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De l'amour à la haine : Résurgence
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Chapitre 4

Assis devant la télévision depuis quelques secondes à observer sans comprendre, Marc BOBO ne s'était pas rendu compte à quel moment sa femme l'avait rejoint, grignotant des croquettes et prenant une vidéo pour sa famille virtuelle.

Megane : hello mes amours... Regardez, c'est mon chéri, il regarde la télévision. On annonce à la télé que les bandits ont volé les restes de notre princesse Zoulia, c'est certainement pour les vendre dans des musées... Chéri, salut un peu mes abonnés s'il te plaît.

Marc n'avait pas entendu un seul mot de ce que venait de dire sa femme et n'avait toujours pas répondu à ce téléphone qui ne cessait de sonner. Il repensait au passé, à cette vie passée.

Megane : hey! C' est quoi le soucis chéri ?

Elle mit une pause à la vidéo et posa son téléphone avant de prendre place aux côtés de son époux. Elle savait distinguer ses humeurs et comprenait très bien que quelque chose n'allait pas. Elle prit ses joues entre ses mains et attira sa tête vers elle avant de la poser sur sa poitrine. Il l'enlaça comme s'il fut un bébé.

Megane : dis moi alors chéri, qu'est-ce qui te met subitement dans cet état ? Je sais que depuis le matin tu es très content. Soit c'est ce téléphone qui ne cesse de sonner et puis toi, tu ne réponds pas, soit c'est cette nouvelle à la télévision qui te dérange. Sauf que je ne vois pas pourquoi est-ce que ça te dérangerait.

Marc BOBO : tu te souviens, le jour de notre mariage, je t'avais dit que tout n'est pas comme tu crois. Je t'avais dit que j'ai plus d'un visage et que j'avais traversé des siècles de vie pour en arriver là. Est-ce que tu t'en souviens ?

Megane : je m'en souviens comme si c'était hier. En fait c'était juste une façon pour toi de me dire que tu avais beaucoup souffert dans ta vie. Tout le monde sait que tu es né dans une famille extrêmement pauvre mais grace à ton intelligence et à ta détermination, tu as pu battir un grand empire. Malheureusement tu as perdu toute ta famille dans un accident mais ne t'en fait pas mon chéri, tu nous as, nous. On sera toujours là.

Marc BOBO s'enfouissait de plus en plus entre les boules de seins de sa femme. Elle ne connaissait que ce qu'il avait raconté. Le monde ne connaissait que ce qu'il avait raconté. L'histoire était profonde et lointaine, l'histoire avait un revers historique palpitant.

Marc BOBO : je dois répondre à mon téléphone, c'est sûrement très important. Ça va faire cinq fois que le même numéro m'appelle. Continue tes vidéos et prépare toi pour les entretiens d'embauche de tout à l'heure. Les gens vont bientôt commencer à arriver.

Megane : à propos de ça... J'ai déjà retenu une personne pour le poste de chef cuisinier et nous nous sommes déjà arrangé sur son salaire. C'est Alonzo, celui qui a cuisiné pour la fête de l'autre jour. Tu as apprécié les plats, du coup je l'ai recruté pour ici. Hier soir je t'en parlais mais m'as laissé parler seule.

Marc BOBO : on va d'abord se coucher sans faire, sans bisous, je ne vais pas dormir que je suis venu sur terre faire quoi ? Continue de me refuser et tu vas voir. C'est toi qui veux mettre les femmes de ménage ici. Après c'est que ohhh, ne regarde pas leur fesse.

Megane : tu veux par là dire quoi ?

Marc BOBO : que tu fixes déjà les salaires des employés sans m'en parler ? Et si je ne peux pas payer ? Si celui que tu as choisi ne me plaît pas?

Megane : j'ai décidé de prendre en charge le personnel de cuisine et de ménage cette fois. Comme tu m'as demandé l'autre jour ce que je fais avec mon argent...

Marc BOBO : stop madame ! Ne dis pas un mot de plus. Pour que partout où je passe en ligne, c'est écrit ''femme forte et battante qui paye elle même ses employés''. Non ! Continue à acheter ton make up et les habits de tout le monde. C'est mieux comme ça.

