Chapitre 8 Aimer quelqu'un, c'est vivre avec la peur de le perdre.

JAHNVY.

[...]

Gloria- ah mais si, t'as raison. On devrait plutôt procéder comme ça.

J'hoche la tête positivement en souriant.

Gloria- j'aime ta façon de penser.

Monsieur Graham s'est rapproché de nous.

Il m'a saoulé toute la semaine avec le fait que je devais l'appeler par son prénom, et le tutoyer.

Mais je ne suis toujours pas d'accord.

Monsieur Graham- j'ai besoin de toi Jahnvy.

- j'arrive tout de suite.

Il retourne dans son bureau.

- on se voit à la pause?

Gloria- oui oui.

Je me lève et je vais dans son bureau.

Il était assis sur sa chaise.

Il a ensuite posé quelques dossiers devant moi, en m'expliquant ce que je devais faire.

Monsieur Graham- tu peux le faire?

- bien évidement.

Monsieur Graham- très bien. Je dois voyager en fin d'après-midi, tu vas devoir organiser une réunion en début d'après-midi parce qu'il y'aura des investisseurs.

- et, qui dirigera la réunion? Vu que vous serez absent?

Monsieur Graham- Dickson s'occupera de ça. Ma voix a pris une intonation plus basse.

- euh, c'est qui Dickson?

La porte s'ouvre subitement sur deux hommes.

L'un avait l'air grincheux et l'autre était plutôt normal et souriant.

Le grincheux s'est avancé en premier, a tiré une chaise puis s'est assis dessus sans rien dire.

Alors que le souriant se contentait juste de rigoler derrière.

Il m'a adressé une brève salutation avant de s'asseoir à son tour.

Le grincheux- je peux savoir pourquoi tu veux que je dirige cette réunion?

Le souriant a pouffé de rire.

Le grincheux- et je peux savoir pourquoi tu ris toi?

Le souriant- eh mais Dickson, apaise ton cœur.

Le grincheux- vas te faire foutre.

Donc le grincheux, c'est Dickson.

Un nerveux comme ça, pour diriger la réunion, mais ça ne va pas le faire.

Dickson- t'aurais bien pû demandé à Maleek de le faire, ou je ne sais qui.

Monsieur Graham- tu sais très bien que Maleek n'est pas intéressé par les affaires de cette entreprise.

Je me demande bien s'il parle du même Maleek que je connais.

Monsieur grincheux pose son regard sur moi.

Dickson- qu'est-ce que tu regardes toi?

J'ai haussée les sourcils d'étonnement.

Monsieur Graham- elle est juste venue récupérer des dossiers, pas la peine de l'agresser.

J'ai attrapée dans mes bras les fameux dossiers.

- je vais vous laisser.

J'ai ensuite pris la direction de la porte et je suis sortie de là.

C'est quand même fou de porter un prénom qui signifie "fils de bite" et faire le fou.

Je retourne dans mon bureau pour vaquer à mes occupations.

___

Une demi-heure plus tard, j'ai pris ma pause.

J'ai rangée les dossiers qui se trouvaient sur ma table de bureau, avant de passer mon sac par-dessus mon épaule.

Je sors de mon bureau en me dirigeant vers celui de Gloria.

Mais en chemin, je croise Dickson et son pote toujours souriant.

Je me demande bien s'il n'a pas mal à la mâchoire.

D'ailleurs, celui-ci s'est rapproché de moi.

Le souriant- tiens, je voulais m'excuser du comportement que Dicko- 'fin Dickson, a affiché à ton égard.

- mh, ce n'est rien.

Le souriant- il s'est levé du pied gauche aujourd'hui, mais il n'avait pas à se comporter comme tel.

Je lui souris juste en guise de réponse.

Il me tend ensuite sa main.

Le souriant- Vickram.

Je lui serre la main en retour.

- Jahnvy.

Vickram- très joli, et original. Ahn, t'es là pour le stage n'est-ce pas ?

J'acquiesce.

Vickram- ah, je me disais bien que je n'avais jamais vu ta tête auparavant.

- oui, je suis juste une stagiaire.

