***********LEANDRE********
(J'esquive la première pierre, je rate de peu la seconde. PAF, weee les lecteurs si, doucement même, vous ne cherchez même pas à me connaitre que vous me menacez. Noooon je refuse.)
Bon est ce que ça vaut la peine que je présente? Non, mais je le ferais quand même. Je me nomme Léandre Gako, 25 ans, 1m 85 et fils unique de Mr et Mme Gako. Je suis étudiant à l'université de Montréal où j'ai décroché ma maitrise en mathématiques et science de la nature. Je suis rentré au pays il y a maintenant 6 mois, et je suis à la recherche d'un boulot. J'ai déjà postulé en tant que prof de math ou prof de science dans plusieurs universités et collèges. Et comme on le dit, Dieu ne dort pas, j'ai une entrevue dans 4 heures. Avec de la chance d'ici quelques mois j'aurai mon propre chez moi.
Histoire de faire passer le temps, j'entrepris de rendre visite à ma cousine, Élisa. Elle a seulement 3 ans de plus que moi mais elle a vécue des choses pas belles du tout dans sa vie. Elle a été mariée de force par mon oncle paternel à un héritier Bamoun (tribu Cameroun) de 35 ans à cette époque alors qu'elle avait à peine 19 ans. C'était selon son père, ''pour son bien''. Elle aurait été promise à lui depuis sa naissance. Ayant appris le destin que lui avait imposé son père, par hasard, le jour de ses 18 ans, elle s'est battue pendant un an pour rester maitresse de sa vie. Pendant un an elle a crié, tapé du point sur la table, pleuré, supplié mais rien n'y a fait. Elle s'est mariée à lui exactement un an après. Cet homme a tout fait pour lui faire regretter d'être venue au monde. Il la frappait, la violait, la séquestrait mais personne n'a voulut lever le petit doigt. Même pas son père qui jusqu'à aujourd'hui, refuse d'avouer qu'il a fait une erreur. J'ai essayé d'intervenir mais j'Ai très vite été remis à ma place. Le petit blanc qui ne connait rien aux traditions n'avait qu'à se taire. Voila 9 ans exactement qu'Élisa a coupé les ponts avec ses parents et 2 ans que son supposé mari est partit en France '' développer son patrimoine'' en lui laissant 4 enfants (dont Calvin, Marvin, Amandine et Lucie) et revenant de temps en temps. Je trouve ça juste ignoble de frapper sur une femme. De lui voler sa dignité ainsi et de la laisser souffrir juste pour sauver la face. Ça m'exaspère.
Élisa : hello, la terre appelle Léandre. Vous me recevez?
Moi (souriant) :...
Élisa (berçant sa dernière fille de 3ans) : tu pensais à quoi?
Moi : à toi. À ton passé. À tonton Faustin (son père).
Élisa : ne me parle pas de lui s'il te plait.
Moi : mais...
Élisa (suppliant) : s'il te plait.
Moi : ok
On continua la conversation sur des sujets plus légers avant que je ne sois rattrapé par le temps. Je pris congé d'elle et rentrai chez moi (enfin chez mes parents). Je pris une douche rapide et entrepris de me préparer. J'enfilais un pantalon noir et une chemise manche 3/4 en pagne. Mes mocassins aux pieds, je me parfumais et me brossais les cheveux. Je les coiffais chaque deux semaines et je pense qu'il serait temps que j'aille voir un coiffeur.
« La nuit tombée c'est le bon moment pour zouker, coller serrer doudou à moi je t'invite à danser>>
Mon portable continua à chanter sur le morceau zouk du group ivoirien Konty dj, j'avoue que c'est un peu vieux, mais bon chacun ses gouts. C'était Quentin Desrosiers, mon meilleur pote, un québécois venu passer un mois au Cameroun, pour d'après lui, mieux connaitre l'Afrique.
Moi: allo. Quentin: yo criss de cave t'es ou? (où es-tu idiot?)
Moi: bonjour Quentin, comment tu vas ? Moi très bien.
