- Rire, impossible déjà je pensais que tu avais commencé à prier le matin mais bon, j'ose espérer que Jamil fera tout pour faire de toi une femme pieuse. Maintenant lève-toi et remercie Dieu de t'avoir donné cette chance de m'avoir dans ta vie, car je suis en route pour aller chercher ta robe finalement à l'aéroport...
- Pff Kamal ne te fatigue pas, je ne sais même pas si elle va m'aller en plus de cela, j'ai déjà prévu de porter une autre robe car la cousine de Jamil mom moy lolou (c'est pas la peine quoi)...
- Ne lui en veux pas ma belle, elle a accouché, tu comprendras ça un jour, je te le souhaite. En tout état de cause lève-toi et je fais aussi vite que je peux. J'espère seulement qu'on n'aura pas à la retailler. Croisons les doigts.
Je n'étais pas vraiment optimiste mais Kamal me donnait du courage.
Kamal Elimane Barro mon seul et unique ami, mon meilleur ami mon confident mon tout.
J'ai connu Kamal a la période la plus difficile de ma vie, le jour où j'ai donné mon corps à un homme pour la première fois... je me rappelle de ce jour comme si c'était hier et pourtant, ça faisait maintenant 4 ans. Ce fameux jour ou tout à basculer entre Souleymane et moi...
ce jour où je lui ai donné mon innocence et que quelques minutes après, il m'apprend que notre mariage n'aura jamais lieux car tout simplement sa mère ne me considérait pas comme une fille digne d'entrer dans leur famille.
Pas de sang melée dans ma famille avait elle dit a son fils. Elle me refusais pour ma lignée mais aussi pour ma naissance... encore des problème de caste.
J'en ris encore mais à cette période-là, j'en avais pleuré, tellement pleuré que j'en avais perdu la raison. Et Kamal et moi nous étions rencontrés à cette période. Il était le réalisateur d'une série réputée au Sénégal et alors que je me morfondais tranquillement dans les jardins publics de sicap liberté, je le voyais mener une équipe de tournage.
Bien sûr, je voulais les regarder et c'est là qu'il s'est approché de moi, remarquant surement que j'avais pleuré....
« Wa mintou loy def sa kaw lal bi ba heure bi ???? » (Mais mintou qu'est-ce que tu fais sur ton lit jusqu'à cette heure ?)
Ma mère me tira de mes pensées et me fis me lever de force. Aujourd'hui c'est mon mariage et je n'avais pas le droit de penser à des choses tristes.
J'avais peu d'amis pour ne pas dire que je n'en avais pas. Mes cousines étaient venues me soutenir alors que je partais au salon de coiffure avec ma sœur adja fatou. J'étais heureuse comblée et a chaque instant, je caressais la bague que m'avait offert Jamil il y a quelques jours, un sourire se dessinais sur mes levres.
Adja : mintou ? Pourquoi tu ne veux pas faire de grande cérémonie ?
- Adja tu sais la situation dans lequel nous sommes. Je veux que maman utilise l'argent de la dote pour autre chose.
- Tu es tellement bizarre. Le mariage c'est quelque chose de sacré. Encore plus si c'est la première fois. tu aurais dû faire une grande fête... mais bon, connaissant ta mère, elle va convoquer le monde entier si tu l'avais decidé.
On éclata de rire et je pu me rendre compte qu'à cet instant précis le bonheur me souriait. J'étais bien dans ma peau, bien dans ma vie et surtout, quand on finit de se préparer, je ne me reconnus pas devant le miroir.
Une autre femme était là, en face de la glace. Une autre Mintou, qui va croquer la vie à pleine dents pensais je en me tournant vers ma sœur qui versait des larmes des joie...
Adja fatou était tout pour moi à part mon père et ma mère. Un amour inconditionnel nous liait. Pas parce qu'elle était ma sœur non, mais plus tôt parce qu'elle était la prunelle de mes yeux. Je voyais dans son regard à cet instant précis de l'amour, de l'admiration mais surtout beaucoup de bonheur...
On se serra fort dans les bras l'une de l'autre avant de sortir avec tout le bruit qu'il fallait... je me rendais compte de ce sentiments inexplicable qu'on ressentait quand toutes les attentions étaient portées sur notre personne. Mais à chaque instant je pensais à lui, à mon Jamil, à mon futur mari...
A la maison, toute ma famille nous attendait et j'eus un accueil digne d'une reine des andals. Une fois de plus je voyais ce regard sur le visage de mes parents, de ma mère et de... mon Kamal...
Ah Kamal, je ne sais même pas ce que je ferai sans lui. Il me regardait de ce regard que je ne reconnaissais pas chez lui certes, mais dont je connaissais la provenance... il était aussi heureux que ma famille et je le considérais comme un membre à part entière dans ma vie...
