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Je me suis réveillée mariée à un multimilliardaire secret
img img Je me suis réveillée mariée à un multimilliardaire secret img Chapitre 4
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Chapitre 4

Arthur dévala presque les marches. Toute sa dignité s'était évaporée, remplacée par un désespoir écœurant qui donna la nausée à Églantine.

Monsieur Noel ! s'exclama Arthur en tendant la main. Quel honneur. Un honneur absolu.

Ambre s'arrêta. Il fixa la main d'Arthur une seconde de trop avant de la serrer brièvement. Sans un sourire. Ses yeux étaient froids comme de la glace.

Granit, dit Ambre. Sa voix de baryton sembla faire vibrer le sol. J'étais dans les environs. Flambeau a mentionné les fiançailles.

Bien sûr, bien sûr ! rayonna Arthur. Il fit un grand geste derrière lui. Vous connaissez la famille.

Isabelle s'avança. Elle s'était recomposée, bombant le torse, affichant son meilleur sourire de mondaine. Ambre, ronronna-t-elle. Quel plaisir de vous revoir.

Ambre posa les yeux sur elle. Sans cligner des paupières. Nous sommes-nous déjà rencontrés ?

Le sourire d'Isabelle vacilla. Au... au gala de charité ? Le mois dernier ?

Ambre détourna le regard, la balayant totalement de son esprit. Il balaya la pièce des yeux. Il avait l'air de s'ennuyer. Il avait l'air dangereux.

Églantine restait cachée dans l'ombre de l'escalier. Elle ne bougeait pas. Elle retenait son souffle.

Arthur s'éclaircit la gorge. Et, euh, mon autre fille...

Il se tourna pour désigner Églantine.

Elle sortit de l'ombre.

Le regard d'Ambre se posa sur elle.

Pendant un battement de cœur, rien ne se passa. Il détailla son visage. La robe noire. Ses épaules dénudées.

Il n'y avait aucune reconnaissance dans ses yeux. Aucune étincelle de mémoire.

Mais il y avait autre chose. Une lueur d'intérêt. L'intérêt d'un loup qui repère un mouvement dans les fourrés. Une sensation de déjà-vu qui titillait les limites de sa perception.

Le cœur d'Églantine battait à tout rompre contre ses côtes.

Arthur transpirait à grosses gouttes. Votre... votre femme ne vous accompagne pas ce soir ? demanda-t-il, la voix tremblante face à l'enjeu.

La température de la pièce sembla chuter de dix degrés.

Ambre tourna lentement la tête vers Arthur.

Ma femme ? répéta-t-il. Le mot semblait écorcher sa bouche.

Arthur blêmit. Euh, oui. Églantine nous a dit...

Ambre rit. Un son sec et tranchant. Je ne voyage actuellement avec aucune femme, Granit. Et certainement pas avec une que vous auriez rencontrée.

L'air déserta la pièce.

Isabelle laissa échapper un halètement de triomphe. Diane ferma les yeux. Arthur semblait au bord de l'infarctus.

Ambre reporta son attention sur Églantine. Il fit un pas vers elle.

Il ignorait qui elle était. Il la prenait pour une énième arriviste de la famille, ou peut-être une arnaqueuse tentant d'exploiter une rumeur.

Églantine n'attendit pas l'explosion. Elle tourna les talons vers les portes-fenêtres donnant sur la terrasse. Elle avait besoin d'air. Elle devait fuir avant qu'Arthur ne la tue de ses propres mains.

Elle poussa les portes et sortit dans la nuit glaciale. Elle marcha jusqu'au bout du balcon en pierre, s'appuyant contre la balustrade, cherchant désespérément son souffle.

La porte s'ouvrit derrière elle.

Elle sentit son odeur avant de le voir. Le cèdre. Le tabac de luxe. Et le parfum pur de l'hiver accroché à la laine de son manteau.

Elle se retourna.

Ambre était là. Il l'avait suivie.

Il sortit un étui en argent de sa poche et en tira une cigarette. Il ne l'alluma pas. Il la fit simplement rouler entre ses doigts.

Belle tentative, à l'intérieur, dit-il. Il ne la regardait pas. Il fixait la pelouse plongée dans l'obscurité.

Églantine croisa les bras pour se réchauffer. Je ne tentais rien du tout.

Il tourna la tête. Son regard verrouilla le sien. Vous êtes la sœur, n'est-ce pas ? Celle qu'ils cachent au grenier ?

Un truc comme ça.

Il fit un pas de plus. Il prenait trop de place. Sa présence était écrasante.

Votre père semble penser que nous sommes liés, murmura Ambre. Il se pencha, envahissant son espace personnel. Pourquoi penserait-il une chose pareille ?

Églantine leva les yeux vers lui. Elle vit la ligne dure de sa mâchoire. La cicatrice près de sa tempe que les magazines effaçaient toujours.

Parce que nous le sommes, répondit-elle.

Elle glissa la main dans son décolleté. C'était un mouvement risqué. Ses yeux suivirent sa main, son corps se tendant comme s'il s'attendait à voir apparaître une arme.

Elle sortit le papier. Elle le déplia et le lui montra.

La lumière de la lune éclaira la page.

Ambre l'examina. Il ne le prit pas tout de suite. Il se contenta de lire.

Son expression resta de marbre. Pas un muscle ne tressaillit.

Puis, il la regarda. Il la regarda vraiment.

Combien ? demanda-t-il.

Églantine cilla. Quoi ?

Combien voulez-vous ? demanda Ambre, l'air de nouveau mortellement ennuyé. Pour ce faux. C'est du beau travail. Le sceau a l'air authentique. Alors, combien pour le faire disparaître ? Dix mille ? Vingt ?

Églantine eut l'impression d'avoir reçu une gifle en plein visage.

C'est un vrai, affirma-t-elle.

Ambre eut un rire sombre. Il bougea si vite qu'elle ne le vit pas venir. Il la plaqua contre la balustrade en pierre. Il ne lui faisait pas mal, mais il l'emprisonnait de ses bras.

Écoutez-moi bien, murmura-t-il, le visage à quelques centimètres du sien. Je n'ai jamais de trous noirs. Je ne fais pas d'erreurs. Et je n'épouse certainement pas des femmes qui ont l'air...

Il s'interrompit. Son regard descendit sur ses lèvres avant de remonter.

Qui ont l'air de quoi ? le défia Églantine.

D'être un vrai désastre, conclut-il.

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