Résistant au bord de la rupture, un collapse général des facultés vivifiantes, le peuple s'efforce d'espérer dans le désert de l'austérité moderne. Fut-elle économique, psychologique, humaine, spirituelle ou morale. Où les gestes sont désormais mécanisés et ne sentent plus l'élan du naturel. Que l'insouciance a déserté le forum et les cœurs. Tandis qu'on spécule anxieusement sur l'avenir, à l'affût de catastrophes inimaginables, submergés de scandales plus affolants les uns que les autres. Essoufflés, asphyxiés, peuple et jeunesse errent, déboussolés, ne sachant à quoi s'accrocher.
L'emploi, une belle histoire pour l'époque de nos parents. Nous sommes nés des guérilleros du monde nucléaire où à chaque instant nous fûmes élevés, sachant que la grande planète Terre pouvait imploser à n'importe quel moment... imploser en éclats. Maintenant, nous constatons qu'elle n'a pas explosé dans le visible et la sphère physique, mais sur un plan à peine plus subtil. Le relationnel entre les différents noyaux de vie.
Notre économie est celle du désir et non du besoin.
Besoin dont on nous a abreuvés toutes nos existences dans la chaîne hyper consumériste qu'est devenu le monde ; La maison, l'Oikos est devenue une vaste chaîne marchande où tout se brade, spéculable en potentiel monétisable.
Besoin, manque, donc palliatif. Faux palliatif
Consommer uniquement ne rend pas plus heureux.
Savoir que l'on compte dans la bonne marche des choses dans l'univers est l'ultime gratification.
Savoir qu'on impacte le monde entier et autour de soi pour le mieux est l'idéal que nous revendiquons.
Le MENSONGE CAPITALISTE MONTRE AU GRAND JOUR SES INSUFFISANCES.
Une grande réforme sur la gestion géopolitique des humains et de leurs ressources est à voir.
Nous ne cédons pas aux douces fantasmagories de l'illustre Marx. Non plus.
La rapacité est un moteur trop fort en l'homme pour lui imposer le partage équitable des forces intermédiaires et infinies. Tout au moins à ce stade de son évolution.
Il nous tarde à redécouvrir les lois élémentaires de la gestion fructificatrice de mère Nature et les appliquer à nos construits économiques, relationnels, d'échange, de mise en commun et de communication intermédiative.
Que faire ? Il semble que la révolution s'impose, encore, plus que jamais.
Ramifier nos forces dans l'ère du digital pour toujours mieux créer devrait être chose étrange plus aisée.
Pourquoi ne le faisons-nous pas ?
Afin que le panier de la ménagère ne soit vide ou mal garni, que l'enfant ne puisse ne pas goûter à un minimum de rêve, l'adolescent à une direction vers la réalisation, l'époux et l'épouse, avoir la paix, la joie, la complicité dans leur ménage parmi leur descendance saine et souriante face à l'avenir, il s'impose de tout repenser, sans branle-bas, avec calme, et amorcer le « changement impératif ».
Nous, les « Idéalistes Silencieux », ne pouvant plus nous taire, émettons ce cri pour unir tous ceux qui luttent pour le mieux-être, quel qu'il soit, et le respect de la personne humaine à travers le monde.
STOP AU PILLAGE, OUI A LA CANALISATION POSITIVE DE NOTRE RAGE LÉGITIME ! CAR NOUS NE LÉGUONS PAS LA TERRE À CEUX QUI VIENNENT APRÈS NOUS. NOUS LA LEUR EMPRUNTONS.
Collectif « Hardwired », 6 juin 208
W
Le moteur du planistor vibrait silencieusement. Orphée survolait, survolté, les océans. C. Qhrystos lui avait remis des cristaux « communautairement », comme ils avaient coutume de le dire dans le jargon du synergic 56. Pour réparer et dédommager l'attente. Il allait vers sa muse thai, celle qu'il appelait sa « Gretchen Malparto », mais qui répondait au nom de Huang Li. Belle, élégante, raffinée, savante et à la sensibilité poétique. Elle était sa perle. Et lui était le bout d'or sur une bague d'argent rare. Ils allaient fêter comme toujours à deux.
Lorsque l'un avait émis un pari et l'autre l'avait remporté. Il prit dans le planistor qui était réglé en pilote automatique, les meilleures pâtisseries et l'un des meilleurs crus à Paris, du foie gras, du Sauerkraut à Cologne et de la Mozzarella à Milan, du chocolat blanc en pyramide à Genève. Elle raffolait surtout du chocolat mais là, Orphée voulait la surprendre et la goinfrer, elle, l'excessivement svelte.
Elle, la gazelle au pied de faon. Se ruiner pour elle était doux. Elle aurait probablement le meilleur chandoo... bien qu'elle préférait le dross, elle le réserverait pour son « scalde mignon ». Sur l'écran de bord, on voyait clignoter, les différentes destinations qu'il aurait pu prendre : Kuala Lumpur, Pékin, Lhassa, Phuket. Il choisit Phuket, lieu où Heung Li demeurait. Ç'a serait du Nirvana.
V
L'air était frais. Mathilde était suave, afro-asiate sensuelle. Le « Nabuchodonosor » était un hôtel que C. Qhrystos affectionnait. Lui, aussi, célébrait la victoire du Big 6. La suite présidentielle était parfaitement aménagée. « Learn to swim » de Tool passait. L'un de ses morceaux préférés de « la période d'accélération » comme on l'appelait maintenant. Le parfum de Mathilde était une volute endiablante, suave et léger fantôme de grâce.
- Tu m'as manqué
- Et toi donc...
Ils s'enlacèrent langoureusement. Puis s'embrassèrent. Tout était beau. Beau dans les bras de Mathilde.