Quentin: tsioupp
J'éclatai de rire. Les blancs même font rire quoi, tu tchippes que tu pars où?? Pardon que je te montre comment faire.
Moi: on dit tchipp
Quentin: fuck off, tu pars à quelle heure pour ton entrevue?
Moi: dans moins de 30 minutes.
Quentin: ok passe me prendre quand tu finis, qu'on aille fêter.
Moi: qu'est ce qui prouve que je serais pris.
Quentin: je l'ai vu en songe.
Moi: AMEN.
Quentin: non mais sérieux, les camerounaises sont trop BIG FAT ASS. (Façon de dire qu'elles sont bonnes) oh my god, rien que d'en parler je bande.
Moi (souriant): tu n'as encore rien vu, bon on se prend après.
Quentin (perdu): on prend quoi??
Moi (mort de rire): on se voit après.
Quentin: ah ok.
Après ma discussion avec Quentin je décidai de démarrer. Je saluai mes cousins au passage. Laurie-Anne n'était pas la aujourd'hui, bizarre! J'aurais bien aimé la taquiner avant de partir. 25 minutes plus tard me voila garer devant le collège Jean Tabi. Je me rendis à l'administration où l'on me conduisit au bureau de la sœur principale. On discuta à propos de mes diplômes et tout. Le fait que j'ai fait mes stages à l'extérieur du pays fut assez concluant pour moi. Je fus donc pris et elle m'annonça que je commençais à la prochaine rentrée, mais on aura des réunions entre-temps. À l'instant où je sortis mon téléphone sonna, encore Quentin. Ce gars la finira pasteur, parce que le nombre de fois que ses songes nous ont tiré de mauvaises passes, pourrait être comparé au nombre de grains de sable sur une plage. Je lui annonçais la bonne nouvelle et on décida d'aller au safari. Enfin je décidais qu'on allait au Safari vu qu'il ne connaissait pas d'endroits ici. J'appelai deux amis d'enfance qui nous y ont rejoints. J'optais pour un polo bleu marine, un jeans bleu et des jordans, simple et chic. On reluquait les filles sur la piste tout en cherchant notre proie du soir quand:
Quentin (pointant une fille) : TABERNAK (wandafut, popopo, wanda shall never end) regarde moi cette déesse.
Moi (regardant dans sa direction): krkr oui mais elle n'a pas trop de fesses.
J'observais mieux la fille et me rendis compte que c'était Laurie-Anne. Elle était vraiment belle dans sa robe bleue turquoise qui la moulait parfaitement bien. J'avoue que ce n'est pas mon type de fille, mais elle a ce quelque chose qui vous attrape le cœur quand vous la croisez. Pour une métisse, elle avait quand même de belles formes même si elle ne faisait pas du 95D ou un 120 en tour de taille. J'avoue encore une fois, j'aime les filles en chair; le genre quand vous dormez ensemble, tu peux nager dans sa poitrine. Je la vis se diriger vers un des salons et rigoler avec un gars (c'est qui lui? Et pourquoi elle s'accroche à lui comme ça? Tchipp). Mince tu ne peux pas serrer ton visage un peu? Elle est trop belle quand elle rit.
Quentin (se levant): yo mon frère moi je tente ma chance
NON!
Moi (pointant une fille): c'est plutôt elle ton genre. La métisse la va t'apporter les problèmes gratuits.
Quentin (étonné): vraiment???
Moi: oui c'est moi qui te dis.
Il alla donc draguer l'autre fille pendant que je continuais à espionner Laurie-Anne. Elle se leva un moment et alla aux toilettes. Je la suivis et je sentis tout de suite les effets de l'alcool sur sa démarche d'habitude si sexy. Je la saisis par le bras une fois à son niveau.
Laurie (criant): mickey
Moi: pourquoi tu cris?
Elle se retourna et fut étonnée de me voir.
Laurie: Léandre? Mais qu'est ce que tu fais ici?
Moi (amusé): je m'amuse comme toi.
Laurie (gênée): ah oui... Euh j'ai eu mon bac.
