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Le Prix de Leur Infidélité

Le Prix de Leur Infidélité

Auteur:: Cinderella's Sister
Genre: Jeunesse
Je me souviens de ce jour comme si c'était hier, l' affichage des résultats du baccalauréat. Mon nom, Alexandre Dubois, tout en haut de la liste, mention Très Bien. Puis mes yeux ont cherché Manon et Chloé, et je les ai trouvées, juste en dessous, des mentions Bien, suffisantes pour notre future Grande École à Paris. Elles avaient été élevées par ma famille, mes parents leur avaient tout donné, et je les avais personnellement aidées, nuits et jours. Elles étaient mes protégées, presque mes sœurs. Mais quand je me suis retourné pour les féliciter, leurs sourires n' étaient pas de mise. Elles échangeaient des regards furtifs, pleins de nervosité. « Alexandre... Chloé et moi, on a décidé de redoubler. » a lancé Manon. Le choc m' a sidéré. « Redoubler ? Pourquoi ? Vous avez des mentions, vous pouvez entrer dans n'importe quelle bonne école ! » « C'est à cause de Romain », a dit Chloé, un nom qui, pour moi, ne signifiait qu' un nouveau venu charismatique et peu studieux. « Vous voulez redoubler pour suivre un garçon ? » ai-je demandé, incrédule. « Ce n'est pas "un garçon", c'est notre âme sœur », a rétorqué Manon, sur la défensive. « On veut rester au lycée avec lui. » J'allais protester, quand mon téléphone a vibré. Un message étrange, une notification système glaçante : `[Avertissement : Si vous empêchez Manon et Chloé de redoubler, vous serez impliqué dans un accident de voiture et mourrez sur le coup.]` Une sueur froide m' a parcouru. J'ai repensé à toutes les ressources que mes parents avaient mobilisées, tout ça pour qu'elles jettent leur avenir par la fenêtre pour une amourette de lycée. « Très bien », ai-je cédé, ma voix plus plate que prévu. « Faites comme vous voulez. » Un deuxième message a vibré : `[Prédiction : Votre future épouse vous giflera en public, vous humiliant devant votre rival.]` La soirée a viré au cauchemar. Elles sont entrées dans ma chambre sans frapper. « Alexandre, il faut qu'on parle. » « On voulait juste être sûres que tu n'irais pas le dire à tes parents. » « Et vous pensez que moi, je comprends ? » ai-je rétorqué, l' amertume au fond de la gorge. « On sait que c'est difficile à accepter pour toi », a dit Manon, faussement compatissante. « Mais c'est notre bonheur qui est en jeu. » Elles m' ont menacé, manipulatrices : « Si tu dis à tes parents... je me jetterai par la fenêtre. » Le chantage émotionnel était violent. Plus tard, j' ai entendu leurs chuchotements jubilatoires. « Il est terrifié. » « On pourra continuer à profiter de tout. » « Avec l'aide des Dubois, on pourra s'assurer que Romain réussisse aussi. » L'ingratitude était totale. Pour la première fois, j' ai senti toute l' affection s' évaporer, remplacée par une détermination glaciale. La partie venait de changer de règles.

Introduction

Je me souviens de ce jour comme si c'était hier, l' affichage des résultats du baccalauréat.

Mon nom, Alexandre Dubois, tout en haut de la liste, mention Très Bien.

Puis mes yeux ont cherché Manon et Chloé, et je les ai trouvées, juste en dessous, des mentions Bien, suffisantes pour notre future Grande École à Paris.

Elles avaient été élevées par ma famille, mes parents leur avaient tout donné, et je les avais personnellement aidées, nuits et jours.

Elles étaient mes protégées, presque mes sœurs.

Mais quand je me suis retourné pour les féliciter, leurs sourires n' étaient pas de mise.

Elles échangeaient des regards furtifs, pleins de nervosité.

« Alexandre... Chloé et moi, on a décidé de redoubler. » a lancé Manon.

Le choc m' a sidéré.

« Redoubler ? Pourquoi ? Vous avez des mentions, vous pouvez entrer dans n'importe quelle bonne école ! »

« C'est à cause de Romain », a dit Chloé, un nom qui, pour moi, ne signifiait qu' un nouveau venu charismatique et peu studieux.

« Vous voulez redoubler pour suivre un garçon ? » ai-je demandé, incrédule.

« Ce n'est pas "un garçon", c'est notre âme sœur », a rétorqué Manon, sur la défensive. « On veut rester au lycée avec lui. »

J'allais protester, quand mon téléphone a vibré.

