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Le Boursier Trahi, Son Amour Perdu

Le Boursier Trahi, Son Amour Perdu

Auteur:: Caius Hawthorn
Genre: Jeunesse
J' étais Louis Dubois, un boursier dont le rêve de toute une vie était d' intégrer le Conservatoire de Paris, ma lettre d' admission bien au chaud dans ma poche. Tout a basculé une nuit, alors que je rentrais chez moi, insouciant, un cri de terreur a déchiré le silence. Poussé par mon instinct, j' ai découvert Camille, la danseuse étoile de mon lycée, aux prises avec un homme violent. Je suis intervenu, la sauvant. Mais le lendemain, la police est venue m' arrêter : Camille m' accusait, prétendue victime, de l' avoir agressée. Mon monde s' est effondré: le Conservatoire qui s' est envolé, mon nom traîné dans la boue et, pire encore, mon père s' est suicidé pour prouver mon innocence. J' ai sombré dans la douleur et la haine, jusqu' à ce que le destin me confronte à la vérité : Camille et son véritable agresseur, Marc Fournier, riant aux éclats, leur complicité éclatante. La rage m' a aveuglé, une voiture m' a percuté. Et puis, le néant. Je me suis réveillé en sursaut dans mon lit, la sueur froide collée au front. La date sur mon téléphone m' a glacé le sang : c' était la veille de mon arrestation. Le même cri aigu de Camille a retenti dans la ruelle. Cette fois, j' allais changer le destin de mon père.

Introduction

J' étais Louis Dubois, un boursier dont le rêve de toute une vie était d' intégrer le Conservatoire de Paris, ma lettre d' admission bien au chaud dans ma poche.

Tout a basculé une nuit, alors que je rentrais chez moi, insouciant, un cri de terreur a déchiré le silence.

Poussé par mon instinct, j' ai découvert Camille, la danseuse étoile de mon lycée, aux prises avec un homme violent. Je suis intervenu, la sauvant.

Mais le lendemain, la police est venue m' arrêter : Camille m' accusait, prétendue victime, de l' avoir agressée.

Mon monde s' est effondré: le Conservatoire qui s' est envolé, mon nom traîné dans la boue et, pire encore, mon père s' est suicidé pour prouver mon innocence.

J' ai sombré dans la douleur et la haine, jusqu' à ce que le destin me confronte à la vérité : Camille et son véritable agresseur, Marc Fournier, riant aux éclats, leur complicité éclatante.

La rage m' a aveuglé, une voiture m' a percuté.

Et puis, le néant.

Je me suis réveillé en sursaut dans mon lit, la sueur froide collée au front. La date sur mon téléphone m' a glacé le sang : c' était la veille de mon arrestation.

Le même cri aigu de Camille a retenti dans la ruelle.

Cette fois, j' allais changer le destin de mon père.

Chapitre 1

Le cri a déchiré le silence de la nuit parisienne. Un son aigu, plein de terreur, qui a stoppé net Louis Dubois au milieu de la ruelle sombre. Il rentrait chez lui, le cœur léger, sa lettre d'admission pour le Conservatoire de Paris bien au chaud dans sa poche. Une bourse complète. Le rêve de toute une vie.

Le bruit venait d'une alcôve entre deux bâtiments. Poussé par une impulsion qu'il ne comprenait pas lui-même, Louis s'est approché. Il a vu une scène horrible. Un homme bien habillé, l'air arrogant, tenait une jeune femme contre le mur. Elle se débattait, ses chaussons de danse éraflés contre les pavés. C'était Camille, la danseuse étoile de son lycée, une fille que tout le monde admirait de loin.

« Lâche-moi ! » a-t-elle crié.

L'homme a ri. Un rire méprisant. « Fais pas ta sainte. Tu sais très bien ce que je veux. »

Louis n'a pas réfléchi. Il a crié : « Hé ! Laissez-la tranquille ! »

L'agresseur s'est retourné, surpris. Son visage s'est tordu de colère. « Mêle-toi de tes affaires, pauvre type. »

Louis a senti la peur lui nouer l'estomac, mais il a vu la panique dans les yeux de Camille et il n'a pas pu reculer. Il a attrapé une vieille caisse en bois qui traînait là et l'a brandie. « J'ai appelé la police. Ils arrivent. »

C'était un mensonge, mais ça a marché. L'homme a hésité, a jeté un dernier regard haineux à Louis, puis a lâché Camille et s'est enfui dans l'obscurité.

Camille s'est effondrée au sol, en larmes. Louis s'est précipité vers elle, a sorti son téléphone et a vraiment appelé la police cette fois. Il l'a aidée à se relever, l'a rassurée avec des mots maladroits. Il se sentait comme un héros de film. Il l'avait sauvée.

Le lendemain matin, deux policiers ont sonné à sa porte. Louis pensait qu'ils venaient pour un complément de témoignage. Il les a fait entrer avec un sourire.

« Louis Dubois ? » a demandé l'un d'eux, le visage fermé.

