*** Ryan
Le rouge, la passion, l'amour...
L'argent, le pouvoir, le vice...
Ah les femmes... Toutes les mêmes. À toujours jouer les victimes et nous faire croire que tout est de notre faute.
C'est beaucoup plus simple de contrôler les hommes quand on est mignonne et innocente.
Des araignées déguisées en petits chatons.
Elles nous prennent dans leurs pièges et une fois qu'elles en ont assez, elle nous jetent en pâture aux féministes et à tous ceux qui veulent bien nous traiter de tous les surnoms pervers.
S'il y a un malheur que je ne souhaiterai à personne, et même au pire de mes ennemis, c'est celui de tomber amoureux.
Mais il faut connaître l'amour pour découvrir la liberté. C'est la seule chose pour laquelle je suis reconnaissant aujourd'hui.
***
Je me souviens encore très bien de cette nuit où tout à basculer. Cette nuit, où après sept années de ma vie, j'ai fini par réaliser que je n'avais été rien d'autres que la proie d'une araignée des sables à six yeux.
Je me trouvais au bas de son immeuble avec sa surprise dans les mains. Mais avant ça il fallait que je me rassure qu'elle était chez elle.
Je sortis mon téléphone et je lançais son numéro.
Un cadenas avec un cœur enregistrés à la place de son nom. J'étais con à l'époque.
J'allais enfin entendre sa voix douce et mielleuse après quelques bips.
Ma douce et tendre ...
--- Allô ? Serena mon amour ! Est-ce que tu es à la maison ?
Serena : Han oui ne t'arrête pas bébé... ! (S'écria-t-elle à l'autre bout du fil)
--- Tu aimes ça ? (Ajoutait une voix masculine)
Serena : Ouiii continue comme ça ! Haan !!
Mon cerveau avait compris ce qui se passait mais mon cœur refusait d'y croire !
--- Oh oui bébé penche toi comme ça !!
Serena : Han han han han !!
Pendant plus de 4 min j'écoutais le son des coups robustes que donnait cet inconnu dans l'entrejambe de ma bien aimée...
Il la soulevait alors que j'étais au bas de son immeuble
Mon cœur se déchirait à chaque fois que je l'entendait gifler sur les fesses de la femme qui avait gagner mon cœur.
Le pire, c'est qu'elle y prenait plaisir.
Serena : Oh oui Félix ! Tu es incroyable !!! Han han han !
Félix : Petite salope ! Tu aimes ça hein!
Serena : Oui !
Félix ? Félix ? Mon meilleur ami...
Mon cœur émettait de toute ses forces un son qui avait du mal à traverser ma gorge
--- Serena ... Mon amour... Qu'est-ce que tu...
Elle ne m'entendait pas.
Elle a dû décrocher mon appel sans s'en rendre compte.
Fort heureusement, il se mit à pleuvoir et l'eau de pluie qui me trempait, arrivait à cacher les larmes chaudes et salées qui déballaient de mes joues.
Les minutes les plus douloureuses de ma vie.
Je me resignais à raccrocher et quelques minutes plus tard, mon téléphone se mit à sonner.
C'était mon père ...
--- Allô ?
Papa : J'espère que tu vas bien. Je viens te dire que tu iras continuer tes études de commerce à l'étranger. Tu dois rentrer à la maison pour qu'on en parle ! (Dit-il le ton sec avant de raccrocher)
J'étais resté plus d'une heure en bas de son immeuble à me demander si tout ce qui m'arrivait n'était pas le coup du mauvais sort.
A personne je ne souhaiterai de tomber amoureux, pas même à mon pire ennemi.
Je jetais le cadeau que j'avais dans les mains et je rentrais chez moi.
Cette même nuit j'avais fais la promesse de ne plus jamais offrir mon cœur à une femme et de faire payer à Serena la mort qu'elle m'avait infligé ...
Je m'appelle Ryan. C'est tout ce que vous avez besoin de savoir pour l'instant..
--- Je te le jure Serena, tu le paieras de ton corps et de ton cœur !
*** Ryan
Un jour je te jure que je te manquerai. Et ce jour là, j'ne serai plus là.
Un jour, ton téléphone s'allumera, et tu voudras que ce soit mon nom sur l'écran.
Un jour tu me chercheras parmi tous ceux que tu rencontreras mais tu ne me trouveras pas.
Tu m'as donné des bribes d'une histoire d'amour sans cœur qui m'a laissé dans la confusion.
Un jour, tu me reverras et tu réaliseras à quel point tu n'étais rien sans moi.
Je te déteste.