Vickram- bon, je vais te laisser, sinon l'autre risque me faire la gueule toute la journée.

Il a pointé Dickson qui se trouvait au fond du couloir, bras croisés sur son torse et sourcils froncés.

J'ai juste hochée la tête avant que nos chemins ne se séparent.

J'entre dans le bureau de Gloria et je l'aperçois entrain d'enfiler son sac bandoulière.

- t'es prête?

Gloria- ouais ouais.

Elle récupère son téléphone sur la table, puis on sort toute les deux du bureau.

On marchait en direction de l'ascenseur tout en discutant.

Gloria- t'as quelque chose de prévu demain?

- non, pas vraiment.

Gloria- ça tombe bien alors. Ça te dirait qu'on passe chez l'esthéticienne?

- trop même, j'ai besoin d'être panser là.

On était devant les portes de l'ascenseur à l'attendre.

Quand on a vu Monsieur Graham se diriger vers nous.

Monsieur Graham- puis-je me joindre à vous?

Gloria- vous êtes le bienvenu.

Il a juste souris.

Les portes de l'ascenseur se sont finalement ouvertes, sur lui, encore.

Maleek- tu me suis ou quoi?

- passes ta route toi.

Gloria me chuchote à l'oreille.

Gloria- vous vous connaissez?

J'hoche juste la tête positivement.

Maleek- qu'est-ce que tu fais là?

- je travaille ici.

Monsieur Graham- attends, vous vous connaissez tous les deux?

Maleek- ouais.

Monsieur Graham- depuis quand frérot?

Il sourit.

Attends, quoi?

- frérot?

Monsieur Graham- ouais. C'est mon petit frère.

Maleek- t'étais obligé de préciser?

Monsieur Graham- rages pas.

Gloria- tu ne le savais pas?

- pas du tout.

Monsieur Graham- genre, on ne se ressemble pas?

- laissez tomber le côté de la ressemblance, vous êtes deux mondes différents.

Monsieur Graham- choqué.

Maleek- je te l'ai toujours dis toute façon.

Gloria- bon, on vous attend en bas, monsieur le directeur commercial.

Il acquiesce, puis on s'installe dans l'ascenseur, avant que les portes ne se referment.

Gloria- donc comme ça, tu connais Maleek?!

- ouais, mais brièvement.

Gloria- il est gentil n'est-ce pas?

- quand il peut, il l'est je dirai.

On descend au rez-de-chaussée, avant de se diriger vers la sortie pour attendre monsieur Graham.

- tu les connais si bien que ça?

Gloria- ouais, bon, ma sœur était sortie avec le frère à Maleek. Mais ils étaient restés en bon terme.

- c'est un peu pour ça que t'as eu un poste ici ?

Gloria- c'est exactement ça.

- mh.

___

Je referme la porte de mon bureau, puis je me dirige vers l'ascenseur.

Je venais de terminer ma journée.

Gloria était rentrée plus tôt, elle avait eu une urgence.

Je sors de la firme et me place à l'entrée.

Je dois prendre le bus ce soir, et l'arrêt de bus est genre, à trois minutes à pieds de l'entreprise.

Je continuais ma conversation téléphonique avec Holy, tout en marchant doucement.

- là je rentre déjà. Et toi t'es où?

Holy- sortie avec quelqu'un.

- qui?

Holy- Terrence.

- c'est qui ça encore?

Holy- tu ne te rappelles pas de lui? C'est l'un des trois potes à Armada, avec Lewis et Maleek.

- ahnn eux. Oui je vois de qui tu me parles. Donc comme ça, vous passez du temps ensemble, et ce n'est que maintenant que tu me le dis?

Holy- ce n'était pas prévu ça.

- je retiens.

Plus je marchais, plus je ressentais de grosses gouttes me tomber dessus.

Ça ne pouvait pas attendre que je sois au moins à l'arrêt de bus?

J'ai donc commencée à accélérer le pas.

- je crois que je vais rentrer toute trempée ce soir.

Holy- pourquoi?

- il pleut sur moi là. Je te fais signe quand je rentre.

Holy- rentres vite.

Bip bip.

Mais c'était n'importe quoi, j'étais en train de grave me mouiller là.

