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Pique nique à Kribi

Pique nique à Kribi

Auteur:: Petitemouna
Genre: Jeunesse
PIQUE NIQUE À KRIBI L'amour de la fête, l'impression d'être libre après un examen. Nesline Sandra décide malgré les refus de sa mère de se rendre avec des amis pour une virée dans une ville qui leur est inconnue. Arrivés rien ne se passe comme prévu. Leur moment de détente et de joie se transforme en un cauchemar vivant. La jeune fille verra sa vie basculer de la pire des manières quand ils se feront kidnappés et livrés comme des objets à des actes sexuels. Ainsi, elle tentera l'impossible pour retrouver son ancien quotidien. Entre peur, dégout, haine, viol, traumatisme, etc. Nesline verra de toutes les couleurs. Arrivera-t-elle à s'en sortir ?

Chapitre 1 Virée à KRIBI

C'est la dernière sonnerie ci que j'attendais pour sortir. Elle marque là, ma liberté. Plus d'alarmes de réveil, le gout de ça. L'école est finie et les vacances commencent, merci Seigneur. Tous les élèves sont dehors, d'autres signent sur leurs tenues, d'autres les déchirent tandis que d'autres méprisent les surveillants et enseignants. C'est la joie ! Qui va encore dire qu'il ouvre son cahier pour lire ? C'est fini comme je dis là. On attend seulement à quand le babillard va gronder. Pour le moment, les programmes tombent de partout.

Bien sûr il y'a toujours, il y'a les gens école qui parlent de prépas concours et ça gâche l'ambiance. En tout cas moi, ça ne me regarde pas. Je sais déjà ce que je vais faire après les résultats du baccalauréat. Et oui, je vais passer. Je suis intelligente comme mes parents.

-Moi en joie : au revoir le bâtiment scientifique. Au revoir le lycée général Leclerc. Ça va me manquer hein.

-Cynthia étonnée : tu n'es pas sérieuse Ness ! Qui va te manquer ici ? Pardon, on sort même d'abord d'ici. Tous les surveillants m'énervaient déjà. Heureusement que c'est fini (elle sourit) !

Vers le grand portail des professeurs, on se dirigeait.

-Moi : tu as vu que ce n'est pas toujours le collège qui est bien non ? Est-ce que toi et moi, on ne s'est pas amusé ces deux dernières années.

-Cynthia enlève sa chemise : je ne refuse pas mais on avait des surveillants de merde. (Elle se ventile) il fait chaud hein, mince !

-Moi qui rit : tu mens. Tu veux juste aguicher le gardien. Regarde le tricot que tu portes toi aussi.

-Cynthia : c'est vous les gens des lycées qui ont peur. Moi je veux juste lui proposer un truc et je mets dans les conditions favorables pour qu'il ne le refuse pas. Tu vois un peu ?

-Moi qui la pousse : maff ! Tu aimes trop les faux ways. (Elle se tourne) où sont Dom et les autres ?

Elle s'est racontée un truc avec le gardien et m'a rejoint en me disant une chose.

-Cynthia en montant dans la voiture : Je te fais part d'une chose le soir. J'espère juste que ta maman va accepter.@PetiteMouna

-Nesline : j'attends ton appel. C'est à quel sujet ?

Je ne sais ni ce qu'elle racontait au gardien ni la chose à m'annoncer en soirée. Elle a sourit en demandant au taximan de rouler.

Je réponds au nom de Nesline Sandra ETOUNOU, les amis me surnomment Ness. Je suis en classe de terminale et j'ai 17 ans. Mon petit frère Joel vient d'avoir son entrée en première, il a 15 ans. Tous les deux fréquentons au lycée Leclerc à Yaoundé. Nous vivons seuls avec Yvette notre maman, à montée parc, veuve depuis 6 ans et c'est l'argent de retraite de papa qui nous entretient. C'était un ex-commissaire qui gagnait dignement sa vie. D'ailleurs, il est mon idole. Un jour, je porterais sa tenue. Celle que maman garde jalousement au fond d'une de ses valises. Ça n'a pas toujours été facile pour nous au début, on connait la faim mais jamais on a montré cet angle-là aux gens de l'extérieur. Ça reste les affaires internes. Et en plus ceux qui sont au courant de mon quotidien font l'effort de ne pas en parler. C'est gênant souvent d'entendre des trucs.

