Le point de vue de Sophie :
Nous avons quitté notre ville il y a seulement une semaine. Cette ville et mes amis là-bas, ils me manquaient beaucoup. En particulier, mon meilleur ami Pierre. Qu'est-ce que cet idiot est en train de faire sans moi? Il m'a promis de venir me voir de temps en temps, cela m'a fait plaisir.
Depuis aujourd'hui, je devais aller dans une nouvelle école. Et j'ai espéré pouvoir faire de nouveaux amis. J'ai pensé que j'étais prête pour mon premier jour. J'ai mis une mini-jupe plissée noire, un t-shirt blanc et une veste noire. Et surtout, mes hautes bottes préférées. Puisque j'étais une petite fille de 1m55, je voulais absolument avoir l'air un peu plus grande. J'ai presque fini la préparation quand mon père m'a appelée pour le petit-déjeuner.
« Dans 5 minutes, papa, j'ai presque fini », ai-je dit.
« Dépêche-toi, ma grande, tu ne peux pas être en retard le premier jour », a dit papa.
« Ok, laisse-moi juste me coiffer », ai-je répondu.
« Ok, chérie », a dit mon père.
Après avoir brossé mes cheveux, je me suis regardée dans le miroir, j'avais l'air plutôt bien dans l'ensemble. Mes yeux noirs étincelaient et mes cheveux étaient plus brillants. Les bottes ont un peu relevé ma taille et le t-shirt et la jupe s'adaptaient bien à mes courbes. Tout était prêt, je suis descendue.
J'ai senti les crêpes et j'en ai salivé. Je me suis précipitée vers la cuisine et j'ai vu mon père en train de faire des crêpes, j'adorais les crêpes.
« Des crêpes! », me suis-je écriée.
« Oui, ma puce. » mon père a rigolé.
« Je t'aime, papa! » J'ai serré mon père dans mes bras par derrière.
« Je t'aime aussi, mon cœur », a-t-il dit en se tournant vers moi et il m'a embrassée sur le front.
Malgré que mon père ne soit pas riche, il a toujours essayé de me donner tout ce que je voulais. Il m'aimait et s'occupait de moi pour toujours. Ma grand-mère m'a dit que ma mère était morte après ma naissance et que depuis ce moment-là, mon père prenait soin de moi. J'aime mon père plus que tout.
Je me suis assise à table et papa a commencé à me mettre des morceaux de la crêpe dans la bouche.
« Je peux manger toute seule, papa, je suis assez grande maintenant », ai-je protesté.
« Peu importe l'âge que tu as, tu seras toujours mon petit bébé », a dit papa en souriant.
Mon père était la personne la plus adorable du monde. Je ne me suis même pas souvenue d'une seule fois où mon père m'a grondée. Il m'a toujours traitée comme une princesse.
Mes yeux ressemblaient à ceux de mon père et mes cheveux étaient comme ceux de ma mère, complètement châtain foncé. Ma mère était magnifique. Même sur ses photos, elle ressemblait à un ange. Et mon père était très beau, même après une journée de travail, il avait toujours l'air énergique. Si seulement ma mère avait été en vie, nous aurions été une famille parfaite. Mon père s'est attaché beaucoup à mère, c'était pourquoi il n'a plus épousé une autre femme.
Après le petit-déjeuner, mon père m'a emmenée à l'arrêt de bus, je l'ai serré dans mes bras et lui ai dit au revoir. Je suis montée dans le bus. Et j'ai pris un siège à côté de la fenêtre. Après 10 minutes, il s'est arrêté devant l'école.
Je suis descendue et j'ai été stupéfaite de voir que c'était beaucoup plus grande et plus belle que mon école précédente.
Elle avait l'air si luxueuse et tout chez les étudiants montrait leur richesse.
Tous portaient des vêtements de luxe. Tant de voitures de luxe garées.
Je me suis sentie un peu mal à l'aise dans une telle ambiance.
Oh mon dieu! J'ai commencé à penser à mon ancienne école.
