Chapitre 7 7

#Au_rang_de_reine

Chapitre 7:

1 Mois plus tard:

Ça un mois que je travaille déjà ici , c'est fou comment le temps est vite passé. Ça fait un mois que je donne le meilleur de moi dans cette entreprise, c'est fatiguant mais j'adore ça. Et puis c'est pas ennuyeux, on essaie de faire tout notre possible pour que l'entreprise se remette sur pied et ça semble marché, moi de mon côté ça va le personnel est facile à gérer et j'ai appris à les maîtriser.

À la fin de chaque semaine, je dirige une réunion avec les représentants de chaque département pour voir comment ils évoluent et s'ils font quelque chose de concret. Ils me parlent aussi des difficultés qu'ils rencontrent dans leur travail et je transmets tout ça au DG. C'est le cas aujourd'hui.

Depuis la dernière fois j'évite au maximum les rencontres avec ce salaud qui me sert de patron de toute façon je suis trop prise par mon travail. Sauf qu'aujourd'hui c'est mon jour de malchance. Le DG a dû s'absenter pendant quelques semaines pour prendre des vacances et moi je suis obligée d'aller voir ce salaud pour lui faire un bilan de cette petite réunion. Je ne peux même pas lui transférer mon travail par e-mail.

Tout le monde est sorti de la salle de réunion sauf moi, je ne sais même pas ce que j'attends là encore, je suis tellement crevée que je pourrais dormir là sans soucis. Je regarde l'heure sur ma montre il est déjà 17h. À cette heure là c'est possible de le trouver encore là. Je me lève et passe les couloirs déserts , les gens sont rentrés chez eux normal le travail finit à 16h00. Il n'y a que les gens comme moi qui n'ont rien à faire de leur vie qui font des heures supplémentaires. Même sa secrétaire est déjà partie bref j'entre dans son bureau sans même frapper à la porte. Il est encore là, il ne remarque même pas ma présence et reste concentré devant son ordinateur. Je prends mon temps pour admirer ce beau visage qu'il a. Cet homme c'est vraiment quelque chose, ça fait un mois que je le fuis , les rares fois où on s'est retrouvé dans la même pièce on était pas que tout les deux et lorsque c'était le cas il essayait toujours de me coincer mais je réussissait toujours à le fuir. C'est toujours comme ça entre nous on joue au chat et à la souris, cette fois-ci je pense qu'on est seul dans cette grande entreprise et rien que ça ,me fait peur et en même temps...

Je finis par avancer et il relève sa tête en écoutant le bruit de mes talons.

Moi: bonsoir monsieur Sullivan c'est mon bilan de cette semaine.

Dis-je en posant le dossier sur la table.

Il le prend et le met de côté sans rien dire puis il se reconcentre sur son ordinateur. Moi je reste à l'observer comme une maboule, j'ai l'impression que monsieur le salaud n'a pas l'air dans son assiette aujourd'hui sinon il aurait déjà trouvé un moyen de se coller à moi. Ça me dérange un peu de le voir comme ça, moi je suis habituée au salaud qui passe son temps à m'embêter.

Moi : vous n'avez pas l'air en forme à ce que je vois.

Lui : non vraiment je sens que ma tête risque d'exploser d'un moment à l'autre.

Moi : je comprends ça ne doit pas être facile de gérer deux métiers en même temps.

Là je ne sais pas ce qui m'a pris mais on dirait que je me drogue souvent parceque moi même je ne comprends pas certains actes que je pose.

Je m'étais levée de ma chaise pour aller le placer derrière lui.

Moi: laissez moi vous aider vous aidez à vous détendre alors.

Dis-je en commençant à masser ses épaules puis après je suis passée à ses tempes. Je voulais juste lui rendre ce petit service innocent mais comme toujours il faut qu'il cherche à en profiter.

Alors que j'étais toujours en train de le masser il se lève et me plaque contre le mur qui était juste derrière moi.

Moi : mais...

Lui : là ce que tu fais là c'est de la pure provocation. Aujourd'hui seulement tu ne vas pas me fuir.

Je voulais dire un truc mais il ne m'a pas laisser le temps de faire quoi que ce soit, il se jette sur moi comme un affamé et m'embrasse fougueusement. Il s'arrête un moment pour reprendre son souffle il recommence sans que je ne fasse quoi que ce soit pour lui résister, ne me demandez pas pourquoi je ne fais rien pour empêcher ce qui est en train de se passer moi même je ne sais pas, mon cerveau envoie des ordres à mon corps pour qui ne veut pas obéir, il agit tout seul. Je passe mes mains autour de son cou sans le vouloir vu que mon corps fait maintenant comme bon lui semble. Pendant ce temps là lui enfuie ses mains sous ma jupe qui j'avoue n'était pas très longue, il me caresse les cuisses en remontant jusqu'à mon intimité où il glisse deux doigts et commence à faire des va-et-vient pendant de longues minutes, rien que ça me fait dire des choses incompréhensibles. Tantôt je lui demandais d'arrêter, tantôt je lui demandais de continuer.

