Je crois que je vais finir par craquer en repensant à cela. J'entre sous ma douche pour prendre un bon bain, ensuite je ressort puis je mets un t-shirt et une culotte avant d'aller dans le bureau de mon père. Mais avant ça, je décide d'aller voir l'état de santé de ma mère. Son état me fait mal en y pensant, depuis la m*rt de notre père, elle a fait une crise et à son réveil elle avait perdu l'usage vocal. Un médecin est mis à sa disposition depuis des mois déjà, il nous met dans l'espoir qu'elle sera rétablir d'ici peu mais aucune bonne nouvelle depuis.
J'arrive au seuil de sa porte pour entrer lorsque j'aperçois ma sœur qui lui caressait le visage en parlant. Il y avait la femme de ménage qui s'occupait d'elle également. Elle m'avait vu et voulait parler mais je lui fis signe de ne rien dire. Je préfère ne pas les déranger, déjà que ma sœur y ait.
Carole : Maman tu me manque beaucoup tu sais. Je sais que tu es là et que tu m'écoutes, mais j'ai envie d'entendre ta voix. Toi au moins tu n'es pas contre moi. Je sais que mes grands frères m'aiment bien mais parfois ils aiment pas du tout me comprendre surtout Marc. Moi je lui dit que cette Patricia n'est pas sérieuse avec lui et il veut pas me comprendre. Cette grande hypocrite arrive à bien jouer à son jeu et il croit qu'elle l'aime. Toi aussi tu sais très bien avec moi que c'est vrai. Tu es une mère et tu reconnais très vite ce qui est bon et faux. Peut-être qu'il pourra t'écouter toi. À cause de cette fille mes frères et moi on s'entendent pas bien et ils prennent sa défense sur ça encore. Je me demande quel sirop elle les a donné. Une femme avec un cœur noir... Elle n'est pas fidèle à mon frère,.....
Je continue mon chemin sans plus écouter le reste de sa phrase. Ça me déchire le cœur de voir à quel point ma sœur déteste autant celle qui me rend heureuse. Mais parfois je l'a comprends, elle n'est pas encore tombée sur le vrai amour. Si c'était le cas elle n'allait pas avancé des propos sans réfléchir. Personne ne connaît mieux Patricia que moi dans cette maison. Bien qu'on soit pas encore marié, on se cache presque rien. Ces secrets sont les miens et les miens sont également les siens. Dommage que c'est difficile pour des gens comme ma sœur de comprendre alors que cette dernière l'aime.
Je m'assois devant mon ordinateur que j'allume, lorsqu'une voix me fit arrêter.
Carole : Je suis désolée grand frère.
Moi : Désolée pourquoi ??
Carole : Je sais que tu as tout entendu.
Moi : C'est pas grave. Je t'en veux pas. Nous sommes dans un pays démocrate après tout. Chacun est libre de faire ce qu'il veut. (Dis-je en me remettant au travail)
Carole : Ah je suis très sérieuse Marc. Ça me fait mal de pouvoir contredire ton bonheur mais cette fille je l'a sens pas....
Moi : Écoute Carole, si tu veux encore me dire ce que tu penses d'elle dans le seul but de me faire mal. Je préfère que tu ne termine pas.
Carole : Ouffffff (soupirant). Je m'excuse. Tu as peut-être raison. J'ai pas fait l'effort de l'a connaître. Je vais m'améliorer de ce côté et commencer à être autrement avec elle.
Moi : (souriant) Vraiment ???
Carole : Si c'est pour le bonheur de mon grand frère pourquoi pas. Je ferai n'importe quoi pour te voir heureux.
Je me lève puis je m'approche d'elle et la serre fortement dans mes bras.
Moi : Tu n'imagines à quel degré cela me fait chaud au cœur. Savoir que les deux femmes que j'aime le plus au monde s'entend est mon plus grand plaisir. Je t'adore petite sœur chérie.
Carole : Moi je t'aime carrément. Voilà pourquoi je ne veux pas que n'importe qui entre dans ta vie juste pour profiter de toi. S'il fallait que je te choisisse celle qu'il te faut. Je n'hésiterai pas.
Moi : Ouais je sais. Mais t'inquiète tu vas beaucoup l'aimer aussi et vous serez comme des sœurs si possible.
Carole : On verra.
: Voilà comment je veux voir ma famille.
On se retourne toujours en sourire, c'était notre grand frère qui venait de s'ajouter à nous.
Sergio : Je comprends que tu sois une femme et que cela te soit difficile d'accepter le choix de ton frère vu certaines situations. Mais crois moi Patricia est une très bonne fille. Elle très adorable et gentille. La preuve, malgré tout ce que tu fais pour la vexé, elle a toujours su laisser tomber et a voulu que vous vous comprenez. Apprends à la connaître et tu vas pas regretter.
