Marc BOBO, bien que se doutant que cette fille se jouait de lui, décida de l'amener à l'hôpital pour taire les murmures de la population qui s'était déjà regroupée sur place.
Marc BOBO : conduisez ma femme et mes enfants jusqu'à la salle de fête. J'amène la jeune dame aux urgences et je reviens dès qu'elle est prise en charge.
Megane : mais chérie... Cette pet.asse fait juste semblant... C'est une menteuse, elle n'a rien.
Marc BOBO : elle n'a rien mais notre image va tout avoir si je ne l'amène pas à l'hôpital. On n'a pas trop le choix.
Chose dite, chose faite. Les agents aidèrent à mettre ROBYN dans la voiture. Au moment de partir, le chef service se proposa de les accompagner.
Alonzo : elle ne va pas échapper à la justice. Je viens avec vous et dès qu'elle va arrêter avec sa petit comédie, on l'amène au commissariat. Personne ne m'insulte, ne me frappe et s'en sort comme ça.
Robyn qui entendait tout, comprig que cette homme avait mis un excès d'organes sur la gifles qu'il avait reçu. Elle devait tout faire pour rester dans les vapes le plus longtemps possible en espérant que sa mère fusse mise au courant de la situation. Même si elle avait mal de le penser, elle n'avait pour seul espoir que la cécité de son fils.
Pendant le trajet, Alonzo, le chef de service, ne cessait de dire du mal d'elle.
Alonzo : ce n'est qu'une arriviste qui cherche à se faire de l'argent. Elle n'a rien du tout. Par la suite elle va se réveiller et vous raconter une histoire comme quoi, son fils est aveugle. Tout ça c'est du n'importe quoi. C'est maintenant comme ça qu'elles fonctionnent ici dehors.
Tout au fond de son cœur, Robyn répondait à cet homme qu'elle trouvait plus beau sans son chapeau de cuisine.
''on t'a envoyé sur moi ? Jusqu'à me suivre à l'hôpital. Je sais que je vais faire comment pour me libérer de celui-ci ? Comment un bel homme peut être méchant comme ça ? ''
Ils arrivèrent aux urgences de l'hôpital et Robyn fut prise en charge. Marc BOBO versa une petite somme d'argents pour les soins et un dédommagement à l'endroit de Robyn, bien que sachant que tout cela n'était qu'un film orchestré. Avant de partir, il voulut se concerter en privé avec elle.
L'infirmière qui s'occupait d'elle les laissa tous les deux dans la chambre d'hôpital. Faignant de vouloir avaler une gorgée d'eau, il porta le verre et versa le contenu sur le visage de Robyn. Elle ne bougea pas le moindre petit doigt.
Marc BOBO : je vais créer une autre branche dans mes entreprises. On va tourner les films là-bas et tu seras actrice principale. On peut jouer la comédie comme ça ? C'est tout ce qu'une jeune belle femme comme toi a à faire de sa vie ? Si tu n'ouvres pas les yeux dans les secondes qui suivent, même l'argent que j'ai laissé pour toi, je récupère ça.
Elle ouvrit les yeux et laissa ses larmes se mélanger à l'eau sur son visage. Elle regarda l'homme d'affaires, il la regarda.
Robyn : je suis désolée Monsieur... Je suis...
Marc BOBO prit place devant elle. Il voulait comprendre ce qui pouvait la pousser à agir de la sorte.
Marc BOBO : tu es jeune et tu peux gagner ta vie dignement. Pourquoi choisir de mettre tout ton charisme et ta beauté au service de la malhonnêteté ? Pourquoi ?
Robyn : je ne suis pas malhonnête Monsieur. Je n'ai jamais mangé un argent qui n'est pas à moi. Je gagne dignement ma vie en vendant les vivres frais au marché avec ma mère. Nous sommes une famille respectueuse et respectée. Si je suis allée à cette fichue fête c'était pour gagner mon pain d'aujourd'hui mais à cause de ce chef de service je me retrouve ici. Je lui ai dit que j'avais besoin d'argent pour les soins de mon petit garçon aveugle mais il m'a traité de prostituée. Je l'ai giflé et si c'était à refaire, je le refairais sans hesiter une seule seconde...
Marc BOBO : il m'a prévenu que vous alliez me raconter une histoire pareille. C'est pitoyable et regrettable. Vous valez mieux que tous ces mensonges.
Robyn : je ne demande à personne de me croire. Prenez votre argent que vous avez laissez pour moi et partez avec. J'ai survécu jusqu'ici sans ça. Je ne vais permettre à personne de venir m'insulter à cause de ça. Je sais qui je suis et je n'ai pas à faire mes preuves. Allez-vous en.
Marc BOBO : tu sais très bien qu'à l'instant où je vais mettre mon pieds hors de cet hôpital, la police va te prendre et tu vas dormir avec eux même deux ou trois jours.
Robyn : non... Attendez un peux Monsieur... Ne partez pas. Je ne peux pas aller là-bas, je dois travailler.
Au même moment, une infirmière entra en vrac.
