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Lucifer est mon patron
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Chapitre 4 CHAPITRE 4

Les pans de tissus transpirant et or ondulent le long de de mes jambes. Le miroir reflète une personne qui m'est inconnu. Cette fille en robe majestueuse et aux joues rosies ne peux être moi. Et pourtant je sais que ça l'est. Je souris. Maélysse a rosie mes pommettes avec une poudre rouge et étendue mes cils avec une chose un peu comme une brosse à dent du, «mascara» elle a dit. Mes cheveux sont partiellement tirés en arrière par une pince en or assortie à ma robe et retombent gracieusement en boucles brunes.

Autour de mon poignet s'enroule un bracelet et mon cou est paré d'un collier d'une beauté époustouflante.

- T'es très jolie tu vois !

Un sourire sincère apparaît sur mon visage, il est vrai que la fille qui me fait face n'a rien à voir avec la fille au teint cadavérique que j'étais il y a une heure.

- Merci beaucoup Mademoiselle.

- Vous pouvez m'appelez Maëlysse.

Cette dernière semble plutôt fière de son travail.

- Monsieur Will vous attends pour vingt heure trente.

J'hoche la tête avec un sourire forcé.

- Pourquoi veut il dîner avec moi ? Et pourquoi me recueillir ici quand j'ai vécu quinze ans dans les souterrains ?

Elle regarde ses pieds, son sourire disparaît pour la première fois depuis que nous nous sommes rencontrés.

- Et bien beaucoup de personnes se le demandent mais personne ne le sait. Will n'est proche de personne depuis...

Elle marque une pause.

- Il n'est proche de personne et ce n'est pas un sujet que nous pouvons aborder avec lui. Cela dit, les quinze dernières années il ne voulais pas entendre parler de vous, rien qu'entendre votre prénom lui donnait des airs meurtriers. Mais en parallèle il prenait bizarrement soin de vous. Il vous a fait donner des livres de poésie et prenait des nouvelles de vous chaque jour parait il.

Ma bouche est entrouverte. J'ai tant à dire et pourtant rien ne me vient. C'était donc lui les livres de poésie ? Mais alors pourquoi me laisser dans cet horrible endroit ? Et pourquoi ne pas vouloir entendre parler de moi si c'était pour demander de mes nouvelles ? Je ne comprend pas. Je ne comprend rien.

- Je vais vous menez à la grande salle à manger, il est déjà vingt heure cinq.

J'acquiesce pensive et la suis en direction de la sortie.

* * *

La salle à manger est définitivement somptueuse, une table immense qui pourrait accueillir quarante personne trône au milieu des chaises aux coussins blancs. Un immense lustre de gouttelettes de verre vient saluer l'ébène de la table.

- Bonsoir Ari.

Ma respiration se bloque dans ma cage thoracique. À mon grand désespoir mon nom sonne plutôt bien dans sa bouche. J'affiche un sourire crispé et lui fait face.

- Bonsoir Will.

Il porte une simple chemise blanche rentrée dans un pantalon noir. Ses cheveux sombres retombent devant ses yeux avant qu'il ne passe sa main dedans pour les remettre en arrière. Son visage est éclairé d'un sourire charmeur, je mords ma lèvre inférieur et baisse les yeux, soudainement consciente du fait que je le dévisage. Mes joues me brulent, il est plutôt beau. En fait non. Il est carrément magnifique. Mais beauté et peine ne s'assemblent t-elles pas ? Je crois me souvenir avoir lu quelques poèmes en parlant.

- Regarde moi.

Pourquoi tient-il toujours à ce que mon regard repose sur lui ? Mes yeux rencontrent les siens et je crois y voir bruler des flammes.

- Allons y.

J'ouvre la bouche et la referme. "Ne mangeons nous pas ici" j'allais demander mais de toute evidence ce n'est pas le cas, la table n'est pas mise j'aurais donc du m'en douter. Par contre j'ai bien peur de me casser une cheville avec les vertigineux talons que Maélysse a tenu à me faire porter.

