Le lendemain, Rafaël déposa Julia à son travail avant de se rendre au sien. Elle avait demandé plus tôt aux membres de la communauté de ne laisser Camila sortir sous aucun prétexte du quartier. Mais que peuvent des personnes terrifiées au plus profond de leurs âmes par les "lobos" face à l'une fille supposée être la maîtresse de l'un de leurs membres?
Camila a menacé de faire appel aux "lobos" si les membres de la communauté essayaient de la retenir. Personne ne voulait avoir affaire aux "lobos", alors on laissa Camila s'en aller. Quelqu'un appella Julia pour la prevenir de la situation. À son tour, elle fit appel à Rafaël pour lui faire part de la situation. Son ami lui promit de trouver les informations sur cet homme afin de mesurer la gravité de la situation.
D'un autre côté, les membres de la communauté se sont réunis pour trouver une solution au problème naissant. La communauté regorgeait de jeunes filles du même âge que Camila. Son comportement frivole pourrait avoir des répercussions sur les autres si une solution n'était pas prise au plus vite. Les parents avaient peur pour leurs filles c'est pourquoi ils ont décidé de couper la mauvaise herbe à la racine.
Dans cette réunion, seule Frida n'était pas invitée. Une fois qu'ils se seraient mis tous d'accord sur un point, un porte-parole irait lui faire le compte rendu.
Dans une salle, tous était réunis. Pablo animait la conférence, à ses côtés Rosa la doyenne. Pablo était le chef de la communauté du nord. C'était un homme âgé connu pour sa sagesse. Quand les membres de la communauté ont commencé les plaintes, il a trouvé raisonnable d'organiser cette assemblée en urgence. Big city comptait jusqu'à six quartiers mais seules quatre de ses quartiers appartenaient à la population. Ces quatre quartiers étaient donc divisés en communauté pour mieux se protéger des "lobos".
Pablo: Chers frères et sœurs, nous sommes ici réunis pour prendre une décision quant au problème qui s'oppose à notre communauté. Comme vous le savez tous, la plus jeune fille de Frida Guerrero fréquente un "lobo" et c'est une chose qui n'est jamais arrivé dans notre communauté depuis sa création. Il est donc de notre ressort de trouver solution à ce problème avant qu'il n'ait plus d'ampleur. Nous sommes à l'écoute de toute proposition et/ou suggestion.
« Les Guerreo doivent quitter la communauté sinon nos filles copieront les mauvaise manières de cette fille. »
« Aujourd'hui ce n'est qu'une fille mais que deviendra la communauté quand elles seront deux, trois, dix? »
« Nous ne voulons pas avoir d'histoire avec ces babares, c'est pourquoi elles doivent s'en aller »
Bientôt se fut le désordre total. Un brouhaha s'installa. Après que Pablo ait tapé plusieurs fois son marteau sur la table, le calme revint. C'est alors que Carlo Chávez le père de Rafaël demanda à prendre la parole.
Carlo: Ecoutez-moi chers amis. Je sais que vous avez tous peurs et moi aussi je ne vous le cache pas, mais nous ne devons pas oublier que Frida est une sœur. Nous sommes tous témoins de sa mauvaise santé et du sacrifice de Julia son autre fille. Ces filles sont nées et ont grandi dans cette communauté que deviendraient-elles une fois livrées à elles-mêmes ? Je vous en prie laissons leur une chance. Essayons de ramener la petite à la raison. Nous sommes une famille et c'est notre fille à tous.
« Une chance pourquoi ? Si cette fille et son copain n'ont pas eu de remords pour sa pauvre mère malade, penses-tu qu'ils en auront pour nous? C'est plus facile pour toi de parler car tu n'as pas de fille »
« C'est vrai il a raison »
« Elles doivent parties, nous le faisons pour nos filles, notre communauté »
Les voix reprirent de plus belle. Pablo tapa la table de son marteau et le silence revint.
Pablo: Nous sommes donc tous d'accord pour dire que Frida doit quitter très prochainement notre communauté en compagnie de ses filles ?
« Oui » repondit la majorité de l'assemblée.
Pablo: Que dis-tu de cela mámá ?
Rosa: Que puis-je dire ? La majorité l'emporte. Laissez-moi juste être celle qui apprendra la nouvelle aux Guerreo.
Ainsi donc, la majotité des membres de la communauté avait décidé que les Guerrero devaient s'en aller loin. Le soir venu, Rafaël alla attendre Julia. Comme toujours, elle sortit de l'hopital avec plus d'une heure de retard. La raison était la même: le manque de personnels pour venir à bout des victimes des "lobos".
Julia: Alors ces informations ?
Rafaël: Ça n'a pas été facile mais j'ai pu avoir l'éssentiel. L'homme en question s'appel Luca Zapata. Il est le représentant des "lobos" dans ce secteur.
Julia: Le chef des "lobos" du secteur?
Rafaël: Oui! Il a trente ans et aime s'entourer de jeunes lycéennes. Pour finir, elles abandonnent les bancs pour travailler comme strip-teaseuses dans les bars avec au moins un enfant à la charge. En un mot, il est dangereux julia.
Julia: Je pense que je ferai vite d'envoyer Camila loin d'ici.
La voiture se gara devant l'immeuble et Julia descendit suivit de son ami. Dans l'appartement, ils trouvèrent les parents de Rafaël, mámá Rosa et Frida assis le visage sérieux. Cela inquiéta Julia. Les personnes âgées demandèrent aux jeunes de prendre place, ce qu'ils firent.
Frida: Mi hija, face aux agissements honteux de ta sœur, la communauté a décidé de nous chasser. Ils nous demandent de partir car il ne veulent pas avoir à traiter avec les "lobos".
Julia: Quoi ? Ils ne peuvent pas faire ça. Cette communauté est tout ce que nous avons. Nous sommes nées et avons grandies à leurs côtés, qu'adviendra t-il de nous ? Quelle autre communauté voudra bien de nous?
Carina: Mon mari et moi avions essayé de leur faire entendre raison mais leurs esprits sont déjà en paniques. On ne peut raisonner un homme guidée par la peur car c'est la peur qui parlera toujours à sa place.
Rafaël: C'est absurde de prendre une telle décision sur un coup de tête.
Julia: Mámá , toi au moins, ils t'écouteront car tu es très respectée. Je t'en prie parles leur demain. Camila ne sera plus un problème. Je te l'assure dès demain, je l'envoie chez ma tante Marie. Je prendrai sur moi, toute responsabilité quant à cette décision.
Carina: Tu es bien brave ma fille mais que dira ta sœur ? Sera t-elle du même avis que toi ?
Frida: Camila est sortie de ce quartier en proférant des menaces. Depuis ce matin, elle n'est pas encore rentrée. Crois-tu qu'elle acceptera de partir sans faire d'histoires?
Julia: Camila, j'en fais mon affaire personnelle. Mámá, toi occupe toi de convaincre les autres.
Après le dîner, Julia accompagna sa mère au lit en s'asurant de lui donner ses médicaments. Elle déscendit au rez-de-chaussée attendre sa sœur en compagnie de Rafaël.