El cùcùy ou l'esprit vengeur
img img El cùcùy ou l'esprit vengeur img Chapitre 2 La dispute
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Chapitre 7 Humiliée... img
Chapitre 8 Âmes meurtries img
Chapitre 9 Rituel img
Chapitre 10 Première nuit de carnage img
Chapitre 11 Deuxième nuit de carnage img
Chapitre 13 Une dernière fois img
Chapitre 14 Son dû img
Chapitre 15 Gardien éternel img
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Chapitre 2 La dispute

Rafaël et Julia étaient rentés depuis bientôt une heure, mais Camila était encore dehors. Julia aida sa mère à préparer la table et se rendit chez mámá Rosa pour lui apporter des médicaments. Rosa se faisait vieille et trouver le sommeil devenait difficile pour elle. Julia lui donnait des pilules pour l'aider à remédier à ce problème. Mámá Rosa était une voyante qui avait la manille de tirer les cartes à tous ceux qui lui rendaient visite.

À chaque fois que Julia venait chez elle, elle devait trouver beaucoup d'excuses aussi bidons les unes que les autres pour ne pas que Rosa lui lise son avenir. Pas qu'elle n'y croyait pas, mais elle préférait laisser les choses venir d'elles-mêmes.

Contrairement aux autres jours, màmà Rosa ne lui a pas proposé de lui lire son avenir. Elle lui a donné une tisane et quand elle eut fin de la prendre, la vieille femme récupéra sa tasse.

Julia: Que fais-tu avec cette tasse mámá ?

Rosa: Je lis ton avenir. Tu es la seule à qui je n'ai pas encore lu l'avenir dans ce quartier alors j'essaie d'y remédier.

Julia: Mámá...

Rosa: Chut...

La vieille femme se tendit sur sa chaise et commença à touner la tête dans tous les sens en répétant des mots inaudibles et incompréhensibles. Sa prise sur la main de Julia se resserra, ses yeux se révulsèrent laissant place au blanc. Julia prit peur et volut retirer sa main de celle de la vieille femme mais en vain.

Rosa: Ta vie est sur le point de connaitre un grand changement.... Tu seras amenée à prendre une décision... Une décision pour tout un peuple... Quand le moment viendra, tu devras répondre présent... Une trahison, une grande trahison... Pauvre enfant.... Ne doute jamais de toi car selon ta décison.... Vivra ou mourra...

Julia retira vite sa main de celle de Rosa. Elle avait encore peur quand la vieille femme redevint comme avant en un rien de temps. Et ce courant d'air sorti de nulle part qui lui avait donné des frissons.

Rosa: Tu veux une autre tasse de tisane?

Julia: Non merci, je vais rentrer maintenant si cela ne te dérange pas.

La vieille femme secoua la tête pour dire que cela ne lui posait aucun problème. Julia avait peur du changement brusque de Rosa. Tout à l'heure, Rosa ressemblait à une autre personne, elle était comme possédée et maintenant elle se comportait comme si de rien était. Julia la trouvait bizarre comme son appartement peu éclairé d'ailleurs.

En rentrant chez elle, elle croisa Rafaël. Celui-ci semblait la chercher.

Rafaël: Où étais-tu bon sang ? Tout le monde te cherche non de Dieu. Camila est rentrée dans la voiture d'un homme...

Julia: Quoi ? Je vais la tuer cette fille. Je galère pour nous trouver de quoi mettre sur la table et elle au lieu de prendre ses études sérieusement, elle se permet de fricoter avec des garçons ?

Rafaël: Ce n'est pas ça le plus important. C'est l'homme même qui pose un problème. Il est membre des "lobos". Quand nous somme sortis à leur rencontre, ta mère à essayé de la ramener de force. Elle a été frappée par cet homme. Elle a perdu connaissance et maintenant, elle est étendue dans notre salon toujours inconsciente.

Julia: Et Camilia ?

Rafaël: Repartie...

Julia, se rendit dans leur appartement, prendre sa boîte de premiers secours avant de se rendre chez les Chávez prendre soin de sa mère.

Frida la mère de julia avait la santé fragile depuis la perte son mari. Ce sont les parents de Rafaël, les Chávez qui l'ont aidé à prendre soins de Julia et Camila, jusqu'à ce Julia soit en mesure de se trouver un travail. Aujourd'hui, toute cette responsabilité reposait sur les épaules de Julia. Elle faisait tout pour que sa sœur n'ait pas à confronter la dure réalité mais Camila voyait le monde autrement.

