Chapitre 4 La mort d'un père

Kof kof kof, toussa délibérément Élisabeth

-Arrête de me fixer ainsi, même si je ressemble à mamie!

Un sourire rare, très rare sur le visage de son père accentua les rides près de ses yeux.

Une idée lui est venue, fallait en profiter tant qu'il est jovial.

-Papa tu as...tu as..

-Vas-y je t'écoute, constatant son hésitation

-Tu as des nouvelles d'Anaëlle ?

Aussitôt le dernier mot sorti, le visage de son père se décomposa.

-Qui est-ce?

-Papa! C'est ta fille bon sang

-Je n'ai qu'une seule fille

-Je sais qu'elle te manque arrête d'être si têtu!

-J'ai une mission pour toi, la rembarra t il d'un ton neutre

Élisabeth avala de travers, comme d'habitude le sujet tabou devrait en rester un.

Il continue sur le même ton, à l'entendre cela donnait l'impression qu'un employeur assignait une tâche à son employée. Et c'était cela.

-Tâche de laisser aucune trace et surtout faire attention!

-Pourquoi ça? demanda Élisabeth en prenant le dossier contenant les informations

-C'est un mafieux russe, tu__

-Russe? répéta t elle tout doucement, comment s'appelle-t-il?

Le regard noir de son père, lui envoyait des éclairs

"J'ai dis quoi de mal, quel lunatique"

-Ai-je jeté de l'argent à la fenêtre en t'envoyant à l'école ?

-comment ça ? Oui puisque je suis devenue une tueuse!

-Et elle me réponds oui avec calme, tu sais plus lire, tout est dans le dossier que tu tiens! Mais tu poses encore des questions?

Sors d'ici! ordonna t il puis baisse la tête pour continuer son travail.

Elle s'en alla mais pas avant avoir entendu son père lui dit:

-Après celle-là tu n'en auras pas d'autres pendant un moment donc profites-en

Elle se retourna pour voir, confirmer qu'elle avait bien entendu, mais c'est sans compter sur le visage sévère qui l'accueillir.

Faudrait pas qu'il change d'avis, elle se précipita de sortir.

À l'extérieur, elle se laissa englouti par cette sensation de pesanteur, le vent chaleureux souffla sur son visage faisaient danser ses cheveux de liberté.

-Plus que quelques jours, se dit elle!

"Élisabeth" elle s'arrêta dans son élan et se retourna. Qui d'autres a connaissance de son vrai nom, à moins que ce soit cet

Elle n'avait pu aller au bout de ses pensées qu'une voix masculine retentit lui donnant un haut le cœur

-Tu pars sans voir ton coéquipier? Commença l'homme avec malice

-Coé. Quoi?..., Tu délires, se moqua Élisabeth

c'était impossible pour elle de prononcer ce mot de plus être avec cet énergumène

-Et oui, coéquipier! C'est si difficile de prononcer ce mot

Déjà le pensée en était une torture, comment pourrais t elle le dit à voix haute

-À voir, tu ne le savais pas

Le regardant sûr de lui, son sourire méprisant pris ses jambes à son cou

-Matthew, si tu n'as rien à faire tu pourrais juste m'épargner d'entendre ta voix et voir ton visage hideux

Matthew l'air pas du tout blessé, mais avec arrogance il se rapproche d'elle, avec ses un mètre soixante-douze il l'utilisait quand bon lui semble pour l'intimider et le résultat était toujours le même: Rien!

-Je vois que tu n'as pas changer, on est coéquipier pour ta prochaine mission en chine, renchérit Matthew en haussant légèrement le menton pour indiquer le dossier entre ses mains.

Son souffle chaud sur son visage, son air déconcertante l'énervait de plus en plus cette journée qui était si bien il venait de la gâcher juste avec son odeur; dont elle devrait avouer il sentait bon. Elle le repoussa, mais c'était comme si il était enraciné dans le sol. Agacée, Élisabeth rassembla sa force mais une douleur l'en empêcha.

Son poignet droit douloureux faisait grimacer son beau visage.

Matthew se recula automatiquement, il voulait tout lui faire, mais en aucun cas lui faire mal.

-Est-ce que tu as mal? S'enquit inquiet

Élisabeth voudrait juste s'éloigner de lui. MatthewBlaye était comme une épine dans sa chaire, à chaque fois qu'elle s'en approchait trop c'était douloureux.

Matthieu devina ce qu'elle ferait, il l'attrapa fermement l'avant-bras pour l'emmener.

-Tu es si docile aujourd'hui, si seulement tu pouvais l'être dans certains moments précis!

-Si je ne le fais pas je risque de mourir à un jeune âge d'ulcère ou de cataracte à force de te voir, maugréa-t-elle gaie.

Pendant ce temps, de l'autre côté du globe: Dans le manoir des Ferrari régnait une ambiance maussade. Le pilier de la maison, de la famille vient d'être assassiné. Hier avait été le jour de ses obsèques, qui le représentait. Simple, courtois, respectueux et stricte, étaient ce qui le représente. Sa dernière volonté s'est d'être accompagné dans sa dernière demeure près de sa femme avec sa plus proche famille. Ce qui a été respecté à la lettre!

En ce moment il doit en être fière et en paix malheureusement pour les autres se n'était pas possible. Le faite que sa mort ai été un assassinat, enrageaient beaucoup: ses domestiques, ses gardes du corps tout le monde dans sa sublime demeure; la tristesse et la colère ne pouvait les quitter.

De plus est son fils! La rage, la soif de vengeance se répandait au fur et à mesure que son cœur battait.

Dans le bureau orné de style italien chic, malgré la présence de quelques personne, le silence morbide en était indéniable. On pouvait entendre que les différentes pulsations irrégulières et tendues.

Cela était justifier, en effet un homme au visage fermé dont les yeux renvoya que douleur, colère et d'autres émotions mitigés qui étaient difficiles de qualifier à un moment pareille.

Malgré, cette mine meurtrière il n'en demeurait pas moins beau pour autant.. son..

*Toc Toc*

-Oui!

-Monsieur,... le serviteur ne pu finir qu'un homme rentra en trombe dans la pièce,

Il dit d'une voix feignant le colérisme

-Qu'est-ce que tu comptes faire pour la mort de mon frère?

Silence radio

Il reprit:-C'était ton père, tu__

Avant qu'il ne termine sa phrase, l'homme au centre quitta son siège. Des pas lourd giflaient le sol en marbre, dans un silence très dur.

Il s'arrêta juste en face de son oncle, frappant ce dernier d'un regard glaçon! Le froid le gela jusqu'à la moëlle.

-Je veux voir les hommes qui étaient chargé de la protection de mon père dans le grand salon dans dix minutes! Voilà les seuls mots qu'il prononça avant de quitter le bureau.

                         

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