Au fur et à mesure que j'avançais, les gouttes augmentaient.

- temps de merde.

J'ai finalement atteints l'arrêt de bus, mais j'étais dans le sens inverse.

Je m'apprêtais à traverser la route quand, une voiture est passée à vive allure juste devant moi, en m'éclaboussant au passage.

J'étais dans tous mes états.

L'envie de crier, de pleurer en même temps.

Mais j'ai quand même gardée mon calme en serrant les poings.

J'ai observée la voiture qui faisait une marche arrière, avant de se stopper devant moi.

La vitre côté passager s'est baissée.

...- alors, on profite bien de la pluie ?

- tu m'as éclaboussé.

Maleek- ah bon ? Je ne savais pas.

Il regarde l'état dans lequel je me trouvais, avant de lâcher un rire.

Maleek- j'aurai bien pu te prendre mais, t'es toute mouillée. Tu vas mouiller mes sièges.

Je fronce les sourcils en croisant les bras.

Maleek- allez, rentres chez toi, sinon tu risques tomber malade.

Il remonte la vitre avant de démarrer et s'en aller.

Il est sérieux ?

Tout ça pour qu'il me laisse encore ici ? Je soupire en allant de l'autre côté de la route, pour attendre le bus.

J'étais toute seule en plus.

...- tiens, mets ça.

J'ai ressentie quelque chose de chaud me couvrir le corps.

C'était une veste.

Je me retourne pour voir la personne qui me l'a mise.

...- excusez-moi ?

Il remet bien sa capuche sur sa tête et s'en va sous les gouttes de pluie.

Il n'a même pas pris la peine de se retourner, ou quoi que ce soit.

C'est vraiment bizarre.

Pourquoi un inconnu m'aurait donné sa veste, sans raison apparente ?

Bref, j'arrête d'y penser et j'enfile la veste pour avoir moins froid.

Merci quand même à la personne.

Maleek, je vais traiter son cas plus tard.

J'ai pris mon téléphone, prête à appeler quelqu'un pour qu'on vienne me chercher.

Mais Janah était encore au boulot, pareil pour Khalid, Kamal était dans la ville voisine pour faire je ne sais quoi.

Restait plus que Jaleel et, Arisa alors.

J'entre dans son contact, prête à cliquer sur son nom, quand je vois le bus arrivé.

Ah bah, heureusement.

Je suis montée pour aller m'asseoir tout au fond.

Après quelques minutes de trajet, je suis arrivée à la maison.

Je referme la porte derrière moi, puis me dirige vers les voix qui provenaient du salon.

- bonsoir.

Ils étaient tous dans le salon, à regarder la télé.

Bon, tous sauf Kamal, Khalid, Janah et Arisa.

Papa- t'es bien rentrée?

- oui oui.

Jaleel- attends-

- j'arrive.

Je les ai laissés, pour me précipiter à l'étage et entrer dans ma chambre.

Je savais déjà de quoi il voulait me parler.

J'ai retirée la veste de l'inconnu pour enfiler les miens.

Janah- bien rentrée ?.

Elle entre et referme la porte, puis se couche sur mon lit.

- ouais. Je croyais que tu n'étais pas là.

Janah- et toi, pourquoi t'es trompée ?

Je me regarde en émettant un bruit de bouche.

- la pluie, plus Maleek qui m'a éclaboussé avec sa voiture.

Janah- sérieux ?

Je hoche la tête positivement.

- oui.

Janah- mais pourquoi ?

- il voulait sans doute se venger de la gifle que je lui avais donnée.

Janah- ah oui, la fameuse gifle.

- prochainement je vais éviter de suivre tes conseils.

Elle rigole.

Janah- mais non, t'es juste tombé sur un autre cas.

Je remue juste la tête de gauche à droite.

Janah- et la veste là, c'est à qui ?

- ah celle-ci ? J'en sais rien, un inconnu a posé ça sur mes épaules quand j'étais trompée à l'arrêt de bus.

Jana- un inconnu ?

- ouais, un gars capuché que je ne connais pas.

Janah- et s'il avait fait un truc sur ça.

- comme quoi ?

Janah- bah, la sorcellerie.

