L'argent ne peut faire que nous soyons heureux, mais c'est la seule chose qui nous compense de ne pas l'être...
Puisqu'on finira tout dans un trou , vaut mieux mourir riche que connaitre la misère toutes ma vie.
Tels étaient les mots de la petite fille de 16 ans que j'étais, prête à tout pour sortir ma mère de cette porcherie qu'on appelait maison, je savais déjà me débrouiller, je faisais de mon mieux pour aider maman. Nous étions seules toutes les deux, faute aux mauvais choix de ma mère... en effet Anne marie ma mère aurait été à une étape de sa vie, face à un choix décisif... accepter de prendre pour époux, son fiancé, un riche héritier saoudien et relever l'honneur de sa famille ou annuler tout et s'enfuir hors du pays avec l'homme qu'elle croyait être l'homme de sa vie et qui n'est d'autre que mon père, mettant ainsi une croix sur toute ce qu'elle possédait pour un homme qui vous savez quoi? L'abandonna 1 ans plus tard lorsque celle ci eut épuisées toutes ses économies...
15 ans plus tard alors, nous voilà en France plus précisément en banlieue parisienne, habitant dans une pauvre cabane... voyez vous où peut vous emmener les choix guider par le cœur? Heinn ! C'est ce qui me motivait chaque jour que j'allais travailler en marge des cours , je devais avoir le maximum.... le maximum pour ne par finir comme cette femme aigrie et frustrer de la vie payant les conséquences de ses choix dans cette cabane. Je me rappelais de tout ça chaque jours avant de faire quoi que ce soit...
je me souviens encore du fameux jours où tout a basculé, le jour où j'ai rencontré Aïssata. C'était un jour ensoleillé comme d'habitude lorsque comme par magie, quelque goutte d'eau tombait brusquement du ciel, moi étant en route pour la bibliothèque où j'étais employé comment agent d'entretien, je me sentis si embarrassée et énervée par cette pluie que je jeta brutalement ma bouteille de cristalline contre la terre, marquant ainsi mon mécontentement.
5 sec plus tard, ne senitant plus de gouttelettes de pluie, je leva ma tête je l'aperçu alors tenant son parapluie bleu roi au-dessus de ma tête.
Elle avait un de ses sourires, tout blanc qui donnait encore plus de charme à sa peau ébène. Elle était décidément plus élancée que moi je dirais 1m 80 par-là, je repris mes esprits en voyant son afro étant en train d'être mouillé par la pluie, je lui dis place et nous allons nous mettre toutes les deux à l'abris plus loin...
- euh merci beaucoup pour le parapluie
-ah non non, ne t'inquiète pas
-ok
Puis un blanc mais vraiment plus que long nous gagnait. J'avais bien envie d'en savoir plus sur elle mais j'étais bien trop fière... et puis quoi encore. Dès que la pluie eut cessé, j'étais déjà en route pour le boulot pas question que je sois en retard, Mme Françoise la bibliothécaire était particulièrement sévère et cherchait tt le temps des problèmes.
La deuxième fois que je vis Aïssata c'était à la sortie de mon collège, elle était accompagnée de deux garçons dont un que je connais de nom : KAIS et d'une fille...
Je me demandais ce que Kaïs, un mec de ma cité faisait là louche de louche lorsque j'entendis
- salut ma belle pourquoi tu nous mate comme ça?
Je reviens à moi, mes yeux croises ceux d'Aïssata puis ceux du Renoir très beau de visage, juste à côté.
- ma gueule depuis quand je jacte et tu m'ignores tah un chien toi? Reprend Kaïs
-excusez moi
c'était les seules mots qui pouvaient sortir de ma bouche après ça je parti au boulot.
Deux jours passés le beau gosse Renoi était tjrs dans mon esprit comment? Comment le rencontrer où l'oublier boff... je me questionnait tout en quittant la maison pour déposer mes papiers en vu de ma demande de bourse... j'avais eu mon bac mais les grandes universités s'avéraient être un prestige trop grand même pour une élève ayant eu la mention excellente. J'attendais le bus patiemment lorsque qui vois je? Kaïs et Aïssata s'embrassant, la première pensée qui me vint à l'esprit eu été super elle n'est pas avec le beau gosse, puis il y'a eu « mais KAÏS le crevard avec une si belle fille, vraiment les opposés s'attirent... ». Elle respirait la pureté, gentillesse et lui c'était tout le contraire, pas qu'il n'es pas beau, il est pas mal, 1m80 par la, un peu musclé, rebeu et qui a fait de la prison. Quand on me disait que nous les filles, on est attiré que par les mauvais garçons, je confirme là.