En attendant ce jour, je devais grandir, mûrir, durcir. Devenir ce que tous les pseudos justicier.es du genre féminin appellent "fuckboy"
***
Brooklyn, le deuxième plus bel endroit des Etats Unis, juste après New York. Connue comme étant la ville des négoces et des affaires. Mais surtout la ville de l'art sous toutes ses formes.
J'y avais grandi et étudier le commerce, comme mon père l'avait voulu.
Mais je comptais bien retourner au chez les miens.
Littérature, musique, sport. Tout était réuni dans cette ville pour que je deviennes un autre homme.
La friandise de toutes les femmes.
Les femmes...
Je ne parle pas des petites poupées bon marché qu'on impressionne avec un téléphone dernier cri et des babouches Hermès. Je parle de vraies femmes, celles qui sont un mélange d'innocence et de vices.
Celles qui s'excitent devant l'intelligence, le charisme et l'élégance.
Les femmes ambitieuses qui savent utiliser tous leurs atouts pour se hisser jusqu'au sommet les plus hauts. Intelligentes et sensuelles à la fois.
Ces femmes là étaient celles que je convoitais le plus.
J'avais élevé mes standards. Mais le principe restait le même.
On sème, on s'aime, on sexe et puis on s'ex!
Cette nuit d'ailleurs je ramenais une bombe dans mon lit.
Une brune. Alicia ou Vanessa je ne sais plus trop quel était son prénom.
Je crois que c'était Vanessa...
Non, Alicia
Bref !
Je l'avait rencontrée à un dîner d'affaire et j'avais bien remarqué qu'il se cachait derrière ses lunettes carrés et ses grands airs de femme d'affaire, une petite vilaine.
La porte s'ouvrit et j'eus à peine le temps de poser ma malette, que la panthère avait sorti ses griffes.
Elle m'embrassait langoureusement et ne tarda pas à glisser sa main mouette dans mon jean.
Alicia : J'ai envie de toi! (Avait-elle dit en serrant mon membre déjà dur)
--- Moi aussi.
J'avais retiré sa chemise brutalement et son soutien gorge avait cédé juste après.
Du bout de ma langue habile, je peinturais son cou de ma salive jusqu'à ce que je prenne son sein à pleine bouche, tandis que je malaxais l'autre de ma main.
Elle laissa difficilement sortir un gémissement de sa bouche.
Cela me plaisait.
Plus elle se débattait, plus ça m'excitais.
Adossée contre la table de bureau, elle retira ma chemise et ne put s'empêcher de s'extasier à chaque fois que ses mains traversaient les quatres dos d'ânes qui ornaient mon ventre plat.
Mon membre devenait de plus en plus dur et la demoiselle commençait à s'impatienter.
Sous le feu de l'action, elle se retira de mon étreinte et débarrassait tout ce qui se trouvait sur la table.
Plus le temps de retirer sa jupe taille haute et ses talons. Ma lady s'était courbée contre la table et m'offrait son derrière comme plat de résistance.
Je souris en coin alors que je baissais légèrement mon pantalon pour laisser sortir escalibur.
Les femmes sont toutes les mêmes.
Sans préavis, j'entrais en elle d'un coup sec et le cri de joie qui sortait de sa bouche était celui d'une femme qui n'était plus loin du nirvana.
Elle en redemandait encore. Il lui fallait plus que ça.
Je me mis à la labourer de toute mes forces, alors que la table sur laquelle elle se craponnait agonisait sous les griffes de ses longs ongles rouges.
Alicia : Oh oui comme ça, ne t'arrête pas ! (Dit-elle en se cambrant pour laisser ma verge glisser jusqu'au fond d'elle)
Elle n'aurait pas dû dire ça.
Tout à coup, mes souvenirs enfouient remontèrent et je me rappelais de cette nuit où j'écoutais ma future femme s'envoyer un autre.
Les souvenirs se changèrent en image et le bas du dos que j'avais sous mes yeux était devenu mon punching-ball.
J'avais déchirer sa jupe et ses fesses moles devenaient toutes rouges à cause des coups qu'elle recevait.
La rage montait en moi.
Comment avait-elle pu me faire souffrir autant ?
Pendant qu'elle gémissait de toutes ses forces, son prénom s'échappa de ma langue.
--- Serena !
Alicia : han han ! C'est qui Serena !? Han haaaann !! (Demandait-elle entre deux gémissements)
Je ne lui répondis pas et je continuais de la fourré en pressant ses deux ananas.
Sur le dernier coup ferme qu'elle reçut, elle avait atteint le Graal et sur le reflet de la grande votre qui donnait à l'extérieur, se dessinait un sourire satisfait de la vilaine.
Notre nuit s'arrêtait ainsi.