Après cette petite torture qui m'a laissé dans tous mes état, il s'attaque au haut de mon corps, il retire tout ce que j'ai comme tissu qui lui empêche d'avoir une vue complète sur toute l'étendue de mon corps. Il s'éloigne un moment avant de ml'admirer.

Lui : ce corps m'a tellement manqué.

Puis il retire ses vêtements , reviens vers moi, il me soulève pour se positionner entre mes jambes que j'enroule autour de sa taille Et blablablablabla.

J'ai fini par retomber et j'ai recoucher avec lui sans même rien faire pour empêcher cela. Ma conscience me parle encore une fois et je ne suis pas vraiment fière de moi. Là je n'ai envie que d'une seule chose c'est de quitter dans cette position me rhabiller et sortir d'ici. Je lui fais savoir mais il n'est pas du même avis que moi au contraire il est prêt à recommencer.

Moi : ça te plaît ça, de tromper ta femme avec moi à chaque fois que l'occasion se présente ?

Lui: pfff stp ne gâche pas ce moment, ne parle pas d'elle. D'ailleurs laisses moi t'expliquer la situation..

Moi : je ne veux rien entendre, fait moi descendre et laisse moi partir.

Lui : tu sais quoi tu vas m'écouter que tu le veuilles ou pas. Aujourd'hui tu ne vas décider de rien et souffrir de m'écouter. On a trop tourné autour du pot.

Je n'ai pas envie d'écouter ses mensonges donc j'essaie de me débattre afin qu'il me laisse mais il me serre encore plus fort et avec moi dans ses bras il se dirige vers le canapé qui se trouve juste à côté de la baie vitrée et me pose dessus

Lui : maintenant tu vas m'écouter.

Moi: est-ce que j'ai le choix ?

Il ne me répond pas et me regarde juste dans les yeux avant de recommencer à parler.

Lui : okay je peux commencer. D'abord c'est vrai que je suis marié mais la situation n'est pas celle que tu imagines. Ma femme ne vit plus avec moi depuis un an et demi déjà , d'ailleurs je ne sais même pas où elle se trouve.

Je suis un peu surprise par ce que j'entends mais je ne le montre pas , on ne sait jamais peut-être qu'il me ment mais en même temps pourquoi il me mentirait , bof je ne sais même pas je vais juste l'écouter et je verrais quoi faire après.

Lui: ça fait une éternité que mon mariage est tombé à l'eau déjà parceque ma femme m'a trompé et m'a trahi. Elle m'a fait croire qu'elle attendait mon enfant alors que c'était faux cet enfant n'était pas de moi.

Moi : oh et comment tu l'as su.

Flashback dans la peau de Jacob :

Ça faisait déjà 5 ans que j'étais marié avec Léane ,dans notre couple nous avions eu des difficultés à concevoir et je me suis toujours douté que le problème venait de mon côté. Je suis aller à l'hôpital, j'ai fait des analyses et les médecins m'ont confirmé que j'étais stérile enfin infertile plutôt que pour moi le seul moyen d'avoir des enfants c'était de passer par une insémination artificielle. J'étais dégouté d'apprendre ça parce que selon moi tout allait bien dans notre ménage et un enfant était la seule chose qui nous manquait. J'étais retourné chez moi dans le but de lui annoncer la nouvelle pour qu'ensemble nous puissions décider de la démarche à suivre. Voilà je rentre à la maison d'un pas déterminé pour parler de la situation à ma femme mais lorsque je passe la porte du salon je suis surpris par l'ambiance dans lequel celui-ci se trouve. C'était décoré les lumières du salon étaient tamisées, il y avait des bougies sur le sol , bref toute la décoration pour un truc romantique quoi. Je suis resté devant la porte ne sachant pas quoi faire parce que ma femme n'a pas l'habitude d'en faire tout un plat et surtout ce genre de choses elle n'en a pas besoin si elle veut captiver mon attention. J'entre malgré tout en me disant que c'était peut-être un nouveau jeu pour elle.

Elle sort de nulle part pour venir me faire un câlin et me donne un baiser.

Elle : salut bébé, ça va ?Et ta journée ?

Moi : bofff bofff un peu stressante avec cette affaire que j'ai entre les mains , je dois tout faire pour gagner ce procès. Et il y a un truc que je dois te dire c'est assez important et ...

Elle m'avait coupé la parole en posant des douces lèvres sur les miennes, automatiquement ça m'a rendu bête.

Elle : chuttt parle pas trop , je ne veux pas que tu me gâche la soirée avec tes histoires là en plus j'ai une très bonne nouvelle à t'annoncer je suis sûre qu'elle ça va te faire oublier tes problèmes.

Moi: mais ce que j'ai à te dire est très important et...

Elle : chuttt j'ai dit ne parle pas trop et écoutes moi juste.

Moi : d'accord chef et dites moi c'est quoi cette nouvelle que vous voulez m'annoncer ?

Comme elle est courte de taille et que moi je suis plus grand qu'elle, elle se met sur la pointe des pieds pour pouvoir parler dans mon oreille.

Elle : tu vas être papa.

Avait-elle dit toute heureuse tandis que moi je restais sans voix.