Les hommes revenaient de la mosquée après la prière . Je recevais les félicitations de partout, mais je ne me suis rendue compte de mon etat de pure bonheur que quand ma sœur me tendit mon telephone et que je vis le visage de Jamil sur l'ecran....
Il avait un visage pale... avait-il pleuré ? Je n'en sais rien. Il me sourit automatiquement avant de me chuchoter : enlève un peu ton voile que je te vois...
Je lui rendis son sourire avant de lui montrer tout ce qu'il voulait voir. Il mit sa main sur ses yeux, semblant essuyer quelque chose qui ressemblait à des larmes ; J'en étais tellement touchée que je ne pus m'empêcher de pleurer à mon tour...
- Mintou mon amour, je te promets de t'aimer et de t'adorer ma vie durant. Tu me complète et tu fais de moi aujourd'hui l'homme le plus heureux sur cette terre.... Je t'aime tellement.
Je ne pouvais pas répondre... je n'en avais tout simplement pas la force. Il Avait fallu que ma mère m'arrache le telephone des mains avant que je ne gâche mon maquillage. Un moment tellement émouvant que rien qu'en y pensant j'ai encore la chair de poule...
Après cela, le reste de la journée s'était très bien passé. Kamal avait passé la majeure partie de la matinée à m'observer, à sourire et surtout, à me scruter...
Que ferais-je sans lui encore une fois. Et heureusement pour moi car quand il m'a apporté ma robe, pour la petite soirée de réception, ça m'allait comme un gant.... J'étais fière de moi, mais aussi fière de toute l'attention que me vouait mon cher et tendre mari...
QUELQUES HEURES PLUS TARD
Jamil : salut mon amour... que dis-je ??? Salut madame Cissé...
Je me jetai dans ses bras avant de le sentir souffler très fort . Je me dégageais un peu pour le scruter. Il était toujours habillé en tenue traditionnel d'un blanc immaculé... toujours aussi beau, toujours aussi fort et toujours aussi viril mon homme rire...
La réception venait de tirer a sa fin. Mô Dieu que j'avais hâte. Maintenant là, devant la porte de cette grande salle, je recevais les compliments de l'homme de ma vie ainsi que des regards admiratifs.
Il me souffla tout contre les lèvres, ignorants ces gens autour de nous
- Alors prête ?
- Oui tout à fait... je n'attends que toi.
- Je sens que nous allons passer une lune de miel de rêve...
- Moi aussi....
*PORTUGAL*
PRAIA... qui signifie plage en portugais ou en créole je ne sais plus, mais tout ce que je sais c'est que c'est une très belle ville. Elle est située sur un élément rocheux d'environ 40m au-dessus de la mer ou se trouve également le palais présidentiel.
J'adore Praia alors que c'est la toute première fois que j'y mets les pieds . En fait c'était même la première fois que je sortais du territoire sénégalais et tout ça grâce à mon Jamil.
A notre arrivé dans la ville j'étais juste émerveillée par la richesse culturelle de l'endroit mais aussi par la simplicité de ses habitants. Une ville où on se sentait carrément à l'aise, comme chez soi.
J'avais imaginé ma lune de miel autrement mais Jamil avait un programme bien établit pour notre séjour. En effet, moi qui croyait qu'on allait passer la majeur partie de notre temps à se pelotonner sous la couverture, je me suis rendue compte que mon mari lui était tout sauf pressé. Ça m'allait du moment où j'étais avec lui.
Ainsi donc, après notre arrivé, et après un bon repos, il commença à me parler des perles de cette ville, de sa beauté mais surtout de son originalité. On avait aussitôt appliqué notre programme de touriste entre le coucher de soleil sur les dunes de sables, les balades en pirogue, la vue aérienne de la ville dont j'eus un plaisir de garder les souvenirs, et enfin, la plage de Praia.
Un endroit hors norme, hors du commun. De l' air pure s'y degageait, une envie de danser, et on ne s'en était pas privé... Jamil m'avait montré une autre facette de lui. Je découvrais un mari aimant, tactile et surtout très très amoureux...
On rencontrait parfois des couples sénégalais, certains nous enviait et Jamil ne ménageait aucun effort pour montrer à qui voulait le voir son attachement et son amour. J'étais comblée, j'étais heureuse mais aussi un peu stressé car il ne m'avait toujours pas touché.
Après 48h de séjour. Avais-je des raisons de m'inquiéter ?
On rentrait d'une balade en pirogue et fatiguée comme jamais, je m'étais aussitôt allongée dans notre lit d'hôtel. Je le laissais prendre une douche et quelques minutes plus tard, alors que j'entrai dans un léger sommeil, il s'infiltra doucement dans le lit, m'enlaçant de derrière avant de me chuchoter : il est plus que temps de passer aux choses sérieuses tu ne penses pas ?