-il y'a une femme très brutale à l'extérieur avec deux jeunes et un enfants. Ils disent vouloir voir la patiente. J'ai demandé de patienter mais elle a commencé à crier et...
Robyn : c'est ma famille...
Au même moment, Ma'a jacqueline entra, son pagne du marché autour des reins et la larme à l'œil. Elle bouscula Marc BOBO et alla vers sa fille. Ses frères, Boris et Martin, entrèrent à leur tour.
Robyn : j'ai juste eu un petit problème maman, je vais bien. Ça va très bien maman.
Ma'a Jacqueline : qu'est-ce qui va ? Tu fais quoi couché ici ? Je t'ai dit de ne pas aller à cette fête, mais tu es partie. Quand on vous parle, c'est au vent qu'on donne. Je vais pondre l'argent où pour te faire sortir de l'hôpital ? Hein ? Je t'ai déjà dit que quand un truc concerne déjà cette espèce d'êtres humain qu'on appelle BOBO, ça sent toujours mauvais à la fin. Je t'ai prévenu.
Marc BOBO ne put se laisser faire. Il se prononça sur le sujet.
Marc BOBO : hein ? Donc, comme elle a fait sa comédie, j'ai raté la fête pour l'accompagner à l'hôpital, c'est maintenant moi le mauvais ? Hein ? La mère, je ne te connais pas donc n'engageons pas...
Ma'a jacqueline se tourna brusquement vers lui. C'est alors qu'il posa le regard sur le sien, ils se découvrirent et le silence envahit leur bouche.
Ma'a jacqueline : Robyn, lève toi on part d'ici. On n'a plus rien à faire ici.
Bobi qui avait été abandonné sur le banc d'aceuille se leva et commença à chercher sa route avec son petit bâton fabriqué par son grand père. Il marchait en suivant les bruits. Sa canne se heurta aux pieds d'Alonzo.
Bobi : pimpimmmm... Laissez la route... Pimpimmmm...
Alonzo baissa le regard et aperçut le petit être. Il esquissa un petit sourire et se baissa vers lui, compatissant à sa situation.
Alonzo : alors grand gaillard, tu pars où comme ça? Où est ta maman ? Pourquoi est-ce que tu es seule ?
Bobi : maman dit de ne pas parler avec les gens que je ne remarque pas leur voix. Donc, je ne parle plus avec toi.
Alonzo : je m'appelle Alonzo et toi?
Bobi : mon nom c'est Bobi. Maman dit que c'est le nom que mon père avait choisit avant de fuir. Quand elle disait ça à grand mère j'ai entendu. Elle dit aussi que mon père l'amenait à la plage avec le cheval hein. Quand elle dit ça à tata Amelie j'entends tout mais je fais comme si je dors.
Alonzo : et maman est où ?
Bobi : c'est elle que je cherche comme ça. Tata Amelie a appelé Grand mère pour dire que la voiture a cogné maman et qu'elle est à l'hôpital. Mais on m'a laissé ici. Mais...
Alonzo : attends un peu mon petit... Ta maman s'appelle comment ?
Bobi : ohooo... Elle s'appelle maman nor...
Alonzo éclata de rire. Robyn sortit de sa chambre avec sa famille et aperçut son fils en train de discuter avec cet homme.
Robyn : Bobi vient ici... Ne parle pas avec ce monsieur.
Bobi : maman... Je ne parle pas ohhh... C'est lui qui reste devant moi et il parle seul. Je ne mens pas maman.
Robyn : viens, on part... Marche vite, suit ma voix.
Le petit enfant chercha sa route e' utilisant tous ses sens, sauf celui de la vue. Il connaissait l'odeur de sa mère et suivait sa voix. Le regard d'Alonzo était resté figé sur cette femme et son enfant qui s'éloignaient. Il s'en voulait, il avait laissé ses airs de grand chef prendre le dessus. Il courut vers Robyn pour lui présenter ses excuses.
Alonzo : Madame... Ou Mademoiselle... Je suis... Je ne savais pas. En fait...
Ma'a jacqueline : c'est lui le gar qui a appelé la police pour qu'on t'arrête ? C'est lui ?
Robyn : maman laisse, c'est déjà fini. Il...
Ma'a jacqueline enleva sa babouche et cravata Alonzo.
Ma'a jacqueline : tu connais mon nom ? On m'appelle Ma'a jacqueline. Tu connais ce que je fais aux gens comme toi ? Je les fouette comme s'ils étaient des enfants. À cause de toi, la voiture a cogné ma fille et la voici à l'hôpital. Tu...
Alonzo : la mère... Il faut dire la vérité à votre mère pour qu'elle me laisse... Je...
Robyn : maman laisse le s'il te plaît... La voiture ne m'a rien fait. Je faisait semblant pour qu'on ne m'amène pas au commissariat. Maman, je n'ai rien...
Elle lâcha l'homme robuste et se tourna vers sa fille, avec un brin de honte qui animait son cœur. De loin, Marc BOBO les regardait, sans vraiment comprendre pourquoi le visage de cette dame lui faisait tant d'effets.
