Je comprends... C'est juste que... (elle fait une pause) je ne m'attendais pas à ce que ça arrive si vite. Quand tu m'as parlé de ce projet la première fois, j'imaginais que ce serait dans plusieurs mois, pas dans deux semaines.
Paul (doucement) :
Je sais... C'est soudain. Ils ont avancé les dates, et je n'ai pas eu beaucoup de choix. Je voulais te le dire le plus tôt possible, mais... je ne savais pas comment.
Camille (détournant le regard, la voix plus tremblante) :
Et tu pars pour combien de temps exactement ?
Paul (hésitant) :
Six mois... Peut-être plus. Cela dépendra de comment les choses se déroulent là-bas.
Camille (étonnée) :
Six mois ?! (Elle prend une grande inspiration, essayant de calmer son cœur qui s'accélère.) Et tu... tu n'as pas pensé à me demander ce que j'en pense ?
Paul (surpris) :
Camille... Je ne voulais pas que tu te sentes obligée de... je ne sais pas, te sacrifier ou te sentir retenue. C'est une décision que j'ai dû prendre pour moi, pour ma carrière. Mais ça ne change rien à ce qu'on vit tous les deux.
Camille (le regardant intensément) :
Ça change tout, Paul ! (Elle se lève, commence à marcher dans le salon.) Ça change absolument tout ! Comment est-ce que tu peux dire que ça ne change rien ? Tu vas être à des milliers de kilomètres ! Pendant six mois, ou plus... Qu'est-ce que je suis censée faire pendant tout ce temps ?
Paul (se levant pour la rejoindre) :
Camille, écoute-moi. Je sais que ça va être difficile, mais je ne veux pas que cette distance soit la fin de nous. Je tiens à toi, vraiment. Mais c'est une opportunité qui pourrait tout changer pour mon avenir professionnel.
Camille (amère) :
Et moi ? Est-ce que j'ai un rôle dans cet avenir ? (Elle se tourne vers lui, les yeux brillants d'émotion.) Parce que là, tout ce que je vois, c'est que tu as pris une décision pour toi sans même me consulter. Comme si j'étais... secondaire.
Paul (prenant ses mains) :
Tu n'es pas secondaire. Tu es tout pour moi, Camille. Mais je ne voulais pas te mettre dans une position où tu te sentirais... prisonnière d'une décision. Je t'aime trop pour te faire ça.
Camille (secouant la tête) :
Si tu m'aimais vraiment, tu m'aurais au moins parlé avant de prendre cette décision. Je me sens... (elle cherche ses mots) je me sens laissée pour compte.
Paul (la voix plus douce) :
Je ne voulais pas te blesser, je te le promets. J'ai... j'ai eu peur que si je te demandais ton avis, tu te sentes obligée de me dire de rester, et je ne voulais pas que tu portes ce poids sur tes épaules.
Camille (les yeux pleins de larmes, mais sans les laisser couler) :
Tu as peur que je te dise de rester... mais tu ne te rends pas compte que, peu importe la décision, c'est moi qui dois vivre avec ta décision de partir. Sans même avoir eu mon mot à dire.
Paul (soupirant) :
Tu as raison... J'aurais dû t'en parler avant. Je suis désolé. (Il marque une pause.) Mais est-ce que ça aurait vraiment changé quelque chose ? J'aurais quand même dû partir, non ?
Camille (avec un léger sourire triste) :
Peut-être... Peut-être pas. Mais au moins, j'aurais eu l'impression de faire partie de ta vie, de cette décision. Là, j'ai juste l'impression que tu me laisses derrière.
Paul (désespéré) :
Camille, je ne veux pas te laisser derrière. Ce n'est pas comme ça que je vois les choses. Je veux que tu sois à mes côtés, même de loin.
Camille (frustrée) :
Tu veux que je sois là, à attendre ton retour ? Sans aucune garantie que ça marchera ? Que la distance ne va pas tout effriter ?
Paul (tentant de la calmer) :
Ce n'est pas une question de garantie, c'est une question de confiance. On peut faire fonctionner ça, je le sais. La distance, c'est temporaire. Ce qu'on a, c'est réel, ça peut traverser ça.
Camille (hésitante) :
Et si ça ne fonctionne pas, Paul ? Et si six mois passent et que tu réalises que... je ne suis plus aussi importante ? Ou que la distance a tout changé ?
Paul (la regardant intensément) :
Ça n'arrivera pas. Je le sais.
Camille (secouant la tête) :
Comment tu peux en être sûr ?
Paul (doucement) :
Parce que je t'aime, Camille. Et je suis prêt à tout pour que ça marche, même si ça signifie qu'on doit traverser des moments difficiles comme celui-ci.