Un message étrange, une notification système glaçante : `[Avertissement : Si vous empêchez Manon et Chloé de redoubler, vous serez impliqué dans un accident de voiture et mourrez sur le coup.]`

Une sueur froide m' a parcouru.

J'ai repensé à toutes les ressources que mes parents avaient mobilisées, tout ça pour qu'elles jettent leur avenir par la fenêtre pour une amourette de lycée.

« Très bien », ai-je cédé, ma voix plus plate que prévu. « Faites comme vous voulez. »

Un deuxième message a vibré : `[Prédiction : Votre future épouse vous giflera en public, vous humiliant devant votre rival.]`

La soirée a viré au cauchemar.

Elles sont entrées dans ma chambre sans frapper.

« Alexandre, il faut qu'on parle. »

« On voulait juste être sûres que tu n'irais pas le dire à tes parents. »

« Et vous pensez que moi, je comprends ? » ai-je rétorqué, l' amertume au fond de la gorge.

« On sait que c'est difficile à accepter pour toi », a dit Manon, faussement compatissante. « Mais c'est notre bonheur qui est en jeu. »

Elles m' ont menacé, manipulatrices : « Si tu dis à tes parents... je me jetterai par la fenêtre. »

Le chantage émotionnel était violent.

Plus tard, j' ai entendu leurs chuchotements jubilatoires.

« Il est terrifié. »

« On pourra continuer à profiter de tout. »

« Avec l'aide des Dubois, on pourra s'assurer que Romain réussisse aussi. »

L'ingratitude était totale.

Pour la première fois, j' ai senti toute l' affection s' évaporer, remplacée par une détermination glaciale.

La partie venait de changer de règles.

Chapitre 1

Les résultats du baccalauréat venaient de tomber, affichés sur le grand tableau d'affichage du lycée. Mon nom, Alexandre Dubois, trônait tout en haut de la liste, avec une mention Très Bien. Une vague de satisfaction me parcourut, mais elle fut de courte durée. Mes yeux cherchaient deux autres noms : Manon et Chloé.

Elles étaient là, juste en dessous, avec des mentions Bien. C'était un bon résultat, un excellent résultat même, suffisant pour que nous puissions tous les trois intégrer la prestigieuse Grande École que nous visions.

Depuis des années, ma famille avait pris Manon et Chloé sous son aile. Issues d'un milieu modeste, elles vivaient chez nous. Mes parents, de nature généreuse, leur offraient tout ce dont elles avaient besoin, et moi, je les aidais personnellement dans leurs études. J'avais passé des nuits entières à leur expliquer des concepts difficiles, à relire leurs dissertations, à leur préparer des fiches de révision. Je les considérais comme mes sœurs, mes protégées.

Je me suis retourné pour les féliciter, un grand sourire aux lèvres. Mais leurs visages n'exprimaient pas la joie que j'attendais. Elles semblaient nerveuses, échangeant des regards furtifs.

« Qu'est-ce qu'il y a ? » ai-je demandé. « On a réussi. On va aller à Paris tous ensemble. »

Manon a pris une profonde inspiration.

« Alexandre... Chloé et moi, on a décidé de redoubler. »

Le choc m'a figé sur place.

« Redoubler ? Pourquoi ? Vous avez des mentions, vous pouvez entrer dans n'importe quelle bonne école. »

« C'est à cause de Romain », a dit Chloé, les joues légèrement rouges.

Romain Leclerc. Un nouveau venu de cette année, charismatique, populaire, et qui, à ma connaissance, n'avait pas eu de résultats brillants.

« Vous voulez redoubler pour suivre un garçon ? » Mon ton était incrédule.

« Ce n'est pas "un garçon", c'est notre âme sœur », a rétorqué Manon, sur la défensive. « On veut rester au lycée avec lui. »

J'allais protester, leur dire que c'était la décision la plus stupide de leur vie, que leur avenir était en jeu. Mais juste à ce moment-là, mon téléphone a vibré dans ma poche. Je l'ai sorti machinalement. Un message étrange s'affichait sur l'écran, comme une notification système.

`[Avertissement : Si vous empêchez Manon et Chloé de redoubler, vous serez impliqué dans un accident de voiture et mourrez sur le coup.]`

J'ai cligné des yeux, relisant le message. C'était absurde. Une mauvaise blague. Mais une sueur froide a perlé sur mon front. J'ai regardé Manon et Chloé, leur détermination dans les yeux, puis j'ai repensé à ce message insensé. Une peur irrationnelle m'a saisi.