Il me présente son avant bras et je passe le miens sous celui-ci pour venir poser ma main sur son poignet.

- Mademoiselle.

Ma gorge est sèche et j'ai du mal à prononcer quoi que ça soit.

- Monsieur.

Malgré mes efforts pour rendre ma voix posée et calme mon mot ressemblait plus au couinement d'un chat passant sous les roues d'une voiture.

Nous sortons, traversons un couloir et prenons la seconde porte sur la gauche. La piece est bien plus petite que la salle à manger, cela dit l'ambiance semble plus chaleureuse, des chandelles brulent sur les meuble et une petite table est dressée au milieu de la pièce. Il fait plutôt sombre mais la lumière des bougies me permet de voir.

Will s'avance et tire une des deux chaises pour que je puisse m'y asseoir. J'obtempère en murmurant un "merci". Il se penche vers moi et je sens son souffle chaud sur la fine peau de ma nuque. Je frissonne.

- Tu es magnifique.

Une boule se forme dans mon ventre alors que j'avale difficilement ma salive.

- Et... Je sais que tu en pense autant de moi, même si tu le nie. Ton corps parle pour toi et...

Je ressert mes cuisse et essaie de calmer ma respiration mais j'ai l'impression d'être en feu. Ses lèvres chaudes se posent sur la peau bouillante de mon mon cou.

- A... arrêtez.

Ma voix est tremblante et je frissonne de plus belle à fur est à mesure qu'il happe ma peau.

- Je sais que tu aime ça. J'entends les battements irrégulier de ton cœur paniqué, je te vois mordre ta lèvre, tu sers les cuisses et tes joues sont rouges aussi ta respiration est saccadée et tu ne cesse de frissonner. Tu ne peux pas me mentir.

Je secoue faiblement la tête.

- S'il vous plaît arrêtez.

Il se relève et daigne enfin laisser mon supplice de côté. Me regardant avec insistance et s'assoit face à moi.

- J'ai quelque chose pour toi.

Je ne répond pas, trop occupée à calmer mon rythme cardiaque, les yeux fixés à la porcelaine de mon assiette blanche.

- Ari ?

Je lève les yeux pour les posés sur une tige verte. Non. Impossible. Je lève totalement les yeux. Will me tend une magnifique fleur. Mes yeux s'agrandissent. Le rouge de ses frêle pétales resplendit dans la pièce sombre. Je tends la main et la récupère. De son pouce droit, Will retire une larme de ma joue.

- Je n'en avais pas vu depuis... depuis ma mère. Elle... elle est magnifique.

Il me donne un sourire malin, probablement fière de lui.

- C'est une fleur d'hibiscus, j'étais sûr que ça te plairait.

- Merci.

Je suis sincère, rien n'aurait pu plus me plaire, il n'y a plus aucune vegetation en enfer et ma mère adorait ces fleurs.

- De rien !

Son "de rien" enjoué me fait lever la tête et froncer les sourcils.

- Je n'ai tout de même pas dis que tu étais pardonné.

Son sourire charmeur reprends place sur son visage.

- Ne t'en fait pas pour ça.

Je lève les yeux au ciel.

***

- Je te raccompagne.

- Non merci.

Le repas était délicieux et il y avait tant à manger que j'ai bien cru que je n'arriverais jamais à terminer l'assiette que l'on m'avait servi.

- Ce n'étais pas une question.

Je soupire et attrape son bras. Une fois devant la porte de ma chambre il me fait face et se penche pour chuchoter à mon oreille.

- Merci pour cette agréable soirée.

Je lève ma bouche pour lui murmurer à mon tour.

- Ce fut un plaisir Monsieur.

Je m'écarte et il prend ma main pour doucement l'embrasser.

- Bonne nuit Mademoiselle.

- Euh, oui merci. Bonne nuit à vous aussi.

Je chuchote perdue.

- Ichi-go Ichi-e.

Il murmure et je souris en refermant la porte sur son visage sombre.

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