Moi : Voilà. Heureusement que j'ai le meilleur grand frère à mes côtés. Sinon j'imagine comment je serai dans cette maison seule avec toi.
Carole : MDR.... J'ai compris. Je vous adore tous.
Sergio : Vous faites ma joie. Et je suis heureux de vous avoir à mes côtés.
On s'enlaçent à trois. Je m'apprêtais à parler lorsque la femme de ménage Victoria m'interpelle.
Victoria : Mr. Marcel. Il y a une dame qui vous cherche en bas.
Moi : Ah bon. Elle s'appelle comment ?
Victoria : Désolée mais elle a refusé de donner son prénom.
Mon frère, ma sœur et moi nous nous regardons.
Sergio : Tu veux que je t'accompagne ?
Moi : Non ne vous en faites pas. J'irai et je reviendrai vite.
Sergio : D'accord. Moi j'irai faire un peu du footing.
Carole : Sœur Victoria !
Victoria : Mlle Carole!!
Carole : Dites à l'une des servantes de m'apporter un jus d'orange dans le jardin svp.
Victoria : Compris Mlle Carole.
Moi : Je vous en prie. Surveillez bien ma daronne.
Victoria : Comptez sur moi Monsieur.
Ils sortent tous, je sors à mon tour pour aller voir la mystérieuse dame.
........
Moi : Ooooh non encore vous ?????
La dame : Bonsoir Mr. WILSON.
Moi : Bonsoir. Vous me voulez quoi au juste ?
La dame : Rien à part le fait de retirer votre plainte du commissariat.
Moi : Hors de question. Je ne compte pas retirer cela et je crois avoir été clair là dessus. Votre mari a enfreint certaines lois et la politique exige qu'il soit mis en garde à vue jusqu'à nouvel ordre.
La dame : Je sais mais seul vous, vous pouvez le sauver. Cela me fait mal à moi et à mes filles de le voir derrière les barreaux alors que tout ça n'a été qu'une mise en scène pour l'incriminer.
Moi : Ah vraiment madame l'avocat ??? C'est encore intéressant. Vous avez des preuves sur vos arguments que vous avancez j'espère.
La dame : Je n'avance rien monsieur. J'ai une confiance absolue à mon mari et je crois quand il me dit qu'il est innocent sur toute la ligne. Des personnes hypocrites sont autour de vous et travaillent avec vous mais vous les laissez et vous vous en prenez à des innocents.
Moi : (en colère) Je ne vous permets pas. Vous n'êtes pas en mesure de me faire une quelconque reproche. Avec le peu de respect que je vous dois à présent, je vous prie de déguerpir les lieux.
La dame : Je crois que c'est parce que vous avez toute votre famille à votre côté que vous ne ressentez pas encore cette douleur de voir celui à qui l'on tient loin de nous ou restez à l'écart.
Moi : Madame sortez d'ici !!! Ne m'amener pas à utiliser la force contre vous !!!.
La dame : On en restera pas là. Si vous ne faites pas sortir mon mari avant la tombée de la nuit. Je vous promet que d'ici demain matin, vous aurez de mes nouvelles.
Moi : Est-ce une menace ??? Contre qui ?? Moi Marcel WILSON ???.
Carole : Qu'est-ce qui ne va pas par ici ??. Bonsoir madame.
La dame : Salut Jeune fille.
Moi : Carole entre à l'intérieur maintenant.
Carole : Non je veux écouter. Votre voix a assez porté. Qu'est-ce qu'il y a ???
Moi : Il n'y a rien. Entre maintenant.
Carole : Madame tout va bien?
Moi : Merdeeeeeee !!! (Dis-je en serrant les poings avant de prendre la direction du portail pour sortir)
Je pouvais plus attendre, si je continue à rester là, je risque de faire une chose que je pourrai regretter et ma sœur risque de me détester également. Mieux vaut les laisser. J'espère qu'à mon retour je ne la reverrai plus.
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❤️Aurelie ❤️
Ma sœur et moi étions entrain de regarder la télé lorsque Notre mère Marguerite débarqua toute triste. On se lève pour se rapprocher d'elle tout inquiète.
Moi : Maman, qu'est-ce qu'il y a ?
Marguerite : Il a refusé de retirer la plainte.
Moi : Non mais pour qui se prends t-il au juste ce type ?
Marguerite : Je suis vraiment fatigué. J'ai fait de mon mieux, je l'ai même menacé croyant pouvoir le faire réagir mais rien n'y fit. Il s'en foutait globalement.
Ernestine : C'est qui la personne ??
Moi : Un idiot dans la ville. Tu ne le connais pas.
Ernestine : Un instant, il a fait quoi ? Et pourquoi devrait-il retiré une quelconque plainte ?
Marguerite : M'a fille.... Euhhhh au faite.... C'est pour aider un ami.
Ernestine : Un ami et vous vous prenez la tête pour ça comme ça ?.... Vous êtes vraiment sérieux ?
