Genre Classement
Télécharger l'appli HOT
Enceinte et Abandonnée par l'alpha
img img Enceinte et Abandonnée par l'alpha img Chapitre 2 Partie 02
2 Chapitres
Chapitre 6 Partie 06: Une aube nouvelle img
Chapitre 7 Partie 07: Une rencontre inattendue img
Chapitre 8 Partie 08: L'épreuve de la transformation img
Chapitre 9 Partie 09: Un nouveau départ img
Chapitre 10 Partie 10: Une vie protéger img
Chapitre 11 Partie 11: Le début d'une nouvelle img
Chapitre 12 Partie 12 : Le premier regard img
Chapitre 13 Partie 13: Une surprise inattendue img
Chapitre 14 Partie 14: Un choc déchirant img
Chapitre 15 Partie 15: Retrouver la force img
Chapitre 16 Partie 16 : Une nouvelle étape img
Chapitre 17 Partie 17: Retrouvailles et réalités img
Chapitre 18 Partie 18: Naissance et renouveau img
Chapitre 19 Partie 19: Premier souffle, nouvelle vie img
Chapitre 20 Partie 20: Une rencontre inattendue img
Chapitre 21 Partie 21 : Une soirée tant attendue img
Chapitre 22 Partie 22: La scène des révélations img
Chapitre 23 Partie 23: Une réussite Méritée img
Chapitre 24 Partie 24: Retrouvailles et dilemme img
Chapitre 25 Partie 25: Panique et désespoir img
Chapitre 26 Partie 26: Course contre la peur img
Chapitre 27 Partie 27: Révélations et confrontation img
Chapitre 28 Partie 28: Trahisons et regrets img
Chapitre 29 Partie 29: Vérités et répercussions img
Chapitre 30 Partie 30: Matinée tranquille et doux souvenirs img
Chapitre 31 Partie 31: Une journée pleine de rires et de promesse img
Chapitre 32 Partie 32 : Retrouvailles et révélations img
Chapitre 33 Partie 33: Installation et histoires img
Chapitre 34 Partie 34: Retrouvailles et révélations img
Chapitre 35 Partie 35: Retrouvailles et pardon img
Chapitre 36 Partie 36: Retrouvailles et révélations img
Chapitre 37 Partie 37: Le piège du destin img
Chapitre 38 Partie 38 : Matinées chaotiques et eclats de rire img
Chapitre 39 Partie 39: Retrouvailles et cœurs battants img
Chapitre 40 Partie 40: Retrouvailles et vérités à demi-dites img
Chapitre 41 Partie 41: Révélations et regrets img
Chapitre 42 Partie 42: Une surprise inattendue img
Chapitre 43 Partie 43: Tempêtes et vérités img
Chapitre 44 Partie 44: Vérités et retrouvailles img
Chapitre 45 Partie 45: Matin tumultueux img
Chapitre 46 Partie 46: Les pressions d'un rendez-vous img
Chapitre 47 Partie 47: Confrontations et aveux img
Chapitre 48 Partie 48: Preuves et révélations img
Chapitre 49 Partie 49: Déchirures et réconciliations img
Chapitre 50 Partie 50: Adieux et souvenirs img
Chapitre 51 Partie 51: Entre souvenirs et étreintes img
Chapitre 52 Partie 52: Retrouvailles et reve img
Chapitre 53 Partie 53: Retrouvailles et complicité img
Chapitre 54 Partie 54: Rivalité et tendre img
Chapitre 55 Partie 55: Étreintes et promesses img
Chapitre 56 Partie 56 : Confrontation inattendue img
Chapitre 57 Partie 57: Ultimatum et protection img
Chapitre 58 Partie 58: Course contre la peur img
Chapitre 59 Partie 59: Le jugement des Loups img
Chapitre 60 Partie 60: Le silence après la Tempête img
Chapitre 61 Partie 61: Retrouvailles et Douleur img
Chapitre 62 Partie 62: Le Grand Jour img
Chapitre 63 Partie 63: L'union sacrée img
Chapitre 64 Partie 64: La plénitude d'un instant img
Chapitre 65 Partie 65: Les liens du Coeur img
Chapitre 66 Partie 66: Premiers Contacts img
Chapitre 67 Partie 67: Rires et Taquineries img
img
  /  1
img

