DANGEROUS_LOVE
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Chapitre 5 5

Samuel a repris le travail ce matin. Il garde encore les séquelles de sa soirée arrosée avec son ami. Ils étaient partis pour prendre une bière mais se sont retrouvés en train d'en ingurgiter plusieurs, sans en abuser bien sûr. Samuel fait très attention à la consommation d'alcool exagéré il sait s'arrêter quand il le faut. A l'hôpital, il retrouve les mêmes collègues que la veille ou il a bossé la nuit, c'est le service de rotation. Parfois ca l'embrouille tout ce changement d'heure auquel il devrait être habitué mais ce n'est pas le cas.

Il ouvre son bureau, directement la ménagère vient faire le ménage, il en profite pour se rendre dans le petit bureau des infirmiers et stagiaires

Samuel : bonjour

Eux : bonjour docteur

Samuel : vous allez bien ?

Infirmiers 1 : oui très bien docteur et vous ?

Samuel : je vais mal parce que vous n'arrêtez pas de raconter des ragots à mon sujet. Ça vous arrive souvent de fermer vos bouches ? Si vous n'avez rien à faire vous prenez vos cahiers pour les lire vous n'êtes pas venu apprendre la vie des médecins ici. Je suis quelqu'un de très calme donc ne me cherchez pas je ne fonctionne pas comme les autres et les blagues de ce genre ne m'amusent pas. Mince jusqu'à m'attribuer une patiente préférée. Que j'entende encore un mot sur moi je vous renvoie à l'école.

Sur ses mots il quitta la pièce en laissant les infirmiers glacés. Chacun se regarde et personne ne dit mot.

Samuel est rentré dans son bureau déjà nettoyé. Il prend le carnet de ses patients qu'il regarde et marque les dates avant d'aller leur rendre visite. Le bébé et la maman vont bien il a commencé par elle. Sa famille est là pour la soutenir or hier elle était uniquement là avec son petit ami. Samuel sort et va dans la chambre de caprice. Elle est couchée et manipule son téléphone. la perfusion finie

Samuel : bonjour ici

Caprice suit sa voix et se redresse en souriant

Caprice : bonjour docteur.

Samuel : je pense que tu peux déjà sortir.

Caprice : ah oui s'il vous plaît moi je veux sortir

Samuel : d'accord. Je vois que tu vas mieux. Ou est ta sœur

Caprice : elle est aux toilettes

Samuel prend son carnet et sort un papier qu'il lui donne

Samuel : vous allez payer ça avant de sortir. Vous viendrez prendre le carnet

Caprice : d'accord merci

Samuel est parti. Quelques minutes après Mégane est entrée

Caprice : le docteur a dit que je peux sortir il a donné la facture à régler

Mégane : tant mieux. Je suis déjà en retard au travail.

Caprice : c'est le travail de quoi le samedi stuippp

Mégane : voilà ça qui paye ton traitement stuippp. Donne-moi le papier là.

Elle arrache presque entre ses mains.

Mégane : hummm beaucoup d'argent comme ça

Caprice : tu peux retirer l'argent dans mon compte tu connais le code

Mégane : mais bien sûr que je vais retirer dans ton compte, qu'est ce que tu crois. Mon argent a déjà trop souffert.

Caprice : ne retire pas tout je te connais. Tiens prend ma carte

Caprice lui a remis sa carte et Mégane s'est rendue dans un distributeur automatique pour faire le retrait. Entre temps, Samuel est toujours dans son bureau, il s'apprête à aller à la réunion que son chef a convoqué dans quelques minutes. Il déteste cette façon qu'il a de travailler, il n'annonce rien et surprend les gens le matin. Il faudra qu'il explique l'absence de Carole, tant pis il inventera une belle histoire et on ne peut que le croire, on l'a toujours cru. C'est un homme intègre comme l'a souligné son directeur.

Avant de sortir il reçoit la visite des sœurs SIM.

Samuel : vous êtes prête ?

Mégane : oui docteur nous avons tout payé

Samuel : ok

Samuel signe sa sortie et dresse une ordonnance qu'il leur donne

Mégane : euhhh docteur vous avez parlé dernièrement d'une connaissance à vous qui fait les remèdes indigènes.

Samuel : ah oui c'est vrai. Attendez que je cherche son contact.

