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Voyage d'enfer

Voyage d'enfer

Auteur:: ANDY Et CY
Genre: Jeunesse
La vie est-elle facile ? Non sans doute ! Certains naissent avec une cuillère en or . D'autres par contre, doivent se battre pour se frayer un chemin et espérer se faire une place dans cette société très sophistiquée et parfois cruelle pour les plus faibles. Qui ne veut pas vivre le bonheur ou devrais-je demander qui aime vivre le dans la souffrance et le malheur pendant longtemps ? Je pense que la réponse semble évidente. De telles circonstances ont toujours poussé l'homme dans sa globalité à migrer toujours en quête du bonheur ? Mais cela vaut-il vraiment le coup de supporter à porter le revers de cette médaille au nom d'un rêve meilleur ? Ou alors pensez-vous que le bonheur c'est apprécier ce que l'on a et de vivre près des siens? Chacun se fera une conclusion à travers mon histoire. C'est l'histoire de cette jeune fille qu'on va appeler Chloé et qui va tenter un voyage aventurier non légal ou conforme vers d'autres cieux avec ses compagnons de route en quête du bonheur. Mais Elle sera loin d'imaginer que ce voyage sera un #VOYAGE D'ENFER

Chapitre 1

Yvan: c'est moi que tu traites de bête Chloé ?

Chloé : oui! C'est toi. Tu as peut-être fait des grandes études, mais tu n'es pas toujours sage.

Yvan : ah bon!

Chloé : oui . On t'offre un paradis mais toi tu veux rester dans ton monde épineux. Quand la tête refuse de réfléchir, le corps souffre.

Yvan : D'accord merci!

À ces mots , je venais de réaliser que j'étais allé un peu loin avec mes mots. Et pour essayer de me rattraper , je m'étais approché de mon cher cousin.

Chloé : Désolé Yvan , je ne sais pas ce qui m'a pris , de t'envoyer de durs propos. C'est certainement la colère.

Yvan : Chloé j'ai plus rien à dire dessus. Tu es suffisamment grande pour choisir ce qui est bien pour toi.

Et il se dirigea vers la porte de sortie. Je le connaissais tout de même. Je savais qu'il était touché dans son égo. Mais je connais également Yvan. Il est très protecteur et je sais qu'il ne s'arrêtera pas là avant de m'avoir empêché d'y aller. Mais je ne pouvais permettre à personne de m'empêcher de réaliser mon rêve de " vivre comme une blanche".

Ma copine Mégane s'est chargée de rencontrer Harrel et de lui donner la somme dont il avait demandé pour nous deux. Elle m'avait notifié que tout était déjà réglé de ce côté. Il ne restait qu'à nous préparer pour le départ. J'étais excitée et impatiente rien qu'à l'idée d'y penser. Mais il me restait un seul obstacle. C'était mon cousin Yvan. Comme je savais qu'il allait m'empêcher de poursuivre ce voyage, alors j'ai décidé de lui faire boire un somnifère pour l'endormir . Je sais que vous allez me trouver certainement cruelle mais je pense que c'était la seule façon pour qu'il me laisse tranquille.

Les jours passèrent donc jusqu'au jour du fameux départ pour le voyage. Comme nous devrions partir dans la nuit, j'avais donc le temps de mettre en œuvre mon plan. Ce jour là à la maison j'ai cuisiné un bon ndolè avec des viandes accompagnés du plantain mur. J'ai également pris la peine d'acheter du bon vin . J'attendais patiemment son retour. Mon départ était fixé pour vingt deux heures. je savais qu'il rentrait toujours avant dix vingt une heure . Et par chance , ce jour-là , il arriva vers dix Neuf heures. Je l'accueillis avec tellement de tendresse . Je l'invitais également à me rejoindre à table.

Chloé : Cousin j'ai réfléchis à ce que tu m'as dit, et je me suis dite que tu as raison sur toute la ligne. Je ne pars plus en voyage de clandestin. Je suis parfois une idiote . Heureusement que tu es toujours là pour me ramener sur le droit chemin. Pour me faire pardonner , j'ai préparé ça pour nous . Mangeons et buvons pour casser la salle ambiance qui règne avec mon frère chéri.

Yvan : heureux que tu sois revenue à la raison petite sœur. Je serai toujours là pour toi. Bon mangeons.

Il me rejoint et se mit à manger avec appétit . Je lui servis du vin qu'il but. Pendant qu'il mangeait , son téléphone sonna. Il se leva pour aller décrocher un peu plus loin. Évidemment il ne doutait pas que je puisse faire quelque chose de mal en son absence. Je profitai de son absence pour verser du somnifère dans son fer et diluer le mélange. Lorsqu'il revint, il ne se douta de rien et continua à manger et à boire sans rien remarquer.

Chloé : Alors grand frère , c'était qui ?

Yvan : ah c'était un ami là qui m'a appelé avec un numéro inconnu. Il dit qu'il vient de voir des des annonces où c'était écrit " offre d'emploi" et il a pensé à moi que je remplis ce profil.

Chloé : ah qui sait peut-être, Dieu te sourit enfin.

Yvan euh ou.... Ou....ouiiiii

Chloé : Yvan tu as sommeil ? Tes paupières pèsent.

Évidemment mon coup commençait à réussir. Yvan finit par s'endormir sur la table . Moi je profitai pour partir au lieu où ma copine Mégane m'avait demandé de la rejoindre. J'étais partie sans remords même si c'était mon cousin . Nous sommes arrivées au lieu où on devait se réunir .

Là-bas , la première chose que je constatai était que Mégane et moi n'étaient pas les seuls présents. Il y'avait du beau monde qui attendait comme nous. Harrel était là près de nous. Il était en train de causer au tél en un dialecte ( patois) que je ne comprenais . Quelques minutes plus tard , il raccrocha et s'adressa à nous.

Harrel : bonsoir à tous. Vous aurez le temps de faire connaissance, mais sachez que vous êtes là toutes pour un objectif commun : changer de vie. Et c'est maintenant que votre nouvelle vie commence. Déjà, vous allez embarquer dans un car qui va vous emmener au grand Nord. Le car arrivera vers minuit. Soyez patients mes futurs mbemguistes.

Mon voyage pour l'aventure en clandestinité allait commencer véritablement

Nous avions commencé à attendre le monsieur dont nous a parlé Harrel. Comme cela était lassant et fatigant , nous nous sommes assises sur l'herbe. Le temps s'écoulait , et j'avais déjà même faim. Heureusement par chance , on aurait dit que Mégane avait lu dans mon coeur. Ma copine Mégane me tendit une gamelle :

Mégane : Tiens, mangeons ça en attendant ma sœur

Chloé : maman merci. Il y'a quoi dedans?

Mégane : un mélange de poisson braisé, de poulets , de riz et de plantains mûrs.

Alors que je voulais déjà lui remercier une fois de plus, une voix était écoutée derrière nous

-"D'aussi belles femmes, des voix aux tonalités aussi envoûtantes. Espérons que ce mélange ne sera pas incompatible avec vos ventres."

Nous nous sommes retournées pour savoir qui était entrain de parler. Et là,je vis un jeune homme brun d'une taille de guêpe .

Chloé :"Ekié monsieur on se connait ?

- vous êtes très charmantes demoiselles. Mon prénom est Joël. Je suis également là comme vous. J'attends vivre ma vie de rêve de l'autre côté. Et décidément je vois que j'ai pris la bonne décision. Dieu m'a fait te rencontrer particulièrement. Tu es si belle. Je ne regrette pas ma décision.

Chloé : Ekié. C'est en aventure que tu viens faire tes conquêtes ? C'est pas la folie ça ?

Joël : je suis en aventure en quête du bonheur, et toi tu es certainement ma première trouvaille de bonheur.

