille dans mes bras.
Lorsque ma tante avait constaté que j'étais déjà au courant de la nouvelle, elle demanda au médecin de nous laisser seul.
Elle m'avait prise dans ses bras. J'avais l'impression que malgré le fait qu'elle avait pu aboyer n'importe comment, elle n'aurait jamais aimé voir sa fille unique que j'étais couchée sur un lit, étant malheureuse.
-tante Armelle : écoute moi ma chérie : malgré le fait que j'étais en colère contre toi je n'aurai jamais pu accepter que tu perde ton enfant. Quelle grand- mère n'aurait pas aimé voir son petit fils courir dans tous les sens de la maison ??
-Mégane : tu aurais pu empêcher ton mari de me tabasser comme une voleuse en plein marché (en pleurant).
-Tante Armelle : ma fille toi même tu as vu comment il m'a poussé lorsque j'ai essayé bde te défendre. Mais qu'à cela j'ai pu m'empêcher de le faire avant que tu perde connaissance
Entre les paroles réconfortantes de ma mère et la douleur qui était dans mon esprit je pouvais ressentir ma vie commencée à tourner au vinaigre.
Oui je n'arrivais pas à comprendre comment l'homme pour qui j'avais autant d'estime, autant d'amour avait pu mettre fin à la vie de mon futur bébé.
Du côté de Landry, rien ne se passait au calme. En effet, après avoir annoncé la nouvelle à ses parents, ils n'ont pas pu supporter la nouvelle et l'ont jeté à la porte de la maison. Même s'il venait d'une famille riche et assez influente, ceux-ci n'avaient pas pu digérer que leurs fils unique puisse traîner leurs noms dans la boue.
Ils se disaient que c'est un déshonneur pour eux.
Quelques temps plus tard nous sommes rentrés dans la maison où j'allais regarder en face cette homme qui m'avait fait perdre le privilège que j'allais bientôt connaître.
Une fois à la maison, grande avait été notre surprise lorsque nous l'avons trouvé allongé sur le sol inconscient.
Le fait de le voir couché au sol m'avait un peu soulagée même si je pouvais voir ma tante s'affoler. Mais le plus rassurant c'était juste le fait qu'il avait juste abusé de l'alcool qui l'avait laissé dans une ivresse sans pareil.
Malgré tout ce scénario, j'ai dû traverser sur lui afin d'aller dans ma chambre pour m'allonger afin de continuer à vivre ma douleur et mon désespoir
Quelques minutes plus tard ma tante m'apporta à manger.
-Tante Armelle : comment tu vas ma puce??
-Mégane : Sava pour le mieux merci. Dis qu'es ce qu'il avait mon oncle?
- Tante Armelle : il a sûrement prit autant d'alcool après avoir appris que tu étais enceinte
-Mégane : il doit s'en réjouit lorsque saura que j'ai perdu mon enfant (en fondant en larme)
-tante Armelle : calme toi s'il te plaît ne pleure plus. Demain ton père nous expliquera mieux
J'avais demandé à ma tante de me laisser seule afin de pouvoir m'allonger si je peux trouver le sommeil. Et quelque temps plus tard je me suis enfin endormi pour me réveiller à 6h le matin afin de procéder aux tâches ménagères.
Puisque c'était dimanche et tout le monde était censé rester à la maison, ma tante me trouva entrain de faire la lessive puisque j'avais déjà fait le ménage et la vaisselle. Pendant ce temps, elle se dirigea vers la cuisine afin d'apprêter le petit déjeuner.
Dans trente minutes environ son mari sortir de la chambre et nous trouva à table, puis je me suis levée directement en direction de l'extérieur lorsqu'il m'interpelle
-oncle René : Mégane s'il te plaît viens t'asseoir et écoute ce que j'ai à vous
La fille obéissante et intelligente que j'étais rentra s'assoit.
Mais avec la haine que j'avais dans le cœur je savais que malgré ce qu'il aura beau dire, une chose est sûre je ne le pardonnerai jamais.
-Oncle René : en effet hier lorsque je m'apprêtais à venir vous rendre visite à l'hôpital, j'ai d'abord voulu prendre de vos nouvelles. C'est comme ça que j'ai appelé docteur et il m'a fait comprendre que tu avais malheureusement perdu l'enfant. Je suis désolé , je sais que tu es très en colère contre moi mais j'ai tout simplement voulu jouer au père protecteur...
Sans avoir fini sa parole, ma tante le coupa et dit:
-tante Armelle : mais René qu'est ce que tu raconte?? Tu aurais dû venir à l'hôpital après avoir appris la nouvelle au lieu de laisser l'alcool prendre le dessus sur toi comme un enfant.
-oncle Réné je sais chérie mais je me suis senti tellement coupable que j'ai même pensé au suicide
Ma tante le fixa d'un aire étonné. Mais moi j'étais assise là à les regarder se donner des paroles jusqu'à ce que mon oncle me dise:
-oncle René: S'il te plaît, tu me pardonnes. Mais je m'en tellement et c'était aussi un accident
Je me suis levée et je me suis dirigée vers la porte de sortie. Il aurait fallu demander des excuses mais le tort était déjà là.
Une semaine passée à la maison et après j'avais repris l'école. Entre les cours à copier et les heures d'absence à justifier, j'avais également le cas de Landry à gérer.
Cet idiot qui n'avait même pas chercher à prendre de mes nouvelles après la nouvelle après notre causerie il ya de cela une semaine.
Mais grande fut ma surprise lorsqu'il viendra me chercher pendant la pause de midi
-Landry : bonjour comment tu vas ?
-Mégane : je vais bien merci.
-Landry : tu m'accorde quelques instants dehors ??
Je me suis levée pour le suivre car malgré le fait qu'il m'avait copieusement humiliée la dernière fois j'étais curieuse de savoir ce qu'il avait à me dire.
J'aurai beau le nier mais une chose était certaine c'est que je l'aime toujours
Cinq minutes plus tard il nous sommes arrivés à la cantine et avons pris place au banc de touche
-Landry : tu sais je suis désolée pour la dernière fois. J'avais juste été choqué par la nouvelle mais c'est déjà passé.
Je ne connaissais pas sa réaction lorsqu'il allait savoir que j'ai perdu le bébé mais je gardais mon sang froid et je voulais comprendre ce qu'il avait à me dire.
-Landry : j'ai parlé de celà avec mes parents dernièrement mais ils m'ont menacé de déshérité si jamais cet enfant venait au monde.
Le salaud j'aurais dû m'en douter qu'il voulait me convaincre à avorter. Je me suis levée pour m'en aller sans rien dire lorsqu'il m'a dit par la suite.
-Landry : mais j'ai décidé d'aller à l'encontre de mes parents car je veux voir cet être humain grandir en toi.
À entendre cela j'ai fondu en larmes. Le pauvre, je ne savais pas quelle sera sa réaction lorsqu'il saura que j'ai perdu le bébé.
-Landry : s'il arrivait que mes parents me mettent à la porte je serai dans l'obligation d'aller m'installer chez mon ami le temps pour moi d'arrêter les cours et de trouver du travail. Mais ne t'inquiètes pas je n'arrêterai pas l'école car je vais m'inscrire en candidat libre . Notre bébé ne manquera absolument de rien
Quel dommage qu'il avait déjà autant de projets pour un enfant qui n'allait jamais arrivé au monde.
-Mégane : écoute Landry...
J'étais près à l'annoncé la triste nouvelle lorsque la sonnerie retentit marquant ainsi la fin de la pause
À suivre.............................