Je pouvais voir que même en marchant, la plupart des étudiants se concentrer dans leur monde pour faire leurs affaires. Quelques filles qui portaient des vêtements coûteux, sont entrées dans l'école, l'une d'entre elles m'a lancé un regard dégoûté. Je suis devenue tellement nerveuse, tout en espérant que tous les étudiants ne soient pas méchants.
« Rien de mal ne se passera, Sophie, calme-toi », me suis-je dit. En prenant une profonde inspiration, j'ai commencé à me diriger à l'intérieur de l'école en ignorant tous les regards sur moi.
Mon père m'a déjà informée des horaires de mes cours, un de ses amis était professeur ici. Au moment où je suis entrée dans l'école, j'ai entendu un homme m'appeler, en regardant autour de moi, j'ai aperçu un homme de grande taille se diriger vers moi. « Salut Sophie, je suis René, l'ami de ton père. »
« Oh, bonjour », ai-je répondu avec un sourire.
« Je sais que c'est ton premier jour ici, mais ne t'inquiète pas et ne sois pas nerveuse. Si tu as le moindre problème, viens me voir. Je serai dans le bureau des professeurs. »
« Merci beaucoup », ai-je répondu. D'une certaine manière, ses mots me mettaient à l'aise.
« Bienvenue, et oui, voici les clés du casier. Le casier est au deuxième étage, tu y trouveras tes livres, je les ai mis dedans », a-t-il dit en souriant chaleureusement.
« Merci beaucoup, tu n'avais vraiment pas besoin de faire tout ça pour moi, j'apprécie vraiment », ai-je répondu avec un sourire.
« Tu es comme ma fille, Sophie, et je suis heureux d'avoir pu faire tout cela pour toi », a-t-il dit en me serrant dans ses bras, puis il est parti après m'avoir dit au revoir.
Je suis montée au deuxième étage et j'ai entendu des garçons discuter entre eux à l'autre côté des casiers. Je n'ai pas pris la peine de les regarder. En plus, ils avaient l'air très ennuyeux vu la façon dont ils parlaient.
Au moment où je me dirigeais vers mon casier, mon corps s'est écrasé contre le casier.
J'ai tressailli à cause de cet accident.
J'étais choquée de voir le visage qui se trouvait juste à quelques centimètres du mien. Ses yeux étaient beaux bruns, son nez était pointu, ses cheveux étaient bien coiffés et certains tombaient sur son visage, ce qui le rendait encore plus beau, ses lèvres étaient également attrayantes et je pouvais voir quelques muscles même s'il portait une chemise ample. J'étais occupé à regarder les beaux yeux bruns sans remarquer que sa main atteignait ma taille.
J'ai repris mon esprit quand il a dit : « Eh bien, n'est-ce pas la nouvelle poulette? »
J'ai bien essayé de le repousser, mais il m'a bloquée à ma place et il a regardé le haut de mon corps et m'a dit : « Je dois dire que tu as des beaux seins, bébé » et il a souri.
Ses amis se sont mis à rire.
Que se passe-t-il?
Les larmes ont commencé à couler de mes yeux, je n'avais jamais été humiliée de la sorte. Comment quelqu'un peut-il dire une telle chose?
J'ai essayé de le repousser à nouveau de toutes mes forces, mais il m'a serrée plus fort et maintenant son énorme corps se pressait complètement contre le mien.
Je ne me suis pas rendu compte qu'en peut de temps, les garçons et quelques filles se sont rassemblés autour de nous deux.
Personne ne s'est approché plus.
Personne d'entre eux n'a pris la peine de m'aider.
Son visage était trop près du mien. Il m'a maintenue en place d'une main et, de l'autre, a essuyé mes larmes.
« Oh, pourquoi tu pleures bébé? »
Et il m'a attrapé la fesse et l'a pincée.
Comment quelqu'un pouvait-il faire des choses comme ça, c'était dégoûtant.
J'ai essayé de le repousser à nouveau, mais en vain. J'ai commencé à avoir extrêmement peur de lui.
Puis, il avait l'intention de faire quelque chose que je n'avais jamais pensé, son visage s'est rapproché du mien et il regardait mes lèvres.
Il était sur le point de m'embrasser. Et cela a passé mes limites, je l'ai giflé en plein visage.