J'étais stupéfaite par ce que je venais d'attendre de ce garçon. Vraiment les hommes ne manquent pas souvent de scrupules. Mégane ne s' empêchait de rire et de moquer de moi.

Mégane : ikii ma coucou , apparemment ton aventure ci commence comme un conte de fée hein.

Chloé : pardon hein .... C'est pas drô...

Nous avons été interrompus car à l'instant même , il y'a des voies qui s'élèvent. Et c'est Harrel qui se fait menacé par un jeune homme en ce moment-là.

-"Bandit bandit. Depuis qu'on attend là? Tu veux nous manger notre argent hein. Il est où? Il est déjà l'heure passée."

Je vérifie l'heure sur mon petit téléphone , et je constate qu'effectivement le temps d'arrivée de ce supposé Monsieur d' Harrel est déjà passé. Il est minuit passé de presque cinquante cinq minutes.

Les autres également commençaient à s'impatienter et le firent savoir en soutenant le jeune homme qui prenait Harrel en otage. Lorsque les humains investissent sur quelques choses, ils deviennent très strictes au moindre manquement.

Harrel: je vous jure qu'il viendra. C'est pas de ma faute .

Mais ils ne voulaient rien entendre. Je commençais moi aussi déjà à croire que peut-être, ce monsieur ne viendra pas. À quoi aurait alors servi mon sacrifice de mon corps et l'empoisonnement léger de mon cousin Yvan. Non ! Je refuse de croire que Harrel a pu se jouer de nous. Le monsieur viendra sûrement. Je me répétais cela sans cesse. Finalement je crus percevoir le bruit d'un moteur en déplacement . Et si c'était lui?

-" Euh je vois des phares qui braquent vers nous ?" pouvait-on comprendre quelque part dans la foule.

-" c'est sûrement lui, il y'a le bruit d'un moteur. Désolé pour tout à l'heure Monsieur Harrel." Répondit une autre voix.

Je regarde également et je vois deux phares , non plusieurs phares je crois car la lumière est si intense. Et finalement ce sont deux grands camions qui arrivent devant nous. Finalement un monsieur assez barbu sort du premier camion. Je remarque qu'il porte une chemisette et un pantalon jean bien que sa chemisette tient encore grâce à un seul bouton qui résiste au ballonnement de son ventre. Vous l'avez compris, physiquement il n'était pas très soigné. Je le vois se diriger vers Harrel . En ce moment-là, je compris qu'il s'agissait du fameux chauffeur dont nous attendions.

Je ne sais pas ce qu'ils se sont dits en ce moment devant nous car ils parlent en leur langue maternelle qui m'était incompréhensible. Je vis juste Harrel nous regarder tous et nous dire

-" C'est bon mes amis, vous voyez que je ne vous ai pas trompés. Il est là, il est venu avec une autre personne. Entrez et bon voyage!"

Je pensais que nous allions entrer comme des personnes bien éduquées. Mais , je fus étonnée de voir que tout le monde courait vers le bus pour entrer.

Chloé :Ekié copine, c'est quel façon d'en....

Je me tourne et je constate qu'elle n'est plus là. J'aperçois juste sa silhouette au loin vers le bus. Et ce n'est qu'à ce moment que je commence à comprendre que c'est parti sans doute pour une véritable jungle. Elle ne m'avait même pas avertie de cela. Comme les autres , je me mets également à courir , mais lorsque j'entre finalement dans un bus, il n'y a plus de places disponibles. Même sur " le sol" du bus il n'y a plus de place. Je suis obligée de rester debout. Combien de temps va durer le voyage là-dedans ? Je ne sais pas du tout. Mais nous étions vraiment à l'intérieur comme des poissons dans une boîte de sardine. Je lance des coups de yeux un partout et je ne vois pas Mégane. Je comprends que sûrement elle est dans le bus. Je veux alors descendre pour la rejoindre de l'autre côté en voulant me faufiler , mais des gens m'en empêchent.

-une voix:" tu ne pousses pourquoi madame?"

Chloé : je m'en vais rejoindre ma copine de l'autre côté.

Ils se regardèrent avant d'éclater de rire.

Une autre voix: ma chérie , tu es folle ? Tu sors d'ici tu oublies le voyage hein.... On quitte déjà.

Une voix :" tu dois seulement supporter. Vous allez vous retrouver à la décharge là-bas à destination. Quand le genre ci ferme, c'est seulement pour la prochaine nuit."

Effectivement, le camion démarra et c'était le départ pour la destination inconnue sans plus aucun détail. Je pensais au fait que J'allais donc passer un jour entier et une nuit étant serrée comme une sardine dans une voiture et j'allais devoir supporter les différentes odeurs corporelles et de sueurs durant tout le trajet vers ce lieu inconnu en étant entassés comme des animaux.

Le voyage avait commencé. Où allons-nous ? En ce moment, honnêtement je ne savais pas. Mais je savais que nous n'allions pas nous retrouver directement d'un coup de tête en occident. Surtout pas en camion. D'ailleurs comment aurions-nous pu supporter un si long trajet en étant autant entassés comme des animaux? Revenons d'ailleurs à ce voyage ! Je me rappelle qu'au début l'ambiance était plutôt assez calme. Chacun était silencieux. On aurait dit que chaque personne ici présent , méditait sur son sort. Cette drôle d'ambiance dura à peu près une quarantaine de minutes voire une heure de temps avant qu'une petite odeur de gaz ne me parvienne jusqu'aux narines.

Chloé :Hum mince!

Le gaz s'évapora quelques secondes après , "ouf c'était fini" pensais-je à ce moment. Mais je n'étais pas au bout de mes peines lorsque je ressentis encore une odeur beaucoup plus forte. Et quand je dis forte, c'était vraiment le superlatif absolu de gaz toxique, croyez-moi ! Une odeur concentrée d'oeufs pourris et de vêtements sales trempés depuis des jours. Cette fois, je ne pus me contenir en mature. J'ai crié de toutes mes forces. D'ailleurs les autres non plus, n'ont pu se retenir

" Dis-donc . C'est quoi ces jeux de pets silencieux ?" Lança l'un de nous.

_" Mon Dieu ! Seigneur Jésus. Vous ne vous purgez pas avant de faire un tel voyage en aventure ? Malchance" poursuivit une femme dans le camion.

Imaginez-vous être enfermés dans une petite pièce entre quatre murs et devoir supporter des gaz de ventres les plus dangereux pour l'odorat qu'ils soient.

L'odeur persistait de plus en plus. Et ce qui m'intriguait que le coupable s' était fondu dans la masse et personne n'avait l'air étrange.

Une voix:"on va commencer à sentir les fesses de chacun ici..."

D'autres ne pouvant plus supporter cette forte odeur, tapèrent sur la porte de sortie pour montrer qu'ils voulaient sortir , mais c'était peine perdue.

Une voix : les gens ont le cœur ici dehors.

Une autre voix : ça c'est une bombe atomique. Si vous n'avez pas pitié de nous, ayez au moins pitié de vos ancêtres !

À peine quelqu'un avait prononcé ces propos, un autre gaz nous était parvenue une fois de plus aux narines. C'était de trop . Et tout le monde a crié :" héé" comme pour manquer l'étonnement d'une telle répétition. Cette fois, on décida de trouver le coupable.

Une voix :"que chacun hume l'odeur du derrière de son voisin."