Aujourd'hui, j'ai terminé avec l'examen. Je composais le baccalauréat, série A.

-Moi ouvrant la porte: bonsoir ma'a Elle est couchée dans son petit salon.

-Maman regarde la montre: il n'est même pas 12h ?

-Moi : c'était le dernier jour non. Juste des travaux pratiques. (Elle s'assoit) c'était facile jusqu'à. On a demandé de dessiner des gens qui tiennent des pancartes auxquelles serait écrit un message contre la corruption.

-Maman sourit : alors ! Tu as donné le corrigé une fois.

-Moi souriant : tu me connais avec le dessin non ? Ils vont même croire que j'ai calqué.

-Maman se redresse : et dans l'ensemble, tu crois que tu auras l'examen là ?

-Moi : oui maman. Si les corrections ne seront pas rudes. Avec l'office du baccalauréat, il faut s'attendre à tout.

-Maman qui devient nerveuse : ne commence pas le genre de discours ci hein Nesline. Il y'a les modalités de correction. Quand on échoue c'est qu'on an mal travaillé. (Elle s'allonge) en tout cas, c'est dans un mois et demi. On attend ! @PetiteMouna

-Moi me levant : moi mon cœur ne bat pas. Même pas un peu. Où est Joel mama ?

-Maman : il est allé à Mokolo faire le marché, en fait acheter les condiments.

Mokolo c'est un marché non loin de la maison. Il suffit qu'il ait une liste pour faire le marché comme un pro.

-Moi : la femme qui vend en bas-là au carrefour n'était pas là ?

-Maman hoche la tête : non non !

-Moi : on prépare quoi ?

-Maman : je veux que tu fasses le haricot pour le soir. J'ai déjà tourné une petite bouillie et bouilli le haricot. Tu vas juste assaisonner. Je suis un peu fatiguée.

Ma mère n'est pas vieille. Ce n'est pas la fatigue de vieillesse. Elle a un problème au dos qui lui fait très mal. Quand on lui avait annoncé la mort de mon père, elle se trouvait au- dessus d'une chaise et c'est comme ça que, elle avait fait une chute sans vitesse initiale.

Au retour de Joel, j'ai rapidement fait la cuisine. Il ne fallait pas que je rate mes feuilletons en soirée. La série Kushi devait chauffer grave. Nous sommes tous devant la télé et mon téléphone vibre. C'est un message de Cynthia.

« Tu peux sortir ? Je suis dans ton quartier »

J'ai regardé ma mère. Une fois elle m'a récupéré.

-Maman : c'est quoi que tu as lu jusqu'à tu me guettes comme ça ? La mère sait souvent alors faire peur.

-Moi me levant : c'est juste Cynthia. Elle demande si je peux arriver vers la boutique.

-Maman : elle habite ici depuis quand ?

-Moi : elle passe juste. Elle est en voiture. Elle veut juste me saluer.

-Joel éclate de rire : quand tu enchaines les phrases comme ça, ce que c'est le mensonge très mal.

-Moi à Joel : mêle-toi de ta vie, conard ! (Elle regarde sa mère) je vais sortir alors hein.

-Maman : non ! Tu ne vas nulle part.

Je me suis immédiatement fâchée.

-Moi : pourquoi ? Est-ce que j'ai encore cours ? La raison pour aujourd'hui c'est laquelle madame ETOUNOU ? Tu exagères. Toute l'année, je ne suis pas sortie.

-Maman : j'ai dit non.

-Moi maugréant: tu n'es même pas un peu gentille. J'ai fini de composer non. J'ai 17 ans hein ma'a.

-Yvette : ton corps ne doit pas te tromper. Tu n'iras nulle part.

Chapitre 2 Comment convaincre la daronne !

- Maman : en plus, tu me roules des yeux. Dis à ton amie que tu ne sortiras pas.

Pour une fille de mon âge, je suis très développée corporellement alors au je suis encore vraiment une enfant. Tout ce qui m'intéresse encore c'est la fête, apprécier les beaux garçons et le plus important, faire le kongossa (commérage).