J'ai entendu des exclamations.
Il a reculé en couvrant la joue avec sa main et d'après son expression, je sentais qu'il était choqué. Ses amis l'étaient aussi et certains avaient même l'air en colère. J'ai entendu des murmures.
« Est-ce qu'elle vient de gifler Jacques? »
« Elle est foutue. »
« Elle n'a aucune idée de ce qui l'attend. »
Leurs commentaires m'ont fait peur, mais je ne l'ai pas laissée apparaître sur mon visage.
Peut-être que ce connard n'a jamais reçu de gifle auparavant.
Tout le monde me regardait comme si j'étais une superwoman ou quelque chose comme ça.
Le connard me regardait aussi, ses yeux étaient rouges. Il était en colère, et je ne me souciais pas de sa colère à ce moment-là.
Il me regardait fixement et sa respiration était lourde, comme s'il retenait quelque chose en lui.
J'avais juste besoin de m'éloigner d'eux. J'avais besoin de m'éloigner de cette scène.
Je me suis enfuie en pleurant, mais avant cela, je lui ai lancé un regard dégoûté et lui ai dit d'une voix pleine de dégoût : « Tu es dégoûtant. »
Je pouvais sentir son regard brûlant sur moi quand je m'éloignais, mais j'ai continué à marcher.
En fait, c'était plutôt courir que marcher.
Le point de vue de Jacques :
Avec mes amis, on parlait de la blonde que j'avais baisée hier. Elle était la fille du directeur et également une pute.
« Elle était bonne au lit, gros? », a demandé John.
« Elle était incroyable, mec, je pourrais dire qu'elle a une bonne expérience », ai-je dit en gloussant.
« Tu vas alors sortir avec elle? », a demandé Charles en riant.
« Non, je vais peut-être l'emmener au lit de temps en temps, et puis c'est fini », ai-je dit en souriant.
« Eh bien, nous tous savons que Jacques ne sort pas avec des putes », a dit John en riant.
« Mais Jacques n'est-il pas un maquereau? », a dit Charles en riant. Ils se sont tous mis à rire.
Je les ai regardés et j'ai demandé à Charles : « Tu veux te faire battre? »
« Qui a dit que Jacques était un maquereau? Qui? », a dit Charles d'un ton menaçant, en regardant autour de lui sans en trouver.
Nous avons tous ri et j'ai dit à Charles : « Tu as la chance cette fois. » Et je lui ai tapoté l'épaule avec un sourire malicieux.
Soudain, John a dit en montrant le côté des vestiaires : « Mec, regarde ça, qui est cette fille? »
J'ai alors vu la plus belle fille de toute ma vie, ses douces ondulations lui arrivaient à la taille, ses yeux noirs brillaient, son nez fin, ses lèvres pulpeuses et ses joues roses, tous étaient si fascinants. Elle était menue, pas plus d'un mètre soixante. Elle était vêtue d'une jupe, d'un t-shirt et d'une veste qui empêchait la vue magnifique que je voulais regarder. Enfin bref, elle était parfaite.
Rien qu'en la regardant, je pouvais sentir que je perdais le contrôle.
Elle a juste lancé un regard au groupe, mais sans me regarder, ce qui m'a étonné.
C'était la première fois qu'une fille ne me regardait pas.
Elle s'est dirigée vers le casier avec une clé dans sa main. Même sa main me semblait mignone. Mon Dieu! J'allais finir par devenir fou de cette fille.
J'étais excité au point de vouloir la prendre avec moi et la baiser jusqu'à ce qu'elle me supplie.
J'ai commencé déjà à imaginer les choses que je voulais lui faire.
Elle était sur le point d'atteindre le casier et je n'ai pas pu me contrôler. En me précipitant vers elle, je l'ai plaquée contre le casier. Elle semblait toute petite dans mes bras. Elle a sursauté en raison du choc soudain, ce qui n'a fait que m'exciter davantage. J'ai glissé mes mains jusqu'à sa taille, celle-ci était parfaitement enroulée dans mes mains.
La tenir dans mes bras était sacrément bon.
Elle m'a juste regardée dans les yeux. Son regard a croisé le mien et le monde entier s'est arrêté. Mais pourquoi ai-je ce sentiment?