Alors que nous étions encore sous le choc de ces odeurs nauséabondes de gaz, le camion fit un bruit inattendu et un dérapage et virage effroyable qui nous firent tous bousculer vers la gauche. On aurait dit qu'il esquivait quelque chose. En ce moment-là , j'ai eu la première grande peur de ma vie. Quelques minutes plus tard, le camion déraille vers la droite cette fois. Nous sommes tous pris de peur. Que se passe t'il ? Il semble qu'on vient de risquer la mort deux fois de suite. Comme vous pouvez imaginer, la panique est à son comble dans le camion. Finalement le chauffeur arrête le moteur et demande à tout le monde de descendre. C'est un soulagement pour tous car on respire un peu de l'air pur , mais nous sommes également inquiets car on comprend que quelque chose ne se passe pas bien.

Le chauffeur du camion semble fâché. Il nous regarde tous descendre avant de prendre la parole.

-"je ne veux pas sacrifier les enfants des gens ici pour rien. Celui ou celle qui sait qu'il a des choses bizarres dans son sac, le laisse ici discrètement. On se comprend. Je ne veux pas me répéter."

Je ne comprends pas ce que ça pourrait bien signifier tout ceci. Du moins à ce moment là, de quoi voulait-il dire par " chose bizarre". Personne ne semblait véritablement réagir par des actes aux propos du chauffeur. Ce dernier reprit:.

-" vous voulez jouez avec moi? je répète pour la dernière fois et cette fois en terme plus clair. Celui qui a les gris-gris dans sa valise ou son sac de voyage , le laisse ici. Je ne vais pas verser du sang en route à cause de vous."

Je commençais vraiment à avoir peur. Ce que j'écoutais n'était plus du tout naturel. Dans quoi m'étais-je embarquée?

Comme personne ne semblait réagir du tout? Le chauffeur nous regarda tous une fois de plus et retourna dans son camion où il s'asseyait. Il revient avec un chasse mouche en main .

Le chauffeur : " comme la personne veut jouer les malins, et bien on verra bien qui est le plus. Rira bien qui rira le dernier."

Il se mit à secouer fortement son chasse mouche. Je me rappelle même que je me demandais si par hasard il avait vu des mouches ou moustiques ici. Mais cependant, l'un d'entre nous se mit à respirer fortement comme s'il était bloqué au cou. Il tomba au sol et se mit à trembler.

Nous étions tous sous le Choc et apeurés . Décidément j'allais voir de ces choses incroyables dans cette aventure, on dirait un film.

Le chauffeur : Voilà le coupable !

Une voix : Chauffeur, il est mort? Qu'est ce qui se passe ici?

le chauffeur : comme j'ai dit plus tôt, ce gars avait des choses impurs dans son sac de voyage. Je ne sais pas ce que c'est exactement, mais il avait des gris-gris . Voilà pourquoi j'ai eu ces virages dangereux . Car la longue route n'aime pas de telles impuretés. et si on continuait la route sans rien faire, on aurait fait des accidents mortels à coup sûr."

J'étais sous le choc de ces révélations. Une chose est sûre, ce n'était pas qu'un simple voyage tout ça.

Le chauffeur : " Apportez-moi son sac ."

On lui apporta le sac de la personne écroulée, il fit une petite fouille et sortit un talisman qui brillait.

Le chauffeur (en soulevant le bras): voici son gris-gris, un talisman magique ! Voilà la cause de tous ces problèmes!

Bien-sûr, il y'avait un air de panique palpable chez nous. Ce qui était d'ailleurs normal.

Une voix : mais chauffeur ! Et que va t'il se passer pour celui-là qui est couché actuellement par terre.

Le chauffeur : pour votre ami couché là, ne vous inquiétez pas ! Il n'est pas mort. Il est juste évanoui. Mais il se réveillera bien après notre départ. Son voyage avec nous est fini comme ça. C'est sa punition!

Mon coeur battait très fortement. J'avais vraiment vraiment en train de vivre un cinéma digne des plus grands tournages mystiques. Sauf que là, ce n'était pas un film , ou alors c'était véritablement nous les acteurs.

Le chauffeur : quand on décide de poser un acte, il faut être prêt à assumer les conséquences. Prenez d'abord de l'air même cinq minutes avant qu'on reprenne le voyage. Soufflez un peu !

Bien qu'ayant la tête pleine de réflexion de mythes et de frayeurs , j'ai remarqué que le chauffeur se dirigeait vers un jeune homme. Et ce jeune homme était Joël. Il lui dit

-" apparemment c'est toi qui a mis mal à l'aise mes passagers avec les odeurs grotesques de ton ventre! Pense à te purger une fois que ton voyage sera terminé. Pour le moment, prends moi ces graines et mange-les"

C'était donc Joël qui nous mettait très mal à l'aise dans le camion depuis le début. Toutes ses belles paroles dans la bouche pour un vendre aux odeurs insupportables! Quelle ironie de sort, il me disait à moi et à Megane également juste avant le voyage qu'il espère qu'on ne mettra pas ces gens mal à l'aise dans le bus avec nos gaz à cause de notre nourriture.

Joël prit les graines et le mangea. Personne ne semblait s'occuper de Joël en ce moment-là, donc il ne sera pas insulté pour le reste du voyage. Après cela, le chauffeur annonça la fin de la pause.

Chauffeur :" On repart!"

Chapitre 2

Nous avions donc repris le trajet tous ensemble sauf évidemment " l'homme des gris-gris". Mais cette fois, l'ambiance dans notre automobile n'était plus calme comme la première fois.

Une 1ère voix: maman donc on allait mourir cadeau comme les blagues hein...

Une 2ème voix : je te dis ! Le tip là allait nous sacrifier avec ses gris-gris là.

Une troisième voix: où il faisait quoi avec les gris-gris au voyage oh?

Une autre voix: il voulait envoûter quelqu'un ici?

La 1ère voix: n'est ce pas, il voulait soit disant assurer sa réussite avec les gris-gris non? Comme ça il pensait qu'il allait arriver à coup sûr grâce à son talisman.

La troisième voix: ah! Tu as peut-être raison hein....

La deuxième voix : toi ( à la première voix), tu connais même ça comment ? Tu pratiques aussi? Il n'y a qu'un marabout pour reconnaître un marabout.

La première voix : ekié ...non oh, quand j'étais adolescente , je vivais avec mon oncle qui était chauffeur routier ... C'est lui qui m'avait dit qu'il voit souvent de toutes les couleurs à cause des totems que les gars des villages ont souvent dans leurs valises.

....

J'étais là , présente à écouter leurs conversations , mais je tirais tout de même des leçons. Ainsi j'avais appris que la route et les longs voyages rejetent les gris-gris des personnes qui l' emprûntent.

Une voix : il y'a aussi cette personne là, dont on ignore qui a failli nous asphyxier avec des poèmes gazeux aux sonorités silencieuses...

Tout le monde éclata de rire. Mais je lançai tout de même un coup d'œil à Joël qui forçait également le rire collectif. Ces événements avaient quand-même eu comme point positif de nous rassembler. C'est dans cette petite belle ambiance que nous nous sommes tous endormis.

Je ne me souviens plus à quel moment exactement je m'étais endormie, mais cette nuit-là, je me suis retrouvée en train de revivre mon enfance compliquée en présence de mon cousin Yvan. Bien-sûr c'était un rêve. Et dans mon rêve, Yvan et moi étions en train de regarder le film de notre vie passée. Je me rappelle qu'à un moment donné nous devions traverser un pont pour rejoindre l'autre bout de la rivière , pendant que lui et moi étions en train de marcher en rigolant, nous avions vu s'ouvrir devant nous deux ponts. Ces chemins étaient opposées. Le pont qui était à notre droite était fait de bois mais il étaitt rès large , tandis que celui de gauche était très beau à vue d'oeil , on aurait dit un pont construit en or mais étroit. Yvan me tenait toujours la main et il me tirait vers le pont en bois.

Yvan : allons de ce côté, ce pont est large . Il y'a assez de place pour nous deux .