Il fouille son téléphone, trouve le numéro et l'inscrit sur un bout de papier avant de le donner à Mégane

Samuel : vous pouvez lui dire que vous venez de ma part il va vite vous servir

Mégane : c'est gentil merci beaucoup.

Samuel : je vous en prie.

Caprice : bon monsieur Koloko à la prochaine

Samuel : ah. Non non il y a pas de prochaine je ne veux plus te voir à l'hôpital donc tâche de ne plus tomber malade

Caprice : hahahaha mais s'il ya pas de malade vous n'allez rien travailler et les caisses seront vides

Mégane ; ça c'est quel raisonnement ça. Désolée docteur ne faite pas attention à ce qu'elle dit c'est mieux qu'on parte

Samuel : hahahaha ok bye

Mégane a presque tiré sa sœur pour qu'elle sorte. Elles sont arrivées en route pour attendre un taxi

Caprice : ayiiiii j'ai oublié de lui donner son livre

Mégane : stuippp va donc lui remettre tu n'as même pas lu une page

Caprice : j'ai lu 3 chapitres madame.

Attend moi ici s'il te plaît

Mégane : tu mets long je pars

Caprice sait que sa sœur ne blague pas, elle court vers l'hôpital et va dans le bureau du docteur Koloko. Sa porte est fermée.

Caprice : pfff il est passé ou

Une infirmière passe elle l'interpelle.

Caprice: excusez moi, le docteur Koloko est dans les parages ?

Elle : il.est en réunion vous avez un souci ou un message à lui porter ?

Caprice : euhhh non ça va je repasserais merci

Caprice est rentrée en route retrouver sa sœur qui était en train de mettre les sacs dans la voiture

Caprice : donc tu partais sans moi

Mégane : tu n'as pas remis le livre ?

Caprice : apparemment il est en réunion je ne l'ai pas vu

Mégane : tu pouvais le donner à une personne de lui remettre que de rentrer avec

Caprice : et si la personne déchire ou le perd toi aussi réfléchi. Je vais revenir lui donner ce n'est pas un problème

Mégane : pourquoi j'ai l'impression que tu as fait exprès de rentrer avec ce livre

Caprice : le taxi nous attend hein. Au lieu de faire des bêtes insinuations mieux tu entres on part

Mégane : hummm je ne dis plus rien allons-y.

Elles sont entrées dans le taxi et sont parties. Caprice sait qu'elle n'a pas fait exprès de ne pas lui donner ce livre alors que c'était dans son sac à main près à lui rendre. Elle ne sait pas comment elle a oublié. Pour ne pas qu'il pense qu'elle a disparu avec son précieux bouquin, elle compte le lui ramener dès que possible. Maintenant comment savoir s'il sera là ou pas. Elles sont arrivées dans leur petit studio qu'elles louent depuis quelques années. Mégane ouvre la porte, elles entrent.

Caprice : enfin chez moi.

Le petit salon qui les accueille est très bien décoré, des belles nappes recouvre les deux fauteuils qui s'y trouvent et la table basse en verre est décorée par des pierres blanches de mer et des canaris peint avec des couleurs de l'Afrique. Le tapis vert citron est propre et ressemble à de la fourrure, Caprice retire ses chaussures avant de poser les pieds dessus. Cette décoration impeccable est son œuvre et elle y tient plus que tout.

Mégane : bon je file au travail heureusement que c'est samedi le boss n'est pas là.

Caprice : d'accord je vais essayer de ranger les choses

Mégane : si possible tu appelles le monsieur des remèdes la il faut que tu commences à prendre ça

Caprice : et l'ordonnance de l'hôpital je fais comment.

Mégane : ah laisse d'abord ça. Ça ne va pas fini ta thyroïde eux même le savent.

Caprice : ok

Mégane est partie. Caprice a allumé leur petit écran, ses émissions lui ont manqué et surtout celle des chefs cuisiniers elle adore regarder les émissions qui parlent de cuisine et décoration. Après avoir fait le rangement elle s'est couchée et à pris le bouquin

Caprice : bon je vais continuer ma lecture elle est intéressante. Peut être que je pourrais finir avant de lui donner ou bien ? Ah je verrais. Place à la lecture, je me découvre une nouvelle passion hihihi pas mal...

Des heures après, Samuel s'apprête à rentrer il doit se rendre chez son ami avec sa famille. Quel soulagement que la réunion n'a pas mis long comme les précédentes. En plus il y a pas eu d'urgence qui l'aurait fait traîner à l'hôpital c'est en joie qu'il quitte l'hôpital et rentre chez lui. Melissa et sa fille sont déjà habillées et n'attendent que lui. .

