Pendant toute la semaine j'étais submergée par le boulot, mais ce week end, je comptais bien discuter avec lui. Mais à mon réveil ce samedi je constatai un lit vide... et pourtant, j'étais persuadée qu'il avait dormit avec moi. Sa montre, ses lunettes et son portable étaient toujours sur la table de chevet, donc il n'avait pas pu aller loin, pensais je en me levant. Mais quand je me penchai sur le balcon, je ne vis pas sa voiture ;
Je décidai de me recoucher, consciente qu'à cette heure de la journée, il n'avait pas pu aller loin. Et bien bonjour la première dispute, si bien sur je peux l'appeler comme ça.
En réalité, il m'a demandé pardon, de la manière la plus sincère possible, mais c'est moi qui ne pouvait pas gober ce fait, c'est moi qui n'arrivait pas à....
Des coups légers frappés à la porte me tiraient de mes divagations ; je murmurai : entrez !!!
Le calme régnait dans la maison, et un silence fou et en même temps effrayant plombait ma chambre. Ma belle-sœur entra avec un sourire aux lèvres
- Belle-sœur chérie, qu'est-ce que tu fais debout à cette heure ?
- Rire je ne sentais plus mon mari et tout sommeil m'a quitté. Rire et toi ?
- Hahahahahh tu blagues ???? Jamil est au salon... c'est pourquoi j'ai voulu venir te dire bonjour avant de partir...
Elle s'assit sur une chaise en face du lit. Mais je n'arrivais pas à comprendre. Jamil était dans la maison....
Je décidai cependant de paraitre naturelle : tu vas ou ?
- J'ai une petite mission à gérer à Matam, mais je risque d'y passer le reste du mois. je ne voulais pas te déranger hier soir, mais là je me rends compte que je ne pourrais pas partir sans t'avoir dit au revoir...
- Tu vas me manquer en tout cas... bon voyage surtout...
Elle me serra dans ses bras avant de se lever. Et quand elle sortit, je mis quelque chose de léger puis sortit à mon tour. Je me dirigeai au salon quand sans le vouloir, j'entends des voix... celles de ma belle-mère et de mon mari....
« Je suis amoureux de ma femme maman. C'est tout ce qu'il y a à comprendre.... Mon fils je le sais, et je vois dans tes yeux, mais je ne veux pas que tu.... »
Je mis fin à mon espionnage en faisant des bruits de pas pour me faire entendre. Quand ma belle-mère me vit, un large sourire se dessina sur ses lèvres : ma fille.... Approches !!!
Je lui rendais son sourire, mais je ne pus m'empêcher de regarder Jamil. Il avait l'air pale pensais je en m'asseyant près de lui.... mais une petite odeur de cigarette mélangé à de la sueur venant de mon homme m'intriguait... et pourtant je ne l'ai jamais vu fumer...
Maman Salma : mintou, alors je disais à ndeye banna de t'emmener voir les autres membres de la famille, mais ton mari a carrément refusé. Peut-être que tu pourrais le convaincre. Je te laisse, aide moi la dessus....
Mon mari lui était de marbre, regardant le vide, et j'attendis que maman Salma se lève pour m'approcher de lui. Mais la première question qui me vint à l'esprit était loin de ce que sa mère m'a demandé de faire.
- Depuis quand fumes tu ???
Il sursauta, fronçant les sourcils en même temps : moi ??? Je ne fume pas...
- Tu étais sorti ce matin ?
- Très tôt oui...
- Pour aller où ?
Il se mit soudain sur la défensive : qu'est-ce que je dois considérer ? Que c'est un interrogatoire ?
- Jamil je ne veux pas me disputer. Allons dans notre chambre parler je crois que c'est mieux.
Ses yeux étaient rouges, il était surement fatigué mais moi je comprenais autre chose. Notre situation actuelle lui faisait mal, à moi également.
Je me levai et il me suivit mais une fois dans la chambre, il entra dans la salle de bain, et quelques secondes plus tard, je l'entendis prendre une douche.
Je ne voulais pas m'inquiéter sur ce que je pensais, et donc je pris la décision de m'allonger et de l'attendre. Il ressort de la douche quelques minutes plus tard, serviette autour de sa taille.
10 jours qu'il ne m'avait pas touché et Dieu sait que j'avais envie de lui. Il fallait que je mette fin à cette barrière entre nous et ce le plus vite possible.
- Jamil tu sais qu'on doit communiquer ???