Mais moi je ne voulais pas passer par là. Oui, je voulais emprunter la route au pont de couleur d'or. Je ne sais comment cela s'était fait, mais j'ai vu un couteau qui était déjà sur mon autre main. Et là j'ai poignardé mon cousin Yvan au bras pour qu'il me relâche et j'ai couru à toute vitesse pour traverser ce pont dont mon cœur me souhaitait. Vers la fin , alors que j'avais déjà mis un premier pied sur le côté de la terre , le pont a Soudainement chuté et je me voyais chuter depuis le haut où sortaient des gueules de crocodiles.... Je me mis à crier de toutes mes forces, ce qui me réveilla de sursaut dans le monde réel. Que voulait dire ce rêve ? Sur le moment je ne comprenais pas ou alors j'avais refusé de comprendre la signification .

Lorsque je m'étais reveilée en sursaut, j'ai constaté que le jour commençait à se lever. Je pense qu'il devrait être six du matin ou un peu moins je crois. Le camion gara. Je pensais alors qu'il y'avait eu certainement un autre problème dans le camion ou sur la route, mais de quels problèmes s'agit-il ?

Le chauffeur : Tout le monde descend ici!

Ces paroles confirment davantage mes doutes. Lors du dernier voyage également, il nous avait demandé de descendre. Tout le monde était déjà reveillé évidemment.

On descendit tous , bien que certains chuchotaient qu'ils refusent encore de descendre pour un cas de magie comme la précédente fois. Seul le chauffeur était resté dans le camion.

Le chauffeur : bien sachez déjà qu'ici vous êtes des mercenaires. J'ai réussi à vous faire quitter le pays pour un autre. Mais vous savez que c'est sans autorisation préalable. Donc maintenant soyez prudents. Réussissez à vous introduire au delà des frontières sans vous faire avoir ou prendre. Si vous réussissez à joindre le nord de ce pays, alors vous devrez emprunter la route pour le désert qui va vous mener où il faut. Mon travail s'arrête ici, bonne chance !

Et il démarra. Nous étions donc dans un nouveau pays. Mais pas dans le pays où nous voulions être, C'est-à-dire le pays de l'outre mer. Il faudra donc , comme l'a expliqué le chauffeur ,réussir à percer pour le nord sans toutefois nous faire attraper car nous étions mercenaires. Mais, ça faisait un peu longtemps que je n'avais plus revu ma compagne Mégane. Nous nous étions promises d'arriver ensemble. Je pris mon petit téléphone , je ne l'avais plus utilisé depuis plus de vingt-quatre heures. Fort heureusement, il ne serait pas complétement déchargé. Rappelez-vous que je vous ai dit que ces événements se passent avant l'avènement de l'androïde. Et vous savez, ou alors vous vous rappelez que la plupart des anciens téléphones avaient des batteries de puissantes autonomies. Je connais le numéro de ma copine Mégane par cœur, dont je compose son numéro et je lance l'appel, mais échec. Je retente une seconde fois, puis une troisième fois mais toujours rien. Mais pour son numéro ne passe t'il pas? Alors là je me rappelle que nous sommes dans un nouveau pays et on ne peut se joindre aussi facilement. Nos coordonnées téléphoniques n'étaient plus en phase avec le pays où je me trouvais. Je ne la verrai donc pas d' aussitôt et je sais que je vais devoir passer quelques jours dans ce nouveau pays avant de continuer la route pour l'aventure.

Il faisait très chaud ce jour là, Si je restais sur place longtemps, j'allais bientôt être trempée de sueur. De toute façon ,il me fallait me tirer d'affaire sans Megane. En ce moment-là, je ne sais pas si son automobile était déjà arrivée ou pas. Rappelez-vous que nous ne sommes pas du tout en règle, donc il faut être assez prudents . Comment allais-je faire pour sortir de ce pétrin? Il y'a certainement surveillance quelque part . Les autres commencèrent à partir en groupe, mais moi, je ne sais pas pourquoi, mais j'avais pas du tout confiance en eux . Je me disais qu'ils n'iront pas loin... Ils allaient certainement être attrapés. Alors je décide de prendre ma décision de m'aventurer toute seule. D'autant plus qu'à ce moment du voyage, chacun doit chercher à sauver sa tête.

Moi j'avance donc toute seule, dans une direction inconnue , je commençais à être fatiguée. "Peut-être j'ai mal fait de décider de partir toute seule!" Me disais-je.

Cet espace était rempli de sable et jusqu'à présent, il y avait pas encore de contrôle ou une tierce personne susceptible de faire partie du corps de sécurité. Un peu au loin, j'aperçois un viel homme . Cet homme n'est pas seul, il a à côté de lui des boeufs et autres animaux. Je comprends qu'il s'agit d'un vieux Berger et de son troupeau. À quoi aurait-il pu m ' être utile? Je suppose que vous vous posez cette question. Et bien , parfois des situations difficiles se décantent par des personnes inattendus. J'étais vraiment fatiguée de marcher , et là je fis l'effort de m'approcher près de cet homme non sans peine . Une fois devant lui je me suis écroulée pour montrer ma position de faiblesse. Pourquoi ai-je prise cette décision ? Mon idée était que ce vieillard sera sensible à la condition d'une jeune fille En position de faiblesse. Vous le savez, la femme est souvent avantagée grâce à son côté dit faible. Et la société est plus enclin à la protéger.

Je ne sais pas combien de temps, je suis restée au sol feignant la faible qui est en train de connaissance,mais je me rappelle qu'à un moment j'ai senti mes forces me revenir et le vieillard en question me tendait sa main.

Comment avait-il fait ? Je le savais pas. Du moins pas encore,mais nous n'allons pas tarder à le découvrir. Je pris sa main et il m'aida à m' assoir.

Le vieillard : hum une jeune fille seule dans un tel endroit ?

Chloé : merci de m'avoir sauvé papi.

Le vieillard : Tu es là parceque tu fais un voyage clandestin n'est ce pas ?

J'étais surprise, comment pouvait-il connaître ça avant que je lui dise?

Le vieillard : tu te demandes, comment je le sais n'est ce pas ? Haha... Les jeunes d'aujourd'hui et l'envie de vouloir aller plus que le train naturel!

Chloé : oui j'avoue , mais comment avez-vous pu le savoir ?

Le vieillard : parceque je suis capable de lire dans tes fortes intention que ton esprit dégagent.

Chloé ( suprise et apeurée) : vous.... Vous êtes un....

Le vieillard : oui ce que tu penses là, c'est ça! Je ne suis pas un simple berger qui marche avec son troupeau. Haha. Et parfois même le troupeau n'est pas seulement du troupeau...

Je ne comprenais pas où il voulait en venir, " le troupeau n'est pas seulement du troupeau." Qu'est ce que ça pouvait signifier?

Il y'a une police de surveillance un peu plus loin là-bas... Tu as très peu de chances de Ten sortir facilement.... Tu veux traverser et rejoindre la grande ville ?

J'étais confuse par ces propos bizarres. Mais je répondis en hochant la tête par l'affirmative.

Le vieillard : comme j'ai dit ,je peux t'aider. Au vu physique, je peux paraître un simple vieux Berger, mais j'ai également des pouvoirs métaphysiques qui dépassent l'entendement humain. Je peux te transformer en animal. Et le problème sera résolu.

J'ai sursauté sur moi. Avais-je bien entendu? Le berger me me proposait de me transformer en animal.

Chloé : Mais monsieur, je ne peux pas accepter cela. Comment ça en animal?

Le vieillard : haha tu es libre de ne pas l'accepter . Rappelle toi ce que je viens de te dire tout à l'heure," le troupeau n'est pas seulement le troupeau". À toi de voir si tu veux arrêter ton parcours ici...

