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De l'amour à la haine : Résurgence
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Chapitre 2

Confortablement assis sur son lit, Marc BOBO regardait les nouvelles vidéos virales sur les réseaux sociaux. Il en riait par moment et à d'autres moment, il s'offusquait de se rendre compte que la jeunesse n'était désormais guidée que par ce monde virtuel.

Marc BOBO : en mon temps, les jeune apprenaient à fabriquer des flèches pour la chasse, des filets pour la pèche et des houes pour les champs. Qui pouvait voir un jeune en train de danser bêtement, si ce n'était les guignols du roi ? Tout es gâté aujourd'hui.

Au même moment, sa femme entra dans la pièce, orné d'une robe jaune étincellante, libérant ses courbes rondes et ses longues jambes brunes. Marc BOBO fut figé sur place pendant un court instant, à admirer la beauté sans pareille de la femme de sa vie. Elle avançait quelque peu au ralenti, en le regardant droit dans les yeux, comme si elle voulut le provoquer. Il se sentit transpirer de désir pour elle.

Une fois devant lui, elle ne s'assit pas. Elle continua à lui présenter ses cuisses qui étaient tout juste au niveau de sa bouche. Marc BOBO approcha sa langue tel un petit chien guidé par son maître mais d'un doigt, elle repoussa sa tête avant de prendre place au bord du lit avec lui. L'infirme trentaine d'année de cette femme ne pouvait s'epercevoir, les couches de peinture de beauté lui donnait l'air de n'en avoir que vingt-cinq ans à peine.

Récupéré dans les ruelles des réseaux sociaux depuis cinq années, elle s'était empressé de se jetter dans les bras de Marc BOBO, l'un des hommes d'affaires les plus influents du pays. Peut-être est-ce parce qu'il pouvait financer ses projets virtuels ? Peut-être était-ce de l'amour ?

Marc BOBO : chérie, tu vas vraiment sortir avec cette petite robe ? Elle couvre à peine tes fesses. J'ai cru que c'était la robe de nuit. Et tous tes seins sont dehors. C'est le marché que tu pars ouvrir ?

Ses dires donnaient l'impression d'entrer par une oreille et d'en ressortir par une autre. Megane était plus concentrée sur sa manucure qu'elle admirait plus que tout.

Marc BOBO : je voulais juste te dire que je ne veux pas d'une nouvelle femme de ménage dans cette maison. Nous ne sommes que cinq. Les jumeaux, Alima et nous deux. Tu passes tes journées à la maison et Alima a toujours un peu de temps libre. À vous deux vous pouvez au moins vous occuper des tâches ménagères.

À cet instant, sa femme revint sur terre, froissant son visage embelli par des fares roses.

Marc BOBO : donc il faut commencer à enlever toutes les affiches que je vois partout et dire à celles qui ont déjà postulé qu'on n'en a plus besoin. Aussi...

Megane : stop monsieur ! Si on ne trouve pas une nouvelle femme de ménage, ta fille et toi allez voir comment gérer ça. Tu connais mon travail, je reste à la maison mais je travaille. Tu penses que mes vidéos sur les réseaux se font d'une seconde à l'autre ? Je peux passer une journée entière à faire une seule vidéo. Excuse moi mais je ne peux pas abîmer ma manucure et toute ma beauté dans les travaux de la maison alors qu'on a les moyens de prendre même dix personnes pour ça.

Marc BOBO : tu n'as que trente ans et l'esprit de paresse a déjà envahi tout ton être. Même ton propre caleçon, tu envoie au pressing. Megane, je ne veux pas d'une...

Megane : alors tu vas te débrouiller pour les tâches. Je ne mets mes mains dans rien du tout. Je suis une star, je suis là femme d'un homme d'affaire, l'un des plus riches. Il est hors de question que je me salisse les mains.

Marc BOBO : et la cuisine alors ? La fille que tu as pris la dernière fois ne savait pas cuisiner. J'ai plusieurs fois eu droit à une tasse de café, sans café à l'intérieur. J'aimerai au moins que tu fasses la cuisine comme à nos débuts.