Megane : finalement tu veux quoi ? L'autre jour tu voulais seulement me finir ici. Maintenant je décide de prendre un part de responsabilité, tu changes de language.

Marc BOBO : te connaissant, tu iras dire à tes abonnés que c'est toi qui paye le loyer alors qu'on ne loue pas. Faut laisser ma petite chérie, ne te dérange pas pour ça. Réfléchis plutôt sur comment me livrer mes choses ce soir. Sinon demain tu vas te débrouiller toi même pour faire tes vidéos de couple du matin.

Tout en parlant, il se levait du canapé en relançant ce numéro inconnu. Laissant sa femme sur place, il rejoignit l'extérieur en attendant que son interlocuteur décroche.

Robyn qui avait déjà perdu espoir après cinq appels sans suite sauta de joie en voyant le numéro rappeler. Elle décrocha en priant tous les cieux de ne pas tomber sur les exigences d'un homme pervers.

Robyn : heurrr... Bon... Bonjour... Euil ! Non ! Bonsoir Monsieur BOBO. Comment allez-vous ?

Marc BOBO : ça dépend hein... Si c'est que c'est la banque qui veut me demander de rembourser mes dettes en me contactant avec un numéro inconnu alors que je les ai bloqué sur leur vrai numéro alors, je vais mal, je suis très malade. Si c'est quelqu'un qui me doit et veut me rembourser, alors je vais très bien. Si...

Robyn : rien de tout ça Monsieur, c'est Robyn... Heurrr... La femme de l'autre jour que vous avez reversé avec votre voiture... Bon, vous ne m'avez pas vraiment renversé hein...

Marc BOBO : la comédienne... Hannn... Comment est-ce que vous avez eu mon numéro personnel ?

Robyn : vous avez laissé votre carte de visite dans la poche de ma chemise. C'est comme ça que j'ai eu votre contact.

Marc BOBO prit une pause pour souffler et réfléchir. Il se savait très influent et avait un charisme à préserver. Il n'avait jamais glissé sa carte nulle part et à aucun moment. Il était très bien conscient de cela.

Marc BOBO : si j'avais voulu vous donner mon numéro, je l'aurai fait sans passer par des protocoles. Vous étiez consciente tout ce temps, est-ce que vous vous souvenez avoir senti quelque chose se glisser dans votre poche ? Je ne vous ai rien donné et vous êtes une menteuse. Dites moi rapidement où est-ce que vous avez pris ce numéro. Seules les personnes très proches ont cette carte de visite.

Robyn : qu'est-ce que vous voulez que je dise encore ? Je vous dit que j'ai trouvé ça dans ma poche. Je vais mentir pour gagner quoi ? Depuis qu'on s'est rencontré, on ne s'accorde jamais. Je vous dis toujours la vérité mais vous ne me croyez pas.

Marc BOBO : je vais accepter ce que je n'ai pas fait ? Bref, que me vaut l'honneur de votre appel ?

Robyn : je vous appelle pour le poste de ménagère chez vous. J'ai vraiment besoin de ce travail Monsieur. Je sais tout faire et je fais ça très bien. Quand je lave un plat, on peut même se mirer dedans. Quand je lave le sol hein... Vous marchez comme ça jusqu'à vous vous arrêtez pour admirer votre beauté au sol. Ça brille comme le miroir. Monsieur, je vous assure que ma cuisine hein... C'est le miel, c'est le sucre. Tout ce que...

Marc BOBO : attendez un peu... Faites une petite pause et respirez, j'ai déjà compris que vous êtes forte en tout. Sauf que c'est ma femme qui se charge de tout ça. Il faut passer à la maison tout à l'heure à quinze heures pour l'entretien d'embauche.

Robyn : merci beaucoup Monsieur... Mais s'il vous plaît, parlez pour moi auprès de votre femme. L'autre jour elle m'a traité de pe.tasse. Ça veut dire qu'elle a même déjà une dent contre moi.

Marc BOBO : donc même pour une seconde, tu n'avais pas perdu connaissance ? Prends les mains mama... Au fait, on veut juste une femme de ménage. On va prendre un chef cuisinier à part. Je ne veux plus manger la sauce d'arachide sans arachide.

Robyn : sans soucis Monsieur. Je sais tout faire de toutes façons. Merci beaucoup Monsieur. Je rentre m'apprêter. Je vais finir de vendre mes bananes mûres demain.