Chapitre 2 Partie 02

La brusquerie avec laquelle il me plaqua contre le mur me coupa le souffle, mais ce fut surtout la vague de sensations qui suivit qui me désarma complètement. Son corps tout entier semblait irradier une chaleur presque brûlante, et lorsqu'il se pencha vers moi, ses lèvres effleurèrent d'abord le lobe de mon oreille avant de glisser lentement le long de mon cou. Chaque contact faisait naître un frisson incontrôlable.

Mes pensées se dissolvaient à mesure que ses gestes devenaient plus insistants, tandis que ses doigts s'attardaient sur les boutons de ma chemise, qu'il défit un à un avec une patience troublante.

Je me sentais flotter, comme suspendue hors du temps. C'était une sensation vertigineuse, presque irréelle, celle d'exister pleinement pour la première fois. Tout ce que j'avais été jusque-là semblait s'évanouir, remplacé par cette certitude brûlante d'être enfin vue, désirée, reconnue.

Il m'entraîna dans la petite réserve à l'écart du couloir, refermant la porte derrière nous. L'espace était étroit, imprégné d'odeurs de produits d'entretien, mais je n'y prêtai aucune attention. Lorsque ses lèvres se posèrent à l'endroit sensible de mon cou, là où le lien entre deux âmes était censé se sceller, un gémissement m'échappa malgré moi. Ses mains parcouraient mon corps avec une assurance déconcertante, s'arrêtant parfois, repartant ailleurs, comme s'il voulait tout découvrir à la fois. Mon corps réagissait sans retenue, vibrant à chacun de ses gestes.

J'avais l'impression d'être en feu. Chaque fibre de mon être réclamait davantage, comme si quelque chose d'ancien et de profondément enfoui venait de s'éveiller.

Ses lèvres remontèrent le long de ma mâchoire, traçant un chemin lent et brûlant, et sans m'en rendre compte, je m'agrippai à lui, enroulant mes jambes autour de ses hanches pour me rapprocher encore. Mes mains glissèrent sur son torse ferme, cherchant le contact de sa peau, ressentant sous mes paumes la force contenue qui émanait de lui. Il répondit à ce geste en resserrant son étreinte, et le monde extérieur disparut complètement.

Lorsqu'il posa enfin ses lèvres sur les miennes, ce fut comme une déflagration silencieuse. Ce baiser, d'abord doux, presque hésitant, devint rapidement plus profond, plus exigeant. J'eus la sensation fugace que tout ce que j'avais vécu auparavant n'avait été qu'une pâle esquisse comparée à cet instant. Je me sentais à la fois fragile et invincible.

Le reste se déroula comme dans un brouillard. Les vêtements tombèrent sans que je sache vraiment comment, remplacés par la chaleur de sa peau contre la mienne, par des soupirs murmurés, par des gestes pressés et maladroits. Je me laissai porter, abandonnant toute retenue, persuadée que ce moment avait un sens, qu'il signifiait quelque chose de plus grand que nous.

Puis, soudain, tout s'arrêta.

Lorsque je repris pleinement conscience de moi-même, mes jambes retrouvèrent le sol, légèrement tremblantes. L'air me sembla soudain plus froid, plus lourd. Il s'éloigna de moi, récupérant ses vêtements avec un calme qui contrastait violemment avec ce que nous venions de partager. Je restai immobile, cherchant un mot, un regard, n'importe quel signe qui viendrait confirmer que je n'avais pas rêvé.

Il boutonna sa chemise sans me regarder.

N'était-il pas censé dire quelque chose ? Même un mot aurait suffi. Une promesse, un regret, une explication.

Je le regardai terminer de s'habiller, figée, incapable de bouger. Lorsqu'il se tourna enfin vers la porte, il ne m'accorda pas un seul regard. Il sortit, me laissant seule dans cette pièce trop étroite, encore nue, encore tremblante.

