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Orlie
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Chapitre 4

#Orlie_Tchatat

Ça fait presque 1h30 que j'attends qu'on m'appelle. Comment les gens peuvent t-ils prendre autant de temps pour le petit-déjeuner ? Bref ça ne me concerne pas pourvu que les choses marchent et que je gagne de l'argent pour subvenir à mes besoins et éventuellement retourner à l'école.

Je sursaute quand quelqu'un ouvre brutalement la porte. En fait c'est quelqu'une. Ce n'est pas la dame de la maison mais sa fille. Elle est légèrement grande de taille que moi, teint chocolat, avec une grande perruque de marque brésilienne sur la tête. Tout à l'heure elle ne m'a pas jeté un regard quand je suis entrée. Elle me regarde en ce moment de haut en bas et dit :

Elle : Je suis Elizabeth, tu es sûre que tu vas bien faire le travail de ménagère ?

Moi : moi je suis Orlie Tchatat je vais le faire.

Élisabeth : tu es très sûre de toi apparemment. J'ai quelques tâches à te confier avant d'aller au bureau et je vais rentrer trouver que tout est OK.

Sa réaction me surprend. Je croyais que j'allais traiter directement avec sa mère.

La porte qui était refermée par Élisabeth s'ouvre à nouveau. Cette fois c'est ma personne du moins c'est ce que je crois.

Patronne : quand tu t'es présentée au téléphone, je suis restée surprise car ton nom m'a rappelé Daniel Tchatat.

Moi : c'est feu Daniel maman

Patronne : ah donc il est décédé ? Dommage je n'étais pas au courant.

Ma tête chauffe son attitude ne m'inspire guère.

Moi : maman, mes deux parents sont morts au même moment et je suis seule au monde.

Elisabeth : dommage, mais nous sommes ici pour parler travail. Ce n'est pas un centre de réconfort pour les orphelins.

Je regarde les deux qui se ressemblent comme deux goutes d'eau. Leur façon d'agir est bizarre. J'ai d'ailleurs quitté Bangoua sans dire au revoir au pasteur, maintenant je ne peux plus rentrer. La dame est pourtant l'amie de ma mère chez qui je voulais venir passer les vacances après l'obtention de mon BEPC. Je ne connais personne à Douala pour dire que je vais quitter d'ici avant qu'il ne soit trop tard.

Élisabeth : on va te payer 40 mille le mois, tu vas vivre ici. Tes horaires de travail sont les suivants :tu te lèves avant nous et dort après nous. Pour l'instant on s'arrête là.

Je lève bien ma tête pour la regarder car, je ne suis pas sûre de bien comprendre. Dans son regard, je vois une personne qui n'a pas besoin de mon point de vue. Sa mère ne dit rien pour m'alléger la tâche dans quoi suis je entrée. Aurai-je un jour le bonheur. Les multiples pensées traversent ma tête.

Je ne sais même plus qui va me donner des ordres. Les deux femmes me regardent avec un regard méprisant pourtant au téléphone la mère de Élisabeth était tout douce . Il est vrai que c'est aujourd'hui que j'ai su que c'est elle l'amie de ma mère mais je ne m'attendais pas a un accueil si froid. Bref je vais prendre mon mal en patience, peut-être c'est une manière de me tester pour voir mon degré d'engagement.

Lorsque j'ai reconnu la dame j'ai directement cru que j'aurai un traitement de faveur vu le lien. Ce qui est marrant, c'est que ma mère ne m'avait jamais parlé d'elle en profondeur peut-être que si je la connaissais j'aurai agi différemment. Cette lâche appelée la mort m'a enlevé l'opportunité de connaître la vérité.

. J'avais entendu ma mère dire qu'elle a une amie à Douala, elle m'avait même présenté sa photo mais rien de plus. Dans mon enthousiasme de jeune je voulais aller chez elle après mon Bepc pour me changer d'air. Actuellement je suis plutôt confuse face à la réalité. Mes débuts ne présagent rien de bon.

Élisabeth : tu peux aller à table te servir. Paulin va te dire ce que tu dois faire aujourd'hui, je lui ai laissé quelques consignés.

Moi (m'adressant plutôt à sa mère): Qui est Paulin maman ?

Élisabeth : Autre chose depuis je t'entends dire maman par ci par là, je ne te permets pas cette familiarité tu vas l'appeler tout simplement madame Kana.

Moi : ok j'ai compris !

Je n'ai pas eu droit à une réponse et me contente de deviner sue Paulin est celui qui est venu me chercher en route. Nous ne nous sommes pas présentés malheureusement. Poliandine Tchinda

Elle se retourne sur ses talons, ouvre la porte et sort. Sa mère la suit aussitôt. Je commence à m'en vouloir d'avoir désobéi au pasteur pour suivre le conseil de Carole. Cette dernière m'avait pourtant dit que je vais trouver mon compte mais ce que je vous pour un début me fzit peur.

