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Introduction
« Dans l'environnement du mal » est une histoire réelle et vécue ! Mon histoire ! Les gens sont célèbres grâce à leur talent, à leur don, à leur bravoure, à leur spécialité... Et moi alors ! J'ai eu la célébrité du problème. Ah ! Ce célèbre problème qui s'est étiré dans ma vie, l'a perturbée, l'a chamboulée, m'a torturée. Il continue de l'impacter négativement. D'autant plus que, le mis en cause n'a jamais été inculpé. Il use de son pouvoir financier pour brouiller toutes les pistes judiciaires ou encore pour prolonger indéfiniment la procédure.
Il y a de cela plus d'une décennie, alors que je n'étais qu'une adolescente, une personne entra dans ma vie avec l'esprit incube et de façon soudaine, sans que je ne puisse savoir quand et comment ? Incapable de lever le petit doigt pour l'en empêcher.
Comme je l'ai dit plus haut, nous (chrétiens) ne luttons pas contre la chair et le sang, mais contre les esprits mauvais dans les lieux célestes. Ephésiens 6 : 12. De ce fait, je donne un sobriquet au mis en cause qui est ici mon époux le père biologique de nos trois enfants (un garçon et deux filles). Je le surnomme : Coucougnouf, un pseudonyme qui signifie pour moi le méchant des méchants, un terroriste ! Il est un terroriste au sens propre et au sens figuré, et souhaite en fabriquer d'autres à travers ses enfants et ses nouvelles victimes.
On ne se lève pas un matin pour devenir terroriste. Mais lorsqu'on passe de façon involontaire, et durant son enfance, par une misère atroce (non et sous scolarisation, non et sous-alimentation, manque de logement ...) alors que la personne qui est sensée nous protéger, nous encadrer, nous conduire vers la réussite s'est transformée en notre bourreau, qu'allez-vous devenir ? Si ce n'est un terroriste comme le bourreau lui-même... La pourriture de la société !
Alors que, je courais encore pieds nus dans la concession de mes parents, alors que, je jouais avec mes frères, je tombais et je ne me dépêchais pas de couvrir mon slip, alors que, je ne savais pas encore qu'il fallait se laver et changer des sous-vêtements matin et soir, c'est alors que, sans transition, je me retrouve contre mon gré dans un mariage ! Ce traumatisme va d'abord tuer mon instinct maternel qui est inné chez la plupart des jeunes filles, avant d'être réveillé par un chantage suicidaire. Malgré ma bonne volonté, je vais comprendre que l'esprit du mal et l'esprit du bien ne font pas bon ménage. Je vais également saisir que les ténèbres et la lumière ne peuvent cohabiter, peu importe l'intensité de la lumière. Finalement, je me suis rendue compte, qu'aussi longtemps que le jour se lèvera, et que la nuit tombera, les esprits positifs seront toujours au-dessus des esprits négatifs : le jour = lumière se lève, la nuit = ténèbres tombent. Et, puisque dans la nuit nous utilisons l'électricité pour nous déplacer aisément, il est important d'utiliser les prières pour se mouvoir librement dans le monde des mortels.
Permettez-moi de vous poser cette question, aimables lecteurs : Connaissez-vous l'importance ou la place d'un père dans la vie d'un enfant ? Pour un enfant, le père c'est son idole, c'est le plus fort, c'est le plus intelligent, c'est le plus beau, c'est le plus sage, c'est celui à qui l'enfant souhaite s'identifier en bâtissant sa vie! C'est...
Dites-moi, lorsque celui-là, cette personne idéalisée par l'enfant, devient son bourreau! Devient son terroriste ! Devient son BOKO HARAM, une menace, un danger, la personne dont il faut se méfier, la personne redoutable, qu'est-ce qu'il faut faire ? : Se taire et mourir ? Devenir un bandit, une prostituée ? Devenir un terroriste ? Celui-là qui fera le mal aux autres sans scrupule ?
De plus les personnes en charge de la justice et des droits de l'Homme protègent le bourreau, parce qu'il a beaucoup d'argent !
Parce qu'il est un homme et l'autre une femme !
