Melissa : bonne journée mon lapin
Il va l'embrasser et sortir. Dehors, la rosée a recouvert sa voiture. il prend une serviette pour la nettoyer un peu. Ensuite il entre et démarre. Direction station service pour carburer. De là, il regarde les enfants aller à l'école. Certains se disputent pour avoir un bout de pain. Ça lui fait rire et se rappelle que sa fille ira bientôt à l'école . Le service fini il s'en va à l'hôpital. C'est toujours un plaisir pour lui de retrouver ses collègues, les patients qu'il a laissés la veille et c'est encore mieux de les savoir guéri. Samuel va se garer ou sont garés les quelques véhicules de ses collègues. Il remarque celui de son ami Patrick, ce qui veut dire qu'il est présent. Il salue sur son passage ses collègues et va dans son petit bureau où il porte sa blouse. Au couloir il n'y a pas de patients qui attendent, c'est déjà une bonne nouvelle. Contrairement à certains matin ou il arrive trouver du monde. Après avoir fait le tour de ses malades, Samuel est rentré dans son bureau. Au même moment son ami Patrick a fait son apparition
Patrick : docteur Koloko
Il va s'asseoir sur la chaise en face de son ami
Samuel : humm donc tu vis. De toute la semaine je ne t'ai pas vu
Patrick : j'étais dans un petit village là pour gérer un business laba même le réseau il n' y avait pas
Samuel : mais tu es bien hein tu as les business tu ne me dis pas
Patrick : c'est le docteur NOMO qui m'y a conduit. Nous étions juste deux. Gar c'était chaud Là-bas
Samuel : hummm donc tu marches déjà avec le chef ok c'est bien. Donne alors ma part de sous que tu as reçu de cette mission mystérieuse
Patrick : hahahaha t'inquiète pas on va gérer. Sinon comment ça va
Samuel : Très bien. Melissa a proposé venir chez toi ce weekend donc je te passe l'info
Patrick : donc c'est maintenant à vous de décider quand vous allez venir chez moi ? C'est une obligation de vous accueillir alors
Samuel : oui et dit à ta femme que je mangerais bien le bouillon de pattes de bœuf
Patrick : hahahaha vous êtes terrible. En tout cas, il n'y a pas de problème, on va vous recevoir... Bon je vais aller en ville
Samuel : Moi aussi je vais régler la facture de lumière. Toi tu y vas pour quoi
Patrick : j'ai un petit rendez vous à ne pas manquer
Samuel : Pat arrête de tromper ta femme elle ne mérite pas ça
Patrick : je fais quoi de mal ? Et elle n'est pas au courant du coup elle n'a pas mal. Tu devrais goûter au dehors mon frère tu comprendras le goût que ça fait de varier les repas hahahaha
Samuel : tu es un voyous je te l'ai déjà dit. Et non merci le dehors ne m'intéresse pas
Patrick : ok quand tu recevras la coupe du meilleur fidèle de la ville où du pays on en reparlera sinon moi je suis devant
Samuel : je n'ai pas besoin de ca Pat. Je suis un homme de principe j'ai une femme que jaime et que je respecte je ne sais pas ce que j'irai voir ailleurs
Patrick : ok si tu ne veux pas c'est pas un problème mais ne m'interdit pas de le faire. Si tu veux on va ensemble tu verras cette fille elle est trop belle mince.
Samuel se lève et retire sa blouse qu'il cintre et va l'accroche sur un clou dans un coin de la petite salle
Samuel : j'espère seulement qu'elle n'est pas mineure
Patrick : tu es malade ou quoi je ne sors pas avec les enfants moi. Elle est bien mature et boss dans un shopping
Samuel : ok. Allons-y alors.
Patrick : attend moi je vais prendre mon téléphone
Patrick est sorti. Samuel en a profité pour échanger quelques messages avec sa femme. La porte s'ouvre c'est une infirmière qui entre toute apeurée
Elle : docteur docteur
Samuel : oui Carole c'est quoi
Carole : il ya une patiente là qui vient d'arriver elle va très mal je ne sais pas si vous pouvez venir la voir docteur NOMO n'est pas là
Samuel : sans problème
Il va en vitesse décrocher sa blouse et la mettre tout en suivant l'infirmière Carole où se trouve la patiente en question. Elle est couchée sur un banc et grelotte.