Moi : On va y gagner quoi en te disant le contraire ? Mère dis la vérité. C'est pour un ami qu'elle considère comme un frère.
Ernestine : Je vois. Je suis désolée mère. J'espère qu'on trouvera une autre solution pour lui.
Marguerite : Aucune encore. Il est le seul qui peut l'aider à s'en sortir... Malheureusement il refuse. (Dit-elle en fondant en larmes).
Ernestine : Arrête de pleurer mère. C'est pas bon pour ta santé. Allez viens tu iras te reposer un peu.
Moi : Oui c'est vrai. Petite sœur a raison. Suis là et va dormir un peu. On va trouver d'autres méthodes pour aider ton ami. Erno accompagne là en chambre.
Ma sœur l'aide à aller se reposer comme dit. Je reprends place dans le divan toute pensive.
En réalité cet homme dont on parlait était notre père (ma sœur et moi), malheureusement ma sœur ne peux le savoir, car cela s'était passé avant son arrivée et père a voulu qu'elle ne le sache pas au risque de s'inquiéter encore.
Elle ignore que cet homme qui est derrière tout ça est le même dont elle avait parlé le matin. C'est d'ailleurs pour ça que je n'aimerais pas qu'elle le sache... Son foutu rêve.... Cette affaire de rêve m'inquiète toujours, Marcel est l'homme sur qui je ne cesse de fantasmé, je rêve à chaque fois d'être dans ses bras, et même le fait qu'il ait une copine, je ne cesse d'attirer son regard vers moi. Malheureusement il est trop amoureux pour voir mes jeux. À maintes reprises j'ai essayé de l'avoir dans mes filets mais il a toujours été distant avec moi jusqu'à ce que l'affaire de notre père ne rentre là dedans pour qu'il nous classe définitivement. Voilà qu'il s'avère être l'homme dont ma sœur a toujours vu dans ses sommeils. J'espère que grâce à cet petit malentendu elle l'oubliera définitivement car je ne supporterai aucun rapprochement entre les deux.
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Le lendemain matin
❤️Marcel ❤️
Déjà très tôt je suis à mon bureau entrain de finaliser certains dossiers. Dans 1h j'ai une réunion importante avec quelques partenaires sur un projet concernant l'entreprise. Je dois me dépêcher avant leur arrivée.
Tout à coup, je reçois une notification sur mon phone. Je regarde puis mon sourire s'agrandit. Cela concerne Carole. Enfin son rêve sera réalisé. La demande de bourse que je l'ai lancé pour poursuivre le Master au Canada vient d'être accordé. Et dans les prochains jours elle devra d'apprêter pour y aller.
Je suis très heureuse pour elle, elle n'a cessé de prier pour ce moment. Je compose rapidement son numéro pour l'annoncer la bonne nouvelle. Cela sonne une fois sans réponse, deux, trois fois pareil. Je décide alors d'appeler mon grand frère afin de lui faire passer la nouvelle. Pour lui également sonne dans le vide sans succès. Cela m'intrigue et commence à me faire peur sérieusement. J'appelle alors Victoria. Elle aussi fait pareil sauf qu'à la troisième sonnerie elle décroche.
Moi : Bon sang, vous avez tous quoi avec vos téléphone ?? (Dis-je en me levant de mon siège).
J'ai appelé ma sœur et mon grand frère tout à l'heure. Personne n'a décroché... Toi aussi tu as failli faire pareil, heureusement que ça a fini par marcher. Vous étiez tous où ??....
Je parlais sans la laisser placer un mot ignorant qu'il y avait plus grave.
Victoria : (en pleure)......
Moi : Allô.... Victoria t'es là ??
Victoria : (en pleure)....
Moi : Victoria, tu vas me parler ou je vais juste en écouter les ronflements de tes larmes ?... Qu'est ce qui ne va pas ?
Victoria : C'est... C'est.... C'est.... Ooooh mon Dieu.
Moi : Bon sang tu me fais peur là, qu'est ce qu'il y a ?
Victoria : C'est Mlle Carole.
Moi : (apeuré) Que lui ait-il arrivé ?
Victoria : Elle s'est pas réveillé après la nuit d'hier... Mr et moi sommes allés la voir dans sa chambre.... Et..... Et....
Moi : Et quoi ?
Victoria : Son cœur a cessé de se battre (Dit-elle toujours en larmes).... Mais Mr l'a amené à l'hôpital déjà....
Mon portable se lâche tout d'un coup, je reçois un tournoiement dans ma tête, tout mon corps s'életrocute.... Mon cœur s'arrête... Je perds tout mes sens... J'ai du mal à respirer.... La seule phrase qui ne cesse de se répéter dans ma tête c'est :
Son cœur a cessé de se battre
Son cœur a cessé de se battre
Son cœur a cessé de se battre