Robyn et sa famille retournèrent chez eux. Marc alla à sa fête et Alonzo retourna à son service après s'être excusé auprès des agents de sécurité.
Étendue sur son lit, Robyn réfléchissait déjà sur un nouveau moyen de se faire des sous. Elle souleva son matelas pour contrôler ses régimes de bananes. C'était son seul fond de commerce pour l'heure. Une fois les bananes mûres, elle allait s'installer dans la rue pour vendre.
Lorsqu'elle se pencha vers le bas de son lit, une carte tomba de la poche de son chemisier. Elle la ramassa et remarqua les identifications de Marc BOBO.
Robyn : il m'a laissé sa carte... C'est ma chance...
Au même moment, sa mère entra dans la chambre. Elle enfouis la carte entre ses seins avant de se retourner, nerveuse.
Ma'a Jacqueline : il faut qu'on parle de ce qui s'est passé aujourd'hui. Je sais que tu fais tout ça pour ton fils mais un jour, une voiture va vraiment te cogner et la police va vraiment t'arrêter si tu continue comme ça. Le monde est mauvais ma fille... Si l'enfant est né comme ça, c'est parceque les dieux en ont voulu ainsi.
Robyn : maman, les docteurs disent qu'ils existent une possibilité de lui donner la vue et tu me parles des dieux ? Même si je dois finir en prison pour que mon enfant puisse voir les merveilles du monde, je vais seulement y aller. Qu'est-ce que je vais faire de ma vie si je ne me bats pas pour lui ?
Ma'a Jacqueline : tu as mis toute ta vie en pause pour lui. Tu as arrêté avec les études pour travailler. Ma fille, tu as tout laissé tomber alors que tu sais très bien qu'il nous est impossible de réunir la somme d'argent qu'on nous demande. Même si on a un délais de toute la vie, on n'aura pas cet argent. Sois réaliste Robyn...
Robyn : je refuse de baisser les bras. Pour le moment mon fils est heureux parce qu'il est encore naïf. Quand il va grandir et va se rendre compte que sa cécité lui ferme un certain nombre de porte, que penses-tu qu'il va faire ? Quand il va se rendre compte qu'il ne pourra jamais me voir et voir qui que ce soit... Quand on va le pointer du doigt et rire de son handicap... Moi vivante, je donnerai tous mes membres s'il le faut pour lui éviter de souffrir.
Elle laissa ma mère seule dans la pièce et alla prendre de l'air à l'extérieur. Elle regardait la carte de cet homme et dessinait une proposition indécente.
Robyn : il va peut-être me demander de coucher avec lui... Qu'est-ce que je fais ? Si je dis ça a maman elle va même brûler la carte.
Pendant deux journées et deux nuits, elle regardait encore et encore sa carte, ne sachant quoi en faire. Ce matin, elle faisait une pause au marché après avoir finit son premier plateau de bananes mûres. Au côté de sa copine d'enfance Amelie, elle posait pour une millièmes fois la même question.
Robyn : et s'il me demande de coucher avec lui ? S'il veut juste profiter de moi ?
Amelie : si c'est que vous devez vous voir, on fait ce qu'on on a dit. On part à deux et je me cache. S'il fait un genre, je débarque pour qu'il sache que tu n'es pas seule et on fuit une fois. Donc nor...
Robyn : je vais seulement négocier pour le poste chez lui. J'espère qu'ils vont me prendre. En même temps je ne peux rien dire à maman. Je vais lui dire quoi ?
Amelie : elle a quelle histoire avec cette famille au point de les détester comme ça ?
Robyn : il paraît qu'il y'a des siècles le village de ma famille et celui de la famille des BOBO étaient en conflit... En fait c'est une histoire ancestrale qui date d'un millénaire au moins. Même avec la civilisation et le temps passé, les deux clans sont toujours en conflit... Bref, je vais appeler Monsieur BOBO. Allons dans un endroit calme.
Marc BOBO était confortablement assis dans son jardin, laissant ses jumeaux de cinq ans d'âge profiter de leur week-end en lui racontant tout ce qui s'était passé en semaine. Pendant qu'il discutait avec ses fils, Alima, sa fille aînée, arriva avec son téléphone.
Alima : numéro inconnu papa...
Marc BOBO : Laisse sonner, je vais rappeler plus tard.
Curieux de savoir qui pouvait bien le déranger à cette heure du matin, il laissa les enfants au jardin et alla vers le séjour. Le téléphone sonna à nouveau. Il voulut le ramasser mais une image attira son attention dans la télévision. Les titres lui étaient effrayants.
''BRAKING NEWS : PROFANATION DE LA TOMBE de Zoulia ADOU. MILLE ANS JOURS POUR JOURS APRÈS SON ENTERREMENT, LES RESTES DE LA PRINCESSE LÉGENDAIRE VIENNENT DE DISPARAÎTRE DE LA TERRE DE SES ANCÊTRES. LES ARCHÉOLOGIQUES HURLENT AU MALHEUR''.
Marc BOBO ne sut à quel moment son téléphone lui était tombé des mains.