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La proie de l'ALPHA
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Chapitre 2 02

Comme je l'imaginais, mon corps était douloureux. Le combiné à une oreille pour essayer de convaincre mon patron d'avoir une journée pour me reposer, j'argumentai sur plusieurs points importants et qu'il était sensible d'oublier. Je n'avais jamais pris de vacances à moins que l'entreprise ne ferme d'elle-même ses portes. J'avais toujours fait correctement mon travail même si ce dernier était infaisable. J'étais une bonne employée et je méritais d'avoir un jour de repos. Si cela continuait, j'allais devoir le menacer... chose très peu flatteuse que je n'aimais guère.

J'aurais aimé le voir la nuit dernière à semer des loup-garous, lors d'une pleine lune. Je lâchai un soupir et une flopée de commentaires vint me répondre. Je finis par maugréer une petite menace mais très utile. Avant même que je ne puisse comprendre autre chose, il me sortit un très bien et reposez-vous, puis il me raccrocha au nez.

"C'est pas vrai ! Grognai-je, en enfonçant ma tête dans mon oreiller."

Ce type ne ratera pas une seconde pour me railler le lendemain. Je n'aimais pas du tout cet homme. Il était tellement imbu de lui-même et ne savait pas apprécier le travail des autres à sa juste valeur. Connard prétentieux, si il n'était pas le patron, il se serait fait renvoyer depuis longtemps. Je lâchai une autre complainte avant de sortir ma tête de mon coussin. Je me levai d'un bond et enfilai mes vêtements pour aller travailler. Cet idiot de chef m'avait suffisamment énervé pour que je me tue à aller au boulot. J'enfilai un pantalon noir, une chemise blanche et une veste noire. J'enfilai les chaussures qui allaient avec et filai comme une furie hors de mon appartement, pour rejoindre mon lieu de travail.

En arrivant, ils étaient tous surpris de me voir débarquer. Ceci étant dit, je me doutais bien que le stupide chef que j'avais, avait sûrement déjà fait circuler que j'étais trop feignasse pour venir travailler. Il fallait d'ailleurs que je le vois celui-là. Je me dirigeai vers l'ascenseur pour qu'il m'emmène jusqu'au troisième étage. Je pris à droite en sortant. Énervée comme j'étais, je ne pris pas la peine de toquer pour entrer. J'ouvris la porte en la fracassant contre le mur, mais je me figeais en entrant à l'intérieur. Quelqu'un d'autre que le vieux chauve était assis au bureau. Mon visage vira rouge, et je bafouillai une minable excuse avant de sortir précipitamment, en refermant la porte derrière moi. Je lançais un regard en direction du bureau fermé. C'était bien le bureau de mon patron dodu. Ils avaient du faire des aménagements. Je cherchais du regard un collègue de travail susceptible de m'aider.

À ma grande surprise, celui qui m'aida, était mon patron. Il avait dans ses bras des cartons et attendait l'ascenseur. Je posai ma main sur son épaule, en le hélant. Il sursauta en me voyant à ses côtés. Il était surpris de me voir, et moi de le voir si abattu.

"Je viens de passer à votre bureau pour vous dire que je venais travailler tout de même, mais il y avait quelqu'un d'autre à l'intérieur. Que se passe-t-il ? Demandai-je, en expliquant la situation.

- Oh, vous avez rencontré votre nouveau patron ? Je suis viré... ou le terme approprié serait muté dans une autre branche. Expliqua-t-il, en détournant le regard."

Bon... cela devenait très bizarre. On ne mutait pas quelqu'un du jour au lendemain. On prévenait quelques jours à l'avance pour que l'employé fasse ses valises. J'avais mal pour lui. Il avait été viré comme un mal propre de son propre bureau. Je me tournais vers le bureau du patron, dans lequel j'étais entrée comme une folle furieuse. Par tout les saints ! Je m'étais carrément donnée en spectacle devant mon nouveau chef. Le rouge me monta aux joues. Je me sentais vraiment honteuse. Je devais aller m'excuser proprement auprès de lui. Ce n'était pas que j'avais peur pour mon boulot... enfin si j'avais peur, mais c'était surtout à cause de mon éducation sur la bienséance. Comme je détestais mes parents de m'avoir si bien éduqué. Je me postai devant la porte et toquai trois fois. Une voix rauque et sensuel m'autorisa à entrer. J'ouvris timidement la porte, toujours morte de honte de ma première entrée.