Je réfléchis en un laps de temps, il est vrai que c'était vraiment audacieux et risqué d'accepter une telle proposition. Mais je pensai à tous les sacrifices que j'ai eu à faire pour être présente à ce niveau. Allais-je faire tomber tout ça dans l'eau et détruire mon rêve de quitter notre continent ? Aux grands rêves, les grands sacrifices. Pendant ce temps, le vieillard était déjà en train de s'en aller.

Chloé ( en criant): oui j'accepte.

Il s'arrêta,me regarda en feignant un sourire

Le vieillard : voilà... Je savais que tu allais bien réfléchir, ça sera pas si difficile crois-moi.

Chloé : mais je veux savoir comment cela va se passer ?

Le vieillard : comme j'ai dit, il y'a un contrôle à la sortie d'ici. Et tu n'as pas assez de chance de t'en sortir saine là-bas. Par contre, moi oui je le peux . Tous me connaissent, moi le vieux Berger yaya Tembu qui vient souvent paître son troupeau ici. Moi je ne suis pas surveillé. Donc moi et mon troupeau, on a accès facilement. En te transformant momentanément en animal , tu traverseras dans le troupeau avec nous . Ne t'inquiètes pas , vu que ça peut être une expérience traumatisante pour toi , tu ne te rappeleras pas de cette aventure, une fois je t'aurai fait redevenir humaine.

Chloé : je comprends. Attendez,je vais vous donner de l'argent pour vous remercier de cet aide ?

Le vieillard : De l'argent ? Pourquoi faire ? Je n'ai pas besoin d'argents moi. Garde ton argent pour toi. Par contre je veux un petit truc insignifiant de toi.

Chloé : quoi donc grand père ?

Le vieillard : haha... Rien du tout, juste un peu de tes cheveux. C'est tout !

Chloé : mes cheveux ? Mais pourquoi faire ?

Le vieillard : heu... Pas grande chose... Rien de bon.... Rien crois-moi. Bon juste que j'ai besoin de tes cheveux pour te transformer en animal , tu vois?

Bien que la demande du vieillard devait me mettre la puce à l'oreille , j'ai refusé de regarder le côté sombre de cet échange et j'ai coupé un peu de mes cheveux et je lui donnai.

Le vieillard: oui bravo.... Sage décision.... Fais moi confiance, tout va bien se passer.

Mes derniers souvenirs avant la transformation étaient lorsqu'il serra de sa main gauche mes cheveux . Et il me fit un symbole bizarre avec le bâton qu'il tenait de l'autre main . Je me rappelle que je perdis connaissance à ce moment-là.

Je ne me souviens plus de ce qui s'est passé juste après, ou du moins pendant un bon moment. Je me rappelle juste que je me suis retrouvée redevenue humaine dans l'enclos pour animaux, à quatre pattes et en train de mâcher des herbes. Une fois revenue à la conscience, j'ai tout craché. Le vieillard était juste debout devant moi avec son bâton.

Chloé : Mais qu'est-ce que c'est que ça ?

Le vieillard : Quoi comment ? Tu mangeais les herbes.

Chloé : Les herbes ? Parce que les animaux de prairie mangent des herbes.

C'était horrible pour moi de penser que j'avais consommé et avalé des herbes crues. Et pourtant, cela semblait amuser le vieillard.

Le vieillard : Il faut dire que tu es très mignonne sous forme d'animal. Haha.

Chloé : Mais on avait pas dit que je devais manger les herbes. Pas à ce point.

Le vieillard : Pas à ce point ? Mais un animal de bétail est herbivore et je t'ai transformée en animal. Tu voulais qu'on voie que tu manges la viande, c'est ça ?

Chloé : Non, mais...

Le vieillard : Mais quoi ? Il fallait faire les choses normalement pour éviter tout soupçon. Et maintenant, te voilà redevenue humaine. Donc le plan a fonctionné.

Chloé : Bon... Vous avez raison monsieur.

Le vieillard : Voilà... Et en plus, vois le bon côté des choses, les herbes sont des remèdes naturels. Donc ça peut te soigner une maladie interne dont tu ignores actuellement... Haha.

Je n'étais pas très enthousiaste à sa blague, mais par respect pour ne pas le contrarier, j'ai également souri.

Chloé : Merci infiniment, monsieur... Je vais prendre congé de vous.

Le vieillard : À cette heure-ci ? Pourquoi ne pas attendre la nuit ? La sécurité est moindre ou inexistante en période nocturne et tu pourras partir.

Vu que c'était un pays étranger pour moi, je ne connaissais pas forcément le mode de fonctionnement et j'avais donc décidé de faire confiance au sorcier. Après tout, il m'avait déjà sorti d'une situation compliquée.

Chloé : Vous avez peut-être raison.

Le vieillard : Mais bien-sûr que j'ai raison. Allez, entrons chez moi. Tu ne vas pas rester ici dans l'enclos comme un animal. À moins que tu aies pris goût à ta peau d'animal... Haha.

Je l'ai suivi en direction de sa maison qui n'était pas du tout éloignée de son troupeau. Sa maison était juste une habitation faite de planches sur du ciment. En chemin, je recommençais à penser à Mégane. Était-elle arrivée comme moi ? Tout s'était-il bien passé pour elle ? Quelque chose de grave était-il arrivé ? Je sais que vous pouvez penser que j'étais très pessimiste pour ma copine, mais dans ce type de voyage, il faut aussi penser au pire. D'ailleurs, votre subconscient ne peut s'en empêcher par moments d'y penser négativement.

Une fois arrivée, le vieillard m'a présenté sa petite maisonnée. J'en ai profité pour lui poser quelques questions.

Chloé : S'il vous plaît, grand-père, est-ce possible pour moi de trouver un moyen de faire ma toilette ? Depuis le début du voyage, je n'ai plus pris de bain.

Le vieillard : Oui, bien-sûr. Tu peux, les toilettes sont juste derrière la maison. Il y a également un WC. Bon d'habitude, je puise et je laisse souvent un seau rempli d'eau là-bas pour me laver moi-même après. Mais tu peux l'utiliser d'abord.

Chloé : Merci beaucoup. J'ai également une autre question si vous le permettez.

Le vieillard : Quoi encore ? On ne t'a pas appris qu'on ne dérange pas autant les oreilles d'un vieillard ?

Chloé : Je suis désolée grand-père. Je... Je...je voulais juste connaître la situation de voyage de ma sœur, enfin une copine.

Le vieillard : Ah, celle avec qui tu as pris le chemin depuis le début, hein... Je vois... Mais vas d'abord te laver.

J'ai pris mon bain et franchement, c'était une sensation agréable de sentir de nouveau ma peau toute fraîche. Je me suis toujours demandé comment certains font pour rester trois ou quatre jours, voire plus, sans penser à se laver.

Revenons à notre histoire. Une fois après avoir pris mon bain, je suis retourné à la maison où je me suis pressée de me vêtir. Je suis ensuite retournée voir le sorcier pour qu'il m'éclaire sur la situation de Megan.

Le vieillard : Tu es revenue me voir pour ta copine, hein?

Chloé : Oui, effectivement.

Le vieillard : C'est ta sœur d'une autre mère... Je vois comment tu tiens à elle. Ah, les amitiés d'aujourd'hui, remplies de fausses camaraderies. C'est rare de voir encore de nos jours une vraie amitié.

Chloé : Elle est plus qu'une confidente pour moi.

Le vieillard : Haha, si tu le dis. Bon, comment s'appelle ta copine ?

Chloé : Mégane Mawè.

Le vieillard : D'accord! Approche-toi! Tu vois mes cauris là-bas? Donne-les-moi s'il te plaît.

J'ai pris les cauris et les ai remis au vieillard comme il m'avait demandé. Ce dernier les a pris et a fait quelques incantations en français avant de les jeter dans de l'eau qui s'est mise à bouillir. C'était un vrai spectacle de magie. Cette fois, je n'avais pas peur car j'étais volontaire et consciente cette fois-ci par rapport au cas du talisman, si vous avez bonne mémoire.