Camille (luttant contre ses émotions) :
Mais je ne sais pas si je suis prête, moi...
Paul (silencieux un instant, puis il lui prend la main) :
Tu n'as pas besoin de l'être tout de suite. On peut prendre ça un jour à la fois. Je ne te demande pas de tout savoir maintenant. Juste de me faire confiance, et de voir comment on peut traverser ça ensemble.
Camille (les larmes aux yeux) :
Et si je te dis que j'ai peur... peur que la distance fasse ressortir des choses que je ne veux pas voir ? Que je découvre que je suis plus fragile que je ne le pensais ?
Paul (serrant ses mains) :
Alors je serai là, même à distance, pour t'aider à traverser cette peur. On ne doit pas affronter tout ça seuls.
Camille (chuchotant) :
Mais je suis fatiguée de me battre seule. Je l'ai déjà fait tellement de fois... (Elle retire sa main doucement, faisant quelques pas en arrière.)
Paul (avec une pointe d'angoisse) :
Tu ne seras pas seule, Camille. Je t'ai promis d'être là pour toi, même si je suis loin. Rien ne changera ce que je ressens pour toi.
Camille (secouant la tête, perdue) :
C'est ça le problème... (Elle prend une grande inspiration.) Rien ne changera peut-être pour toi, mais tout change pour moi.
Paul (inquiet) :
Qu'est-ce que tu veux dire ?
Camille (en se tournant vers la fenêtre, regardant dehors) :
Je ne pensais pas que ça arriverait, mais je me suis plus attachée à toi que je ne l'aurais cru. Et maintenant, tu pars. J'ai peur de me retrouver encore à attendre quelqu'un qui n'est plus là.
Paul (s'approchant doucement) :
Je ne te laisserai pas seule, Camille. La distance n'est qu'une étape. Tu m'as fait comprendre tellement de choses, et je ne veux pas que cette distance nous sépare, même temporairement.
Camille (se retournant, les yeux brillants de larmes non versées) :
Mais elle va nous séparer. C'est inévitable. Six mois, c'est long, Paul.
Paul (avec une douceur dans la voix) :
Ça le sera, mais on peut y arriver, si on le veut vraiment. Je crois en nous. Et toi ?
Camille (après un long silence) :
Je veux y croire... mais je ne sais pas si c'est suffisant.
Paul (s'approchant et l'enlaçant doucement) :
On le saura en essayant. Fais-moi confiance.
Camille (se laissant aller dans ses bras, murmure) :
Je ne veux pas te perdre, Paul.
Paul (lui murmurant à l'oreille) :
Tu ne me perdras pas. Je te le promets.
Le silence retombe dans la pièce, mais cette fois, il est différent. Moins lourd, plus apaisé. Camille et Paul restent enlacés, conscients que l'épreuve qui les attend est difficile, mais peut-être pas insurmontable.
Camille (restant blottie contre Paul, sa voix un peu plus apaisée) :
Tu me promets de rester en contact ? De ne pas disparaître pendant ces six mois ?
Paul (l'embrassant doucement sur le front) :
Je te le promets. On s'appellera tous les jours si tu veux. On s'enverra des messages, des lettres... Je ferai tout pour qu'on reste connectés, même si je suis loin.
Camille (souriant faiblement) :
Des lettres, vraiment ? Tu es un peu à l'ancienne, non ?
Paul (riant doucement) :
Peut-être... mais il y a quelque chose de spécial à écrire une lettre. Ça rend les choses plus réelles, plus tangibles. Et puis, ça te laissera un petit bout de moi ici, avec toi.
Camille (le regardant dans les yeux, touchée par sa sincérité) :
Je suppose que ça pourrait être romantique... (Elle marque une pause.) J'ai peur, mais je crois que je veux essayer. Je ne sais pas ce que ces six mois vont apporter, mais je ne veux pas te perdre à cause de mes peurs.
Paul (lui souriant tendrement) :
On trouvera une façon de faire fonctionner ça. Je veux qu'on se donne cette chance. Je ne te demande pas d'être parfaite ou de tout comprendre tout de suite. Juste d'essayer.
Camille (chuchotant) :
D'accord... Essayons.
Paul serre Camille un peu plus fort, un sentiment de soulagement traversant leurs deux corps. Ils savent que la route devant eux sera semée d'embûches, mais pour la première fois, Camille se permet d'espérer. Paul la serre contre lui, une promesse silencieuse dans l'air entre eux. L'amour, même à distance, est toujours là.
Chapitre 5 : La distance de l'amour
Scène :
Camille et Paul sont dans l'appartement de Camille, assis sur le canapé. Un silence pesant s'installe après une nouvelle que Paul vient de lui annoncer.