Samuel : ça va Madame ?
Il ne reçoit pas de réponse. Avec l'aide de Carole, il la porte pour la mettre sur le lit dans une salle.
Samuel : ça va aller. Carole fait lui une injection rapidement
Carole : d'accord docteur. Mais il faut payer à la pharmacie
Samuel : va chercher Didon payer quoi tu ne vois pas qu'elle va mal elle va payer après. Dis leur que c'est moi qui t'envoie
Elle court à la pharmacie prendre le nécessaire et revenir. Samuel essaie de lui parler mais la jeune fille ne réagit pas et semble épuisée. Carole lui fait une injection. Très vite, elle commence à se calmer.
Samuel : ça va aller. Carole il faut lui faire une prise de sang pour les examens
Carole : on recherche quoi exactement
Samuel : son palu est aigu à ce que je vois, ajouter à ça la typhoïde ou une infection on fera d'abord ses examens. Il faudra aussi prendre ses paramètres
Carole : d'accord docteur
Samuel est sortie de la salle pour se rendre dans son bureau, devant la porte Patrick attend
Patrick : mais tu es encore allé ou je t'attends depuis
Samuel : j'ai eu une urgence tu vas aller seul je dois m'occuper de cette patiente
Patrick : ok sans problème
Samuel : tu peux m'aider à payer ma facture s'il te plaît c'est le dernier délai aujourd'hui si je ne paie pas ça Melissa va me tuer
Patrick : c'est vrai que je n'avais pas envie d'arriver Laba mais bon vas-y donne moi et rappelle moi s'il te plaît la fille la peut m'embrouiller et j'oublie
Samuel : n'essaie même pas d'oublier je t'avertis.
Patrick : hahahaha
Samuel est allé chercher la facture et lui a donné aussi de l'argent Patrick est parti. Samuel rentre dans la salle de sa patiente, elle a les yeux ouverts, l'injection fait son effet. Carole vient de faire une prise de sang qu'elle apporte au laboratoire pour examen. Samuel s'assoit sur le lit en face de celui de sa patiente
Samuel : ça va mieux ?
Elle se contente de secouer la tête en guise de réponse.
Samuel : ça va aller on vous a fait une injection ça va vous soulager le temps de recevoir les résultats de vos examens.
Très doucement elle ouvre la bouche
Elle : merci
Samuel : je vous en prie. Bon il faudra qu'on vous enregistre vous avez un carnet ?
Elle : non
Samuel : d'accord on vous prendra un. Et la famille? on peut prévenir une personne ?
Elle : ma sœur
Elle regarde son sac comme pour signaler de prendre son téléphone. Carole revient en salle
Samuel : Carole il faut lui prendre un carnet et tu pourras appeler sa sœur
Carole : je vais prévenir sa sœur comment es ce que je la connais
Samuel : ne soit pas bête elle va te donner son contact
Carole : ah ok. Je vais prendre un carnet tout ça c'est à crédit ohhh j'espère que...
Samuel : va prendre Carole je déteste me répéter
Carole : désolée docteur
Elle a couru à la pharmacie et est revenue
Carole : hummm docteur elle ne voulait même pas me donner
Samuel : dépêche toi de prendre ses paramètres avant qu'on ne commence un traitement
Carole s'approche de la patiente, elle sort son stylo de la blouse pour prendre les informations de la patiente
Carole : nom
Elle : Caprice SIM
Carole : âge
Caprice : 29 ans
Carole : profession
Caprice : je travaille dans un restaurant
Carole : déjà accouché?
Caprice : non
Carole : ok je vais prendre ta température maintenant et ton poids quand tu pourras te redresser.
Carole lui place le thermomètre à l'aisselle
Carole : bon dites moi qu'est ce qui vous dérange
Caprice : je ne sais pas depuis quelques jours je ne me sens pas bien
Carole : et tu as attendus que ça te ramasse pour venir à l'hôpital
Samuel : c'est comme ça que tu interroges un patient ?