Le vieillard : Ma fille, approche ta tête et regarde de toi-même la situation.

Je me suis approchée de l'eau bouillante et j'ai vu le visage de ma copine. Je l'ai vue crier de joie car elle était toujours vivante, mais aussitôt, j'ai compris que la situation était plus délicate car sa mine était triste. Et qu'est-ce que j'ai vu de plus? Ses mains étaient menottées. Et j'ai remarqué un pantalon de Monsieur qui porte l'uniforme de sécurité. C'était clair, Mégane ne se portait pas bien. L'eau s'est arrêtée alors de bouillir et est redevenue normale comme si rien ne s'était passé.

Le vieillard : Ma fille, maintenant tu as vu la situation de ta copine. Je pense que j'ai répondu à ta demande.

J'étais sous le choc par ce que je venais de voir. Je ne pouvais pas laisser Mégane dans cette situation.

Chloé : Je vous en prie, grand-père, aidez-moi à faire quelque chose pour elle.

Le vieillard : Ah, est-ce que je suis la sécurité, ma fille? Ta copine a été attrapée par les agents de sécurité. Et tu sais pourquoi. Tu veux que...

Chloé : Maître, vous pouvez faire quelque chose pour elle, je suis sûre. Vous êtes très puissant.

Le vieillard : Ah, ma fille, c'est très compliqué le cas de ta copine, hein... Très compliqué... Y a-t-il même une solution pour un tel cas ?

J'ai réfléchi désespérément avant de trouver une idée.

Chloé : Je vous donnerai la moitié de mes cheveux si vous voulez.

Le vieillard m'a lancé un sourire sournois avant de me répondre.

Le vieillard : Ah, c'est bien ça. Tu comprends vite les choses. Rien n'est gratuit dans la vie. Mais je ne veux plus de tes cheveux.

Chloé : Que voulez-vous, grand maître ?

Le vieillard : Je veux que tu travailles pour moi pendant une nuit. Tu seras une belle de nuit quelque part et tu me ramèneras le sous-vêtement de ton client. Et là, je ferai le nécessaire pour ta copine.

En d'autres termes, le vieillard me demandait d'aller donner mon corps à un homme inconnu et de lui ramener le sous-vêtement de ce dernier.

Chapitre 3

Je suis restée choquée face à la proposition du vieillard. Comment pouvait-il me demander une telle chose ? Je suis une femme, pas un objet à vendre. Mais d'un autre côté, je devais trouver un moyen de sauver ma copine Mégane. Chloé est toute de même ma meilleure amie et ma compagne de voyage. Elle est comme une sœur pour moi. Toutefois, la proposition du vieillard me semblait assez grossier

Chloé : Je suis désolée grand-père, mais je ne pense pas pouvoir accepter votre demande. Il y'a certainement d'autres moyens pour la sauver

Le vieillard : Ah ma fille, tu n'as pas le choix si tu veux sauver ta copine. Est ce que c'est une obligation ? Ton amie peut toujours payer le prix de son choix. C'est ça le voyage cladestin mon enfant

Chloé : Il doit y avoir une autre solution.

Le vieillard : Je ne vois pas d'autre solution pour l'instant. Réfléchis-y bien.

Je suis partie réfléchir à la proposition du vieillard. Qu'est-ce que je pouvais faire d'autre pour sauver Mégane ? Je n'avais pas le temps de chercher une autre solution, le temps pressait. Finalement, j'ai décidé de prendre le risque et j'ai accepté de travailler pour lui pendant une nuit.

Chloé : Bien j'accepte si c'est le seul moyen.

Le vieillard : Bien. Voilà je peux faire quelque chose pour toi maintenant. Tout s'obtient à un prix.

Le vieillard m'a donné les instructions pour ma mission.

Le vieillard: aujourd'hui tu te reposes. Mais demain soir, tu te rendras dans la rue de la joie où il y'a des jeunes filles , femmes de tout âge qui font le plus vieux métier du monde. Il y'a toujours les hommes qui vont là-bas pour déverser leurs plaisirs contre de l'argent. Sauf que toi, ta mission est un peu plus spécifique. Tu iras là-bas comme une fille de joie , mais tu dois me ramener le sous-vêtement de ton client.

j'ai préparé mes affaires pour la nuit prochaine. Au moment venu, je me suis rendue comme indiquée dans la rue de la joie. Et là-bas, effectivement comme m'avait dit le vieillard, il y'avait toutes sortes de tranches d'âges. Je voyais des petites filles, adolescentes et femmes mûres. Elles étaient nombreuses. Je n'avais pas prévu de repasser par là après la fameuse nuit où j'étais avec Mégane chez un homme pour de l'argent. Cette fois c'était pour sauver la vie d'une personne . Et ironie du sort, c'était pour celle qui m'avait mené jusqu'où j'en suis à présent. Il faut dire qu'à cette époque, je n'étais pas du tout une laide femme. J'avais une peau au couleurs d'ébène . Des formes et courbes voluptueuses et généreuses. Je savais également porter des vêtements excitants qui ne laissaient pas la gente masculine indifférente. Comme je voyais les autres filles se placer chacune debout à un endroit, je fis également la même chose. J'avais repéré un endroit où il y'avait pas assez d'encombrements. J' attendais donc le fameux client qui viendrait . Mais je vis plutôt une femme venir vers moi et elle était énervée. Ça devait être également une fille de joie.

- Toi là! Tu fais quoi dans mon territoire ? Ici c'est mon territoire de travail madame.

- pardon? C'est à moi que vous vous adressez ?

- oui sale profiteuse ! Ici c'est mon périmètre.

- Madame on ne se connait pas. Je....

Je n'ai même pas eu le temps de terminer ma phrase qu'elle me gifla .

Et par réflexe, je tirai également ses cheveux en jettant sa greffe. Vous pouvez imaginer le désordre que ça peut donner lorsque deux filles de joies se battent en pleine rue. Et personne n'osait nous séparer. On aurait dit que c'est fréquent de voir des prosti.tuées se battre entre elles.

Finalement c'est un jeune homme qui vint nous séparer. Il réussit à me neutraliser ainsi que cette dernière. Et là je remarquai que cet homme avait belle carrure et allure. Il était imposant , musclé et bien entretenu.

-" mesdames , mesdames arrêtez, voyons. Ne vous rabaissez pas autant. " Affirma le jeune homme.

Il réussit à nous séparer bien que cette dernière ne voulait pas se laisser faire aussi facilement et me demanda de le suivre un peu plus loin.

- " ah cette folle va me voler tmes clients sur mon territoire ? "

Le jeune homme : elle ne t'a rien volé . Je pars avec elle et on te laisse ton territoire.

Il m'invita à rejoindre un bar un peu plus loin pour faire connaissance.

Chloé : je vous remercie monsieur.

Le jeune homme : il n'y a pas de quoi madame. C'est juste que c'est pas très jolie à voir une belle demoiselle comme vous, se donner autant en spectacle dans la rue. Heureusement que je suis venu., Je passais par là aujourd'hui. Mais au fait, je me présente. Je me prénomme Daniel.

Chloé : enchanté Monsieur Daniel. Moi je me prénomme Daniella .

Je ne pouvais quand-même pas révéler ma véritable identité à Daniel . Rappelez-vous de ma mission ! Il fallait le mettre également en confiance avant tout. Avec un peu de chance, il allait craquer et tomber dans mon jeu.

Daniel: waouh. Quelle coïncidence mademoiselle ! Ah croire que la nature ou le destin a voulu qu'on se rencontre.

Chloé : hum vous êtes un beau parleur.