Megane : ta fille sait très bien faire la cuisine, demande lui. Peut-être que comme ça elle va un peu cesser de se promener avec les hommes si tu lui donnes quelque chose à faire.

Marc BOBO : est-ce si difficile que ça de t'entendre avec ma fille ? Pourtant tu m'avais promis que tu allais l'aimer comme ta propre fille. Pourquoi t'acharner sur elle ?

Megane : l'amour que j'ai dans mon cœur suffit pour nos jumeaux et toi. C'est tout.

Megane et Alima n'étaient pas mes meilleures amis du monde. Alima l'appelait Maman par respect pour son titre de maîtresse de la maison et faisait de son mieux pour garder l'harmonie au nom de son amour pour son père mais sa belle maman par contre, ne voyait en elle qu'un oiseau de mauvaise augure.

Marc BOBO : tu as gagné, cherche ta femme de ménage, même comme je pense que nous n'avons pas besoin...

Megane : le débat est clos. Pour la cuisine, je vais engager un chef cuisinier en plus de la femme de ménage. Partons, c'est sûr que ça a déjà commencé. Ils attendent les invités d'honneur qui ne sont autres que nous. Alors chéri, comment est-ce que tu trouves ta femme ?

Marc BOBO : tu es magnifique comme toujours. Tu es la plus belle.

Elle esquissa un léger sourire avant de laisser son homme lui poser un léger baiser sur ses lèvres luisante. Avec son pouce, elle enleva l'excès laissé sur les lèvres de son mari avant de plonger dans ses bras. Ils restèrent sur place jusqu'à ce que la voiture se mit à klaxonner.

Megane : c'est sûr que c'est ta fille qui nous coupe le goût comme ça...

Marc BOBO : quel goût ? On faisait d'abord quoi ? N'est-ce pas depuis deux semaines on se regarde seulement au lit ?

Megane : je t'ai expliqué que mon professeur de gimnastique m'a ordonné de ne plus faire l'amour pendant un mois pour que le régime publicitaire que je suis en train de faire marche. Ça va me rapporter beaucoup d'argent.

Marc BOBO : un argent qu'on ne sait pas où ça part. Tu touches l'argent tous les jours mais jamais on ne voit ce que tu as fait avec.

Megane : tu veux déjà contrôler mes dépenses ? Partons!

Pendant qu'ils se rendaient à la fête organisée par une entreprise partenaire à la leur, Robyn était à la grande cour, discutant au téléphone avec le médecin qui s'occupait de la maladie de son fils.

Robyn : je n'ai pas une somme d'argent aussi forte. En tout cas, pas pour l'instant. Je dois encore trouver un boulot et... D'ici là, le délais pour opérer mon fils va passer. Ne pouvez-vous pas faire l'opération et le garder à l'hôpital jusqu'à ce que j'ai l'argent qu'il faut ? S'il vous plaît docteur...

C'est alors qu'elle se rendit compte qu'elle parlait toute seule depuis qu'elle avait annoncé ne pas avoir d'argent. Le ciel lui tombait dessus. Elle n'était pas prête à laisser son fils finir ses jours sans voir la lumière du soleil. Elle replongea tout de suite dans ses souvenir amères. Elle revit ce médecin lui annoncer que son fils ne pouvait voir comme les autres enfants. Elle se souvint que son amoureux était issus d'une famille plus que riche. Il aurait juste fallu qu'elle sache où cet homme se trouvait pour espérer que son fils recouvre la vue avant le délai fixé par l'hôpital. Elle revint à elle, sachant que cette issus était impossible.

Robyn : je vais aller à la fête... Même si la famille BOBO ne me recrute pas, je vais tout faire pour que d'autres personnes me remarquent là-bas. Peu importe ce que je dois faire pour cela. Je dois avoir cet argent avant la semaine prochaine.

Elle n'avait plus qu'une dizaine de minutes pour y être, sous peine d'être remplacée par une autre. Elle fila dans la maison, où sa mère faisait griller les derniers épis de maïs pour le goûté du midi.

Robyn : maman, je dois sortir. Le docteur de l'enfant m'a appelé. Il faut que j'aille le voir pour qu'on discute...

Ma'a Jacqueline : il faut alors vite partir. Tu sais que ces gens n'ont pas souvent assez de temps.