Je me suis souvenu de toutes les ressources que mes parents avaient mobilisées pour elles. Les professeurs particuliers les plus chers, le matériel pédagogique de pointe, les stages intensifs pendant les vacances. Tout ça pour qu'elles jettent leur avenir par la fenêtre pour une amourette de lycée.

« Très bien », ai-je dit, ma voix plus plate que je ne l'aurais voulu. « Faites comme vous voulez. »

Elles m'ont regardé, surprises par ma capitulation soudaine.

« C'est tout ? » a demandé Chloé, suspicieuse. « Tu es d'accord comme ça ? »

« C'est votre vie, pas la mienne », ai-je répondu froidement en leur tournant le dos.

Alors que je m'éloignais, mon téléphone a de nouveau vibré. Un autre message.

`[Prédiction : Votre future épouse vous giflera en public, vous humiliant devant votre rival.]`

J'ai serré le téléphone dans ma main, un sentiment de malaise profond m'envahissant. Je ne comprenais pas ce qui se passait, mais une chose était sûre : je devais me tenir à l'écart de leurs problèmes.

Chapitre 2

Le soir même, à la maison, l'ambiance était lourde. J'avais passé l'après-midi à digérer la nouvelle. La déception était immense. J'avais tant investi, non seulement en temps et en énergie, mais aussi émotionnellement. Mes parents les avaient accueillies comme leurs propres filles, et il y avait même eu des discussions, des allusions à un futur où je pourrais choisir l'une d'entre elles comme fiancée, pour solidifier nos liens familiaux. Une idée qui me semblait lointaine, mais qui montrait à quel point elles faisaient partie de nos vies.

Et maintenant, cette trahison. Ce choix insensé qui anéantissait des années d'efforts.

Elles sont entrées dans ma chambre sans frapper.

« Alexandre, il faut qu'on parle », a commencé Manon.

Je suis resté assis à mon bureau, sans me retourner.

« Il n'y a rien à dire. Vous avez fait votre choix. »

« On voulait juste être sûres que tu n'irais pas le dire à tes parents », a continué Chloé. « Ils ne comprendraient pas. »

« Et vous pensez que moi, je comprends ? » ai-je rétorqué, la voix pleine d'amertume.

« On sait que c'est difficile à accepter pour toi », a dit Manon, adoptant un ton faussement compatissant. « Mais c'est notre bonheur qui est en jeu. Romain est tout pour nous. »

J'ai ri, un rire sec et sans joie.

« Votre bonheur. Et mon aide, les professeurs, l'argent de mes parents, tout ça, ça ne comptait pas pour votre bonheur ? »

Le ton a changé instantanément.

« Ne nous fais pas de chantage, Alexandre », a sifflé Chloé. « On a besoin de redoubler pour être avec lui. Si tu essaies de nous en empêcher, si tu parles à tes parents... »

Elle s'est approchée, et j'ai vu quelque chose de dur dans ses yeux.

« ...je me jetterai par la fenêtre », a-t-elle murmuré.

Manon a hoché la tête, solennelle.

« Et moi aussi. On le fera. Ne nous pousse pas à bout. »

C'était du pur chantage émotionnel, violent et manipulateur. J'étais sidéré. Celles que j'avais protégées et soutenues me menaçaient de la pire des manières. La peur irrationnelle que j'avais ressentie plus tôt à cause des messages s'est mêlée à une colère froide. Je ne pouvais pas prendre le risque, même si je savais que c'était probablement du bluff.

« D'accord », ai-je cédé, me sentant vidé. « Je ne dirai rien. »

Elles ont poussé un soupir de soulagement, leur mission accomplie. Elles sont sorties de ma chambre aussi vite qu'elles y étaient entrées. Je suis resté seul, le cœur lourd.

Plus tard dans la soirée, alors que je passais devant leur chambre, la porte était entrouverte. Je les ai entendues chuchoter avec excitation.

« Ça a marché ! » disait Chloé. « Il est terrifié. Il ne dira rien. »

« Parfait », répondit Manon. « Maintenant, on va pouvoir continuer à profiter de tout. Il faudra juste lui faire croire qu'on a besoin des professeurs particuliers pour notre année de redoublement. Avec l'aide des Dubois, on pourra s'assurer que Romain réussisse aussi. On lui partagera tout. »

Le sang m'est monté à la tête. Elles ne voulaient pas seulement rester pour Romain, elles comptaient continuer à exploiter les ressources de ma famille pour l'aider, lui. L'ingratitude était totale.

À cet instant précis, toute l'affection que j'avais pour elles s'est évaporée, remplacée par une détermination glaciale.

Elles voulaient jouer ? Très bien. Mais la partie venait de changer de règles.

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