Où est la justice ?
Où sont les droits de l'Homme ?
Où sont les âmes bienheureuses ?
Comme l'a si bien dit un écrivain dont le nom m'échappe : « Un auteur ne dénonce pas, mais il pose des questions. »
Lisez ce roman et dites-moi ce qu'il faut que je fasse !
Dans cette autobiographie, j'irai droit au but du problème, sans toutefois rentrer dans tous les détails de ma vie avant le mariage. Juste les domaines qui aideront le lecteur à mieux comprendre.
Le style est à la fois familier, courant et soutenu.
Chapitre I :
La drogue
L'effroyable cauchemar. J'étais une jeune adolescente qui venait à peine de voir ses menstrues. Intelligente, le génie d'une modeste famille de plusieurs enfants, issus d'un même père et d'une même mère. Je n'étais ni l'ainée ni la cadette de la famille. Mes parents ont eu la grâce d'avoir plusieurs enfants. Nous étions dix enfants en tout, mes parents ayant donné les jumeaux.
J'étais joviale, j'aimais l'école. Tout ce qui m'importait dans la vie était l'école. Lorsqu'on me demandait un cadeau de mon choix, je demandais que l'on m'offre un livre de mathématiques. Pour tout dire après le bon Dieu, c'était l'école que j'aimais le plus. Je me sentais bien dans ma peau lorsque j'étais en train de résoudre un problème de chimie, mathématiques ou de physique. C'était mon passe-temps favori.
Mon père étant un technicien du bâtiment, il s'est construit une maison avant de se marier. Mes frères et moi n'avions jamais connu de problème lié à un bailleur, ni de problème de logement, ni d'eau, ni d'électricité, ni de scolarisation, ni de nutrition et ni d'habillement. De toute notre enfance, nous en étions parfaitement à l'abri.
Mon père est une personne calme, posée, qui a toujours bien gagné sa vie afin de prendre bien soin de ses enfants. Ma mère quant à elle, est toujours en train de le soutenir, dans toutes ses décisions.
J'étais calme, timide à la limite, mais travailleuse et sage, toujours parmi les trois premiers de ma classe. J'étais et demeure master des matières scientifiques : mathématiques, chimie et physiques. J'obtenais toujours les meilleures notes en ces différentes matières. J'étais une adolescente qui fut déjà en classe de première scientifique dans un collège de la ville de Yaoundé, la capitale politique du Cameroun.
Brillante dans mes matières scientifiques, mais presque nulle en littérature, je me faisais aider par mes proches. Pourtant, je ne savais pas que l'aide venant d'un proche de la famille, allait transformer mon rêve de devenir pilote ou professeur en médecine en cauchemar.
Je caressais le rêve d'être parmi les premières femmes pilotes en Afrique plus particulièrement au Cameroun ou du moins à défaut de devenir pilote, je rêvais d'être parmi les meilleurs chirurgiennes ou neurologues de mon continent.
J'ai toujours vu grand dans tout ce à quoi je m'adonnais. Je savais joindre l'utile à l'agréable. Malgré mon programme très chargé par mes études et mes travaux à la maison, je faisais les cours de danse. La preuve, j'avais été sélectionnée parmi les premières émissions de Délire (CRTV : Cameroun Radiotélévision) qui demandait à être une grande danseuse pour y participer.
Ajoutons à cela, j'étais une chrétienne née de nouveau : j'avais accepté Jésus-Christ comme mon Seigneur et mon Sauveur. Ayant reçu mon baptême à l'église Baptiste. J'étais devenue une chrétienne convaincue et convaincante.
Lorsque j'étais à la maison, j'étais soit dans ma chambre en train de faire mes mathématiques, chimie ou physiques ; soit à la cuisine en train d'aider ma maman dans les travaux ménagers. Je ne restais jamais les bras croisés, non il fallait absolument que je fasse quelque chose de bénéfique ou de productif. Il était aisé de me remarquer, lorsque vous vous rendiez dans la concession de mes parents.