-Moi : je n'ai pas le droit de sortir comme tout adolescent de mon âge. Il y'avait une fête aujourd'hui, je t'ai pas parlé de ça parce que je connaissais déjà ta réponse. C'est normal non ? OK. (Je tape les mains) maman c'est bien ! C'est bien !

En partant vers ma chambre, elle m'a demandé de sortir et que j'en avais pour 10 minutes. J'ai fait signe à Cynthia et nous sommes vus au carrefour du parc. Elle est sortie d'une de leurs voitures.

C'est Cynthia Marlon MENGUE, la fille d'un couple de colonels. Ils sont bien friqués. Je ne l'ai jamais vu porté une même chaussure, deux fois. Heureusement pour moi, je ne suis pas envieuse.

-Moi : c'est quoi dans la nuit ?

-Cynthia : il n'est pas 19h. Depuis que je t'ai écrit là ? Je partais déjà.

-Moi grattant ma tête : tu connais ma mère non. Aucune sortie ! Un jour peut-être elle va comprendre que je suis une grande fille.

-Cynthia : tu es une future universitaire ma puce. La liberté s'arrache hein. Un parent ne va jamais accepter qu'un enfant grandisse. Donc ça veut dire que je ne te dis même pas ce que j'ai à te dire alors.

-Moi curieuse : c'est quoi comme ça ?

-Cynthia : promets-moi d'abord d'être là.

-Moi : dis-moi d'abord non.

-Cynthia : promets d'abord.

-Moi : Ok promis ! C'est quoi Cynthia ?

-Cynthia toute heureuse : je veux qu'on aille à Kribi pour faire seulement 3 jours. Tu m'as promis. Mon père m'a donné les clés de l'appartement qu'il y'a vers la base militaire là. On a carrément un coté de la plage pour nous. Ça fait genre intime et il y'aura d'autres aussi.

-Moi toute excitée : Kribi ? La ville de sable ! Je n'y suis jamais allée. (Je redeviens triste) pour aller à la boutique, j'écris une demande de motivation à ma mère. L'autre ci, je ne peux même pas moi lui dire ça. Je vais me placer comment pour demander ça ?

-Cynthia d'un ton convaincant : dis-lui que c'est juste 3 jours. Elle ne va pas refuser. On sera avec les gardes du corps. Tu crois que mes parents ne m'aiment pas ? Ta mère t'aime plus que qui ? Aka ! Laisse ça. J'ai réfléchis pendant au moins deux minutes.

-Moi toute triste : tu t'amuses bien. Je ne serais pas là. Regarde que pour venir ici au carrefour, on s'est fâché. Combien de fois sortir de la ville ? Je ne serais pas là.

-Cynthia : OK ! Je vais dire à Dom que tu ne seras pas là.

-Moi ouvrant mes yeux : Dom sera là ? Il sera vraiment là ?

-Cynthia : oui c'est pour ça que j'ai tenu à t'en parler et laisse te dire un truc. (Elle sourit) c'est lui qui a demandé à ce que tu viennes. Le gars m'a supplié.

-Moi étonnée : il n'est plus avec l'autre folle là. Il t'a vraiment supplié pour me voir ? Tu mens !

-Cynthia : rassure-toi que non. C'est fini avant les examens. Il est à toi si tu mets le moteur en marches.

L'information ci m'a fait chaud au cœur. C'est comme si mes intestins formaient les nœuds. J'ai subitement eu envie d'aller faire popo. J'étais tellement contente. Dom est un camarade de classe sur qui je flash depuis la classe de 3e. Oui, j'accepte je suis poule mouillée. Il est trop beau et très calme. Il me plait à mourir.

-Moi : on pourrait être ensemble alors ? @PetiteMouna

-Cynthia : oui ! Et tu pourrais faire ce que tu n'as jamais fait là. Tu n'es plus une petite fille. Tu vas découvrir l'homme dans le mariage une fois ? Tu dois vivre maintenant Ness. Alors je lui dis quoi ? Que tu seras là ?

Mince ! C'est dur hein.

