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Prophétie: Le destin d'une louve.
img img Prophétie: Le destin d'une louve. img Chapitre 5 L'étreinte du destin p1
5 Chapitres
Chapitre 6 L'étreinte du destin p2 img
Chapitre 7 le Ragnarok img
Chapitre 8 Femelles et Coupables img
Chapitre 9 Sous le Joug du Roi-Loup img
Chapitre 10 Les chaînes du désir img
Chapitre 11 L'alpha enchaîné img
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Chapitre 5 L'étreinte du destin p1

Je ne pus retenir mon rire. Un éclat franc, nerveux, qui résonna dans la nuit silencieuse. Tout cela était absurde. La tension accumulée ces dernières heures s'évacuait dans cette hilarité soudaine et incontrôlable.

- Un dieu ?! m'exclamai-je, essoufflée. Bon, je sais que nous sommes des créatures surnaturelles, toi peut-être encore plus que moi vu la taille de ton loup, mais alors un dieu ? J'aurais tout vu ! J'en ai jamais croisé...

Mais lui ne réagit pas. Il continua à enterrer les cadavres avec calme et précision, comme s'il n'avait même pas entendu. Un homme taciturne, manifestement.

Alors que mon rire s'éteignait, je sentis un frisson parcourir mon corps. Un courant d'air glacial.

Ce fut à cet instant que je réalisai mon état.

Ma peau nue, couverte de sang. Complètement exposée.

Mes bras se croisèrent immédiatement sur ma poitrine dans un réflexe désespéré. Ma robe transparente s'était déchirée lors de ma transformation, et je n'avais même pas remarqué que je ne portais plus rien d'autre qu'un voile de sang séché. J'avais beau être une métamorphe, cela ne rendait pas la nudité plus facile à accepter.

Je toussotai, tentant de me recomposer, et décidai d'éloigner mon esprit de ma propre gêne.

- Et toi, c'est quoi ton nom ?

Il releva brièvement la tête, son regard sombre se posant sur moi avec une neutralité presque troublante.

- Morgan.

Un nom simple, tranchant. Il ne me renvoya pas la question et retourna à sa tâche.

- Vu que tu ne comptes pas me le demander, moi c'est Freya.

Il ne répondit rien. Pas un mot. Pas une réaction.

Je me mordis la lèvre, gênée, avant de m'éclipser rapidement, détournant les yeux et me dirigeant d'un pas précipité vers le manoir.

Je n'avais qu'une seule idée en tête : trouver de quoi me couvrir et me laver de toute cette horreur.

Après quelques minutes de recherche, je tombai sur une chambre qui semblait appartenir à une femme.

Un grand lit à baldaquin, une armoire en bois sculpté, quelques bibelots posés sur une coiffeuse.

J'ouvris précipitamment la porte adjacente et tombai sur une salle de bain attenante.

La pièce était divisée en deux parties. D'un côté, un bassin en pierre, large et profond, dont l'eau claire semblait invitante. De l'autre, une immense douche, dont les parois étaient couvertes de gravures anciennes, et où l'eau ruisselait d'un conduit en hauteur, imitant une cascade naturelle.

J'ouvris les robinets de la douche, laissant couler l'eau brûlante, et me glissai sous le jet. La chaleur enveloppa mon corps, emportant avec elle le sang et la crasse de cette nuit cauchemardesque.

Mes muscles tendus par des années d'esclavagisme se relâchèrent enfin.

Je fermai les yeux et laissai l'eau ruisseler sur ma peau.

Enfin... un instant de répit.

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L'eau chaude me fit perdre toute notion du temps. Cela faisait sûrement un quart d'heure que je me tenais là, immobile, savourant ce luxe oublié. Puis, lentement, je décidai enfin de me laver réellement.

Je passai mes doigts dans ma chevelure collée par le sang séché, peinant à en déloger les résidus. Le liquide rouge s'échappa en de longues trainées, se mêlant à l'eau qui disparaissait dans le drain. Mon corps suivit, lentement débarrassé des traces de la bataille.

Mais mon esprit, lui, restait prisonnier du chaos de cette nuit.

Les hurlements du banquet, l'horreur gravée dans les chairs mutilées. Elya.

Je revoyais son regard vide, brisé par ce qu'elle avait subi. Je savais que Leyna aussi avait vécu l'enfer, mais elle n'en avait rien dit.

Mon estomac se tordit de dégoût en me remémorant la sensation atroce du pénis du Bêta dans ma gorge. J'avais mal. Je ne savais pas ce qu'était ce genre d'acte, mais ce dont j'étais sûre, c'est que je ne voulais jamais ressentir ça à nouveau.

Comment pouvait-on en avoir envie ?

Mon corps frissonna sous l'eau, mais pas de froid. De dégoût.

Et soudain, au milieu de mon malaise, une sensation nouvelle s'imposa à moi.

Un picotement.

D'abord léger, puis plus intense.

Une chaleur étrange se répandit au creux de mon ventre, irradiant doucement jusque dans mon dos.

Je plissai les yeux, confuse. C'était agréable...

Mais une seconde plus tard, je sentis quelque chose de long et de dur presser contre le bas de mon dos. Un corps chaud, imposant, collé contre moi.

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