Les péripéties de la vie
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Chapitre 2 Chapitre 01

Chapitre 1

Nayma

Ça fait déjà des heures que je suis rentrée du lycée. Je suis assise dans mon lit à réfléchir comment je vais pouvoir convaincre mon père de me donner l'argent dont j'ai besoin pour mon shopping. Le temps presse et c'est comme si mon cerveau était contre moi parce que je n'ai aucune idée qui me vient à l'esprit.

Mon image est très importante pour moi. Être connu par tout le monde m'amène à ne jamais négligé mon apparence. Eh oui ! Il faut savoir assumer son rôle de fêtarde sur tous les points.

Papa est une personne généreuse qui donne sans compter. Il comble nos moindres désirs, il lui arrive même parfois quand il te commissionne de te laisser toute la monnaie restante qu'importe le montant.

Seulement, à chaque fois que je lui demande de me donner une somme assez conséquente, il me demande ce que je veux en faire. Il est pire qu'un agent FBI quand il s'y met. Il veut toujours tout connaitre sur tout et à la longue, ça devient exaspérant.

Oui, je sais qu'il a tout a fait le droit de savoir mais j'ai juste l'impression qu'il me le demande parce qu'il n'a pas du tout confiance en moi. J'ai beau lui dire que les seules choses dans lesquelles je peux dépenser autant et qui me passionne sont les habits mais à croire qu'il l'entend que d'une seule oreille.

Je passe mon temps libre à regarder les reines du shopping et s'il n'en tenait qu'à moi, je serai devenu personal shopper mais mon père trouve que tout ceci n'est qu'artifice.

Il me dit à tout moment que la vie d'ici bas est éphémère et que je ferai mieux de m'accrocher à la vraie vie, celle de l'au delà et me préparer à cela. Savez-vous ce que j'en pense ? Je trouve que papa en fait trop.

Bon revenons à nos moutons. Il faut à tout prix que je trouve un moyen pour obtenir cet argent et vu l'heure qu'il fait, il doit sûrement être rentré de la prière du vendredi.

C'est le seul moment d'ailleurs de pouvoir avoir gain de cause parce qu'il est particulièrement très joyeux quand il revient de la mosquée.

J'ai entrepris de lire quelques

versets pour que la chance soit complètement de mon côté et si besoin s'en suit, de l'augmenter. Je préfère ne rien laisser au hasard et j'espère que le seigneur sera avec moi car c'est une question de vie ou de mort. Trouvez vous que j'en fais trop ? bah je m'en fiche !

J'ai aspiré un grand coup avant de me rendre dans son bureau. C'est sa pièce favorite de la maison. Il passe le quasi clair de son temps là-bas.

Moi (souriante) : bonsoir papounet, j'espère que la prière c'est bien passer. Bon juma'a à vous et qu'Allah accepte nos prières

Lui : amine mami tout s'est très bien passé Alhamdoulilah j'espère que tu as fait tes prières.

Moi : pas encore mais je les ferais dès que je sortirai d'ici. Je voulais venir saluer mon papa d'abord vous m'avez manqué toute la journée

Lui : viens en au fait jeune fille. Dis moi plutôt ce que tu veux.

Moi(faisant la moue) : mais pourquoi pensez vous que c'est parce que j'ai besoin de quelque chose ? N'as t on pas le droit de témoigner son amour à son père ?

Lui : parce que je l'ai déjà fais ma fille et on ne me la fait pas à moi.

Moi : ok d'accord vous m'avez démasqué mais je vous aime quand même et cela n'à rien avoir avec ce que je veux vous demander.

Lui : merci je t'aime aussi. Maintenant, je t'écoute.

Je cherchais dans ma tête les mots justes pour ne pas me faire rabrouer.

Moi : en fait j'aurais besoin d'argent, juste une petite avance sur mon argent de poche du mois prochain. Je vous assure que ce sera la dernière fois que je vous demanderais ça et prenez cela comme un cadeau à l'avance pour ma futur obtention du bac car je l'aurai in ch Allah !

Lui (souriant) : Mlle est devenue devin maintenant ? Et que vas-tu en faire ?

Voilà la question que je redoutais. Il ne peut vraiment pas s'en empêcher. Je crois qu'il a raté sa vocation de flic.