Je souris toujours les yeux clos le sentant bouger doucement derrière moi. Il soufflait légèrement sur mon cou je pouvais sentir son parfum me titiller les narines.... Il sentait si bon...
Pourquoi avait il attendu aussi longtemps pour y aller? Il me connaît pourtant il sait a quel point je suis timide et pudique. Il savait que je ne ferai jamais le premier pas. Alors qu'est ce qu'il avait en tête ? Me demandais je.
J'étais un peu intimidée par sa domination, mais comme s'il lisait dans mes pensées il me retourna brusquement et je fus complètement en face de lui. Il me murmura : qu'est-ce que tu as ? Tu es timide ???
Sa question cachait une sorte d'humour, mais je ne répondais pas. Il me caressa le bras avant de s'approcher et de capturer mes lèvres. J'avais envie d'entourer mes bras autour de son cou mais me ravisa aussitôt. Il m'attira par la taille et se fit plus insistant. Il m'embrassait comme jamais et promenait ses mains sur tout mon corps provoquant un fort gémissement entre ses lèvres... il sourit toujours sur la même position avant d'enlever sa serviette complètement, non gêné par sa nudité...
Il me regardait, il me fixait et je compris ce qu'il voulait ; Le désir se lisait sur son regard et non, je n'avais finalement pas de raison de m'inquiéter.
Il m'enleva doucement ma petite robe trois quart et se mit soudain sur moi. Nos deux corps nu, et la chaleur qui en émanait témoignait du désir certain qu'on ressentait tous les deux.
Mais alors, pensant qu'il voulait me pénétrer tout de suite, je me rendis compte avec surprise qu'il descendait doucement vers mon entre jambe et quand je sentis sa langue provoquer mon clitoris, je sursautai...
Il me tint fermement la cuisse et commença sa fellation tel un pro...
j'avais un peu honte et j'étais aussi gênée, mais le plaisir emporta tous ces sentiments avec lui et oh qu'il le faisait bien !!!!!
Je me tordais de plaisir, je tournai la tête de gauche à droite, tellement le désir était à son comble...
Il lapait mon sexe comme s'il tenait entre sa bouche une sucette. Il faisait des mini vas et vient et insistait sur mon bouton, provocant un sursaut de plaisir sexuel entre les jambes.
Seul le bruit que cet acte faisait arrivait facilement a m'exciter.
J'avais envie de crier, j'avais envie de hurler, mais Jamil se leva soudain et se remit sur moi. Son membre me chatouilla l'entrejambe et je le sentais dur... fort et très sec... il le dirigea sur mon intimité et les yeux dans les yeux, il s'enfonça profondément en moi.... Je fermai les yeux mais il m'embrassa avant de me chuchoter : ouvre les yeux ... regarde-moi mon cœur...
J'avais un peu mal car je n'avais fait l'amour qu'une seule fois dans ma vie. Mais plus il bougeait et plus je sentais cet envie accrue me surmener... il me faisait l'amour comme un forcené et je gémissais doucement dans ses bras, incapable de me retenir...
Il me fixait droit dans les yeux, comme s'il voulait me marquer ou graver cet instant de pure plaisir dans sa tête. Mais ses grognements rauques trahissaient cette maîtrise de lui qu'il voulait montrer.
J'avais l'impression que son membre durcissait entre mes cuisses et quand je m'y attendais le moins, plus il me faisait l'amour et en même temps son doigt me caressait le bouton... j'étais comme transportée...
- Tu aimes ??? dis-moi que tu aimes....
- ....
- Mintou... je t'aime comme un fou, tu me rends dingue.... Oh ouiiiii....
- Vas-y Jamil... plus fort...
- Rire je ne crains que tu te blesse si je m'y mets franco...
Je lui souris et pour la première fois, je pris cet air audacieuse en lui murmurant : vas-y plus fort.....
- Mintou pas ça... non...
- Vas-y...
Mais je n'aurai pas dû lui demander car quand il arrêta de se contrôler et me donnait tout comme je lui ai demandé, j'ai cru que mon intimité se déchirai cm par cm.
J'avais crié tellement fort qu'il avait été obligé de s'arrêter pour me demander si ça allait... un moment de pur bonheur, mais aussi, j'adorais sa façon de faire l'amour...
On avait jouis en même temps et je sentis ce liquide chaud qui glissait dans mon ventre... c'était tous simplement exquis...
Il se retira brusquement et m'embrassa le front, me chuchota un doux je t'aime avant de se faufiler dans la salle de bain. J'aurai aimé qu'il reste avec moi encore quelques minutes, mais bon... j'avais tellement sommeil qu'à son retour je ne l'avais pas senti. J'étais heureuse, comblée et surtout dans les bras de morphée.