Camille (en jouant nerveusement avec ses doigts) :
Tu pars vraiment, alors ?
Paul (soupirant) :
Oui... c'est une opportunité que je ne peux pas refuser. Le projet est énorme, et c'est quelque chose que je dois faire pour ma carrière.
Camille (luttant pour garder son calme) :
Je comprends... C'est juste que... (elle fait une pause) je ne m'attendais pas à ce que ça arrive si vite. Quand tu m'as parlé de ce projet la première fois, j'imaginais que ce serait dans plusieurs mois, pas dans deux semaines.
Paul (doucement) :
Je sais... C'est soudain. Ils ont avancé les dates, et je n'ai pas eu beaucoup de choix. Je voulais te le dire le plus tôt possible, mais... je ne savais pas comment.
Camille (détournant le regard, la voix plus tremblante) :
Et tu pars pour combien de temps exactement ?
Paul (hésitant) :
Six mois... Peut-être plus. Cela dépendra de comment les choses se déroulent là-bas.
Camille (étonnée) :
Six mois ?! (Elle prend une grande inspiration, essayant de calmer son cœur qui s'accélère.) Et tu... tu n'as pas pensé à me demander ce que j'en pense ?
Paul (surpris) :
Camille... Je ne voulais pas que tu te sentes obligée de... je ne sais pas, te sacrifier ou te sentir retenue. C'est une décision que j'ai dû prendre pour moi, pour ma carrière. Mais ça ne change rien à ce qu'on vit tous les deux.
Camille (le regardant intensément) :
Ça change tout, Paul ! (Elle se lève, commence à marcher dans le salon.) Ça change absolument tout ! Comment est-ce que tu peux dire que ça ne change rien ? Tu vas être à des milliers de kilomètres ! Pendant six mois, ou plus... Qu'est-ce que je suis censée faire pendant tout ce temps ?
Paul (se levant pour la rejoindre) :
Camille, écoute-moi. Je sais que ça va être difficile, mais je ne veux pas que cette distance soit la fin de nous. Je tiens à toi, vraiment. Mais c'est une opportunité qui pourrait tout changer pour mon avenir professionnel.
Camille (amère) :
Et moi ? Est-ce que j'ai un rôle dans cet avenir ? (Elle se tourne vers lui, les yeux brillants d'émotion.) Parce que là, tout ce que je vois, c'est que tu as pris une décision pour toi sans même me consulter. Comme si j'étais... secondaire.
Paul (prenant ses mains) :
Tu n'es pas secondaire. Tu es tout pour moi, Camille. Mais je ne voulais pas te mettre dans une position où tu te sentirais... prisonnière d'une décision. Je t'aime trop pour te faire ça.
Camille (secouant la tête) :
Si tu m'aimais vraiment, tu m'aurais au moins parlé avant de prendre cette décision. Je me sens... (elle cherche ses mots) je me sens laissée pour compte.
Paul (la voix plus douce) :
Je ne voulais pas te blesser, je te le promets. J'ai... j'ai eu peur que si je te demandais ton avis, tu te sentes obligée de me dire de rester, et je ne voulais pas que tu portes ce poids sur tes épaules.
Camille (les yeux pleins de larmes, mais sans les laisser couler) :
Tu as peur que je te dise de rester... mais tu ne te rends pas compte que, peu importe la décision, c'est moi qui dois vivre avec ta décision de partir. Sans même avoir eu mon mot à dire.
Paul (soupirant) :
Tu as raison... J'aurais dû t'en parler avant. Je suis désolé. (Il marque une pause.) Mais est-ce que ça aurait vraiment changé quelque chose ? J'aurais quand même dû partir, non ?
Camille (avec un léger sourire triste) :
Peut-être... Peut-être pas. Mais au moins, j'aurais eu l'impression de faire partie de ta vie, de cette décision. Là, j'ai juste l'impression que tu me laisses derrière.
Paul (désespéré) :
Camille, je ne veux pas te laisser derrière. Ce n'est pas comme ça que je vois les choses. Je veux que tu sois à mes côtés, même de loin.
Camille (frustrée) :
Tu veux que je sois là, à attendre ton retour ? Sans aucune garantie que ça marchera ? Que la distance ne va pas tout effriter ?
Paul (tentant de la calmer) :
Ce n'est pas une question de garantie, c'est une question de confiance. On peut faire fonctionner ça, je le sais. La distance, c'est temporaire. Ce qu'on a, c'est réel, ça peut traverser ça.
Camille (hésitante) :
Et si ça ne fonctionne pas, Paul ? Et si six mois passent et que tu réalises que... je ne suis plus aussi importante ? Ou que la distance a tout changé ?
Paul (la regardant intensément) :
Ça n'arrivera pas. Je le sais.