- Oui....
Il enfila son djellaba rapidement et s'allongea à côté de moi. Mais contre toute attente, il m'attira à lui en me soufflant : j'ai besoin de toi mintou... je me sens gêné depuis l'autre jour.
- Est-ce qu'on peut oublier cet incident et reprendre à zéro ???
- Je suis partant...
Et c'est tout. Aussi facile que simple... en réalité, c'est ça qui me faisait peur chez lui. Il était ce que je voulais qu'il soit et ça m'angoissait au plus haut point.
Mais je ne voulais pas y penser, je ne voulais pas trop m'accentuer la dessus et donc, je lui demandais, comme ça, sans gêne de me faire l'amour... son sourire à ce moment précis m'avait fait comprendre qu'il en avait aussi envie que moi et la, tout doute me quittait...
Cependant, il avait mis un point d'honneur à me lécher comme jamais... et contre mon grès, je jouis quelques instants plus tard, entrant dans un orgasme de fou... il sourit et me serra dans ses bras. Moi qui voulait qu'il me fasse l'amour comme il avait l'habitude de le faire, me retrouvais à dormir profondément dans ses bras après une fellation de quelques minutes.
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**********Kamal
Un matin pas comme les autres... 6h30 je reçois le message que j'attendais depuis plusieurs jours déjà. Etais je devenu parano ou bien je voulais coute que coute trouver des poux a cet homme.
Je savais que je n'avais pas le droit de faire ça, mais mon amour pour Tia n'avait pas de limite ; Oui je ne suis pas raisonnable, je suis un psychopathe si vous voulez mais je sentais une chose : s'il venait à ce que je la revois ces temps-ci, je sens que je perdrais la tête encore plus.
Mais le message que je reçu était tout sauf anodin. Et ça a eu l'effet de me bousiller la journée. Ce n'est pas possible, ce n'est techniquement pas possible pensais je en le relisant pour la énième fois. Et si ça s'avérait vrai ??? Si ça l'était, je jure sur ce que j'ai de plus chère que Tia sortira de ce mascarade aussi vite qu'elle y est entrée. Je m'en assurerai personnellement.
Pour l'instant rien n'était encore prouvé et ce malheureux entretien que j'avais avec le producteur d'une de nos séries n'allait en rien améliorer ma journée.
Je décidai de m'habiller un peu plus classe que les autres jours. Et quand je dis classe, c'est à ma manière rire ; En fait, je suis un homme avec un style plus tôt différent... j'ai une forte attirance pour le style italien et je ne ménageais aucun effort pour me faire plaisir sur ce domaine... c'était le seul domaine ou je pouvais vraiment me laisser aller.
J'entrai dans les locaux de mabo production trouvant comme d'habitude saly dans son bureau à la réception....
- Bonjour saly...
Quand elle releva la tête, ce sont ses dents que je vis en premiers : ça c'est le beau gosse de la ville. Wa kamal li nak ? (mais Jamil c'est quoi ça ?)
- Quoi ?
- Pourquoi tant de beaugossité ??? hein, aie pitié de nous autres... je peux t'avouer une chose ?
- Rire oui vas-y ...
- Je donnerai tout pour voir ce qu'il y a dans....
Son patron interrompit sa phrase heureusement : Kamal... bonjour
Je souris en la fixant, et elle me fit un clin d'œil. Rire j'avais tellement l'habitude de ces mots que saly employais que ça ne me choquait plus comme aux premiers jours.
- Bonjour mabo, je ne suis pas en retard j'espère ?
- Non Kamal, l'investisseur est là, et je ne sais pas ce qu'on lui a dit, mais je le trouve bizarre et.... Irrité
Je fronçai les sourcils ne comprenant pas vraiment ce qu'il voulait dire. Quand on entra dans le bureau, je vis un homme, bien habillé, un de ces hommes d'affaires imbu de leur personne, posté devant la fenêtre regardant le vide. Et comme si mabo était intimidé, il lui murmura : Mr Cissé le réalisateur est arrivé. On peut commencer ?
Quand il se retourna, j'eus le choc de ma vie.
- Jamil ?
- Bonjour Kamal... mabo oui on peut commencer car j'ai autre chose à faire.
Je souris devant son acte et je compris qu'il s'était rendu compte que je fouillais dans sa vie. Et bien mon cher Kamal, tu es bientôt au chômage je crois, me susurra une voix dans ma tête.