J'étais dégouté comme à chaque fois que je finissais ma besogne.
Je renfilais mes vêtements et m'en allait.
Alicia : Où vas-tu ?
--- Je dois prendre un vol dans deux heures. Ciao !
Alicia : Tu plaisantes !?!
Je ne me souciais pas de ce qu'elle faisait derrière moi et je sortais de l'appartement.
***
Deux heures plus tard, j'étais à l'aéroport sur le point d'embarquer, quand je reçus l'appel de mon père.
--- Allô papa ? Oui, je suis à l'aéroport. Je serais au pays dans quelques heures!
J'avais passé cinq années aux Etats Unis, loin de ma famille. À étudier le commerce afin de reprendre le flambeau de l'entreprise de mon père.
Cinq années à me forger une armure.
J'avais disparus sans donner de signes de vie à Serena.
La seule personne avec qui je discutais était Félix. Ce traître que je considérais comme mon meilleur ami.
Mais tout était prévu. Si Félix savait que je revenais, alors Serena aussi le savait.
La vengeance est une rose rouge.
Elle est belle, mais ses épines blessent.
***
Serena : Ryan ? C'est toi ? ? ?
A Suivre...
Douala, la ville où j'ai passé toute mon enfance jusqu'au secondaire. Ça faisait bientôt une semaine que j'avais rejoins la famille dont j'étais l'unique fils.
Je vous épargne les strasses, les paillettes et le bonheur des retrouvailles.
Mon père n'avait pas tardé à me donner un poste de responsabilités dans l'entreprise.
J'étais respecté de tous. Respecté des hommes, désiré des femmes.
Et si les hommes pensent que les femmes ne draguent pas c'est qu'ils ne connaissent pas ma secrétaire de bureau.
Elle n'arrêtait pas de m'envoyer des signes. Subtiles mais très explicites.
Un décolleté trop plongeant et cette habitude qu'elle a d'entrer dans mon bureau pour tout et rien.
Des allusions qui sortent plus ou moins du contexte professionnel.
Je voulais faire durer le plaisir. J'allais prendre mon temps et la laisser languir jusqu'à épuisement.
Et quand elle croira que je ne suis pas intéressé, je la relancerai.
Mais juste un peu.
Je répéterai le cycle encore et encore jusqu'à ce qu'elle meurt d'envie de coucher avec moi.
J'appelle ça la méthode de Pavlov.
Ne m'en voulez pas. Je joue juste au même jeu que les femmes. Elle sont maîtres dans ça.
***
Ma journée allait très pétillante.
J'allais revoir Félix après plusieurs années.
Nous avions pris rendez-vous dans un restaurant très chic de la place.
Alors que je sortais pour mon rendez-vous, je reçus l'appel d'un numéro inconnu.
--- Tu ne reconnais pas ma voix. Cest normal après tout ce temps.
--- Je m'en excuse. Alors à qui aie-je l'honneur ?
--- Rebecca.
À l'écoute de ce prénom mon cœur fit un bond dans ma poitrine.
Rebecca était la petite sœur de Serena.
A l'époque elle et moi ne discutions pas vraiment. Elles vivaient ensemble en colocation.
Mais nos rapports restaient sympathiques.
J'ignorais pourquoi, mais je ne l'appréciais pas beaucoup.
--- Oh ça fait un bail! Comment tu vas ?
Rebecca : Bien bien. Je t'ai aperçu ce matin en ville. J'ai demandé à Félix ton numéro puisque je l'avais perdu. Enfin je voulais juste prendre tes nouvelles et te passer mon contact. J'espère qu'on aura l'occasion de se revoir bientôt
--- Oh oui bien sûr. Le temps pour moi de créer un vide dans mon agenda.
Rebecca : D'accord.
La question fatidique me pesait sur la langue.
Il fallait que je lui demande.
--- Dis moi
Rebecca : Oui ?
--- Comment va ta grande sœur... ?
Rebecca : Elle va bien. Vous n'êtes plus en contact ? (Demandait-elle intriguée)
--- Oui, enfin c'est compliqué. Bon à plus tard.
Rebecca : A plus tard!
En allant à mon rendez-vous avec Félix, j'appréhendais l'idée de la revoir.
Félix : Ryan! Mon vieil ami ! (Dit-il tout enjoué)
--- Mon frère! Ça fait tellement longtemps.
Il me prit dans ses bras et je lui souriait, en toute hypocrisie.
Je n'avais rien oublié. Ils allaient me le payer. Mais je devais être patient.
Félix : Alors mon frère, quelles sont les nouvelles ? Raconte moi tout. Tu as l'air tellement changé que j'ai eu du mal à te reconnaître.