Marc BOBO : c'est bien mûres ? Il faut venir avec ce qui reste. J'espère que ce ne sont pas les minces doigts de bananes brûlées là.

Robyn : mince ? Nooonnn... Je vends les bazooka. Le genre qu'on arrête avec deux mains avant de manger. La peau est lisse et jaune comme les fesses d'un nouveau né.

Marc BOBO : heyy... C'est toujours la banane comme ça ? D'accord, vient avec.

L'appel terminé, Marc BOBO retrouna vers sa femme.

Marc BOBO : comme tu as trouvé un chef cuisinier, moi aussi j'ai trouvé une femme de ménage. Elle va passer l'entretient et c'est elle que tu vas choisir. Elle s'appelle Robyn. C'est la jeune dame qui a joué la comédie devant notre voiture l'autre jour.

Megane : hein ? Jamais... JE DIS BIEN JAMAIS !

Marc BOBO : jusqu'à elle se lève même avant de dire jamais... Mon choix est déjà fait. Et si elle veut venir au boulot avec son fils, il n'y a pas de soucis. Elle prendra la chambre du jardin... Je veux bien rester pour voir toutes les filles qui vont passer mais j'ai quelque chose à faire. Je dois sortir et je risque rentrer un peu tard.

Megane : chéri, prenons une autre fille, s'il te plaît.

Marc BOBO : tu sais que c'est au lit qu'on convainc bien l'homme nor. Quand il a bien mangé jusqu'à il est rassasié, on peut lui demander tout ce qu'on veut. Mais quand toi tu décide de ne plus livrer la bataille de l'honneur avec moi, tu veux que je sois convaincu comment ? Il n'y a plus rien à dire.

Après avoir enfilé un pantalon et sa veste noire en cuire, il ramassa ses clés et sauta dans sa voiture avant de prendre la large pour aller sillonner les ruelles sombres de son passé lointain.

Pendant ce temps, Robyn avait vidé sa garde robe de quelques vêtements pour se choisir une tenue digne du milieu dans lequel elle allait s'aventurer.

Aidée par son amie, elle n'avait toujours rien trouvé d'élégant et de descend.

Robyn : je n'ai à me mettre... Rien du tout. Qu'est-ce que je vais faire ? L'entretient commence dans une heure. C'est la malchance de quoi même ? Même l'habit ?

Amelie : quand je fouille mes cent cent au marché, tu dis que je jette l'argent. Voici maintenant qu'il te faut l'habit pour aller chercher le travail chez les BOBO, tu n'as rien.

Robyn : avec ta large bouche... Prend une fois le micro tu pars te placer sur le toit avant de crier. Tu sais très bien que si ma mère entend ça, elle va me piler dans le mortier.

Amelie posa tout de suite ses paumes de mains sur sa bouche avant de s'excuser auprès de son amie. Leur amitié était celle de des sœurs d'une autre mère. Elle avait bravé vents et marées ensemble depuis leur tendre enfance. Elles savaient se soutenir et se respecter. Elles étaient la définition même de l'amitié, de la loyauté.

Robyn : donc à cause de l'habit, je vais rater mon entretient ?

Amelie : j'ai une robe à la maison qui peut très bien faire l'affaire. On va juste passer un peu le fil pour diminuer les tour de reins... Non ! Tu vas mettre avec la ceinture, c'est mieux.

Amelie avait peut-être un cœur doré à prendre mais n'avait pas ce corps de rêves. Sa morphologie avait des proportions volumineuses et son fessier un peu plus plat. Elle avait gagné le surnom de ''sans fesse'' pendant son cursus secondaire. Sa poitrine volumineuse ne parvenait pas à combler le vide corporelle qu'elle ressentait à chaque fois qu'elle se tenait devant un miroir. Ce complexe rendait sa vie amoureuse aussi sombre que le cours de cette histoire.

Amelie : j'avais acheté cette robe pour faire plaisir à Brayan mais... Comme ça me serrait un peu et ça montrait mes formes, il a refusé que je la mette. Du coup... J'ai laissé ça dans l'armoire. Si tu mets ça avec une ceinture et une paire de ballerine, tu seras assez présentable pour ton entretient.