Camille (secouant la tête) :
Comment tu peux en être sûr ?
Paul (doucement) :
Parce que je t'aime, Camille. Et je suis prêt à tout pour que ça marche, même si ça signifie qu'on doit traverser des moments difficiles comme celui-ci.
Camille (luttant contre ses émotions) :
Mais je ne sais pas si je suis prête, moi...
Paul (silencieux un instant, puis il lui prend la main) :
Tu n'as pas besoin de l'être tout de suite. On peut prendre ça un jour à la fois. Je ne te demande pas de tout savoir maintenant. Juste de me faire confiance, et de voir comment on peut traverser ça ensemble.
Camille (les larmes aux yeux) :
Et si je te dis que j'ai peur... peur que la distance fasse ressortir des choses que je ne veux pas voir ? Que je découvre que je suis plus fragile que je ne le pensais ?
Paul (serrant ses mains) :
Alors je serai là, même à distance, pour t'aider à traverser cette peur. On ne doit pas affronter tout ça seuls.
Camille (chuchotant) :
Mais je suis fatiguée de me battre seule. Je l'ai déjà fait tellement de fois... (Elle retire sa main doucement, faisant quelques pas en arrière.)
Paul (avec une pointe d'angoisse) :
Tu ne seras pas seule, Camille. Je t'ai promis d'être là pour toi, même si je suis loin. Rien ne changera ce que je ressens pour toi.
Camille (secouant la tête, perdue) :
C'est ça le problème... (Elle prend une grande inspiration.) Rien ne changera peut-être pour toi, mais tout change pour moi.
Paul (inquiet) :
Qu'est-ce que tu veux dire ?
Camille (en se tournant vers la fenêtre, regardant dehors) :
Je ne pensais pas que ça arriverait, mais je me suis plus attachée à toi que je ne l'aurais cru. Et maintenant, tu pars. J'ai peur de me retrouver encore à attendre quelqu'un qui n'est plus là.
Paul (s'approchant doucement) :
Je ne te laisserai pas seule, Camille. La distance n'est qu'une étape. Tu m'as fait comprendre tellement de choses, et je ne veux pas que cette distance nous sépare, même temporairement.
Camille (se retournant, les yeux brillants de larmes non versées) :
Mais elle va nous séparer. C'est inévitable. Six mois, c'est long, Paul.
Paul (avec une douceur dans la voix) :
Ça le sera, mais on peut y arriver, si on le veut vraiment. Je crois en nous. Et toi ?
Camille (après un long silence) :
Je veux y croire... mais je ne sais pas si c'est suffisant.
Paul (s'approchant et l'enlaçant doucement) :
On le saura en essayant. Fais-moi confiance.
Camille (se laissant aller dans ses bras, murmure) :
Je ne veux pas te perdre, Paul.
Paul (lui murmurant à l'oreille) :
Tu ne me perdras pas. Je te le promets.
Le silence retombe dans la pièce, mais cette fois, il est différent. Moins lourd, plus apaisé. Camille et Paul restent enlacés, conscients que l'épreuve qui les attend est difficile, mais peut-être pas insurmontable.
Camille (restant blottie contre Paul, sa voix un peu plus apaisée) :
Tu me promets de rester en contact ? De ne pas disparaître pendant ces six mois ?
Paul (l'embrassant doucement sur le front) :
Je te le promets. On s'appellera tous les jours si tu veux. On s'enverra des messages, des lettres... Je ferai tout pour qu'on reste connectés, même si je suis loin.
Camille (souriant faiblement) :
Des lettres, vraiment ? Tu es un peu à l'ancienne, non ?
Paul (riant doucement) :
Peut-être... mais il y a quelque chose de spécial à écrire une lettre. Ça rend les choses plus réelles, plus tangibles. Et puis, ça te laissera un petit bout de moi ici, avec toi.
Camille (le regardant dans les yeux, touchée par sa sincérité) :
Je suppose que ça pourrait être romantique... (Elle marque une pause.) J'ai peur, mais je crois que je veux essayer. Je ne sais pas ce que ces six mois vont apporter, mais je ne veux pas te perdre à cause de mes peurs.
Paul (lui souriant tendrement) :
On trouvera une façon de faire fonctionner ça. Je veux qu'on se donne cette chance. Je ne te demande pas d'être parfaite ou de tout comprendre tout de suite. Juste d'essayer.
Camille (chuchotant) :
D'accord... Essayons.
Paul serre Camille un peu plus fort, un sentiment de soulagement traversant leurs deux corps. Ils savent que la route devant eux sera semée d'embûches, mais pour la première fois, Camille se permet d'espérer. Paul la serre contre lui, une promesse silencieuse dans l'air entre eux. L'amour, même à distance, est toujours là.