Ignorant cette sensation, j'ai vu qu'elle regardait mes traits comme un petit chaton. C'est pas vrai! Ses yeux posés sur moi m'excitaient encore plus.
Elle a quitté ses pensées quand j'ai dit :
« Eh bien, n'est-ce pas la nouvelle poulette? »
Elle a tenté de me repousser et ses infimes essais ont déclenché ma colère. Pourquoi diable me repoussait-elle? La tenant fermement à sa place, j'ai regardé ses seins. Si parfaits, bon sang!
J'ai dit : « Tu as de beaux seins, bébé. » Tout en elle était plus que parfait. Si je pouvais la plaquer maintenant contre le casier!
Ensuite, je l'ai regardée et j'ai vu que ses yeux étaient brillants. Elle allait pleurer. J'ai senti une douleur dans mon cœur pour la première fois depuis toutes ces années.
Je me suis senti coupable de l'avoir fait pleurer. Cependant, mon arrogance ne me permettait pas de laisser mes sentiments me contrôler.
Cette fois, elle m'a poussé plus fort, mais ses petites tentatives ne m'ont pas du tout dérangé. Je l'ai serrée si fort contre moi que nos corps se pressaient l'un contre l'autre. C'était divin. La sensation semblait si nouvelle. Mais, ce n'était pas n'importe quelle fille qui pouvait me rendre faible, elle devait être une pute qui se faisait désirer.
J'étais tellement perdu dans mes pensées que je n'ai pas remarqué qu'elle pleurait. Avec une main, je tenais sa taille et avec l'autre, j'essuyais ses larmes.
« Oh, tu es nerveuse », lui ai-je dit.
Puis, je lui ai légèrement serré les fesses.
La sensation de la toucher m'absorbait tellement que je n'ai pas remarqué qu'il y avait des gens partout. Et qu'elle tremblait. Je ne supportais pas de la voir terrifiée. Pourquoi ne profitait-t-elle pas simplement de ce que je faisais? Puis, mes yeux se sont posés sur ses lèvres, si appétissantes et je n'ai pas pu contrôler la tentation. Je me suis rapproché pour l'embrasser.
Soudain, j'ai senti un coup sur ma joue. J'ai été choqué.
En reculant, je me tenais la joue avec la main droite et j'ai compris ce qui venait de se passer. Elle m'avait giflé, putain! Comment a-t-elle osé?
Elle ne savait pas ce qu'elle venait de faire.
Elle a heurté mon orgueil et elle devrait en assumer les conséquences.
Ma colère était telle que je voulais lui faire du mal. Mais, je faisais tout pour me contrôler. Jamais personne ne m'avait giflé auparavant. En la regardant fixement, j'ai vu de la peur dans ses yeux, mais elle l'a vite camouflée.
Des gens chuchotaient, je n'ai pas fait attention à eux. Elle m'a ensuite regardé et m'a lancé un regard dégoûté. Sans pouvoir contrôler la bête qui était en moi, en ce moment, je lui aurais fait quelque chose de mal, ce que je ne voulais pas du tout.
« Tu es ignoble », a-t-elle dit avec beaucoup de dégoût dans la voix. Je me sentais mal, mais la colère emportait de loin sur ce sentiment.
Je l'ai vue partir le plus vite possible. Elle devra faire face aux conséquences. Sa vie sera un enfer. Elle n'a aucune idée de qui elle venait de gifler. Je vais m'assurer qu'elle me supplie de la pardonner. Chaque minute de sa vie sera aussi pénible que l'enfer.
Tu devras faire face aux lourdes conséquences, petite. Attends et on verra.
Mes amis ont crié à la foule de se disperser.
« Qu'est-ce que vous faites encore là, bordel? », a crié Maxime.
« Dégagez d'ici, bordel! », a hurlé Charles.
« Tu vas bien, mec? », a demandé John en venant vers moi.
« Trouve toutes les informations sur cette petite salope. Comment a-t-elle osé me gifler? Assure-toi qu'aucun autre garçon ne la drague, elle sera à moi très bientôt. Je l'amènerai dans mon lit à n'importe quel prix. Elle ne connait pas qui elle a giflé. Elle va le regretter très bientôt! », ai-je crié en colère.