Puis la porte s'est ouverte sur Jaleel cette fois-ci.

Janah- les problèmes.

Il s'est rapproché de moi une fois.

Jaleel- pourquoi tu as du parfum pour homme sur toi?

Je roule des yeux en attachant mes cheveux en un chignon haut.

- en quoi ça te regarde?

Jaleel- dis moi-

- moi.

Janah pouffe de rire.

Janah- bien joué.

Jaleel- je suis loin d'avoir envi de rigoler.

- tu veux quoi Jaleel?

Jaleel- que tu dises où tu étais, avec qui, et pourquoi t'es rentrée avec des vêtements différents de ceux que t'avais ce matin?

- t'es déjà de la police? En plus c'est juste une veste, pas besoin d'en faire tout un problème.

Jaleel- réponds à mes questions, c'est tout.

Janah- Fiches lui la paix Jaleel.

- je ne vais même pas perdre mon temps à te répondre.

Je suis sortie de la chambre pour aller m'installer dans le salon.

- maman, ton fils pète les plombs.

King- lequel de ces fils? Parce qu'elle en a cinq.

- celui qui a l'habitude de me faire chier.

Papa- ton langage, tes petits frères sont là.

- désolée.

Maman- alors que t'es le premier à leur avoir appris des gros mots.

King- c'est rien, c'est la rue.

Ma mère a lancée un regard à mon père.

Papa- j'y suis pour rien là.

Elle a juste secouée sa tête de gauche à droite, avant de poser son regard sur moi.

Maman- tu fais quoi demain?

- j'irais chez-

Maman- très bien, tu iras récupérer un colis à château d'eau pour moi.

- mais- je n'ai même pas terminée ma phrase.

Maman- merci trésor.

C'est tout ma mère ça.

Maman- allez les jumeaux, au lit.

Jaheemah- quoi?

Jeevan- mais on n'a pas encore sommeil.

Maman- na ko finga bino mabe. Levez-vous de là. On n'a pas encore fionton. (*je vais mal vous insulter.)

Ils se sont tous les deux levés, en prenant la route des escaliers.

MALEEK.

Là j'étais en route pour chez mes parents, du moins j'y étais déjà.

C'était un quartier plutôt aisé, un quartier de bourge quoi.

J'ai sonné une fois à la porte, avant que celle-ci ne s'ouvre sur ma petite-sœur.

Analia- depuis le temps que je t'attendais.

J'entre et je referme la porte derrière moi.

- c'est toi qui m'as appelée?

Analia- non, mais j'ai demandée à maman de le faire pour moi.

- elle est où?

Analia- cuisine.

Je passe devant le salon, en saluant mon père.

Mais celui-ci n'a même pas pris la peine de me répondre.

Je ne m'attarde pas plus sur ça et, je vais rejoindre ma mère dans la cuisine.

Je dépose un bisou sur son front.

- tu vas bien maman?

Maman- je vais bien mon fils.

Analia- et moi, je pue?

- ça va. Tu vas bien, ça se voit.

Analia- en fait, non.

- je n'ai pas d'argent.

Ma mère a rit.

Analia- mais, laisses moi au moins continuer ma phrase. En plus, tu ne peux pas manquer d'argent.

- qu'est-ce que t'en sais?

Analia- tu travailles. Du moment où t'as déjà un taf, tu ne peux pas manquer d'argent. Ça sert à quoi alors d'avoir des grands frères s'ils ne peuvent pas me passer des sous de temps en temps?

- demandes à ton père, je ne suis pas lui.

...- et heureusement. Qui voudrait d'un père incapable comme toi?

Diabolo- ouhh, ça ne m'aurait pas plus

On s'est retourné, et on l'a aperçu à l'encadrement de la porte, bras croisés sur son torse.

Analia- et ça va recommencer.

- tu me traites d'incapable juste parce que j'ai refusé de suivre la voie que tu voulais que j'empreinte?

Papa- pour finir serveur dans un restaurant? Oui, t'es tombé vraiment bas.

Diabolo- je n'aurais pas laissé passer ça si j'étais toi.

- je ne suis pas serveur, mais chef cuistot.