Samuel : ehhh ma princesse tu es belle dans ta robe

Chloé : merci papa

Samuel : De rien mon cœur.

Melissa : et moi tu ne m'as pas vu ?

Samuel : hahahaha Mami problèmes je t'ai vu je voulais d'abord finir avec la petite pour te donner toute mon attention mais comme tu es pressée je ne le fait plus

Melissa : hahahaha voyez vous ça. Ok Monsieur Koloko va donc t'apprêter on doit partir ils nous attendent

Samuel se dépêche de se doucher et de s'habiller. Sans plus attendre ils vont chez Patrick. Son domicile est un peu plus éloigné de la leur. Il s'arrête dans un supermarché pour prendre une bouteille de vin et continué. La maison de Patrick est très grande, il a la plus belle maison du quartier. Le portail est ouvert, Samuel entre sans problème et gare. Les trois enfants de Patrick courent déjà pour venir les saluer et surtout emmener Chloé dans la salle de jeu. Patrick arrive dans sa culotte kaki et son polo bleu

Patrick :. Bienvenue dans ma résidence mes très chers

Samuel : stuippp Didon dégage on va te voir tu as une résidence

Patrick : hahahaha petit jaloux. Bonsoir à la ravissante Melissa

Melissa : Bonsoir. On t'apporte un vin

Samuel ; si ce n'est pas bon on s'en fou

Patrick : hahahaha. Entrez. Lydie est derrière

Melissa : je vais la rejoindre.

Mélissa traverse l'immense salon pour aller derrière ou se trouve la femme de Patrick. Lydie est en pleine fritures, elle grille des brochettes de viande

Melissa : du courage

Lydie se retourne et sourit à son invité. Elle va l'embrasser.

Lydie : comment tu vas

Melissa : je vais bien merci. tu te fais rare

Lydie : c'est le travail depuis quelques semaines je suis très occupée et les voyages par ci

Melissa : j'imagine. Moi je suis toujours à la maison à ne rien faire.

Lydie : c'est toi qui veut. Samuel ne peut pas t'empêcher de travailler

Melissa : travailler quoi je n'ai pas d'expérience

Lydie : tout ne demande pas une expérience ma chérie. Comme j'ai dis c'est toi qui veut. Reste à la maison faire les bébés moi je ne suis plus du quartier

Melissa : hahahaha tu parles je cherche un deuxième avec la torche

Lydie : ça va venir. Tu peux m'aider à dresser la table ma ménagère est partie

Melissa : Il n' y a pas de soucis.

Les deux femmes font le service ensemble. Melissa aide Lydie a finir ses fritures ensuite elles mettent tout sur la table en plein air dans ce beau jardin. les hommes viennent s'asseoir

Samuel : bonsoir notre femme Lydie

Lydie : je ne reçois pas tu m'as abandonné

Samuel :. Comment tu peux dire ça je t'abandonne que je compte sur quoi. La belle fille du ministre

Lydie : ministre retraité il faut préciser

Ils rient tous

Patrick : il est retraité ça fait quoi il reste ministre à vie. Tu peux aller appeler les enfants

Lydie toise son mari avant d'aller appeler les enfants. Après une brève prière, ils ont commencé à manger.

Patrick : euhhh sam je n'ai pas vu ta patiente préférée.

Samuel : tu me cherches.

Patrick : hahahaha elle est où ?

Melissa : C'est qui ?

Patrick : personne c'est un code pour désigner les patients.

Melissa : hummm ok ohh

Samuel : Elle est sortie ce matin et elle ne m'a pas remis mon livre que je lui avais prêté

Patrick : c'est une voleuse elle a volé

Samuel : hahahaha je ne pense pas elle a sûrement oublié

Patrick : je te dis que c'est une voleuse il ya une qualité de femmes là qui volent beaucoup même pour rien

Lydie ; tellement tu as étudié les femmes que tu sais déjà distinguer les qualités

Patrick : tu as commencé ?

Lydie : stuippp

Patrick :. C'est bon là, comporte toi devant nos invités.

Samuel : euhh c'est comment le boulot Lydie

Lydie : ça va. Nous sommes serrés ces derniers jours.