Moi : pas devin juste que je suis sûr de moi. Je ne pourrais tout de même pas être la première à échouer dans la famille quand même. Si cela arrivait, je ne serais pas la fille de mon père.

Lui : ok grande gueule dis moi que vas-tu en faire ?

Moi : j'aimerais juste aller acheter des habits papa stp ne me dit pas non stp stp ?

Lui : mami n'as-tu pas l'impression que tu nourris plus ton corps que ton âme ?

Moi (toute honteuse) : non papa juste que J'ai envie de me sentir bien habillé c'est tout.

Lui : Il en est hors de question ! je ne compte pas te suivre dans tes caprices. Tu es assez grande pour savoir qu'on n'a pas tout ce qu'on veut dans la vie.

Moi : mais papa...

Lui : ma décision est prise jeune fille maintenant laisse moi j'ai un coup de fil à passer. N'oubli pas que je t'aime malgré tout.

Moi (déçue) : moi aussi

Je savais pertinemment que ça n'allait aboutir a rien mais comme on le dit, qui ne tente rien n'à rien. Cependant, je suis loin d'être décourager. Je vais d'abord faire ma prière et appeler ma copine afin de finaliser mon plan B parce que j'irais à cette fête qu'il pleuve, qu'il neige.

Elisabeth

Je viens de recevoir un appel de mon cher époux me disant qu'il va rentrer plus tôt que prévu. Je suis très émoustillée et j'entreprends de lui réserver un accueil qu'il n'est pas prêt d'oublier.

Vivre loin de son mari est une chose que je ne souhaite à personne car pour moi lorsqu'on se maris, c'est pour vivre aux côtés de celui qu'on aime. Mais j'ai dû renoncer à cela au fil du temps.

Avoir un époux qui travail à son propre compte à ses inconvénients, car il n'est jamais là. Il est toujours entre deux vols ce qui à la longue, devient très difficile à gérer.

J'ai décidé d'aller déposer les enfants chez les grand parents pour le weekend. Je veux que tout soit parfait et les avoir dans les pattes, n'arrangerait rien.

Je veux être libre de jouir et de crier jusqu'à me briser les cordes vocales parce que je suis réellement en manque. Je compte pour cela, me rendre dans ma boutique préférée pour y faire quelques achats.

Je le trouve très tendu ces derniers temps. A chaque fois que je lui fais la remarque, il me rassure en me disant qu'il a beaucoup de travail.

Je fais semblant de le croire même si je ne suis pas sûre que ce qui lui arrive à quelque chose avoir avec le boulot. Mais bon, je crois que c'est mieux que je me focalise sur autres chose, comme son arrivée par exemple.

Je dois sortir toutes les artilleries afin de retrouver le Gaétan qui fait chavirer mon cœur et quoi de mieux qu'une partie de jambe en l'air ?

******

Je suis arrivée à destination après une trentaine de minutes à conduire dans les bouchons. J'ai préférée laissé mes petits loulous avec le gardien de mes parents car je n'ai aucune envie de rentrer et entendre mes parents me reprocher l'absence de mon mari.

Moi : allez mes chéris nous sommes arrivés surtout, restez sage !

Eux : d'accord maman, mais tu ne descends pas ?

Moi : pas maintenant mes bébés je verrai papi et mamie quand je reviendrais vous chercher mais faites leurs des gros bisous de ma part d'accord ?

Eux (descendant) : compte sur nous maman on t'aime ;

Moi : je vous aime encore plus mes trésors. Suivez moussa il va vous faire entrer. Amènent les à l'intérieur parce que je ne pourrais pas rentrer et dis aux parents que je suis un peu pressée dis je en m'adressant au concerné.

Moussa : d'accord madame bonne journée.

J'ai démarré en trombe pour retrouver ma copine dans sa boutique de lingerie avant qu'elle ne me reproche encore mon retard.

Elle est la seule qui sait ce qui me fait plaisir. C'est une très grande conseillère en matière de sexe. Je dois dire que tout ce que j'ai appris, c'est grâce à son savoir.

*****

Je fais enfin mon entrer dans sa boutique et la trouve entrain de gueuler sur une de ses vendeuses comme à son habitude. Je lui ai déjà reproché cela mais plus têtue qu'elle, je meurs.

Moi (joviale) : bonjour tout le monde vous allez bien ?