Robyn : j'ai la ceinture et les chaussures. Vas-y chercher la robe s'il te plaît, je vais donner à manger aux enfants et tu reviens on part. Ma mère est sortie depuis hier soir... Il paraît qu'il y'avait une cérémonie traditionnelle au village et elle devait y être. Jusqu'à maintenant elle n'est pas encore rentrée. Elle aime trop ces trucs au village où on déterre les crânes et tout... La tradition de chez nous est trop bizarre.

Amelie : tu as même regardé le journal aujourd'hui ? C'est chaud... Les bandit ont volé les restes de la princesse Zoulia dans sa tombe. Depuis on ne parle que de ça.

Robyn : ma vie me dépasse, tu me parles des histoires qui ne vont jamais me concerner ? Pardon Vas-y chercher l'habit. On ne doit pas arriver en retard.

Pendant qu'Amelie courait vers sa petite chambre d'étudiante, Robyn réunissait les brindilles de bois avec son fils pour faire du feu et réchauffer la banane malaxée. Bobi était plutôt très calme.

Robyn : pourquoi est-ce que mon bébé est calme comme ça ? Qu'est-ce qui ne va pas ?

Bobi : c'est grand-mère qui me manque trop même. Elle part et elle dure, elle ne vient même pas nous voir. J'ai seulement entendu comment elle disait à quelqu'un au téléphone de faire très attention et d'attendre sur place. Que le monde d'aujourd'hui n'est pas comme le monde d'avant. Qu'elle va venir la chercher.

Robyn : Dieu a mis tes yeux dans tes oreilles. Tu fais comment pour entendre tout ce qu'on dit ? Et puis tu retiens tout... Eh tout cas hein, elle va rentrer dans quelques minutes. Allons d'abord chauffer la nourriture. Pendant que vous manger, je vais un peu sortir.

Bobi : tu pars pour ton entretient d'embauche chez les BOBO ? Je t'ai entendu parler avec tata Amelie...

Robyn frappa la bouche de son fils.

Robyn : shut... Shuuuttt... Si j'entends ça quelque part et que c'est toi qui a dit, je ne te garde plus jamais le bonbon cola et je ne te porte plus jamais sur mon dos.

Bobi : maman, si tu entends ça quelque part et on te dit que ça vient de moi, sache que la personne est un extraterrestre comme dans les tintins. Moi que tu vois là, je connais trop garder tes secrets. Je n'avais même pas à dit à grand-mère que tu as cassé son parfum. Nor maman ?? Ma'a ohhh... Tu m'aimes beaucoup nor ?

Robyn : mon bébé... Je t'aime trop trop. Promet moi que tu ne diras rien à grand-mère.

Bobi : je te le promets maman... Il faut d'abord me prendre dans tes bras et après tu me portes un peu sur le dos.

Il plongea dans les bras de sa mère avec un éclat de rire fou. Elle le serra tellement fort avec l'espoir de réaliser le plus grand de ses rêves, lui rendre la vue.

Amelie arriva avec la robe. Robyn l'enfila et se sentit beaucoup plus confiante. Au moment de partir, Ma'a jacqueline entra dans la maison, tenant une calebasse en main. Elle la posa au bord du feu avant de se rendre compte que sa fille était prête à sortir.

Ma'a jacqueline : tu pars où bien habillé comme ça ? C'est encore pour voir quel irresponsable ? Amène une autre grossesse ici et tu vas voir...

Au même moment, une jeune femme qui suivait Ma'a jacqueline traversa le bas de la porte. Un coup de vent passa dans la maison.

Ma'a Jacqueline : c'est l'une de mes nièces très éloignées. Elle est ici pour quelques jours. Elle va dormir avec toi, Robyn. Il faut apprêter la chambre pour lui donner un peu d'espace.

Robyn regarda la dame pendant un court instant avant de se précipiter vers la sortie après une brève salutation.

Robyn : je ne dure pas, on aura le temps de bien se saluer le soir. J'ai quelques affaires à régler avec Amelie en ville.

Amelie passa devant la mystérieuse nièce sans problème mais au tour de Robyn, la nièce lui tint fermement le poignet du bras en la regardant droit dans les yeux. Elle se sentit figée sur place pendant quelques secondes.

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