--- Mais toi aussi tu as beaucoup changé.
***
Entre deux verres de whisky, j'appris que Félix était toujours resté proche à Serena. Il cherchait à savoir ce qui s'était passé pour que je coupe les ponts avec elle.
Comme s'il ignorait.
Mais je jouais le jeu et j'inventais une excuse.
Alors que nous nous lévions pour nous en aller, il reçut un appel.
Félix : Ah tiens c'est elle qui m'appelle. Quelle coïncidence! Allô Serena.
--- Tu es où ? (Demandait-elle à l'autre bout)
Félix : Je suis à ton restaurant préféré.
D'ailleurs je suis avec...
Je lui fis signe de ne rien lui dire.
Félix : Ah tu n'es pas loin ? Okay, je vais t'attendre alors... (En raccrochant)
Serena devait se pointer d'un moment à l'autre.
Merde...
J'étais impatient de la voir et en même temps intrigué. Qu'est-ce qu'elle était devenue ?
D'après Félix, elle avait enfin réussi à monter sa propre boîte et son entreprise faisait de bon profit.
Rien, de bien surprenant. Elle était une femme différente des autres femmes.
Quelques minutes plus tard, elle arrivait enfin.
Félix : Ah la voilà.
Une Toyota Camry noire venait de garer juste à l'entrée et la porte arrière s'ouvrit, laissant sortir une jambe sensuelle au teint des plus bien entretenu.
Je regardais fixement la voiture, impatient de voir la sirène qui se cachait derrière.
Elle sortit enfin du mystère des ombres que faisait la portière et je ressentis de nouveau cette onde qui m'avait traverser comme au premier jour où j'étais tombé amoureux d'elle.
Est-ce que je vous ai déjà raconté comment on tombe amoureux de femme comme Serena ?
En cinq étapes...
Premièrement : Elle se présente à vous comme un rêve qui devient réalité.
Deuxièmement : Vous voulez toucher ce rêve devenu réalité de vos propres mains. Son corps, ensuite son cœur.
Troisièmement : Dès que c'est fait et qu'elle vous regarde dans les yeux, vous avez la certitude qu'elle est la seule qui soit faite pour vous.
Et
Quatrièmement : Répétez les étapes un, deux et trois.
Cinquièmement : Enfin, vous tombez amoureux d'elle. Et les clés de votre cœur ne vous appartiennent plus.
Je m'étais perdu dans mon rêve en la voyant se rapprocher de moi comme un mirage. Et alors qu'elle était en face de moi, je revins sur terre.
--- Serena.
--- Ryan...
PAAAAHHH !!
***
Elle m'avait giflé royalement...
Serena : Tu aurais pu me prévenir, je ne serais pas venue te voir !
Félix : Désolé.
Elle se retourna et rentra dans sa voiture, toute irritée.
Le public dans le restaurant me regardait ébahi.
J'étais rentré chez moi et plus tard en soirée, je n'en revenais toujours pas.
Les femmes sont incroyables.
Elle m'en voulait d'être parti sans lui donner de signes de vie, mais elle oubliait qu'elle aussi était une vraie salope.
Mais ça tombait bien. J'allais jouer les hommes désolé. La faire croire que je n'ai eu de cesse de penser à elle depuis tout ce temps et une fois qu'elle tombera dans mes filets, je n'en ferai qu'une bouchée.
Mais il me fallait autre chose. Je devais appuyer là où ça lui ferai mal.
C'est alors que j'eus une brillante idée.
Je pris mon téléphone et je lançais son numéro.
--- Allô Rebecca.
Rebecca : Ryan, je suis surprise que tu m'appelles à une heure pareille.
--- Je sais, je ne dérange pas j'espère ?
Rebecca : Non au contraire. Je sors tout juste de mon bain. Qu'est-ce qu'il y a ?
--- Ça te dirai qu'on sorte ensemble demain ?
Rebecca : Oui... À quelle heure?
--- Disons 19 heures ?
Rebecca : D'accord.
--- Fais toi belle!
Rebecca : Tu veux que je m'habille particulièrement ?
--- Montre moi ce que tu as dans ta garde robe. Ça tombe bien, tu sors du bain.
Elle sourit en coin et accepta.
Quelques minutes plus tard, elle m'envoyait des photos d'elle dans différentes tenues et ne manquait pas de me charmer en me laissant comprendre qu'elle ne portait pas de sous vêtements en bas.
Le jeu de la séduction...
Ça allait être facile de l'avoir...
Rebecca : Cette robe ci te plaît ?
--- Oui, je te trouve très sexy dedans
A Suivre...