Daniel :devant une aussi belle femme que vous, les mots sont naturels.

Nous avions un peu papoté pendant une heure de temps avant que ce dernier ne me propose d'aller visiter chez lui.

Daniel : alors Chloé. Ça te dirait qu'on aille visiter chez moi? C'est pas très loin d'ici.

Chloé ( faisant la naïve): hum juste visiter .

Daniel: oui bien-sûr . Et tu pourras refaire ta toilette.

Chloé : D'accord. Pour vous faire plaisir.

Nous avions pris un taxi qui nous a déposé chez Daniel. Et les choses se sont assez vite déroulées comme vous pouvez bien imaginer. Inutile de revenir sur ce moment. Après la séance, nous étions fatigués. Surtout lui qui n'avait pas tardé à s'endormir. Alors je me suis levée discrètement et j'ai ramassé son sous vêtement qui était posé par terre près de son pantalon . Et je me suis dirigée vers la porte, je suis , je l'ai ouverte doucement et j'ai pu m'enfuir avec son sous-vêtement. Comme j'avais un peu d'argent sur moi, j'ai payé le taxi directement jusqu'au domicile du vieillard où j'ai toqué et ce dernier n'a pas tardé à m'ouvrir.

Chloé : grand-père voilà ce que vous m'avez demandé. Voici le sous-vêtement.

Il était si content que j'ai bien deviné que cela cachait quelque chose de maléfiques. Mais bon, ce qui m'importait était de sauver Mégane.

Le vieillard : Haha... Très bien ma fille. Donne -le moi . Et demain je sauverai ton amie.

Je voulus vraiment lui demander ce qu'il allait faire de ce sous-vêtement, mais j'eus peur de lui questionner dessus. " Pauvre Daniel " me suis-je dit! Je me rappelle lorsque j'étais petite je suivais une émission qui parlait des aventures mystérieuses chaque dimanche dans le vieux poste de radio familial. Et j'avais un jour suivi une histoire où un garçon avait été envoûté à travers son sous vêtement volé. J'espérais bien que ce n'était pas le même sort réservé à Daniel. Mais j'étais consciente que la suite ne lui présageait rien de bénéfique pour lui.

Comme je le disais, il ne restait plus qu'au vieil homme de respecter également son engagement.

Le vieil Homme : Entre dans la maison ma fille. Il se fait très tard.

Ce que je fis évidemment et je lui rappelai la situation de Megane.

Le vieil homme : oui je connais la situation de ta copine. Ne t'inquiètes pas. Je vais régler ça. Mais il se fait très tard à présent. Allons chacun dormir . Demain matin , tout s'arrangera comme tu le veux.

Il est vrai qu'il se faisait déjà très tard. Si je me souviens bien, il était déjà minuit ou presque . Je partis donc me coucher sans rien répliquer de plus . Bien que je n'avais pas vraiment sommeil, il faut reconnaître que j'étais tout de même fatiguée à cause du stress à la foi de fuire avec le sous vêtement de Daniel et l'idée de pouvoir enfin sauver Mégane. Mais finalement je pus trouver le sommeil.

Et cette nuit-là, je fis encore un rêve étrange ou alors un cauchemar si je dois dire ainsi. Cette nuit , je revoyais Daniel . Mais il semblait souffrir abondamment. Il était enfermé dans un grand four. Au dessus de ce four, il faisait si chaud car je pouvais ressentir cette chaleur : une vraie géhenne de feu. Il se lamentait, il criait , il pleurait. J'eus pitié de lui, je voulus l'aider . Par réflexe, je me mis à crier son nom. Mais il me répondit : " Chloé pourquoi m'as tu fini? Chloé pourquoi m'as tu fini?"

Chloé : De quoi parles-tu Daniel? Je veux te sauver!

Daniel : je suis mort Chloé. Tu as précipité ma mort.

Et là après je suivis des rires méchants de plusieurs personnes.

Je me suis réveillée une fois de plus en sursaut à cause de l'horreur que je venais de voir dans les rêves. Cette fois, tout était clair pour moi, ce vieillard était très maléfique. Il fallait que je parte au plus vite.

Lorsque je quitte le lit où je dors ,je me dirige hors de la maisonnette pour respirer un peu d'air pur. À la sortie de la maison, je vois le vieil homme qui est juste à la porte et il me sourit.

Le vieil homme : enfin te voilà debout. Bonjour ma fille bien dormie?

Chloé : Bonjour grand-père. Oui ça va j'ai bien dormi.

Le vieil homme : Et bien. J'ai une très bonne nouvelle pour toi. C'est au sujet de ta copine. Elle est déjà libre.

- déjà ?

- oui . En réalité , pour sauver ta camarade , ce n'était pas vraiment quelque chose de si difficile. Puisque j'ai des personnes qui travaillent là-bas dans la sécurité et ce sont mes clients habituels . Ils viennent souvent me voir pour mes services.

- mais vous m'avez pourtant dit hier que sa situation était compliquée.

- oui j'ai dit que c'était compliqué. Mais seulement en aperçu superficiel. Je ne pouvais pas te rendre service gratuitement ainsi. Il fallait bien un échange. Et voilà qui est fait. Ta copine sera amenée d'ici une quarantaine de minutes.

Là j'ai compris une fois de plus que ce vieux était un homme très malin et rusé qui sait se servir des gens quand il veut obtenir certaines choses.

L'essentiel pour moi était presque là. Le plus important était la libération de Mégane . Nous allions bientôt pouvoir reprendre notre voyage.

En attendant, je décidai d'aller prendre mon bain et trouver quelque chose à manger. Quelques temps après, alors que venais de terminer ma toilette, je vis une voiture au loin qui venait et semblait se diriger vers nous. Sur le coup, j'avais peur et je me suis caché . Rappelez-vous, je suis une mercenaire dans ce pays. Je vois le vieillard qui s'approche de la voiture et un homme ou le conducteur de la voiture sort également de sa voiture et ces derniers se serrèrent la main. Ils sont en train de parler , je ne peux pas suivre les paroles qu'ils se disent car je suis un peu à grande distance d'eux et en plus je suis cachée. Juste après, je vois le conducteur ouvrir la portière arrière . Et qui vois-je ? Mégane ! Je n'en crois pas ! Je suis sur l'émotion. Ça fait du bien de la revoir vivante. Et là je cours vers sa direction pour l'embrasser. Elle aussi me voit et ne peut retenir son émotion. Nous nous mélangeons les bras. Ce sentiment de retrouvailles ! Mégane se semble pas trop dans sa forme optimale. Elle est un peu pâle, mais c'est compréhensible.

Le vieillard :Alors ma fille, tu vois que j'ai tenu ma promesse.

Chloé : Merci beaucoup grand père. Alors ma soeur Mégane. Comment vas-tu ?

Mégane : tu m'as manqué Chloé. J'ai bien cru que peut-être je ne te reverrai plus jamais.

Chloé : Moi aussi.

Mégane : c'est toi qui m'as permise de sortir d'où j'étais ?

Je voulus répondre mais le Vieillard prit la parole.

Le vieillard : tu peux remercier ta copine. Grâce à elle en partie sur tu es là ici... Mais allez d'abord à la maison chez moi. J'ai quelques petits trucs à terminer avec le monsieur qui est venu avec Mégane.

J'ai emmené Mégane à la maison. Nous avions laissé le vieil homme et le conducteur discuter tranquillement dehors. Connaissant déjà ce vieillard, je savais qu'il s'agissait certainement d'un échange pas très équitable dont ils discutaient. Mais peu importe. Ce n'était pas mon problème. Mégane était déjà là et c'était le plus important.

Mégane : ma soeur j'ai eu du chaud.

Chloé : oui je le sais . J'ai appris qu'on vous a arrêtés à la frontière ?