Waouh donc elle va même à l'école?? De toute façon ce n'est pas ma préoccupation principale pour l'heure. Ses lèvres Mama.
Moi (fixant ses lèvres): félicitation
Laurie: euh merci.
Je me rapprochais d'elle et la pris par la taille. Je rapprochais mes lèvres des siennes avant de les déguster comme j'en avais tant envie. Après quelques minutes d'hésitation, elle répondu a mon baiser et enlaça mon cou de ses mains. Je m'abaissais pour approfondir encore plus notre baiser.
...: Annie t'es la.
On se détacha à contre cœur l'un de l'autre.
Laurie: j'arrive mickey.
C'est quoi ce prénom de merde la? C'est une souris? Et puis, il est qui pour elle?
Mickey: ok je t'attends dehors, on doit rentrer.
Il s'éloigna et je voulus reprendre les lèvres de Laurie-Anne, mais elle me repoussa.
Laurie: tu es trop gourmand, chaque jour suffit sa peine. On devrait arrêter la. Je n'ai pas envie de me faire renvoyer parce que je suis trop intime avec le fils du patron.
Avant que je ne puisse ajouter un mot elle s'en alla en me laissant avec ce gout d'inachevé.
*********LAURIE-ANNE*******
Je montai dans la voiture de mickey, et le trajet se fit en silence. Dire que je n'ai pas aimé ce baiser serait mentir, mais je tiens trop à mon boulot pour entretenir une relation avec lui.
Mickey (me faisant une bise au coin des lèvres): bonne nuit ma Annie.
Moi (l'enlaçant): bonne nuit mon mickey. Beurk tu sens le whiskey grave en vrai, ton zorbam doit être vraiment puissant pour rendre tes gos que tu prends en boîte la, accros.
Mickey (dépassé): la fille ci.
Je descendis de la voiture en riant. Et direction ma chambre, non sans avoir embrassé maman. Le réveil fut assez douloureux mais je travaillais aujourd'hui. Je trouvai amandine toute seule au salon, elle courut sauter dans mes bras et je lui fis un gros bisou. Je me mis direct au boulot. Nettoyage de meubles, balayage et tout. Quand j'eu finis je me mis à préparer le repas de midi. Je faisais des pommes de terre malaxées quand je sentis des bras m'enlacer par derrière. Weee Léandre laisse moi un peu respirer. Je fis volte face et ses lèvres atterrirent direct sur les miennes.
Léandre (mettant fin a notre baiser): bonjour toi.
Moi (trouble): bonjour.
Léandre (resserrant son étreinte): tu m'as manque cette nuit.
Tchipp cette nuit seulement?? Regarde moi sa tête on dirait ''tu me manques''. Va au champ dit donc.
Moi: malheureusement toi non.
Léandre (souriant): du calme ma tigresse, ce n'est pas la guerre.
Ding dong.
Le gardien alla ouvrir et Léandre me lâcha. Je continuais ma besogne quand j'entendis Léandre parler au visiteur.
Ami Léandre: oh nigga, mais c'est la meuf d'hier soir.
Je me retournais direct et tombais sur un blanc, assez grand et aux cheveux châtains.
Ami Léandre: je comprends pourquoi tu disais que ce n'est pas mon genre. Une métisse ménagère! J'aurai tout vu ici.
Léandre: haha, pousse, tu vois que j'ai toujours raison. Laurie-Anne pourrais-tu nous faire du plantain tapé s'il te plait?
Moi (sourire Colgate hypocritement faux): bien sur monsieur.
Tchipp voit sa tête imbécile. Ils s'installèrent dans la cuisine américaine de la salle à manger. De la il observait tous mes faits et gestes. Tchipp, j'aurai bien mis du pipi de chat dans leurs boissons. Quand tu m'embrassais, je n'étais plus ménagère. Je les servis avant de m'occuper des enfants. Je n'ai jamais autant souri de ma vie. Ehh Léandre tu ne sais pas encore où tu es tombé. Je suis métisse ménagère nor, tu vas confirmer.
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Chose promise, chose due. Enjoyez ohhh
moi je pars dormir.
La bise ❤️