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Enchaînée au vilain milliardaire défiguré
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Chapitre 2 02

Je n'eus pas le temps de cligner des yeux qu'il avait déjà disparu de mon champ de vision. Le jardin était désormais vide, comme si sa présence n'avait été qu'une hallucination. Je portai une main à ma poitrine et poussai un soupir de soulagement. Je devais retourner à la fête maintenant. De toute façon, je risquais fort de ne plus jamais croiser cet homme. Ce genre de réception n'était pas vraiment ma tasse de thé. J'aurais préféré être dans mon lit, emmitouflée dans une couverture, à regarder un film ou à lire un bon roman.

Lire et écrire, c'était toute ma vie. Des textes, des poèmes, j'en avais écrit des dizaines. Petite, je rêvais de devenir poète.

Je pris une profonde inspiration et m'apprêtai à rejoindre la salle de bal. Mais à l'instant même où je fis un pas vers la sortie, une silhouette surgit et s'empara brutalement de mon espace vital.

Vue de face, il semblait encore plus grand. Sa carrure me dominait. Je me sentais minuscule face à lui.

Son masque argenté luisait sous les rayons de la lune. Il fit un pas dans ma direction. Instinctivement, je reculai. Chaque pas me rapprochait dangereusement du bord du balcon. Je sentis le métal glacé de la rambarde dans mon dos, ses bras m'encerclaient sans me toucher. Un étrange parfum vint chatouiller mes narines.

Je n'osai prononcer un mot. Ma gorge se serra. Je déglutis simplement, les lèvres tremblantes.

Liam Utterhood se tenait devant moi.

- Qui t'a donné la permission ? demanda-t-il d'une voix grave.

Ses mains se refermèrent brusquement autour de mes poignets, me clouant sur place.

- P... Pardon ?

La terreur m'envahit aussitôt. Je me sentis piégée, comme une simple proie prise entre les griffes d'un prédateur impitoyable. Mon souffle se bloqua dans ma gorge, et mes pensées s'emballèrent. J'étais paniquée. D'un geste sec, il saisit mon menton. Un cri, que je retins de justesse, menaça de m'échapper.

Ses doigts agrippèrent ma peau avec force. Un frisson d'effroi parcourut mon échine alors que sa prise se raffermissait sur mon visage. J'étais prisonnière. Vulnérable. Son regard, transperça le mien.

- Qui t'a donné la permission ? grogna-t-il de nouveau, le regard encore plus sombre.

- De... de quoi ? articulai-je péniblement.

Ma gorge était sèche. Le contact de sa main sur mon visage me brûlait. C'était comme si ses doigts libéraient de la fraîcheur qui s'infiltrait dans mes os, jusqu'à geler mon sang. Mon cœur battait à tout rompre. C'était une peur primitive et viscérale qui prenait racine au plus profond de moi.

- Qui t'a permis de voir mon visage sans mon consentement ?

Je restai figée. Mon esprit embrouillé tentait désespérément de comprendre ce que j'avais fait de mal. C'était lui qui s'était tourné vers moi. Moi... je ne faisais qu'admirer le paysage.

La scène se figea lorsqu'il retira lentement son masque, dévoilant son visage défiguré dans toute son horreur. Sa peau ravagée se révéla sous mes yeux. Un frisson de dégoût me parcourut tandis que je luttais pour ne pas absorber l'image cauchemardesque qui s'imposait à moi. La bile me remonta à la gorge, et je dus mobiliser toute ma volonté pour ne pas céder à la panique.

Je fermai les yeux un instant, espérant fuir, ne serait-ce qu'un fragment de seconde, cette réalité insupportable. Lorsque je les rouvris... il avait disparu. Plus aucune trace. J'étais à la fois soulagée et profondément troublée.

Cet homme était complètement fou.

De retour dans la salle de bal, je pris place sur l'une des chaises disposées le long du mur, destinées à accueillir ceux que la fatigue éloignait momentanément de la piste. Mon regard se perdit sur une jeune fille aux cheveux bruns, qui se balançait élégamment au bras d'un homme en costume. Ses longs cheveux soyeux dansaient au rythme de ses pas, flottant autour d'elle comme un magnifique voile.

Je reconnus Lana, ma demi-sœur. Et son cavalier n'était autre que l'homme qui, plus tôt, m'avait invité à danser.

Soudain, la musique s'arrêta net. Le silence tomba.

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