Je me vois déjà avec lui à sur la plage me couvrant de tellement de bisous. Sans réfléchir pendant longtemps, je me suis décidée en négligeant l'avis de ma mère. Il faut qu'elle comprenne que je suis une grande fille et que j'ai besoin de m'amuser. Et puis, Dom d'abord.

-Moi : dis-lui que je serais là.

Elle lui a envoyé le message devant moi et voilà, je viens de valider ma présence. Nous nous sommes tapées les doigts.

-Cynthia : Kribi va prendre feu.

-Moi riant : je t'assure ma sœur ! C'est ça que tu dis petit comme ça ?

Trois jours inoubliables. Vraiment inoubliables.

Elle est rentrée dans sa voiture et je suis retournée chez nous avec les yeux chamboulés.

Toute la nuit, je réfléchissais à une stratégie. Une approche qui amènerait ma mère à dire oui sans que je ne bavarde beaucoup. Mes pleurs ne fonctionnent plus depuis sur elle. Au fond de moi, je sais déjà sa réponse mais je me devais d'essayer. Le simple fait de penser à Dom me faisait de l'effet. Je ne peux pas rater ça. Et puis Kribi, aie ! Je dois partir et je vais partir.

Très tôt le matin, j'ai lavé toute la maison. Il manquait seulement que je refasse la peinture pour que ça brille vraiment. Mais néanmoins, comme c'est la peinture à huile, j'ai lavé les murs là bien même. Tout était clean et prêt avant 7h.

J'ai mis le petit déjeuner sur la table et j'ai pris tous les habits pour aller laver. Ma mère et Joel m'ont rejoint quelques temps après.

-Maman : tu as rêvé qu'on déménageait ? J'ignore ce que ton amie t'a dit hier, mais c'est non.

- Moi : Pardon ?

Chapitre 3 C’est cuit !

Ma mère ne peut pas se comporter comme un être humain moderne pour une fois dans sa vie ?

-Joel : Nesline tu as quoi à nous annoncer ? (il regarde le linge) tout ça, ce n'est pas pour rien. C'est trop beau. Comprends déjà que tu ne vas aller nulle part (il éclate de rire).

-Moi lui versant de l'eau : ta vie est en chantier où ? Je t'aide au moins à faire la fondation. Sorcier ! (Elle regarde sa mère) ma'a donc je ne peux pas me lever le matin, je travaille ?

-Maman : est-ce que j'ai dit ça ? Si c'est pour rien, ce que ça va ! C'est étonnant non, jusqu'à tu as vidé la poubelle.

-Joel : merci grande sœur, aujourd'hui je me repose.

Pendant que je frotte les habits,

-Moi : noho ma'a je fais juste le ménage. Tu es ma mère non ? La meilleure de toutes d'ailleurs. Charismatique jusqu'à. Ta bonté non, tu es la vierge Marie sur terre ma'a. Trop gentille ! Regarde comment tu es fraiche. (Elle se redresse) ma'a pourquoi tu ne t'es même plus remariée depuis ? Sinon j'ai même encore deux petits frères pas seulement le sorcier ci.

Je parle et je vois comment maman me regarde et elle rit.

-Maman : la flatterie du début là c'était pourquoi Nesline ? @PetiteMouna

-Moi : je t'ai flattée où ? Tu n'aimes pas les compliments ? Ah ! Désolée alors. (Elle regarde Joel) depuis que tu as fini, tu ne veux pas les vacances ?

-Joel : ça a commencé.

-Moi en fixant ma mère : ma'a on ne va pas partir en vacances entre temps ? Moi je ne pars plus chez grand-mère en tout cas. On change de ville, je suis fatiguée d'Obala.

-Maman : qui a dit que tu allais bouger l'année ci ? Le seul qui pourra même aller en vacances ici, c'est Joel. Tu dois te préparer pour les concours.

Quand j'ai entendu cela, c'est comme si ma tête venait de siffler. Ça m'a bloqué une fois.

-Moi : maintenant ci que je viens de finir ? Je ne vais même pas me détendre un peu ?

-Maman : les prépas VOGT (preparation aux concours d'entrée dans les grandes universités) commencent lundi non ? Je t'ai fait enregistrer depuis.