« Calme-toi Jacques, on le fera. Mais pour l'instant, il faut que tu te calmes », a dit Charles.
Afin de me calmer, j'ai pris de grandes bouffées d'air. Puis, je me suis éloigné d'eux. Maxime m'appelait par derrière, mais je n'ai pas pris la peine de répondre. J'avais juste besoin d'évacuer ce stress.
Baiser une nana m'aidera peut-être.
Le point de vue de Sophie :
Je poursuivais ma marche et des larmes ne cessaient de couler de mes yeux. J'ai été humiliée et le pire, c'est que personne ne m'a aidée. Personne n'a ressenti la moindre peine de m'aider.
Le premier jour de classe et je déteste déjà les élèves.
Je souhaite juste partir d'ici.
J'ai soudainement heurté une fille et suis tombée par terre.
En gémissant de douleur, j'ai regardé la fille que je venais de heurter.
Ses cheveux étaient blonds, ses yeux bleus et elle portait un tee-shirt rouge et un pantalon blanc. Elle m'a regardée avec inquiétude.
« Tu vas bien? », m'a-t-elle demandé en m'aidant à me relever.
« Oui, merci », ai-je répondu brièvement en essuyant mes larmes.
« Pourquoi tu pleures, que s'est-il passé? », m'a-t-elle demandé en me tenant dans ses bras.
Je me suis alors mise à pleurer comme une madeleine en me remémorant les événements précédents.
Elle m'a soudainement serrée dans ses bras d'une manière réconfortante. Et m'a tapoté doucement la tête.
« Chut, ne pleure pas », a-t-elle dit d'une manière réconfortante.
J'étais en train de sangloter. Et d'une certaine manière, elle m'a calmée.
« Viens, allons te laver le visage et dis-moi ce qui s'est passé », en disant cela, elle m'a conduite à la salle de bain.
Elle se tenait à côté de moi alors que je me lavais le visage. Je me suis regardée dans le miroir, j'étais dans un sale état. Mon nez était rouge, mes yeux étaient gonflés et mes cheveux étaient en désordre.
En voyant mon visage, j'ai froncé le nez.
En sortant un peigne de son sac, elle me l'a tendu.
« Allez, coiffe-toi », a-t-elle dit en souriant légèrement.
« Merci », ai-je dit, un peu gêné.
Après avoir brossé mes cheveux, je lui ai rendu le peigne.
« Es-tu nouvelle ici? Comment tu t'appelles? », m'a-t-elle demandé avec un petit sourire.
« Oui, je suis nouvellement admise et je suis Sophie Beauvais », ai-je répondu en souriant légèrement.
« Je m'appelle Jeanne Weber », a-t-elle répondu en souriant chaleureusement.
« Alors, amies? », m'a-t-elle demandé d'une voix pleine d'espoir, en me tendant ses mains.
« Avec plaisir! » Je l'ai serrée dans mes bras. Et elle m'a serrée encore plus fort.
J'ai gloussé devant son comportement.
« Alors, dis-moi pourquoi pleurais-tu? », m'a-t-elle demandé en rompant doucement l'étreinte.
« Et bien, un garçon nommé Jacques s'est mal comporté avec moi », ai-je répondu d'une voix triste.
« Qu'a-t-il fait? » Elle avait l'air de le connaître. Mais qui ne connaîtrait pas ce genre d'enfoiré?
Je lui ai tout raconté. En soupirant de déception, elle m'a conseillé de l'ignorer.
Elle a paru surprise lorsque je lui ai parlé de la gifle. Puis, pour changer de sujet, elle m'a dit beaucoup de choses sur elle et moi aussi.
Son père Robert Weber était un politicien. Elle m'a raconté presque tous sur elle. Elle était amicale et bien sûr très bavarde. Nous avons discuté pendant 15 minutes sans arrêt.
Puis elle a soudain dit : « Montre-moi ton emploi du temps. »
En ouvrant mon sac à dos, je lui ai montré. En regardant le programme, elle a sauté plusieurs fois d'excitation.