Carole : désolée docteur mais les gens exagèrent c'est quand ils sont sur le point de mourir qu'ils courent à l'hôpital alors que dès le départ lorsqu'on ne se sent pas bien on commence à chercher ce qui ne va pas
Samuel : donne moi le carnet la tu sort.
Carole : werrrr docteur excusez moi je parle trop
Samuel : vas chercher ses résultats stuippp
Carole est sortie. Samuel a pris sa place
Samuel : excusez là pour son manque de respect
Caprice : pas grave elle a quand même raison
Samuel : ok qu'est ce que vous ressentez
Caprice : j'ai horriblement mal à la tête, j'avais froid très froid même, aussi les vertiges, j'ai même vomi
Samuel : pouvez-vous être enceinte ?
Caprice : non je n'ai même pas de Petit ami
Samuel : autres choses à dire ?
Caprice : euhhh non ça va. S'il vous plaît vous pouvez prévenir ma sœur je n'ai pas d'unité
Samuel : d'accord je vais demander à l'infirmière de le faire reposez vous.
Il se lève et sort pour se rendre dans son bureau. Il signale à Carole de prévenir la sœur de Caprice. Quelques minutes après, ils reçoivent les résultats et le diagnostic qu'il avait fait est tombé.
Samuel : euhh Carole
Elle arrive en trombe dans son bureau
Carole : oui docteur
Samuel : apprête le nécessaire pour la perfusion. Sa sœur n'est toujours pas arrivée ?
Carole : pas encore et il faut payer tout ce qu'on prend là. Docteur la pharmacienne ne va plus rien me donner sans argent
Samuel : hummm ok j'irais moi même prendre.
Carole : oui si c'est vous elle va accepter
Samuel est allé en pharmacie et a pris tout ce qu'il fallait pour le traitement de sa patiente. Il est allé lui placer la perfusion. Il cherche en vain la veine pour la piquer
Caprice : ayiiiii docteur ça fait mal doucement nor
Samuel : si tu te calmais c'est que j'ai fini une petite piqûre comme ça tu cries
Caprice : ok je suis calme.
Elle ferme les yeux et suit les consignes de son docteur. Enfin il a pu passer le cathéter veineux et a pu placer la perfusion. Il est rentré dans son bureau
Samuel : ouff. J'ai faim..
Lorsqu'il se prépare à sortir manger une jeune dame entre
Elle : bonjour docteur.
Samuel : bonjour madame
Elle : je suis Mégane, la sœur de Caprice
Samuel : ah d'accord je me demandais si vous allez venir
Mégane : désolée j'étais bloquée au travail. J'ai pu me libérer. j'étais là voir merci de l'avoir prise en charge rapidement
Samuel : de rien c'est mon travail
Mégane : j'imagine qu'il ya des factures
Samuel : oui vous allez voir les différentes factures dans son carnet et vous rendre directement à la pharmacie pour payer.
Mégane : d'accord j'y vais merci encore
Elle est sortie. Samuel est content c'est ce genre de satisfaction qu'il aime lire sur le visage de ses patients ou encore c'est le résultat de son travail, le merci. C'est plus grand que le salaire qu'il perçoit tous les fils de mois. Il sort et va en route se chercher un bout de pain. Il n'a pas l'habitude de manger dehors dans d'autres cas, lorsqu'il a beaucoup faim il rentre manger avant de revenir sinon il passe la journée le ventre vide. L'ambiance de l'hôpital ce jour est triste. Pas de mouvement, pas de pleurs, pas de joie dû à un accouchement, pas même d'accident grave, les médecins sont en train de vadrouiller au couloir, certains sont assis au bar à côté pour attendre sagement l'heure du retour ou une urgence. Samuel n'aime pas s'asseoir dans les bars, il dit que ce n'est pas hygiénique pour un médecin. De retour à l'hôpital il tombe sur un collègue
Lui : docteur Koloko je vous ai cherché.
Samuel : ah bon j'étais en route il y a un soucis ?