Robyn : je vais certainement rentrer de là-bas tard, il va tarder à me recevoir et il paraît qu'on va attendre un autre médecin pour qu'il vienne à son tour m'expliquer d'autres choses... Je vais souffrir de sacrifier toute ma journée pour écouter ce qu'ils ont à me dire.

Ma'a Jacqueline : fais donc ça, je vais aller au marché avec l'enfant et tes frères.

Elle avait réussi son coup. Elle prit une douche rapide et enfila son pantalon avant de poser une bise sur la joue de son fils et prendre le large. Alors qu'elle faisait la course pour arriver à temps, elle reçut un appel de son ami de cœur Amelie, celle qui lui avait trouvé le travail.

Amelie : ce n'est même plus la peine de venir. On a déjà trouvé quelqu'un d'autre pour te remplacer. On te donne rendez-vous à six heures, tu viens à quelle heure ? Tu me fais perdre ma crédibilité. Le service a commencé depuis et on accueille déjà les invités. On a donné ta tenue de travail à une autre personne.

Malgré cela, elle ne perdit pas espoir. Elle alla jusqu'au lieu de la fête et alla se présenter au chaf de service. Celui-ci n'avait aucun signe de sourire sur ses lèvres.

Robyn : monsieur, s'il vous plaît laissez moi laver même les assiettes. J'ai vraiment besoin d'argent en ce moment. S'il vous plaît plaît Monsieur, juste, laver les assiettes et vous me payez ce que vous voulez.

L'homme en tenue de cuisine blanche n'était pas par rapport à elle. Il était concentré sur son bloc-notes, s'assurant que toutes les taches suivaient leur cours. Ce que disait Robyn en lui courant après n'était qu'un bruit de plus dans ses oreilles.

Robyn : s'il vous plaît Monsieur, écoutez moi même pour cinq secondes. Monsieur...

Il n'avait pas daigné poser l'œil sur elle même pour une seconde. Enragé et attristé, elle ne se sentait pas capable de baisser les bras.

Elle commença à faire la vaisselle sans aucun consentement, essuyant les fines gouttes de larmes qui se perdaient sur ses joues. Elle allait vers le chef de service à chaque fois qu'elle l'apercevait mais celui-ci affichait le même comportement. Pour une nième fois, elle perdit partience et laissa son héritage maternel prendre le dessus.

Alors que le chef sortait de la cuisine après avoir donner les instructions aux hôtesses du buffet, Robyn alla lui barrer la route. La robustesse de cet homme était sans égale. Était-il basketteur ? Il en avait tout l'air.

Robyn : c'est vrai que je suis en train de mendier le travail mais vous devriez descendre de vos grands airs et m'écouter même pour cinq secondes seulement. Ce n'est pas parceque c'est vous les chef que vous allez me traiter comme si je n'existait pas. J'ai besoin de cet argent...

Une marre de pleure l'envahit.

Robyn : mon fils est aveugle et il me faut amasser autant de miettes d'argent que possible pour le soigner. Passé le délai de deux mois fixé par le docteur, je ne pourrai plus rien faire pour lui...

Sans jamais baisser le regard vers elle, Alonzo, le chef de service, la bouscula sur le côté et s'en alla sans manquer de lui viser une parole blessante.

Alonzo : votre fils n'est certainement pas tomber du ciel. Il a un père, allez donc le voir et épargnez mes oreilles de vos âneries.

Robyn ne put supporter de se voir humilier devant les servantes. Elle le tint par le bras et il se retourna violemment.

Robyn : ne parlez pas de ce que vous ne savez pas.

Alonzo : je suis habitué aux femmes dans votre genre, ces femmes qui inventent des histoires pour avoir un simple billet d'argent. Sauf qu'aujourd'hui, je suis très pris, très occupé. Si laver les assiettes vous fait plaisir, tant mieux mais vous devez savoir que je vais rien vous payer. La prochaine fois quand on vous dit de venir à six heures, souffrez de dire à vos clients nocturnes de vous libérer tôt.

D'un bon de colère, elle sauta et laissa violemment les marques de sa pommes de mains sur la joue de cet homme. Il perdit son chapeau et se tint la joue, tellement elle était brûlante.