Moi : tu quoi ???

Elle : on va être parents mon amour, notre rêve est en train de réaliser.

Dit-elle toute émue avant de se jeter dans mes bras alors que j'étais complètement perdu à cet instant là. Comment elle peut-être enceinte alors qu'il y a une heure mon médecin m'a dit que je ne pouvais pas procréer de manière naturelle. Je ne savais pas ce que je devais ressentir si je devais être heureux et considéré cela comme un miracle ou si je devais distant et commencer à me méfier d'elle..

C'est en étant choqué que je suis allé prendre ma douche et qu'ensemble nous avons partagé le dîner qu'elle avait fait spécialement pour l'occasion.

Elle : ça va ? T'es pas heureux de la nouvelle ?

Moi : si c'est juste que je ne réalise pas encore ce qui m'arrive.

Bien-sûr que j'avais menti. Le lendemain après le boulot je suis retourné chez le médecin et je lui ai expliqué la situation, il m'a fait refaire des tests qui quelques jours plus tard n'ont rien révélé de nouveau. Pendant les mois qui ont suivis sa grossesse avançait bien et moi j'avais revue d'autres médecins qui me confirmaient tous la même chose. Depuis le début je n'arrêtais pas de chercher des solutions et des explications à ce qui se passait mais s'en était trop, il fallait que j'arrête de me voiler la face.

Moi: c'est qui le père de l'enfant que tu portes.

Je lui avais posé cette question sans trop réfléchir, j'en avais marre et je voulais savoir la vérité qu'elle arrête de me prendre pour un imbécile.

Elle : mais se quoi tu parles comment ça qui est le père de l'enfant que tu portes ? Je suis mariée à qui ? Tu penses qu'il n'est pas de toi ? Tu penses que je te trompes ? Non mais qu'est-ce qui ne va pas chez toi? C'est ta mère qui t'as mis cette idée en tête n'est-ce pas ?

Moi : laisse ma mère en dehors de ça Léane, réponds à ma question. Si tu veux savoir, il y a quelques mois j'ai fait un test de fertilité et mon médecin m'a assuré que j'étais stérile, je ne l'ai pas cru et j'ai décidé d'aller voir d'autres qui m'ont tous dit la même chose alors stp ne me prends surtout pas pour un imbécile sinon ça peut mal se terminer pour toi.

Elle s'est jeté à mes pieds et s'est mise à pleurer en me disant qu'elle avait commis une erreur un soir alors qu'elle avait trop bu. Pendant les jours qui ont suivis j'ai été en colère contre elle je ne lui parlais pas et elle faisait tout pour que je lui pardonne. Au bout d'un moment je m'étais demandé ce qu'elle aurait fait si moi j'avais été à sa place, elle aurait eu mal , elle aurait voulu me tuer c'est vrai mais en fin de compte elle aurait fini par me pardonner. J'ai beaucoup travailler sur moi pour oublier ce qu'elle avait fait et pour voir le bon côté des choses en considérant cet enfant comme le mien . J'avais aussi été sagement conseillé par mon meilleur ami qui m'avait fait revenir à la raison. Vraiment j'ai été bête vous le direz et je ne vous contredirait pas.

Tout reprenait son cours jusqu'au jour où j'avais décidé de rentrer un peu plus tôt de mon séminaire qui s'était effectuer à l'intérieur du pays, je voulais revoir ma femme et elle me manquait mais hélas je crois que j'aurais mieux fait de rester là-bas parce que lorsque je suis arrivée chez moi, j'entendais les gémissements de ma femme, dans notre chambre.

Instinctivement mes pieds m'avaient emmené jusque là et lorsque j'ai ouvert la porte de la chambre, je l'ai vu en train de chevaucher celui que j'appelais mon frère mon meilleur ami.

Je voulais tout casser et les tuer tous les deux mais je suis juste resté devant la porte à les regarder alors qu'ils venaient à peine de remarquer ma présence.

Moi : non allez y continuer ce que vous étiez en train de faire, ne vous gênez pas parce que je suis là...

Léane s'est levée et à osé poser ses sales mains sur moi.

Elle : chéri écoutes c'est pas ce que tu crois je peux t'expliquer...

Elle n'avait pas fini sa phrase je lui avais gifle une belle gifle sur la joue , elle voulait me prendre pour un idiot aussi tout ça seulement parceque je l'aime ?

Elle s'est mise à pleurer mais j'en avais plus rien à foutre de ses larmes de crocodile.

Moi : je suppose que c'est toi le père de ce qu'elle porte en elle ?

Demandai-je à l'autre connard qui était rester dans le lit la tête entre les mains.

Moi: vous savez quoi ? Je ne veux plus rien savoir de vous deux. Toi Léane quand je reviendrai je ne veux pas te voir dans ma maison.

Elle : chéri stp...

Bim elle reçoit une deuxième gifle alors qu'elle essayait de me retenir.

Moi : vas te faire foutre...

Je lui avais craché cette phrase au visage avant de sortir de cette maison avec ma valise. J'étais allée pleurer dans les jupes de ma mère qui pourtant m'avait prévenu....

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