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Captive d'un Milliardaire
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Chapitre 5 Chapitre 5

- Non, non, je suis très charitable. La preuve : j'ai simulé un orgasme grandiose, dont il a été très fier. En vérité parce que je n'en pouvais plus, j'avais une envie de pipi insoutenable et je ne rêvais que d'une chose : qu'il en finisse enfin, que je puisse bondir du lit, m'enfermer aux toilettes et ne plus en sortir tant que je ne l'entendrais pas ronfler. J'aurais mérité un Oscar pour ma performance.

- Tu viens de flinguer un de mes plus beaux fantasmes, gémit Aïna, faussement atterrée, avec un sourire en coin. Je t'en supplie, si un jour tu couches avec Tom Hardy, surtout ne me raconte rien. Je ne veux pas savoir.

- Promis, réponds-je solennellement, comme si je passais mon temps à repousser les avances des acteurs les plus canons de la Galaxie.

Nous retombons dans le silence, chacune perdue dans ses pensées. Ma mère me manque. Je devais l'appeler hier ; sans nouvelles, elle doit se faire un sang d'encre. Je ne suis pas du genre à faire faux bond sans prévenir. Je l'imagine angoissée, sans personne vers qui se tourner : ses quelques amis sont restés en France et mon père est trop absorbé par son travail, par la direction de son cher groupe, pour s'apercevoir qu'elle va mal ou que j'ai disparu. Ma mère est fragile, et je m'inquiète souvent pour elle. Elle est formidable mais elle n'est pas taillée pour vivre dans ce monde de brutes : Florence Laine-Cox est un elfe, une fée, un esprit bienveillant et doux, qui n'a pour seules armes que sa gentillesse et son empathie.

Je me tourne vers le grand costaud, qui nous observe en silence à travers ses paupières mi-closes, toujours serein mais attentif, comme aux aguets. Il ne me paraît plus si mal en point malgré le sang qui macule son tee-shirt. Il semble attendre quelque chose. Mais quoi ? Et que fait-il ici ? Ses yeux couleur de brume accrochent les miens, quand Aïna me demande tout à trac, l'air inquiet :

- Tu as couché avec Tom Hardy ?

- Tu viens de me faire jurer de ne rien dire ! m'offusquéje en plaisantant.

- Non, mais sérieusement, insiste-t-elle. Tu as couché avec mon Tommy ?

- Évidemment non. Tu me prends pour qui ? Je ne te ferais jamais ça. Mais je suis sûre que c'est un super coup et un mec génial.

Aïna me sourit et nous continuons à bavarder et délirer gentiment de tout, de rien, des trucs de filles, de gamines, même. On régresse, on se croirait revenues à nos 16 ans. Ça nous fait du bien, on pense à autre chose qu'à notre situation de plus en plus angoissante. On discute épilation et plans drague. On disserte sur la fellation, techniques et mésaventures diverses, les mecs qui ont bon goût, et puis les autres... Faut-il être amoureuse pour coucher ? Faut-il interdire la vente de capotes parfum vanille synthétique qui donnent l'impression de lécher un sapin désodorisant pour voiture ? Faut-il coucher le premier soir ? Et pourquoi pas ?

Comment répondre diplomatiquement à un mec qui demande comment c'était (et qu'on s'est éclatée comme un rat mort devant une rediffusion de Derrick) ? Épilation intégrale : pour ou contre ? (Ouch !)

Pourquoi la plupart des mecs sont-ils si mauvais en cunnilingus ? (On ne leur apprend donc rien à l'école ?) Coiffure : comment ne pas ressembler à une chèvre angora sous acide au réveil ? Tout est-il vraiment permis en amour comme à la guerre ? N'est-il pas totalement déloyal de porter une culotte gainante combinée à un Wonderbra ultra-rembourré ? Bref, des sujets de discussion qui nous permettent de nous détendre tout en laissant nos cerveaux au placard...