Je sors aussi de la chambre pour aller au salon où on m'a demandé d'aller manger. Seul le ronflement de la voiture me signale que Élisabeth est entrain de partir. Je ne sais pas ou madame Kana s'est dirigé.

Je m'avance vers la salle à manger et trouve deux demi morceaux de pains. J'ai une faim de loup mais avec quoi vais- je accompagner ce pain sec ? C'est tout ce qui se trouve sur la table. Je me pose la question en balayant du regard la maison. Elle est si bien rangée que je me demande si les deux femmes ont vraiment besoin d'une ménagère.

Paulin vient me trouver au salon et commence aussi avec des questions que je trouve ennuyeuses.

Paulin : je dis hein ! comment une beauté comme toi peut choisir de devenir ménagère ?

Moi : on mange la beauté didonc ? je dois subvenir à mes besoins et pour cela je dois travailler pour gagner mon pain dignement.

Paulin : hahaha. Ma fille je crois que tu ne comprends encore rien de la vie. Si tu as fini de manger viens je te montre tes taches du jour.

Moi : tu vois bien que je croque encore le pain. Il me vient à l'idée de tremper dans de l'eau sans sucre pour ramollir et avaler facilement et éviter une éventuelle constipation. Une fois fini, je signale à Paulin qui avait le dos tourné vers la télé.

Il s'avance vers une chambre en me faisant signe de le suivre et je crois que çà doit être la celle de Élisabeth.

Une fois à l'intérieur il ouvre la porte de la douche et me montre un seau de sous-vêtements trempés.

Paulin : tata a demandé que tu nettoies correctement ses dessous.

J'éclate de rire et me tourne vers Paulin qui me guette du coin de l'œil sûrement pour voir ma réaction.

Moi : tu n'es pas sérieux Paulin elle ne sait pas laver ses sous vêtements ?

Paulin : fais ton travail et cesse de me poser des questions, quand elle sera là tu vas mieux l'interroger.

Moi : ok ! je vais le faire de suite. Je ne dis pas que je ne vais pas laver c'est juste que je trouve bizarre qu'elle ne lave pas elle-même ses dessous et puis...

Paulin me coupant la parole : et puis rien du tout. Apprends à la fermer si tu tiens à finir au moins un mois ici. Je sais de quoi je parle.

Je me baisse pour laver les dessous de Élisabeth faisant fi de toutes les odeurs qui peuvent m'envahir les narines. Lorsque je finis Paulin m'indique où je vais sécher et je le fais aussitôt.

Il me dirige vers la cuisine pour me donner des instructions sur le domaine culinaire. Je les exécute également. Toute la journée j'ai travaillé et aux environs de 16 heures Élisabeth gare sa voiture.

Paulin accourt vers elle et récupère tout ce qui est comme bagage.

Je me lève avec un peu de fatigue de la chaise où j'étais et lui souhaite la bienvenue.

Élisabeth : sans me saluer Paulin a-t-elle fini ses taches.

Paulin : oui tata.

Paulin peut être un homme d'une quarantaine d'années. Il lui est tout devoue et elle cire alors les airs vous ne pouvez pas imaginer.

Élisabeth : sers-moi à manger tu restes là attendre qui ?

Moi : Élisabeth je vais le faire je suis désolée , en me dirigeant vers la cuisine.

Je n'ai pas vu madame Kana de la journée. Je me demande bien où elle pu aller. Elle doit sûrement avoir une occupation en tout cas.

Je dresse la table et Élisabeth vient s'installer avec son téléphone Android en main. Elle croise son pied et ouvre la soupière avec un regard méprisant.

Lorsqu'elle avale bouchée, elle froisse sa fasse comme pour dire que ce n'est pas bon dans la bouche.

Moi (surprise) : quelque chose ne va pas Élisabeth ?

Élisabeth (en répétant mes paroles) : prends ça et mange

Je prends une bouchée et me rends compte que la dose de sel est de trop.

Moi : je ne comprends rien, j'ai pourtant goûté cette nourriture et la saveur était bonne. Qu'est ce qui s'est passé entre temps ?

Élisabeth : avoue que tu ne connais rien en matière culinaire au lieu de raconter des sornettes.

Moi : je t'assure que je dis la vérité .

Élisabeth : stoppe tu vas me préparer un mets comme j'aime et...

Je ne la laisse pas finir la phrase.

Moi : je suis très fatiguée après mon long voyage et le travail fzit aujourd'hui.

En réalité, je croyais que les choses allaient commencer demain.

Élisabeth : va me faire un petit bouillon de pommes je ne vais pas quand même dormir affamée.

J'exécute cette fous sans discuter. Le temps passe et je travaille tout comme au premier, essuyant dln mépris. Lorsque la fin du mois arrive, je jubile mais au moment de me payer elle décide de payer une tranche de 15 000 frs. Mes yeux sont sur le point de sortir de l'orbite. Je crois que je vais quitter cette maison plutôt que je ne pensais. Je prends le risque d'aller vers Paulin qui malgré tout est très gentil envers moi, question de lui demander de l'aide pour travailler ailleurs.

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