À Big city, il était interdit d'essayer de quitter la ville sous peine de mort. Quand la violence a commencé à faire ravage des décennies en arrières, des familles ont commencé à quitter la ville. Les "lobos" voyant que la ville se vidait de son monde, ont établi une nouvelle loi. Il était interdit à toute personne de quitter la ville pour plus de deux jours. Au moins, deux membres de la famille devaient rester sur place si les autres membres voulaient s'en aller pour un temps. C'était leur façon à eux de s'assurer que Big city restera toujours peuplé.

Frida s'est reveillée une demie heure plus tard. Après avoir pris ses médicaments et son diner, Julia l'accompagna dans sa chambre. Quand elle eut fini de l'aider à se coucher, Frida lui saisit la main.

Frida: Je t'en prie ma fille, je sais que je t'en demande trop mais je crois que le moment est venu pour vous de me quitter ta sœur et toi. Allez chez votre tante Maria et vivez une vie heureuse.

Julia: Et te laisser ici? Hors de question. J'enverrai Camila chez tante Maria et je resterai pour pendre soin de toi.

Frida: Je suis très malade et tôt où tard je mourrai. Je n'ai plus rien à craindre mi hija, mais toi tu as un avenir devant toi. Ne gâche pas ta vie pour moi.

Julia: Dors bien maman, demain on en reparlera.

Elle embrassa le front de sa mère et descendit attendre sa sœur au rez-de-chaussée. Rafaël lui teint compagnie pendant un moment. Elle profita pour lui parler de ce qui s'était passé plus tôt chez mámá Rosa.

Rafaël: C'est vraiment que des sottises, il ne faut pas prêter attention à tout ce que dit mámá . C'est une diseuse de bon aventure alors elle fait tout pour plaire à sa clientèle.

Julia: N'empêche que c'était très réaliste.

Ils ont papoté pendant des heures jusqu'à l'arrivée de Camila. Rafaël s'éclipsa pour laisser les deux sœurs discuter tranquillement. Si l'on pouvait appeler cela ainsi. On pouvait les entendre à des kilomètres.

Julia: D'où viens tu ?

Camila: Je sais que tu le sais déjà, alors ne m'embrouilles pas.

Julia: Qui était l'homme avec qui tu étais ?

Camila: Mon petit ami.

Julia: Tu n'as que seize ans et tu parles de petit ami? Il ne s'agit même pas d'un jeune de la communauté ou d'une autre communauté mais d'un membre des "lobos". Camila, je souffre pour nous payer de quoi manger, pour payer tes cours et toi pour me récompenser tu as un petit ami pire encore membres des "lobos" qui ose de surcroît frapper ta mère? C'est avec ce genre de personne que tu veux passer le reste de ta vie ? Un homme qui n'a aucun respect pour ta famille, que fera t-il te toi quand vous vivrez ensemble ? Ta priorité doit être tes études tu me comprends ?

Camila: Et bien peut-être que je n'ai plus envie de continuer les études. À quoi bon si c'est pour finir comme une pauvre infirmière avec un salaire de merde ? Je suis assez grande pour prendre seule mes décisions. Si tu n'es pas d'accord avec mes décisions alors ça n'engage que toi. Fichez-moi la paix maman et toi. Ce n'est pas de ma faute si papa est mort ni si toi tu es une coincée ringarde suivie de son toutou qui ne fait que rémuer la queue pour elle.

SPLASH, Julia coupa sa sœur dans ses propos avec une grosse gifle. Elle ne comprenait pas comment sa petite Camila était passée d'un petit ange à une furie.

Julia: Pour commencer, tu vas baisser d'un ton. Ensuite tu montreras du respect à papa, maman et Rafaël. Pour finir, je t'enverrai chez tante Maria la semaine prochaine. Tu resteras avec elle jusqu'à ce que tu finisses les études. Tu ne veux pas être une infimière ringarde comme moi, d'accord, mais il est hors de question que tu deviennes la catin shootée à je ne sais quelle merde d'un "lobo".

Camila: Je n'irai nulle part. Enlèves toi vite cette idée de la tête.

Julia: On verra, Camilla. On verra laquelle de nous deux porte la ceinture.

            
            

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