Toutefois, si vous ne me trouviez pas à la maison, j'étais soit au collège, soit à l'église où je me rendais quatre fois la semaine : Le mardi soir pour l'étude biblique, le jeudi soir pour la prière, le samedi après-midi pour les entrainements à la chorale: je chantais en soprano (première voix), et le dimanche matin pour le culte.
C'est clair que j'avais un programme hebdomadaire bien rempli. J'aimais aider mes proches. Gentille, souriante et toujours en train de chantonner. J'avais de très bons rapports avec tous les locataires de notre concession: j'étais toujours prête à donner un coup de mains à qui me sollicitait.
J'étais une adolescente pleine de vie. Mes rêves étaient différents de ceux d'autres adolescentes. Je n'étais pas du genre à rêver d'avoir un prince charmant plein aux as, qui viendra changer ma vie en un clic avec ses millions. Non ! Il n'était pas question de dépendre de qui que ce soit.
Pour moi, je voulais par mon travail et ma bravoure, me tailler une place de choix dans la société. Mon père me fit comprendre, que la beauté seule est passagère, néanmoins l'intelligence, la sagesse et la beauté ouvrent toutes les portes. Je savais m'adonner aux études, j'étais à même d'étudier dans une boite de nuit; peu importe le vacarme qui fût autour de moi. Si je veux étudier, je le fais si bien que, qu'on crie ou qu'on pleure à côté, cela ne me déconcentre point.
Raison pour laquelle je gagnai la confiance totale de mon papa, qui avait noté et apprécié ma capacité de me donner entièrement à mes études. Il m'appréciait beaucoup, il aimait ma compagnie. Il m'emmenait partout où il se rendait; il discutait particulièrement avec moi, me montrait comment il gérait ses affaires.
J'étais très ingénieuse : lorsque mon père me donnait du pain, ou un gâteau à distribuer, je le coupais en dix morceaux, je laissais le soin à tous, de l'ainé à la cadette d'en prendre un morceau, puis je prenais le dernier morceau. Humble dans tout ce que je faisais, je pensais grand dans tout ce que j'imaginais.
J'avais même dit à mon papa :
- Papa sais-tu? Un jour je vais déposer ma candidature pour être présidente de la République du Cameroun.
- Ah! Ma fille c'est magnifique ! Sais-tu que cela demande beaucoup de disponibilité et de responsabilité ?
- Je suis consciente de tout cela, mais je le ferai.
- Dans notre société, les femmes n'ont pas beaucoup d'aptitudes pour braver un poste pareil, ma fille !
- Peu importe, l'histoire retiendra que j'avais postulé pour être présidente de la République du Cameroun.
- Beaucoup de courage ma fille !
- Merci papa.
En plus de ma vivacité, j'étais audacieuse dans mes pensées, et mes actions.
Je ne saurai dire ici, qu'étant en classe de première, un garçon ne m'avais dit qu'il m'aimait ! Non ! Même à douze ans lorsque vous êtes au second cycle, il y aura au moins un garçon qui vous dira : « je t'aime, tu es belle... » Mais contrairement aux jeunes 'androïdes' de nos jours, les jeunes du vingtième siècle, du moins ceux que moi je côtoyais, dire je t'aime à une fille n'avait aucun rapport avec le sexe. Alors mon camarade de classe qui avait eu le courage de venir me dire : « j'aimerais que nous soyons amis » se nomme Cyrille. Note aux femmes dont leur mari porte le prénom de Cyrille, ne les regardez pas avec dédain!
Ainsi, notre amitié au sens propre (sans sexe) va se terminer brutalement, juste après le décès de sa mère. Cyrille perd la personne la plus importante qu'il avait sur la terre. Après les cérémonies d'enterrement, il chercha la chaleur maternelle auprès de ses sœurs, cousines et filles. Auparavant, j'étais la seule fille dans son environnement immédiat. Après le décès de sa maman, il était entouré de beaucoup d'autres filles. Sur ce, je me suis retirée calmement et définitivement de son environnement proche. Il changea même de ville, mais il continua de m'écrire. Son ami qui s'appelait également Cyrille à qui il transmettait les lettres, il ne me les remettait pas immédiatement.