Le nouveau patron était bien plus jeune que le premier. Il était plongé dans ses papiers. Ses cheveux bruns où la lumière reflétait quelques éclats dorés, lui retombaient sur ses yeux et dans sa nuque. Il avait une musculature proéminente sous sa chemise blanche. Il devait faire une tête de plus que moi. Sa peau colorée par le soleil, lui donnait une douce couleur de miel. Ses sourcils se fronçaient en lisant un rapport. Son regard d'un bleu métallique se concentrait pour lire et comprendre ce qu'il était écrit. Son nez droit surmontait de belles lèvres lisses et sensuelles. Son menton carré avait une barbe de trois jours, et il était terriblement séduisant.

Je ne voulais pas le déranger plus que ça, donc je m'apprêtai à partir discrètement. Son regard bleu se posa sur moi, me statufiant sur place. Une lueur de malice s'installa dans le bleu électrique de ses prunelles. Un sourire amusé s'étira sur ses lèvres.

"Et bien, je me demandais combien de temps vous alliez prendre pour revenir. Pouffa-t-il, en reposant son document.

- Je m'excuse pour tout à l'heure. Je ne pensais pas que je changerai de patron aujourd'hui. Tentai-je de me justifier.

- Ne vous en faites pas, pour cela. Personne n'a été prévenu à l'avance. Sourit-il, en m'invitant à m'asseoir sur l'une des chaises devant son bureau."

J'aurais bien aimé m'asseoir et discuter longuement avec lui, mais ma petite voix interne me disait que c'était une mauvaise idée. Si ce type essayait de me mettre le grappin dessus, j'aurais plus de chance de m'étaler par terre que de m'enfuir. Je refusai donc poliment son invitation. Il ne le prit pas à mal et se leva. Il fit le contour de son bureau et se cala contre ce dernier pour me faire face. Il croisa ses bras contre son torse et me regarda amusé par mes réactions. Mes joues devaient cramoisies et je ressemblais sûrement à une adolescente coincée face à son professeur.

"Vous êtes une personne intéressante. Me complimenta-t-il, un sourire presque prédateur sur les lèvres.

- Qu'entendez-vous par "intéressante" ? Je suis simplement moi-même. Rétorquai-je, ne le prenant pas comme un compliment.

- Vous entrez comme un ouragan dans ce bureau, comme si c'était chez vous. Après avoir vu votre erreur, vous prenez la première excuse qui vous vient à l'esprit avant de partir comme vous êtes venue. Puis quand vous prenez conscience de l'ampleur de ce que vous avez fait, vous revenez pour quoi ? Vous excusez afin de garder votre travail ? Pouffa-t-il sarcastique, m'irritant.

- Je me suis déjà excusée pour mon comportement grossier. Et figurez-vous que ce n'est pas pour garder mon emploi que je m'excuse mais parce que mes parents m'ont correctement élevé ! M'exclamai-je, en lui lançant un regard noir."

Il ne dit rien et sourit davantage. Il semblait apprécier le spectacle que je donnais. J'avais très envie de partir en claquant la porte, mais je ne voulais pas paraître comme une harpie furieuse. J'inspirai un petit coup, préparant ma prochaine phrase pour lui faire perdre son sourire sournois. Prête à asséner un coup qui me le mettrait sûrement à dos, j'ouvris la bouche mais il me coupa l'herbe sous le pied.

"Je comprends mieux pourquoi il s'est mis à vous chasser, Creach¹. Souffla-t-il, en dévoilant des gouttes dorées tourbillonnant dans le bleu de ses iris."

Mon corps se crispa à cette vue et la chaleur quitta mon visage. Mon ventre se tordait de peur. J'avais cru les avoir semés hier. J'avais cru qu'ils me laisseraient tranquille, visiblement ce n'était pas le cas. Les loup-garous semblaient être une espèce bien plus têtue que les highlanders, en Écosse, et si ma mémoire ne me jouait pas de mauvais tours, la terre sacrée de ces derniers se trouvait dans les highlands. Ce qui confirmait leur côté têtu. De plus, on n'échappait pas à des loup-garous. C'était comme les vampires, bien que j'en avais jamais rencontré. Soit on les tuait, soit on était mort. Ce n'était pas très réjouissant. Ma victoire de la nuit dernière avait du laisser un goût amer dans la bouche de l'Alpha. Je me sentais en danger à présent. Je reculai d'un pas vers la porte, prête à décamper sur le champ.

"Ne soyez pas ainsi. Je ne vais pas vous faire de mal. Je suis juste censé vous surveiller afin que vous ne quittiez pas la ville. Bien que cela ne rendrait que le jeu plus amusant. L'Alpha ne peut pas quitter si simplement son territoire pour entrer dans celui d'un autre. Et il n'a pas envie que d'autres meutes ne se mêlent de ça. Raconta-t-il, ne m'apaisant pas du tout.

- Il ne veut pas simplement me laisser tranquille ? Je lui ai déjà dit que j'étais désolée d'être intervenue et de l'avoir giflé. D'ailleurs, je suis sûre que j'ai eu plus mal que lui. Répliquai-je, en essayant de ne pas faire paraître ma peur.