J'étais curieuse de savoir pourquoi. Elle avait l'air de comprendre mon expression.
Elle a dit : « Nous avons quasiment tous les cours ensemble, viens, tu vas t'asseoir à côté de moi dès aujourd'hui. » Et elle m'a traînée dans une classe.
La classe était plutôt pleine et bruyante. Les garçons et les filles discutaient, certains flirtaient, et étonnamment, certains s'embrassaient.
« Dégoûtant », ai-je dit, dégoûté, et Jeanne a ri.
« Tu vas devoir t'y habituer », a-t-elle dit.
Nous avons pris les sièges au deuxième rang. La salle de classe était vraiment immense et bien équipée. Les fenêtres étaient grandes et le sol était lustré. C'était bien mieux que dans mon école précédente. Mais, les étudiants étaient répugnants.
« Hé, Jeanne », a dit une fille aux cheveux bouclés en s'asseyant à côté de nous.
Elle portait un jean taille haute et un haut court. Elle était mignonne.
« Qui est-ce? », a-t-elle demandé à Jennie.
« C'est Sophie, ma nouvelle amie. Elle est nouvelle ici, Sophie c'est Violette », a-t-elle dit.
« Bonjour », ai-je dit maladroitement, nerveuse à l'idée qu'elle m'apprécie ou non.
« Hé, ma belle. Alors une nouvelle amie pour moi aussi », a dit Violette chaleureusement en me serrant la main.
« Merci, c'est gentil, en plus tu es très mignonne », ai-je répondu en souriant.
Elle a rougi et Jeanne a éclaté de rire.
« Oh, Violette devient timide quand elle reçoit des compliments », a dit Jennie en riant.
Enjouée, Violette lui a donné une tape sur les épaules et s'est couvert le visage de ses mains. Nous avons toutes les deux ri cette fois. Violette était vraiment adorable.
Tout à coup, le silence s'est installé dans la classe, j'ai pensé que le professeur venait d'arriver, mais à ma grande surprise, c'était plutôt ce connard et ses amis.
Sa main était posée sur la taille d'une sale blonde. Il a regardé dans ma direction, mais j'ai détourné le regard. Je ne voulais pas surtout croiser son regard.
La fille s'est littéralement accrochée à lui. Ses copains ont également leurs mains posées sur des filles. Sans doute sont-ils tous de la même nature et du même caractère.
En remarquant mon malaise, Jeanne m'a dit : « N'aie pas peur, il ne viendra pas. » J'ai acquiescé.
J'ai remarqué que Jeanne le regardait fixement, mais il s'est contenté de sourire, d'embrasser la blonde sur les lèvres et de s'asseoir dans la rangée opposée. Apparemment, Jeanne avait aussi des problèmes avec ce connard.
Ses copains n'embrassaient pas les filles comme lui. Mais j'ai constaté que l'un de ses amis était seul, quelle en est la raison? Il me parait que ce n'est pas tout le monde qui a perdu sa conscience.
« Que s'est-il passé Sophie? », a demandé Violette.
« Ce connard a mal agi avec elle devant tout le monde », a dit Jeanne avec une colère cachée dirigée vers Jacques.
« Qu'est-ce qu'il a encore fait? » Violette était furieuse et agacée.
Je lui ai alors raconté toute l'histoire. Violette a eu la même réaction que Jeanne. Elle m'a également dit de l'ignorer. Mais en utilisant quelques jurons.
Je pense que Violette a l'habitude de jurer.
En voyant la blonde et ce connard s'embrasser, j'ai été dégoûté. Quel abruti.
Les seins de cette fille dépassaient de sa robe.
Je me demandais alors pourquoi tout le monde était devenu silencieux après son arrivée.
« Jeanne », ai-je dit à voix basse.
« Oui? » Elle m'a regardée.
« Pourquoi ce silence après son arrivée? »
« Du fait que cette ordure et ses amis font toujours peur », a répondu Violette.
La déception se lisait dans les yeux de Jeanne alors qu'elle regardait Jacques. Pourquoi?
