-Ma fille, comment ça a pu arriver, tu es sans ignorer les conditions dans lesquelles on vit ici et comme ça ne suffit pas, tu ramènes une grossesse. Toi aussi Abby je te croyais plus maline et intelligente que ça.
-Désolé maman moi même je suis surpris par ceci car j'ai toujours fait attention afin que ce genre d'incident n'arrive pas..
-Le problème ce n'est pas moi, tu sais moi j'ai pas vraiment de problème avec ça et encore plus que c'est déjà là, mais j'aimerais savoir si le père de l'enfant est déjà au courant? Si oui qu'est ce qu'il dit?
-Hum maman... C'est un peu compliqué, le problème est qu'il n'est plus au pays, c'est Issah celui qui venait constamment ici.
-Ce petit musulman là ? Comment ça il n'est pas au pays, je crois l'avoir vu hier dans la journée qu'est ce que tu me racontes là?
-Oui il a voyagé ce matin pour le Maroc car son papa a été affecté là-bas pour le travail, je lui ai fait part de cela hier mais il a été indifférent sous prétexte que sa famille est contre un enfant pour le moment.
-Tout se complique, ton père ne l'acceptera jamais, tu sais très bien comment il est impulsif face à ce genre de nouvelle. Mais il faudra lui dire tôt au tard.
-Que proposes tu donc maman, j'ai vraiment très peur de sa réaction...
-Il fallait penser à cela avant de commencer à écarter des jambes et encaisser l'engin d'un homme. On va l'annoncer cela le soir quand il rentrera du travail, moi je vais au marché, bonne journée les filles et soyez sages s'il vous plaît.
Abby c'était déjà déchargé des un quart de son fardeau mais le gros morceau n'était toujours pas parti. l'annoncer à son père n'était vraiment chose facile mais en présence de sa mère, elle devait s'attendre au pire.
Elle passa toute la journée avec son amie Nancy qui essayait de son côté de lui changer les idées en attendant son procès qui aura lieu le soir.
Il est Vingt heures lorsque le papa d' Abby franchit le seuil de sa porte tout content, en tout cas c'est ce que laissait exprimer son visage. Sa femme très curieuse décide de lui demander la raison de sa joie car il sifflotait en dansant et en souriant.
-Mais chérie, qu'est ce qui te rend aussi joyeux à ce point, partage nous alors l'objet de ta bonne humeur.
-Je suis tellement content Fatima, appel ta fille j'ai à vous parler s'il vous plaît
-Hum d'accord... Abby ton papa veut te voir viens tout de suite. C'est ainsi qu'elle se dépêcha d'arriver, et quelques secondes plus tard, la voilà qui se pointe
-Je suis là père...
-Prends place, je viens juste t'annoncer que ta dote avec le fils de mon patron c'est dans deux semaines, il sera là à la fin de cette semaine pour finaliser les derniers réglages avant la cérémonie proprement dit.
-Mais papa... Il coupa directement la parole à sa fille, -Pas de mais madame, tu es la fierté de cette famille et grave à toi je vais maintenant occuper un poste considérable dans cette société.
-Mais chérie, ta fille veut te parler, laisse lui le temps de te dire ce qu'elle a dans le cœur. Prends quand même la peine de l'écouter.
-Je sais déjà ce qu'elle va me dire, bon pas la peine de l'écouter et en plus je suis de très bonne humeur, et je veux pas gâcher cette atmosphère.
-Mais papa c'est vraiment important je t'assure.
-Hummm si tu tiens vraiment à me dire quelque chose, tu le feras demain, pas aujourd'hui s'il te plaît j'ai passé une très bonne journée et je suis fatigué, Je vais me coucher. demain je suis de repos et tu pourras donc me dire ce truc qui semble tellement important. Après avoir fini son petit discours, il a pris directement la direction de sa chambre et est allé se coucher sans même manger tellement il est content que les dieux ont pensé à lui et d'ici quelques semaines son niveau de vie sera appréciable.
Pendant ce temps, Abby qui était stressée jusque là, voit son problème devenir encore plus délicat. Elle s'approcha de sa maman et lui demanda des conseils car elle savait qu'après avoir dit cela à son papa il tombera dans une colère noire et le pire peut arriver.
