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MARQUEE PAR LE LOUP
img img MARQUEE PAR LE LOUP img Chapitre 3
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Chapitre 3

Avant cela, je vivais dans une bulle protégée. Mon existence était douce, tranquille, loin des cruautés du monde. Ma famille m'avait préservée de tout cela, m'offrant un cocon d'amour et de sécurité. Mais ce temps-là semblait désormais appartenir à un autre monde, celui d'un enfant naïf qui ne savait pas ce qu'était la véritable souffrance. Aujourd'hui, cet enfant était mort, englouti par les ténèbres.

Le vent se leva légèrement, faisant frissonner la cime des arbres. Je me penchai pour ramasser quelques branches tombées, pensant à un feu pour me réchauffer. Mais soudain, ma jument se figea. Ses oreilles se dressèrent, alertes, scrutant l'air. Elle renifla l'air, un mouvement de peur dans ses yeux. Une alarme silencieuse s'alluma dans mon esprit.

Elle savait. Elle sentait quelque chose. Et moi aussi, je devais savoir ce qui se passait. Mon père m'avait souvent dit que les chevaux avaient un sixième sens, qu'ils pouvaient détecter des dangers bien avant que l'humain ne les perçoive. C'était dans leur nature. Leur instinct de survie. Un cheval en alerte est un cheval qui ressent la présence d'un prédateur, d'un danger imminent. Et en ce moment, je savais que le danger n'était pas loin. Si elle paniquait, cela voulait dire qu'il était temps d'agir.

Je posai ma main sur son museau, essayant de la calmer avec des murmures doux. « Tout va bien, ma belle. Ce n'est rien, juste un bruit dans la forêt. » Mais mes mots semblaient dérisoires face à l'intensité de sa réaction.

Ses yeux ne cessaient de scruter l'horizon, ses oreilles tournées dans toutes les directions. Le vent se leva, emportant avec lui une sensation de malaise. À tout moment, un prédateur pourrait surgir des ombres.

Je me sentais aussi vulnérable qu'un oisillon sans défense. Ces forêts n'étaient pas seulement peuplées de bêtes sauvages comme des ours et des loups. Non, elles cachaient des créatures bien plus terrifiantes, et j'étais seul ici. Si ma jument prenait peur, il n'y aurait plus de retour possible.

Je regardai les cieux, cherchant des signes, mais tout était trop silencieux. L'ombre de la nuit se tendait autour de moi, et je savais que le moindre bruit pouvait être le signal d'un danger bien plus grand.

Il y avait un silence étrange dans l'air, et la neige tombait en fines couches autour de moi, recouvrant le sol comme une couverture glacée. Soudain, un bruissement léger fit sursauter mes sens, et je fis instinctivement un pas en arrière. Mon cheval sembla ressentir la même chose. Il bougea nerveusement, son souffle visible dans l'air froid, alors qu'il reculait lentement, ses oreilles pointées en arrière, comme s'il percevait une menace invisible. J'avais cette impression étrange, oppressante, que nous n'étions pas seuls.

Je scrutai les buissons autour de nous, sentant une présence... Comme si des yeux invisibles nous observaient depuis l'ombre des arbres. Une lueur d'inquiétude traversa mon esprit, mais je la chassai d'un geste brusque. C'était probablement rien, juste un petit gibier, un cerf ou un écureuil. Rien que l'on ne puisse ignorer.

Je murmurai à moi-même, presque pour me rassurer. « Ce n'est rien, juste la forêt. » Mes pas étaient lourds dans la neige alors que je m'approchais des buissons, les branches crissant sous mes bottes. Un frisson me parcourut lorsqu'une branche craqua brusquement sous ma main, envoyant de petites poignées de neige se répandre sur le sol. Je portai mon pistolet devant moi, mes doigts serrés autour de la crosse. Si quelque chose devait surgir, il fallait être prêt. Mon cœur battait plus fort dans ma poitrine, un mélange de tension et de curiosité. Mais rien ne vint.

Je laissai échapper un petit rire nerveux. « C'était juste un bruit. »

Je retournai vers ma jument, qui, bien que toujours inquiète, semblait plus calme à ma présence. Mais je sentais la même tension dans mon propre corps. Un malaise grandissait en moi, et je n'arrivais pas à me débarrasser de cette sensation de danger imminent. Le vent soufflait plus fort, portant avec lui l'odeur fraîche de la forêt. Je pris quelques branches supplémentaires et les attachai à la selle avant de décider qu'il était temps de rentrer.

Le ciel devenait plus sombre, et la chasse devenait risquée. La nuit tombait vite, et avec elle, les dangers du monde sauvage. Je m'apprêtais à grimper sur mon cheval quand un autre bruissement se fit entendre. Cette fois-ci, il ne s'agissait pas d'un animal. Non, c'était quelque chose de plus... humain. Quelque chose de plus effrayant.

Je me tournai brusquement, le pistolet déjà pointé vers l'origine du bruit. « Qui est là ? » ma voix trembla sous l'effet de la peur et de la tension. « Montrez-vous. »

Un autre bruissement, plus près cette fois. Mon cheval recula brusquement, effrayé par le son. « Calme, calme, » murmurais-je pour tenter de le rassurer.

Et alors, quelque chose sortit des ténèbres. Une silhouette fine, fragile, émergea lentement de la forêt. Une créature. Ses yeux verts brillaient comme deux émeraudes, et sa peau pâle scintillait sous la lumière faible du crépuscule. Ses lèvres, d'un violet presque surnaturel, étaient serrées de froid, mais elle n'émettait aucun son, son regard fixé sur moi. Elle semblait irréelle, comme un fantôme, une apparition dans l'obscurité.

Un souvenir lointain m'effleura. Les contes de ma mère quand j'étais enfant, à propos des créatures des forêts, des fées et des esprits qui se cachaient dans les bois. Elle me parlait des légendes, de ces êtres mythologiques qui se glissaient dans l'ombre de la nuit. Je n'y avais jamais cru, mais face à cette apparition, je commençais à douter.

Elle s'avança d'un pas gracieux, ses mouvements fluides comme une brise d'hiver, et je ne pouvais détacher mes yeux d'elle. Cette sensation de magie, de mystère, emplissait l'air autour de nous. Et moi, je n'étais plus certain de ce que je croyais.

La neige tombait silencieusement, enveloppant le paysage d'un voile glacé. Je chevauchais avec détermination à travers la forêt, mes pensées tourbillonnant. Mais au loin, une silhouette solitaire s'immobilisa sous le ciel gris. Mon regard s'arrêta sur cette apparition énigmatique. Une jeune femme, haletante, ses traits marqués par la peur et l'épuisement. J'avais l'impression que le temps s'était figé. La neige s'intensifiait, mais elle restait là, figée dans la lumière crue de l'hiver.

Elle me vit et hésita un instant. Ses yeux, d'un bleu éclatant, se durcirent avant qu'elle ne baisse la tête, comme si elle se résignait à son sort. Je m'approchai d'elle, l'esprit en ébullition. Elle paraissait blessée, effrayée, presque brisée.

"Tu as besoin d'aide ?" Ma voix brisa la tension, mais la méfiance persistait dans ses yeux.

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