Lui : non le directeur veut te voir
Samuel : humm j'ai fait quelque chose ?
Lui : hahahaha je n'ai aucune idée vraiment mais je pense que c'est rien tu ne fais jamais rien de mal détend toi
Il lui tapote l'épaule et s'en va. Samuel respire un coup avant de se diriger dans le bureau du directeur. Il ne savait même pas que ce dernier était dans l'enceinte de l'hôpital. Samuel se pose des questions sur la raison de sa convocation et pourquoi il ne l'appelle pas au téléphone ? Il n'a rien à se reprocher mais lorsqu'on travaille dans un enceinte pareille et qu'on est apprécié de tous, on peut se faire des ennemis. Il arrive devant la porte de son chef, cogne et entre. Le directeur est gaillardement assis dans son fauteuil qui semble être petit pour son corps immense. Il regarde Samuel entrer et lui sourit ce sourire le calme et le rassure qu'il ya rien de grave.
Samuel : bonsoir monsieur
DG : bonsoir docteur Koloko asseyez-vous
Il s'assit timidement
Samuel : je ne savais pas que vous étiez à l'hôpital
DG : oui je venais d'arriver. Comment allez- vous ?
Samuel : je vais bien merci et vous ?
DG : à part mon poids qui refuse de partir je vais bien
Samuel sourit, il aime bien le sens de l'humour de son patron. Il sait que ses employés se moquent de lui à cause de son énorme poids
DG : bon je ne vais pas vous perdre de votre temps. Je vous ai appelé parce que je me suis entretenu avec les patrons de l'hôpital général de la capitale et il semble qu'ils ont besoin d'une personne pour occuper la place d'un docteur décédé. Bon c'est une grande ville, c'est la capitale et c'est l'un des plus grands hôpitaux du pays donc ça demanderai beaucoup de travail et qui dit beaucoup de travail dit beaucoup d'argent. J'ai pensé à toi parce que vous êtes une personne intègre, vous êtes loyale, ordonné, vous êtes travailleur, vous aimez ce que vous faites. J'ai pensé que ça serait bien si cette place vous revient. Qu'est ce que vous en pensez?
Samuel : waouhh c'est pour moi un honneur de vous entendre me faire autant d'éloges Merci vraiment, merci d'avoir penser à moi et oui j'aimerais bien exercer dans cet hôpital majestueux
DG : d'accord je lui enverrai votre dossier et une recommandation.
Samuel : Merci monsieur
DG : maintenant vous devriez croiser les doigts parce votre dossier ne sera pas le seul à être étudié ça prendra du temps, voir des mois
Samuel : d'accord il n'y a pas de problème. Le fait déjà de me porter comme votre candidature constitue déjà une victoire pour moi même si je ne suis pas choisi, je me sens honoré
DG : vous pouvez l'être, c'est mérité. vous pouvez retourner à vos occupations
Samuel : merci encore
Il se lève et sort. Il pousse un ouff de soulagement. Quelle joie pour lui s'il allait travailler en ville. Il croise les doigts pour que son dossier soit accepté.
Samuel va dans la chambre de caprice, elle est endormie, sa sœur est assise sur le lit d'à côté..
Samuel : ça va ?
Mégane : oui elle va mieux je crois
Samuel : ça va aller. je lui mettrai une deuxième perfusion avant de rentrer.
Elle : d'accord.
Il est retourné à son bureau. toujours pas de nouvelles de son ami. Ça ne l'inquiète pas, c'est son habitude de disparaître pendant des heures. Il reconnaît que son ami est un voyous mais à côté de ça c'est une belle personne qui l'a beaucoup soutenu et aidé lorsqu'il est arrivé dans cette ville étrangère.
Le temps passe, Samuel pense à rentrer il va d'abord placer la deuxième perfusion de caprice qui semble récupérer peu à peu, ensuite il regarde le programme de demain il sera de garde toute la nuit du coup il viendra au travail en soirée. Il donne des consignes sur ses patients au médecin qui sera de garde ce soir et il s'en alla. Une journée sympa, pas de pleurs, pas de mort, pas de pieds amputé, pour lui, c'était une bonne journée.