-Moi très fâchée : sans me dire ? Pourquoi tu ne prends jamais mon avis pour un truc ? Il reste que tu le dises que tu sais quel concours je dois présenter.

-Maman : voilà ça que je t'ai dit non.

-Joel : la vitesse alors hein. Tu voulais vite enlever la tenue non, voilà ça alors. Tu vas étudier les vacances ci comme jamais.

Je n'ai même plus la force de brosser les habits. J'ai commencé à tremper et à presser. Je ne frottais plus. Je séchais les uns sur les autres. Maman me parle et je ne réponds plus. Elle m'énerve trop. Je ne me suis pas rendue compte que je pleurais déjà. Ces propos m'ont plongé dans une colère frénétique. Je les ai laissés dehors et je suis allée me doucher. J'ai pris mon téléphone et je me suis mise à texter avec des camarades et avec Cynthia. Elle m'a fait comprendre qu'elle a fait les achats ce matin. Que je ne devais rien emporter. Tout était à ses frais. Eh mon amie de valeur ! Mais je lui ai dit comment ma mère m'a énervé tout à l'heure et elle était super déçue.

En voulant aller déjeuner, je reçois un message d'un numéro inconnu.

<>

-Moi : c'est qui ? Venir où ?@PetiteMouna

-C'est Dom !

J'ai lu le message

« C'est Dom ! » au moins 455 fois.

Il a pris mon numéro et il m'a délibérément écrit. J'ai commencé à m'arranger comme s'il me voyait. Jusqu'à j'ai mis le baume à lèvres.

Eh ah Seigneur, ma vie !

-Moi : je ne sais pas encore.

-Dom : moi je veux que tu sois là. Tu me plais bien Sandra. Quand j'ai lu Sandra, je pensais qu'il avait fait erreur avant de me rappeler que je m'appelle aussi Sandra.

-Moi : je vais voir alors si je peux faire changer d'avis à ma mère. Mon cœur bat à un rythme anormal. J'ai même peur de faire l'AVC.

-Dom : nous sommes samedi. On y va lundi et tu dois me le confirmer demain soir pour qu'on estime combien il faudra dépenser. Chaque personne aura droit à un budget. Cynthia t'a dit que tu n'apportes rien non ? Juste ta carte scolaire ou d'identité et puis basta. C'est toi qui verras. Mais sois légère, c'est pour maxi pour trois jours.

-Moi : c'est OK !

-Dom : prends soin de toi. J'ai hâte. Bisous !

Je me suis jetée sur le lit. Tellement heureuse, j'en larmoyais. Le plafond de ma chambre est devenu sous mes yeux, un écran. Je voyais Kribi, la plage, Dom tout torse nu avec un short trempé... (Elle se lève) je dois partir.

Ma mère veut me faire rater quoi comme ça ?

Je suis donc sortie manger et ma mère est assise dans son salon. Elle a mis le volume comme si elle n'entend plus bien.

-Maman : tu as fini de bourder ?

-Moi en mangeant : la bouche qui parle ne mange pas. Laisse-moi !

-Maman qui sourit : une vieille fille comme toi, tu fais les choses de bébés. Défroisse moi vite la face là.

-Moi : une vieille fille que tu enfermes. Je ne fréquente pas ? Je ne te ramène pas de bons résultats ? J'ai déjà repris une classe ? On t'a déjà appelé qu'on m'a vu quelque part ? L'école s'est déjà plainte de moi un jour ? Pourquoi tu ne veux pas accepter que ta fille ait grandi ? Je sais ce que je veux hein ma'a. Ne pense pas que tu me contrôles, je me surveille moi-même. Vous les parents hein, voilà vos erreurs alors, croire que c'est en minimisant les sorties de l'enfant que ça va lui éviter de faire des trucs. Qui te dit que quand je pars à l'école, je suis en classe ? Vous faites même rire.

Je me suis levée. La situation m'énerve. Je peux même l'insulter sans savoir. Et je ne veux pas de ça.

-Maman baisse le volume de la tété : assieds-toi vite. Tu me parles fort et après tu te lèves pour partir. (Elle hausse le ton) ASSIEDS-TOI !

Elle m'a fait trembler.

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