Alonzo : vous êtes folles... SÉCURITÉ... SÉCURITÉ...

Robyn : OUI, JE SUIS FOLLE. C'EST L'UN DE MES PRÉNOMS QUE JE PRÉFÈRE. LA PROCHAINE FOIS C'EST ENTRE TES JAMBES QUE JE VAIS ENVOYER LE POING. ON VA VOIR SI TU OUVRES ENCORE TA LARGE BOUCHE POUR DIRE DES ABSURDITÉS SUR LES GENS QUE TU NE CONNAIS PAS...

Amelie : Robyn... Tu vas avoir les problèmes...

Robyn : LES PROBLÈMES ? JE N'AI QUE ÇA DEPUIS QUE J'EXISTE...

La sécurité arriva, c'est alors que Robyn se calma. En les voyant en tenue des forces de l'ordre, Robyn comprit qu'il ne s'agissait pas de simples gradients. Elle pouvait très bien finir au commissariat.

Robyn : mince... Eurrr... On va se calmer et parler comme des grands. En fait le problème c'est ce chef de service arrogant, orgueilleux et... Bref, je ne veux plus le travail. Je ne veux plus laver les assiettes et... Je pars. Ça va, restez avec.

Le chef de service donna l'ordre de l'embarquer pour le commissariat.

-elle a ralenti le service, elle m'a insulté et frappé. Elle est là sans être invitée et se permet de semer la...

Avant qu'il ne termine sa phrase, Robyn avait engagé une course sans frein vers l'extérieur. Amelie avait barré la route à la sécurité pour lui donner le temps de s'éloigner.

Amelie : s'il vous plaît, laissez-la... Laissez la partir.

Alonzo : alors toi aussi tu ramasses tes affaires et tu pars.

Robyn quant à elle ne s'était pas arrêtée de courir sans regarder la route jusqu'à ce qu'une voiture noire freine rapidement devant elle, au risque de la renverser. N'ayant pas vu le choc venir, la peur la fragilisa et elle tomba. C'est alors que Marc BOBO sortit rapidement de la voiture en pensant l'avoir renversé.

Marc BOBO : mince alors... Voilà une folle qui va nous pourrir la journée. Elle fait le sport à quelle heure comme ça ?

Suivi de sa femme et de sa fille, ils allèrent vers Robyn qui était restée étendue sur le sol, respirant fortement et sans arrêt. Elle vit l'homme d'affaire le plus influent de la ville se baisser vers elle, elle vit également les hommes de la sécurité courir vers elle. Elle se leva brusquement et voulut reprendre sa course mais Marc BOBO le retint par le bras.

Marc BOBO : mais qu'est-ce qui se passe Mademoiselle ? Continuez comme ça et c'est sous le camion qu'on va ramasser vos jolies seins.

Sa femme lui jeta un regard violent.

Marc BOBO : je veux dire Eurrr... Vous fuyez quoi ?

-elle fuis la police, lança l'un des agents.

Robyn : il ment, je fais le sport. Je me suis couché pour me reposer. Je ne fuis personne, je n'ai rien fait.

-elle a semé le désordre à la cuisine et a giflé le chef de service. Nous devons l'amener au commissariat pour qu'elle réponde de ses actes. Le chef a décidé de porter plainte.

Robyn : le chef ? Quel chef ? Vous êtes qui d'abord ? Je vous dis que je faisais le sport et puis j'ai décidé de me coucher devant cette voiture pour me reposer un peu. Je ne connais aucun chef, ni aucune cuisine et encore moins ces gens. C'est sûr qu'ils voulaient me kidnapper mais comme ils n'y parviennent pas, ils veulent m'amener en inventant les choses. Qu'est-ce qui prouve que vous êtes vraiment policier ?

Ils sortirent tous les deux leurs plaques d'identification.

Robyn : aïe... Ma tête... Ma... J'ai mal... La voiture a cogné ma tête... Aïe... Amenez moi à l'hôpital... Je vais perdre connaissance... Je suis trop faible...

C'est alors qu'elle s'écroula dans les bras de Marc BOBO.

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