« Tu le connais Jennie? »
« Oui, il est... »
Elle était sur le point de dire quelque chose quand Violette l'a coupée en disant que c'est un gros porc. Je me suis mise à rire et Jeanne aussi, nerveusement. Peut-être qu'il y a quelque chose dont elles ne veulent pas parler maintenant. Elles me le diront quand elles seront prêtes. Je ne voudrais pas les forcer.
Ensuite, le professeur est arrivé. Violette est une une élève brillante alors que Jeanne et moi sommes moyens.
Le comble c'est que ce connard était en train d'embrasser une fille devant le professeur et que ce dernier n'a daigné rien dire, il l'a littéralement ignoré. C'était peut-être en raison du pouvoir de son père que les professeurs ne lui disaient rien.
Nous avons terminé le cours et sommes passés au cours suivant. Et là, il était avec une autre fille.
« Oh Mon Dieu! Comment peut-on être aussi puéril? », me suis-je exclamée avec dégoût.
« Un type comme lui peut l'être », a dit Violette avec la même intensité de dégoût.
Je suis contente que ces deux-là le détestent comme moi. Mais Jennie n'a pas dit grand-chose sur Jacques.
Puisque nous étions ensemble, nous avons bavardé presque à tous les cours, mais il y a eu un cours où nous avons dû nous séparer. Nos emplois du temps étaient différents. J'avais peur que ce connard me trouve seule et me fasse encore une scène. Ayant constaté mon anxiété, elles m'ont encouragée à faire preuve de courage.
« Donne-lui juste un coup de pied dans les couilles s'il fait quelque chose », a dit Violette en me faisant rire.
Je dois être courageuse, je ne dois pas être faible.
« Tu peux le faire Sophie », me suis-je dit.
Aussitôt après, nous nous sommes dirigées toutes les trois dans des directions différentes. Je suis arrivée dans la salle de classe en toute confiance.
En le voyant assis dans la deuxième rangée, toute ma confiance s'est envolée en une seconde. La première rangée était occupée et la salle de classe était moins grande que les précédentes. Son regard faisait brûler tout mon corps.
En entrant dans la salle, j'ai remarqué que quelques filles me regardaient avec jalousie, tandis que ses amis souriaient et que je tremblais, mais j'ai réussi à me contrôler. Son aura était très forte et dominatrice. J'ai voulu m'asseoir à l'arrière, mais l'un de ses amis l'a soudainement occupé. Lorsque je me dirigeais vers un endroit éloigné, un autre élève l'ont occupé. Leur regard était empreint d'impuissance. Et alors j'ai compris qu'il avait dû menacer tout le monde.
N'ayant pas le choix, j'ai soufflé et j'ai marché lentement jusqu'à la deuxième rangée. Mes jambes me paraissaient défaillantes à cause de ma peur.
Mais j'ai réussi à marcher et j'ai pris un siège qui était loin de lui.
Il s'est soudainement levé et j'ai tressailli. Il a souri en me voyant sursauter.
S'il n'était pas un tyran, j'aurais certainement succombé à ce sourire intimidant. Il était vraiment intimidant, n'importe quelle fille tomberait sous son charme.
Je me suis giflée intérieurement d'avoir ainsi admiré l'apparence de ce bourreau.
Il a pris un siège juste à côté de moi. J'ai serré fermement ma jupe, priant pour que quelqu'un m'aide, et mes mains tremblaient.
Il s'est penché plus près et je pouvais sentir son souffle chaud sur mon cou. Un frisson a parcouru ma colonne vertébrale. Il a posé sa main sur ma cuisse et a commencé à y dessiner des cercles. J'ai ressenti une étrange sensation dans mon corps. Ses caresses provoquaient des décharges électriques dans tout mon corps, surtout en bas.
En essayant de retirer ses mains, il a fermement saisi mes cuisses, me faisant haleter et un mauvais sourire s'est formé sur sa lèvre.
« Tu paieras pour ce que tu as fait aujourd'hui, Sophie. Je te ferai sentir désespérée. Tu imploreras ma pitié, mais tu ne l'auras pas. Je te le promets. Je ferai de ta vie un enfer », a t-il dit d'une voix basse et menaçante. Et après il est parti.