« Oui, c'est moi. »

« Vous êtes en état d'arrestation pour l'agression de Mademoiselle Camille Delacroix. »

Le monde de Louis s'est effondré. Il n'a rien compris. Au commissariat, il a vu Camille. Elle était assise, le regard froid, sans aucune trace de la terreur de la veille.

« Camille, dis-leur la vérité ! » a-t-il supplié.

Elle l'a regardé droit dans les yeux. Sa voix était plate, sans émotion.

« C'est lui, l'agresseur. Il m'a forcée à mentir hier soir, à dire que quelqu'un d'autre m'avait attaquée. »

Chaque mot était un coup de poignard. Il a été enfermé dans une cellule. Sa bourse pour le Conservatoire a été annulée. Son nom était traîné dans la boue. Il a raté son entrée, le rêve de sa vie s'est évaporé en un instant.

Son père, un ancien ouvrier usé par la vie, handicapé par un accident du travail qui lui avait broyé une jambe, a tout fait pour l'aider. Il a dépensé leurs maigres économies en avocats, il a crié l'innocence de son fils à qui voulait l'entendre. Mais personne ne l'écoutait. Qui allait croire un vieil ouvrier handicapé face à une future étoile de la danse ?

Une semaine plus tard, alors que Louis était toujours en détention provisoire, le pire est arrivé. Son père est allé devant la maison de Camille. Il portait son plus beau costume, celui qu'il ne mettait que pour les grandes occasions. Il s'est planté devant la porte d'entrée et s'est tranché la gorge.

Il a laissé une lettre. Une simple feuille de papier, tachée de son propre sang. Sur cette lettre, quelques mots écrits d'une main tremblante : « Mon fils est innocent. »

Face à ce drame, et faute de preuves matérielles contre Louis, la justice l'a relâché. Mais il était trop tard. Son père était mort. Son rêve était brisé. Il était libre, mais sa vie était finie.

Il a passé les six mois suivants dans un brouillard de douleur et de haine. Il travaillait comme plongeur dans un restaurant miteux, ses mains autrefois destinées à faire danser les notes sur un piano étaient maintenant plongées dans l'eau grasse et sale.

Un soir, en sortant du travail, il les a vus. Camille et son véritable agresseur. Ils marchaient main dans la main, riant, sortant d'un restaurant de luxe. L'homme, il l'a reconnu tout de suite. C'était Marc Fournier, l'héritier d'une immense fortune industrielle. Tout s'est éclairé dans son esprit. L'argent, le pouvoir. Camille l'avait vendu pour ça.

La rage a submergé Louis. Il a traversé la rue en courant, sans regarder. Il s'est planté devant eux.

« Toi ! » a-t-il hurlé à Camille. « Comment as-tu pu ? Mon père... Mon père est mort à cause de toi ! »

Camille a eu un mouvement de recul, son visage a pâli. Mais Marc s'est interposé, un sourire arrogant aux lèvres.

« T'es encore là, toi ? Tu n'as pas compris la leçon ? Dégage. »

« C'était toi, ce soir-là, dans la ruelle ! » a crié Louis. « C'est toi l'agresseur ! »

Marc a haussé les épaules. « Et alors ? Personne ne te croira jamais. Maintenant, casse-toi. »

Il a poussé Louis violemment. Louis a perdu l'équilibre, a trébuché en arrière, sur la chaussée. Il a entendu un crissement de pneus assourdissant, a vu des phares l'éblouir.

Une douleur fulgurante a traversé tout son corps. Puis, plus rien. Le noir complet.

Il s'est réveillé en sursaut dans son propre lit. La sueur collait à son front. Il tremblait de tous ses membres. Par la fenêtre ouverte, il entendait les bruits familiers de sa rue. Il a regardé son téléphone. La date. C'était la veille de son arrestation.

Dans sa chambre, la douce mélodie qu'il avait composée pour son audition au Conservatoire flottait encore dans l'air. C'était la musique qu'il écoutait juste avant de sortir. Juste avant d'entendre le cri.

Un cri.

Le même cri aigu et plein de terreur a retenti dans la ruelle.

Louis est resté figé sur son lit. Son cœur battait à tout rompre. Il était de retour. Au moment exact où tout avait basculé.

Cette fois, il savait. Il savait ce qui allait se passer s'il sortait, s'il jouait les héros. La fausse accusation, la perte de son rêve, le suicide de son père.

Il s'est levé, mais au lieu de se diriger vers la porte, il s'est approché de la fenêtre et l'a fermée. Il a coupé la musique. Le cri s'est estompé, étouffé par la vitre.

Cette fois, il n'y aurait pas de héros. Il n'y aurait pas de sauveur.

Cette fois, il allait sauver la seule personne qui comptait vraiment. Son père.

Il a enfilé une veste et est sorti de son appartement. Il n'est pas allé vers la ruelle. Il a marché dans la direction opposée, vers le petit marché de nuit où son père, malgré sa jambe handicapée, tenait un stand de crêpes pour gagner de quoi vivre. Il allait changer son destin. Et celui de son père.