De temps en temps, je jette un œil à notre compagnon d'infortune, et je dois bien admettre qu'Aïna n'a pas complètement tort : il faudrait plus qu'un chouia de mauvaise foi pour prétendre que ce n'est pas un beau spécimen de jeune mâle impavide.

Manger lui a fait du bien ; même s'il fait mine d'être à moitié mort quand nos gardiens passent la tête dans l'entrebâillement, le reste du temps il paraît en forme, régénéré. Je m'attends à tout moment à le voir se lever, s'étirer, marcher vers la porte et dire dans sa drôle de langue : « Attention je sors ! », avant de tranquillement la défoncer et quitter le camp en aplatissant tous les gardes. Dommage que ça ne soit pas si simple.

La journée se traîne, interminable, mais la température baisse enfin. Les ombres gagnent de nouveau notre cabane. Je m'assoupis, la tête sur l'épaule d'Aïna qui ronfle doucement.

Des machettes ensanglantées et des yeux gris hantent mon sommeil agité, et des monstres grondent jusqu'à faire exploser mon rêve. Ils grondent, grognent et rugissent de plus belle, juste à mon oreille, leurs vociférations m'emplissent le crâne. Je veux sortir de là !

Et soudain, je suis tout à fait réveillée. Aïna me secoue en criant, il fait nuit noire, un vacarme ahurissant monte du camp, vrombissements de moteurs, hurlements d'hommes. Chocs furieux de corps contre la tôle, comme un bélier humain. Notre cabane vibre.

Nous nous accrochons l'une à l'autre, je ne comprends pas, je n'y vois rien !

Tout à coup, notre porte est ouverte, presque arrachée à ses gonds, et je distingue dans l'encadrement la silhouette bien reconnaissable de notre grand baraqué, lancé dans un violent corps-à-corps avec nos gardiens. Il y a des nez et des dents qui craquent, des pommettes éclatées, du sang qui gicle.

Le bruit mat de la chair qu'on frappe, cogne, écrase, me soulève le cœur. Des lampes torches et des phares de voitures dansent dans la clairière. Des hommes cavalent partout, dans la confusion la plus totale.

Personne ne semble comprendre mieux que moi ce qui se passe. Un pick-up tourne et vire sur lui-même devant nous en rugissant et klaxonnant, renversant les Malgaches qui tentent de l'encercler. Le vazaha à son volant nous interpelle en français, nous fait signe de courir, pour le rejoindre.

Ça ressemble à une proposition d'évasion dans les règles.

- On se casse ! me crie Aïna, en me tirant vers l'extérieur.

Mais je suis tétanisée, paralysée par la panique, mes pieds pèsent des tonnes, mes jambes menacent de me lâcher.

Impossible de bouger. Et puis soudain, des yeux gris à deux centimètres des miens, une poigne terrifiante qui m'attrape et me balance comme un vulgaire sac sur une épaule dure comme le roc, et me voilà bringuebalée contre mon gré à dos de Viking. Je reprends vie, je martèle ses reins de toutes mes forces, je bats furieusement des jambes, mais rien n'y fait. Il me maintient sans effort, d'une main sur mes cuisses nues, et de l'autre repousse tout ce qui se met sur sa route. J'ai le temps de penser, tout à fait hors de propos, qu'il a la main très douce, très chaude, puis je suis jetée sans ménagement dans le pick-up et j'atterris sur les genoux d'Aïna. Le chauffeur, un beau brun aux yeux de biche, se retourne vers nous avant d'être percuté par le colosse blond qui prend sa place au volant. Sur ce, mon inconscient décrète que j'en ai assez vu pour aujourd'hui et décide de baisser le rideau sans prévenir. Je suis out.

Quand on a des fins de mois difficiles, il y a des jobs tellement bien payés qu'on ne peut pas les refuser, aussi pourris soient-ils. Exemple : se laisser volontairement tabasser pour infiltrer un réseau de trafiquants ayant kidnappé une petite princesse que vous avez juré de ramener à son papa.

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