- Il n'y a pas de doute la dessus, mais ce n'est pas physiquement que vous l'avez blessé. C'est son orgueil et son ego d'Alpha que vous avez blessé. C'est bien pire qu'une blessure physique. Il ne vous lâchera pas tant qu'il ne vous aura pas. M'expliqua-t-il un sourire malicieux ornant ses lèvres."

Génial ! J'étais poursuivie par un loup géant tout ça parce que je ne savais pas me mêler de ce qui ne me regarde. Je me fustigeai intérieurement, en prenant bien soin de me traiter de tout les noms d'oiseaux possibles. Mon nouveau patron continuait de sourire en voyant ma mine décomposée.

"Je savais que je n'aurais pas du intervenir ! Bon sang Haylie ! Tu sais te mettre dans des pétrins incroyables ! Couinai-je, plus pour moi que pour lui.

- Vous le regrettez ? Demanda-t-il, en relevant un sourcil.

- Non ! Bien sur que non ! Je suis même contente d'avoir pu aider ce pauvre monsieur... bien qu'il était ivre et méritait sûrement une correction. Il ne méritait pas d'être si brutalement frappé. Et puis il n'y avait pas photo entre eux. Votre Alpha faisait deux fois sa taille ! Il devrait apprendre la clémence votre chef. Déballai-je à toute vitesse afin qu'il ne me coupe pas.

- Oh... Cameron est très clément, la preuve il ne l'a pas tué. Pouffa le loup-garou.

- Nous ne devons pas avoir la même définition du mot clémence. Raillai-je, en croisant les bras sur ma poitrine."

Il éclata de rire, tandis que je faisais une moue boudeuse. J'avais envie de le gifler comme son Alpha, mais j'avais déjà un loup à ma suite. Mon cœur battait vivement dans ma poitrine, et j'avais la terrible envie de vomir sur le parquet ciré, malgré mon estomac vide. Je n'avais rien mangé ce matin, bien trop en colère pour ça. Je reculai encore d'un pas, la porte juste à côté de moi. Le loup-garou continuait à m'observer comme un animal de laboratoire.

"Avez-vous fini de me regarder comme un phénomène de foire ? Houspillai-je, très peu flattée de la façon dont il me regardait.

- Non. Je suis de plus en plus intrigué par vous Haylie. Sourit-il, espiègle.

- Et bien ce n'est pas réciproque. J'ai déjà assez d'un loup à ma poursuite pour vous avoir aussi sur le dos ! Répliquai-je avec sarcasme.

- Vous ne le savez peut-être pas, mais toute la meute est "sur votre dos". Aucun membre ne vous laissera tant que la chasse de Cameron ne sera pas satisfaisante. Confia-t-il, comme si c'était la chose la plus naturelle du monde.

- Pardon ?! Vous venez d'insinuer que votre... Alpha gagnera sa partie de chasse ? Et que je la perdrais inévitablement ! M'exclamai-je, irritée.

- Nous avons beaucoup de mal à croire que mon frère ne réussisse pas à avoir une fille chétive et facile comme vous. Informa-t-il, en élargissant son sourire."

Je bouillonnai de rage. Comment ces sales chiens osaient-ils me considérer comme facile ?! J'étais tout sauf une fille facile ! Et je comptais bien le leur prouver. Je lançai un regard plus que courroucé à mon nouveau patron. Comme la bienséance l'exigeait, je me présentais avant de lui demander son nom.

"Haylie Debline. Et vous ? Me présentai-je, sur un ton plein de colère.

- Cailean Sealgair. Le beta de la meute et votre nouveau patron à l'évidence. Répondit-il.

- Bien Cailean Sealgair ! Vous direz à votre frère Cameron et aux autres ceci : Haylie Debline accepte de jouer à votre jeu, mais vous ferez mieux de vous préparer. Je ne suis pas une fille facile ! Vous ne devriez pas vous fier aux apparences. Foi de Haylie Debline, vous ne l'emporterez pas sans avoir connu l'enfer ! Dis-je, en criant presque la fin de ma phrase."

Sans attendre qu'il n'en place une, je m'en allais, claquant la porte au passage. J'étais bien trop énervée pour me mettre à mon travail d'assistante, et surtout que je ne voulais pas revoir la tête de ce type. Je me décidai donc de rentrer chez moi. J'avais demandé un jour de repos et je le méritais bien. J'avais besoin d'échafauder des stratégies pour échapper à ce loup-garou prétentieux. J'avais donné ma foi, sur le fait que je lui ferais vivre un enfer, et je comptais bien m'y tenir. Cameron Sealgair regrettera de m'avoir pris en chasse.

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