-Maman qu'est-ce qu'on va faire maintenant, moi j'ai tellement peur de décevoir papa et vu son enthousiasme d'aujourd'hui je pense que cette nouvelle va vraiment l'anéantir et à cela s'ajoute son problème de cœur... j'ai vraiment peur maman
-Oui tu as tout à fait raison mais vaut mieux dire la vérité maintenant pour ne pas aggraver la situation de ton père. Dès demain matin il sera au courant de tout ceci, c'est quand ton père il va pas te tuer loin de là.
-Oui tu as raison... mais j'ai pensé à une autre alternative
-Quoi ma fille?
-Je pense que avorter sera la meilleure solution maman, on est déjà en train de galérer pour essayer de s'en sortir alors on ne va pas en plus se mettre un bébé dans les pattes, et pour lui offrir quelle vie?
Et en plus voilà une vie que papa essaye de nous construire grâce à moi.
-Mais je suis là moi, je vais m'en occuper... et en plus c'est ton premier. -Bah non le premier ce sera celui que j'aurai décidé d'avoir, lui ai-je répondu. La mère resta silencieuse un long moment avant de lui demander « Si demain tu n'arrive plus à enfanter qu'elle sera ta réaction?
Tu accusera ton père sous prétexte que tu ne voulais pas lui faire de la peine? »
-Non maman mais... Avant même d'avoir voulu continuer tout son discours, sa maman répliqua
-Alors soit responsable de tes actes. Maintenant je vais me coucher, fin du débat. avorter est la conséquence d'une situation dans laquelle s'entrecroisent de multiples interdits : avoir vécu une sexualité libre et recherché le plaisir, avoir désobéi aux préceptes religieux inculqués depuis l'enfance, avoir bafoué les valeurs familiales, c'est un peu dans cet optique que voyais la maman de Abby voyait les choses.
Nous voilà donc le lendemain matin lorsque Fatima vient voir sa fille et lui fait savoir que son papa est maintenant disposé à l'écouter. Elle qui avait plutôt un visage jovial, retomba directement dans la peur. Elles se dépêchent donc d'aller le trouver dans la pièce qui leur sert de salon.
-Bonjour papa
-Bonjour ma fille,bien dormi?
-Par la grâce de Dieu oui papa et toi aussi j'espère!
-Oui oui j'ai très bien dormi en passant de quoi veux tu me parler? Je t'écoute maintenant.
-Je suis enceinte père!
-C'est très bien ma fille, depuis combien de temps maintenant ?
-Je suppose, trois semaines.
-Tu supposes? Ça commence très bien et ta mère est au courant depuis quand?
-Hier père...
-Et l'auteur de ça est où?
-Il à voyager pour Maroc, il n'est plus au pays.
-Et tu veux que je te dise quoi maintenant? Félicitations? Ou alors que je donne une médaille pour la honte que tu as apportée à notre famille? Pour une fois que la vie veut nous sourire, tu trouves le moyen de tout gâcher, après tous les efforts que j'ai toujours fait pour toi, pour une fois que tu dois me les rendre, tu es incapable.
-Je suis vraiment désolé papa...
-Garde tes excuses pour toi et je te demanderai de quitter ma maison, si c'est ça le remerciement de mon dur labeur, je te remercie beaucoup... Il l'a traîné dans l'escalier en hurlant, salope, salope, si jamais il t'arrive un malheur, tu entends, un malheur, tu ne remets plus jamais les pieds ici.
Étant témoin de cette horrible scène, Fatima qui était rester silencieuse jusqu'à présent ne put s'empêcher de s'exprimer en disant:
-C'est ta fille, comment tu peux parler de la sorte, ce n'est pas la première à porter un enfant, il est déjà là certes, prenons juste soin. Tu peux pas la traiter de la sorte, c'est pas digne d'un père qui aime ça fille
-Tu la ferme madame, ne t'avise plus jamais de me dire ce que je dois faire ou alors tu connaîtrais le même sort qu' elle. Maintenant entre je ferme ma porte ou tu veux aussi la rejoindre, quand à tes affaires jeune fille tu les trouveras au carrefour cette nuit.
-Au revoir maman et occupes toi bien de mes petits frères.
C'était vraiment un choc pour Fatima, car elle était incapable de faire le moindre effort pour épargner cela a sa fille, elle pensait aussi à ses enfants qui devaient être abandonnés à eux même dans la mesure où elle contrariait son mari et qu'il décide de la mère dehors elle aussi