Mégane : oui. En voulant contourner illégalement la sécurité, on a été attrapée et emprisonné. Il fallait de peu . On aurait été rapatrié . D'ailleurs les autres le seront bientôt. Mais comment as tu fait pour réussir à me sauver?

Chloé : c'est une longue histoire maman. Je t'expliquerai vraiment en détail une fois on sera posé et calme là bas à Mbeing.

Mégane : d'accord merci encore. Maman ce que je veux maintenant ,c'est quitter le pays ci avec ses mauvais souvenirs et continuer notre route.

Chloé : haha je comprends . Et c'est quoi la suite de la route.

Mégane : la route pour le désert.

Chloé : le désert ? Mince! Ma soeur on ne peut pas éviter ça? Je veux dire qu'il y'a pas moyen de contourner ça?

Mégane : maman quel autre moyen comme ça ? Si on doit on vite arriver , on doit seulement passer par là.

Chloé : j'avoue que j'ai quand-même un peu hein...

J'avais raison d'avoir peur ! Qui n'a pas appris ce type de végétation à l'école primaire ? Le désert ! Ce grand endroit où il ne pousse rien ou presque. Le climat par excellence est la chaleur. Rien que ce mot là a une sémantique puissante. En plus, j'avais eu à suivre beaucoup d'histoires lorsque j'étais plus jeune où beaucoup d'aventuriers y laissaient leurs vies.

Chloé : Mégane tu sais que c'est là-bas où beaucoup meurent! C'est le pèlerinage le plus difficile.

Mégane : oui je sais, mais d'autres également s'en sortent. Qui ne risque rien, n'a rien!

J'avoue que j'admirais Megane car elle a un mental d'acier notamment malgré la situation qu'elle vient de vivre ici dans ce pays. C'est d'ailleurs pour cette raison que j'ai toujours été proche d'elle. Elle a toujours eu cet esprit naturel de leadership et d'audace pour parvenir à ses fins.

Finalement, nous avions donc décidé que nous devrions quitter dès ce soir même . Par politesse pour ce que le vieillard a fait pour moi ces derniers temps, il fallait que je lui fasse part de ma décision de partir ce même jour. Alors qu'il avait terminé de dialoguer avec le conducteur qui avait ramené Mégane, je décidai d'aller lui faire part .

Chloé : grand-père . Je te suis vraiment reconnaissante pour tout ce que tu as fait pour moi ici depuis que je suis arrivée dans ce pays. Mais, je pense que le temps est venu pour moi de partir et continuer ma route.

Le vieillard : Tu pars quand?

Chloé : je compte partir dès ce soir !

Le vieillard : ce soir ? Et c'est pour aller où?

Chloé : mon amie et moi, nous comptons entamer la route du désert qui doit nous mener au sommet de notre continent.

Le vieillard : le désert ma fille ! Ainsi le cas récent de ta copine ne vous a pas fait renoncer à ce voyage?

Chloé :...

Le vieillard : est ce que vous êtes conscientes que le voyage là-bas est encore plus dangereux qu'ici ?

Chloé : grand-père nous sommes conscientes de cela.

Le vieillard : je ne crois pas que vous mesurez suffisamment la probabilité de dangers qui vous guettent là bas. Ma fille, le désert là a déjà été le cimetière pour beaucoup d'aventuriers hein.

Chloé : oui je sais mais beaucoup de sont également tirés d'affaires. Et aujourd'hui ils vivent bien en occident.

Le vieillard me regarda quelques instants dans les yeux. On aurait dit qu'il voulait me faire voir quelque chose. Peut-être il nous voyait comme deux grandes inconscientes . Néanmoins, il ne fit aucun geste succeptible de mettre quiconque mal à l'aise.

Le soir arriva et c'était à présent le moment de partir . Il était à peu près seize heures. Mégane et moi étions prêtes. Chacune de nous avait un sac à dos où il y'avait pas mal de trucs qui pouvaient s'avérer utile. Nous savions qu'il était inutile de porter des bagages lourds ou valises . Le vieillard s'approcha de nous pour nous souhaiter une bonne suite de voyage.

Le vieillard : ma chère Chloé, tu m'as quand-même été utile ici. Et comme tu vas déjà, je ne peux pas te laisser partir comme ça. Tiens ça!

Chloé : merci beaucoup. Mais qu'est-ce que c'est ? Un gris-gris ,une potion magique ?

Le vieillard : Non . Ce n'est pas un gris-gris. D'ailleurs le désert rejette ce genre de choses. Ce que je viens te donner est un remède naturel faite à base d'herbes. Ce remède est un anti poisson contre les morsures de certains animaux qui vivent dans le désert. Comme les reptiles ou certains Scorpions par exemple. Il suffit juste de l'appliquer à partie infectée et tout le venin ou l'impureté sortira par la même occasion.

Chloé : D'accord merci beaucoup grand-père. Nous primes congés de lui et nous sommes sorties de la maison.

Le chemin pour le désert n'était pas très loin du lieu où nous étions. Un peu plus tôt, j'avais eu à me renseigner chez le vieillard qui m'avait expliqué que ce n'était qu'à quelques kilomètres de marche à pied. Et il n'y avait rien à craindre par rapport à la sécurité, car il y'avait pas de contrôle sur ce secteur. Beaucoup y allaient visiter souvent ce désert à pied et y revenir. Et il m'avait également expliqué que ce n'était pas mis sous surveillance car ce n'était pas un chemin régulièrement emprunté par des aventuriers. Donc , c'était de bonnes augures pour nous deux.

Nous marchions donc , Mégane et Moi pour le fameux désert. Nous ne manquions pas de nous renseigner autant que possible près de ceux qui étaient aux environs pour éviter de nous perdre. Vous savez bien que ce n'est jamais évident de se rendre à un endroit inconnu pour la première fois même si on a nous a indiqué le chemin au préalable.

C'est aux alentours de dix-huit heures que nous sommes arrivés dans un paysage où à priori , il y'avait beaucoup de sables. Juste devant nous , il y'avait des marchands de bijoux . Là nous avions compris que nous sommes arrivées au désert .

Ménage : voilà le fameux désert .

Chloé : nous sommes arrivées. Le voyage peut commencer.

Mégane : pour voyager, il faut déjà pouvoir trouver le chemin à suivre ici. Là nous ne sommes que deux ici qui voulions faire le voyage.

Et c'était vrai . Nous n'avions pas de repères. Nous étions au désert mais nous ne savons pas comment y continuer. Et là , une idée me parvenut.

Chloé : Mégane, si je me rappelle bien que nous devions foncer vers le nord !

Mégane : oui c'est le plan de voyage à chaque fois.

Chloé : D'accord.

Je regardai autour des marchands qui vendaient par là, et je vis bien qu'ils vendaient plusieurs produits. Et finalement un jeune homme marchand qui semble vendre des pièces et matériels pour voyageurs. Je m'approche de lui et je lui demande ce qu'il vend.

Chloé : Monsieur s'il vous plaît, est ce que vous vendez des cartes géographiques du monde ?

Le marchand : oui madame. Mais précisez bien la nature. Vous voulez quelle carte exactement ?

Chloé : je veux la carte du désert qui est juste devant nous.

Le marchand : c'est possible madame . Je les vends. Tenez ! Regardez. Voici une carte géographique du désert.

Chloé : parfait. Dites, est ce que vous vendez également des boussoles ? Des instruments qui orientent le nord.

Le marchand : madame je connais exactement le rôle de la boussole. Regardez ici, j'ai des boussoles. Elles sont utiles pour les déplacements.

Chloé : d'accord je voudrais la carte et la boussole.

À travers ces deux objets, j'espérais que Mégane et moi , on pourrait se repérer plus facilement au désert .

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