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Mariée à mon Bourreau
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Chapitre 1

Cela faisait trois ans. Trois ans que j'avais épousé Julien Fournier.

Je me tenais dans le salon de notre penthouse parisien, regardant la Tour Eiffel scintiller au loin. Le téléphone était posé sur la table, en haut-parleur. La voix de Julien était pleine de triomphe.

« Oui, le marché est inondé. Le vin du Château Dubois ne vaut plus rien. C'est parfait. »

Il parlait à l'un de ses associés. Il ne savait pas que j'étais rentrée plus tôt.

Je n'ai pas bougé. Je n'ai rien ressenti. C'était comme si j'écoutais la météo.

Je me suis souvenue de notre mariage, au Château Dubois, le domaine de ma famille depuis des siècles. Le soleil de Bordeaux dorait les vignes. Julien se tenait devant tout le monde, tenant ma main.

« Amélie n'est pas seulement ma femme, » avait-il déclaré, sa voix forte et claire. « Elle est ma muse, la gardienne de notre empire. Je lui jure une fidélité éternelle. »

Les invités applaudissaient. Mes parents pleuraient de joie. Moi, je croyais à son regard, à la chaleur de sa main. J'avais accepté ce mariage pour sauver sa maison de couture, Fournier, de la faillite. Le nom Dubois était une garantie, un sceau de prestige.

Trois ans plus tard, l'empire qu'il construisait était bâti sur les ruines du mien.

Il a raccroché. Il est entré dans le salon, un sourire satisfait aux lèvres. Quand il m'a vue, son sourire a disparu, remplacé par une froideur calculée.

« Tu es là. »

Ce n'était pas une question. C'était un constat.

« J'ai entendu, » ai-je dit simplement.

Il a haussé les épaules, sans aucune gêne. Il s'est approché, a pris une coupe de champagne sur le plateau.

« Alors tu sais. Ça te fait gagner du temps. Le "vieux argent" ne peut pas toujours gagner, Amélie. Il est temps que les Fournier montrent ce qu'ils valent, sans dépendre de l'héritage des autres. »

Il me voyait comme un symbole, l'aristocratie qui l'avait toujours méprisé. Il ne se sentait pas comme mon mari, mais comme un "prince consort", un titre qu'il détestait.

Mon téléphone a sonné. C'était ma sœur, Chloé. Sa voix était paniquée.

« Amélie, tu as vu les nouvelles ? Il y a une vidéo... ce n'est pas moi, je te le jure ! »

Je savais déjà. C'était l'œuvre de Julien. Une autre pièce de son plan.

Il a bu une gorgée de champagne, me regardant par-dessus le bord de la coupe.

« Ta famille est faible, Amélie. Il est temps qu'elle disparaisse. »

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