Samuel : c'est le début d'année il faut clore l'année passée ça demande beaucoup de temps

Lydie : ah toi au moins tu comprends ça il y'en a qui ne comprennent pas ils pensent que nous sommes dehors pour s'amuser comme eux.

Elle porte son regard sur son mari, ce qui explique directement à Samuel qu'elle parle de lui.

Lydie : je vais chercher le gâteau pour les enfants

Elle quitte la table pour aller à l'intérieur

Melissa : je vais aller l'aider.

Melissa la suis à la cuisine. .

Samuel : tu as encore des problèmes avec ta femme si on avait su on ne serait pas venu

Patrick : non c'est rien je ne sais pas pourquoi elle me fait la tête depuis

Samuel : peut-être qu'elle est enceinte

Patrick : c'est que je la tue. Ça va faire plusieurs semaines qu'on a rien fait parce que madame rentre tard et me tourne le dos même quand elle n'est pas fatiguée

Samuel : hummm. Lydie ne peut pas t'en vouloir pour rien es ce que tu as essayé de causer avec elle

Patrick : elle n'est pas ouverte à une discussion donc je reste dans mon coin. Si elle veut qu'on parle elle sait où me trouver

Samuel : ok ohh.

A la cuisine, les deux femmes sortent le gâteau du four, il est beau et bien doré

Melissa : waouhh ca l'air appétissant

Lydie : si c'est pas bon tant pis j'ai fait ça avec la tête en l'air

Melissa : des soucis avec Patrick n'est ce pas

Lydie : oui. Il continue à voir sa maîtresse alors qu'il m'avait rassuré que c'était fini

Melissa : oulalala tu es sur que ce n'est pas une relation passagère ?

Lydie :. Non c'est la même fille avec qui il sort depuis. Si au moins c'était un coup d'un soir je pouvais digérer mais la même fille depuis deux ans Melissa dis moi si ce n'est pas sérieux c'est quoi ? Ça me fait tellement mal tu ne peux pas savoir

Melissa : je suis désolée. Je peux te comprendre

Lydie ; tu dis ça pour me consoler merci mais tu ne peux pas comprendre. Tu as un homme tellement droit qui ne batifole pas avec la première venue et même s'il le fait peut-être qu'il se cache bien par respect pour toi mais ma part ci hummm je ne sais plus quoi faire

Melissa : qu'est ce qu'il dit pour sa défense

Lydie : il ne sait pas que je suis au courant. L'imbécile ment tous les soirs, je le regarde et je ris dans mon cœur. Je pense à le quitter si ça continue

Melissa : tu ne peux pas abandonner tout ce que tu as construit avec ton mari pour laisser une autre en bénéficier

Lydie : le matériel ne me dit rien moi même j'en ai. Melissa, je supporte trop cet homme par amour. Je garde espoir qu'il change mais rien

Melissa : hummm. Je ne sais pas quoi te dire vraiment je suis désolée que tu vive ça

Lydie : depuis quelques jours je rentre tard l'imbécile s'imagine que je suis avec un homme. Tu vois le comportement des bandits il pense que je suis comme lui n'importe quoi.

Melissa : un humoriste a dit un jour que si ton mari prend une maîtresse, prend aussi un professeur tout le monde à droit à une éducation

Elles : Hahahahahahahaha

Lydie : il n'a pas tort on dit que le remède de l'homme c'est l'homme n'est ce pas

Melissa : c'était pour blaguer ohhh je ne t'encourage pas à faire ça

Lydie : si j'étais ce genre de femme je l'aurai fait depuis ce n'est pas l'occasion qui manque

Melissa : ah ça. Pourquoi tu ne lui en parle pas

Lydie : tu veux que je lui dise quoi encore Melissa j'ai déjà pleuré maintes fois d'arrêter il m'a regardé dans les yeux et me l'a juré qu'il va arrêter jusqu' à supprimer le numéro devant moi. Tu veux que je lui dise quoi encore ? Il se moque de moi depuis tout ce temps. Si je lui parle de ça je vais tout casser ici et je m'en vais voilà. Mon sang continue à monter quand ça va exploser même son père ne pourra pas me retenir.

Mélissa : si tu veux en parler je suis là tu sais où me trouver

Lydie : merci. Bon allons donner ça aux enfants et s'il te plaît pas un mot à Samuel

Melissa : promis

Elles sont sorties les enfants sautent de joie en voyant le gâteau. Lydie garde son sang froid et profite de la soirée pour s'évader un peu et penser à autre chose.

                         

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