Claudia (se retournant) : eh ma copine tu as fait vite hein on voit vraiment que tu es presser pour ce soir. Ça chauffe trop entre les jambes ?

Moi (la dévisageant) : pire, c'est un volcan en éruption dis je en rigolant. Mais si tu as envie de le dire à tout le monde, ne te gêne pas hein? Parce que tu es déjà bien parti.

Elle : toi aussi ma copine ne le prend pas ainsi c'est juste pour te taquiner, aller suit moi j'ai déjà ce qu'il te faut.

La vendeuse a mimé un merci sur ses lèvres pour l'avoir tiré de ses mailles. Apparemment je viens de lui épargner un sal quart d'heure.

Dès qu'elle a refermé la porte de son bureau, elle s'est dirigé vers les ensembles pour me montrer les nuisettes qu'elle a spécialement choisies pour moi.

Moi (stupéfaite) : j'adore trop ce que je vois ma belle c'est pour cela que tu resteras ma vendeuse préférer. Mais ne trouves tu pas cela trop osé ? Dis-je en brandissant une des tenues.

Elle (tchipant) : oui c'est ça continue a joué à ta coincée et il ira baiser ailleurs.

Moi : une femme ne doit pas être si vulgaire voyons !

Elle : c'est cette vulgarité que les hommes aiment.

J'ai préférée ne pas m'attarder là-dessus.

Je suis restée une bonne heure à discuter avec elle et mettre au point ma stratégie de ce soir.

Par la suite, je me suis rendu au salon de coiffure et de massage. Je vous ai déjà dis que je compte sortir le grand jeu ce soir et ça ne fait que commencer.

****

Il sonne déjà 21h à l'horloge. J'ai jeté un coup d'œil sur la table pour être sûre que je n'avais rien oubliée. Je suis présentement assise dans le salon, attendant que le chauffeur me ramène mon époux.

J'ai des picotements au creux de mon bas ventre rien qu'au fait de penser à tout ce qui ce passera tout à l'heure.

Je venais à peine de finir ma coupe de champagne quand j'ai entendu la voiture faire son entrer. Je me suis levée pour me mirer pendant quelques secondes et retirer le peignoir que j'avais au dessus avant de me diriger vers la porte.

J'attendais simplement qu'il la traverse pour lui bondir dessus mais ma joie a été de courte durée quand j'ai vu le chauffeur rentrer avec les valises de mon mari.

Si la honte pouvait tuer, je serai foudroyé sur place. J'ai bredouillé des excuses avant d'aller prendre le peignoir et l'enfiler immédiatement. Dieu de miséricorde ! Comment puis je me regarder dans la glace après ce qui vient de se passer ? Il a vu ce qu'il ne devait pas voir.

C'est par la suite que je suis revenue vers lui, énormément gênée. Je fais tout pour contenir la colère qui est entrain de naitre en moi.

Moi : où se trouve ton patron ? Demandais je d'une voix que je voulais poser.

Lui : il m'a demandé de le conduire au jardin et m'a chargé de vous dire de ne pas l'attendre ce soir, car il ne rentrera pas.

Moi (excédée) : il a fait quoi ?

Lui : c'est ce qu'il m'a dit madame.

Moi : ok dépose les valises ici. Tu peux libérer !

Je n'ai même pas le temps de me préoccuper de ce qui vient de se passer.

Je me demande ce qui ne tourne pas rond dans la tête de mon mari. Mes doutes seraient ils fondés ? Me tromperait-il avec une autre ? J'ai vite fait de ravaler mes larmes. Je me sens très humiliée.

J'ai attendu qu'il sorte avant de prendre mon téléphone pour l'appeler. Voyant qu'il ne répondait pas, j'ai envoyé tout droit dans le mur mon téléphone qui s'est fracassé en un temps record. Je sens que je vais exploser d'une minute à l'autre.

Dites moi qu'il n'a pas osé me faire ça avec toute la peine que je me suis donner. Dites moi que mon mari n'a pas préféré aller je ne sais où que de rejoindre sa femme, la mère de ses enfants.

Oh non Gaétan, cette fois ci, cela ne va pas se passer comme ça. Je crois que j'ai laissé passer trop de chose ! Qu'il profite bien de cette nuit car je ne compte rien laisser désormais. J'en ai marre, trop c'est trop......

            
            

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