Les larmes coulèrent sans que je puisse les retenir tandis que je me rhabillais à la hâte, chaque mouvement ravivant une douleur sourde, autant physique qu'émotionnelle.

Il s'était servi de moi.

Mon âme sœur venait de m'utiliser.

Cette pensée m'oppressait, me coupait la respiration. En marchant mécaniquement dans les couloirs pour rejoindre mon casier, son odeur me frappa de nouveau, si familière et pourtant déjà insupportable. Je fis quelques pas de plus... puis je m'arrêtai net.

La scène devant moi me brisa littéralement le cœur.

Il était là, collé contre Nicole, leurs corps trop proches, leurs gestes sans équivoque. Ses mains encadraient son visage tandis qu'elle riait doucement, les doigts emmêlés dans ses cheveux. Il l'embrassait avec la même intensité que celle qu'il m'avait offerte un peu plus tôt. À la même place. De la même manière.

Ma louve hurla en moi, une plainte déchirante, tandis que j'avais l'impression que mon cœur se fissurait en mille morceaux. Je voulais détourner le regard, partir, disparaître. Mais mes jambes refusèrent de m'obéir, comme si elles avaient été soudées au sol.

- Qu'est-ce que tu fais là ? lança Nicole d'une voix stridente, en me voyant.

Quelque chose se rompit à l'intérieur de moi à cet instant précis. Je savais qu'il me regardait, que son sourire en coin trahissait une forme de satisfaction cruelle. La honte me submergea. Je me sentais sale, stupide, coupable d'avoir laissé mes émotions prendre le dessus. Chaque seconde de ce que nous avions partagé me revenait comme un coup de poignard.

J'étais si insignifiante que même mon âme sœur ne me voulait pas.

Alors je tournai les talons et m'enfuis par la sortie la plus proche. Je rejoignis ma vieille voiture, y montai précipitamment et quittai les lieux sans me retourner, les larmes brouillant ma vision.

Heureusement, notre maison se trouvait à l'écart, non loin du centre de la meute. Dès que je me garai, je courus jusqu'à ma chambre, verrouillai la porte et m'effondrai sur le lit. Je pleurai jusqu'à l'épuisement, jusqu'à ce qu'il ne reste plus aucune larme à verser. Les heures s'écoulèrent dans un silence oppressant.

La meute me méprisait. Mon frère me rejetait. Mon âme sœur m'avait brisée. Mon père m'ignorait. Ma mère n'était présente que lorsqu'elle en avait envie. J'étais une honte vivante.

Alors une pensée s'imposa à moi, claire et implacable. Que faisais-je encore ici ? Je leur avais déjà causé assez de tort. Partir était la seule solution. En disparaissant, je leur épargnerais ma présence. Peut-être seraient-ils enfin heureux.

Ma louve resta silencieuse tandis que je remplissais un sac de voyage avec quelques vêtements et des photos. Je pris une bouteille de parfum appartenant à mon père, un collier dans la boîte à bijoux de ma mère, et un vieux sweat de Ryan. Malgré tout, je voulais emporter une part d'eux avec moi, comme une trace de ce que j'avais perdu.

Je me rendis ensuite dans le bureau, là où se trouvait le coffre-fort. Je connaissais l'existence du compartiment secret sous le grand bureau en bois sombre. J'y récupérai la clé, fis coulisser un ancien livre pour dévoiler le coffre, et en sortis une importante somme d'argent. Je pris ce dont j'avais besoin, puis remis tout en place avec soin.

Il était quinze heures. J'avais encore un peu de temps, mais pas assez pour hésiter.

Je glissai l'argent dans mon sac, ajoutai mes économies - celles que j'avais mises de côté grâce à mon travail - puis m'assis un instant pour écrire un mot. Deux mots seulement. Ceux qui résumaient tout.

Ensuite, je refermai le sac et quittai la pièce, prête à disparaître.

Précédent
            
Suivant
            
Télécharger le livre

COPYRIGHT(©) 2022