Papa- et tu penses que c'est ce que j'avais voulu pour toi? Moi je voulais que tu prennes les

rennes de l'entreprise, comme tes frères. Pas que tu sois en train de faire je ne sais quoi dans une cuisine, ce n'est pas un endroit pour hommes ça. Les vrais hommes ça fait des affaires, ça ne cuisine pas.

Diabolo- il te descend au plus bas.

- j'exerce juste ce qui me passionne. Je ne vais pas faire un métier parce que toi tu veux que je le fasse.

Papa- pourquoi pas ? C'est moi qui paie les études ici, pas ta mère.

Il rit nerveusement.

Papa- tout cet argent gaspillé, pour que tu deviennes cuisinier.

Il pointe ma mère du doigt.

Papa- la place de la femme, c'est à la cuisine. Pas un homme.

Analia- Y'a pas écrit bonne à tout faire sur nos front aussi.

- arrêtes de dire des conneries. Et ce n'est pas à toi de décider de ma vie, t'es personne pour le faire.

Papa- je suis ton père.

- mais tu n'es pas Dieu.

Maman- ça suffit vous deux, j'en ai assez entendue.

Papa- restes dans ton coin toi.

- ne lui parles pas comme ça.

Maman- Maleek ?

Papa- tout ce que je voulais c'est que tu sois un homme capable.

- parce que selon toi, je ne suis pas un homme capable ? Au lieu de me soutenir, tu ne fais que me rabaisser.

Papa- parce que tu m'as déçu, et tu me déçois toujours. Tu ne peux pas être comme tes frères ?

- pourquoi il faut toujours que tu nous compares?

Papa- je veux juste que tu prennes exemple sur eux, regardes comment ils sont brillants. Après y'a toi, le vilain petit canard.

Diabolo- viens on le mêle à deux. Papa ou pas, on va se gâter aujourd'hui.

Angelu- tu honoreras ton père et ta mère-

Je l'honore, bien même.

Mais lui il ne m'honore pas.

Angelu- t'as vu où que c'était écrit "honores ton fils et ta fille"?

Je sais pas, et je m'en fous.

Le respect est réciproque, c'est tout.

- très bien, bonne continuation alors. Je me casse.

Papa- reviens quand ton cerveau saura bien fonctionner

Je suis sortie de la cuisine, sous les cris de mes parents.

C'est toujours comme ça à chaque fois que je viens ici.

Il faut toujours qu'il en fasse trop.

Raison pour laquelle je suis de moins en moins présent ici.

Sa façon d'agir m'écœure au plus bas.

Et je ne parle pas que vis à vis de moi.

Je parle aussi pour ma mère.

J'étais prêt à franchir le pas de la porte, quand une main m'a saisie par le bras.

Analia- pars pas s'il te plait.

- ça risque partir en couille si je reste ici.

Analia- t'occupes pas de ce qu'il dit, toi même tu sais comment il est. Il fait ça juste pour te

provoquer tu le sais, ne prend pas ses dires en considération.

- s'il tente d'ouvrir sa bouche pour en sortir des conneries-

Analia- t'occupes pas de lui.

Elle m'a tiré jusqu'à la cuisine, avant d'aller continuer de mettre la table.

Je suis allé à côté de ma mère.

- je vais t'aider.

Maman- non, c'est bon ne te tracasses pas.

- je ne sais pas pourquoi tu continues de rester avec lui. Pars d'ici et envoies lui les papiers du

divorce.

Maman- et je ferai comment avec ta sœur?

- Analia n'est plus une petite fille maman. Je pourrai m'occuper d'elle au cas où.

Maman- je ne sais pas Maleek.

Je soupire.

- penses-y sérieusement. Je te laisse une semaine, pas plus.

J'ai attrapé le plat de nourriture que je suis allé poser à table.

Après que celle-ci ait été faite, on s'y est tous installé.

Pour le plus grand malheur de mon père, j'étais là pour le dîner.

Et celui-ci s'est passé dans le plus grand des calmes.

Tout ce qu'on entendait, c'était le bruit des couverts.

Et les sales regards qui fusaient.

JAHNVY/MALEEK.

            
            

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