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Chapitre 2

Louis marchait dans les rues de Paris, mais il ne les reconnaissait pas vraiment. Tout semblait à la fois familier et irréel. Chaque bruit de klaxon, chaque éclat de rire provenant d'un café lui paraissait étrange. Son corps se souvenait du choc terrible de la voiture, de la douleur finale. Pourtant, il était là, vivant, respirant l'air frais de la nuit.

Son esprit était un chaos. Des images de sa première vie se superposaient à la réalité. Le visage froid de Camille au commissariat, la lettre ensanglantée de son père, le sourire méprisant de Marc Fournier. C'était trop. Il a dû s'appuyer contre un mur pour reprendre son souffle, sa gorge était sèche.

Il a fermé les yeux. Il a revu la scène de la ruelle. Le cri de Camille. S'il n'intervenait pas, elle serait agressée. Une partie de lui, celle qui l'avait poussé à agir la première fois, hurlait à l'intérieur. C'était lâche. C'était mal.

Mais ensuite, une autre image s'est imposée, plus forte, plus douloureuse. Le corps sans vie de son père. Le regard vide de l'homme qui avait tout sacrifié pour lui.

Non. Plus jamais ça.

La culpabilité le rongeait, mais la détermination était plus forte. Il ne pouvait pas sauver tout le monde. Dans sa vie précédente, en essayant de sauver une inconnue, il avait tout perdu. Sa propre vie, et pire encore, celle de son père. Cette fois, son choix était fait. Il ne serait pas le pion d'un jeu cruel dont il ne connaissait pas les règles.

Il a repris sa marche, le pas plus assuré. Il a tourné au coin de la rue et a vu la lumière du petit marché de nuit. Et là, sous un auvent rayé, il l'a vu.

Son père.

Il était debout, appuyé lourdement sur sa bonne jambe, l'autre, rigide et tordue, à peine posée au sol. Il étalait la pâte à crêpe sur la bilig chaude avec des gestes précis et habitués. La fatigue se lisait sur son visage creusé, mais il y avait aussi une sorte de dignité tranquille dans sa posture.

Voir son père, vivant, en train de travailler pour lui, a été un choc plus violent que l'accident de voiture. Des larmes ont brouillé la vue de Louis. Il est resté à distance, caché dans l'ombre, incapable de bouger, le cœur serré par une émotion trop forte.

Dans sa vie précédente, il avait pris son père pour acquis. Il voyait son travail, son sacrifice, mais il ne comprenait pas vraiment le poids que cet homme portait sur ses épaules. Maintenant, chaque geste, chaque expression de fatigue était une accusation. Une accusation contre sa propre naïveté.

Il a attendu que le dernier client parte. Puis, il s'est approché lentement du stand.

« Papa. »

Son père s'est retourné, un sourire fatigué sur les lèvres. « Louis ! Tu es rentré tôt. L'audition s'est bien passée ? Tu as eu des nouvelles ? »

Louis a hoché la tête, incapable de parler. Il a juste regardé son père, essayant de graver chaque détail de son visage dans sa mémoire. Les rides au coin de ses yeux, ses mains abîmées par le travail.

« Je... je voulais juste te voir, » a-t-il réussi à articuler. « Et t'aider à ranger. »

Son père a ri. « T'en fais pas pour ça. Va te reposer. Demain, c'est le grand jour. Ton départ pour le Conservatoire. Tu dois être en forme. »

Le Conservatoire. Le mot résonnait étrangement. C'était son rêve, mais ce rêve l'avait conduit à sa perte.

« Papa, » a dit Louis, la voix grave. « Je t'aime. »

Son père a été surpris. Louis n'était pas du genre démonstratif. Il lui a donné une petite tape sur l'épaule. « Moi aussi, fiston. Moi aussi. Allez, file. Je finis et je rentre. »

Louis n'a pas insisté. Il est rentré à l'appartement, mais il n'a pas dormi. Il est resté assis dans le noir, à écouter les bruits de la ville, son esprit tournant à plein régime.

Il ne pouvait pas simplement ignorer ce qui s'était passé. Camille et Marc existaient. Leur méchanceté était réelle. Ne rien faire cette nuit ne garantissait pas sa sécurité. Camille pourrait le reconnaître de l'école et essayer de l'impliquer d'une autre manière. Il devait être prêt.

Le lendemain matin, il s'est réveillé avec une résolution de fer. Il n'irait pas au Conservatoire tout de suite. Pas comme ça. Pas en laissant un piège se refermer potentiellement sur lui.

Il a regardé son reflet dans le miroir. Ce n'était plus le visage d'un jeune homme naïf et plein d'espoir. Il y avait quelque chose de plus dur, de plus froid dans son regard. C'était le visage d'un homme qui avait déjà vécu et était mort une fois.

Il s'est juré silencieusement, face à son propre reflet : « Je te protégerai, Papa. Je ne laisserai personne te faire de mal. Et quant à ceux qui nous ont détruits, ils paieront. Je ne suis plus le même. Cette fois, je vais me battre. Et je vais gagner. »

Sa nouvelle vie commençait maintenant. Pas avec une partition de musique, mais avec un plan de bataille.

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