Pris de je ne sais quoi, elle s'approcha de moi...
- salut moi c'est AISSATA, dit elle en tendant sa main vers moi
-moi c'est ZARA, lui dis je en lui serrant la main.
-je m'excuse pour le comportement de Kaïs
-pas de problème
- bon super, je suis un peu pressé là... on s'échange les contact?
Lorsque je prie son numéro et elle le mien, je ne su pas que cet acte était le tournant décisif de ma triste vie jusqu'à maintenant.
**************
2 semaines après cet épisode de ma vie, je mettais pied pour la première fois dans la maison de ma nouvelle amie, Aïssata, une magnifique villa dans le centre de Boulogne, je passais mon temps à tout regarder, tout scanner dans ma tête... cette endroit puait la richesse de toutes parts... villa sur villa... BMW, RANGE ROVER, BUGATTI ET même LAMBORDINI.... mes yeux scintillait, j'enviais ma copine encore plus... pourquoi elle avait tout ce privilège et pas moi? Dieu est il si injuste! Mais je me rappela du choix de ma mère... cette erreur grotesque...
Ce jour là, je l'ai passé entièrement avec elle dans sa chambre toute rose aussi grande que notre salon. Elle et moi le courant est tt de suite passé depuis le début, très vite je senti que cette fille et moi on connaîtrait plusieurs événements bon ou mauvais ensemble.
La deuxième fois où j'eus l'honneur de fouler le sol du palace dans lequel vivait ma nouvelle meilleure amie, je connu une nouvelle personne, une fille ayant un aux yeux marron Claire d'environ 1m67, du nom D'ÉMERAUDE .. c'était semblablement la meilleure amie d'Aïssa. Ma rencontre avec cette fille si différente de moi dans tous ses actes et convictions. Plus on apprenait à se connaître plus j'en étais sûre, tous nous séparaient.
Aïssa, comme on l'appelait affectueusement, était la fille du président de la république du Sénégal et d'une grande femme d'affaire sénégalaise aussi.
Elle nous parla un peu plus de son enfance.
- mes parents? Bah ils n'ont jamais eu du temps pour moi et mon frère, toujours occupé, toujours parti... politique par là, affaire par ci boulot etc... je n'ai jamais eu de véritable amie à vrai dire, je n'ai jamais pu me balader en toute liberté comme étant ici.
L'entendre se plaindre tout le temps de ce que je n'eus jamais, me fis glousser par moment..
Si elle savait comment je recherchais un tout petit peu de sa vie.
- À mon entrée au collège, je pris mon billet pour les USA, où je vis avec ma tante jusqu'aujourd'hui...
- donc tu es là pour un temps? La questionnai-je
- oui, en fait ici c'est la maison de mon frère, IDRISS.... Émeraude ça va?
- oui, pourquoi cette question? Rétorqua t'elle surprise
- juste que tu ne dis rien, continua Aïssa
- Je ne ressens juste pas le besoin de me confier à une personne que je viens de connaitre.... excusez moi je vais chercher un verre d'eau, dit elle en se levant
- Émeraude !!! S'écria Aïssa
- Laisse tomber ce n'est pas grave et elle a raison, dis je essayant de calmer mon amie.
Émeraude, refit son apparition vingt minutes plus tard, nous informant de l'arrivé du propriétaire de la maison, le frère de Aïssa, j'ai nommé Idriss.
Grande et Belle à été la surprise lorsque je su que le frère dont on avait tant parlé était mon beau gosse.
Comme présumé les présentations se sont fait avec pas mal de tensions sexuelles... il me dévorait presque du regard. Ce qui poussa Aïssa à mettre les points sur les i.
- Idriss, range ton beau sourire pas touche, elle n'a que 16 ans!!!
17 dans 1 mois, me disais je dans mon cœur, je rouspétai contre l'action de mon amie en silence.
- elle ne semble pourtant pas être d'accord, dit Idriss tout en me fixant dans les yeux...
Je ressentis à ce moment là, des papillons dans le ventre et ma gorge était super nouée.
- laisse la tranquille, tu as déjà LEILA, KARIE et LOUISE ... ça ne te suffit pas? Dit Emeraude tout en me poussant vers la chambre
- eh vous faites quoi là?
- on l'éloigne d'un loup jamais rassasié, rétorque Aïssa
Il grimaçait mais les filles étaient déterminés à m'emmener dans la chambre... lorsque nous y sommes Émeraude ne se fit pas prier de me faire des reproches .
- tu semblais bien heureuse de tout cela...
-Quoi? Moi? Répondais je
- Arrête Emmé, laisse la tranquille...
- juste qu'elle assume qu'elle a le béguin pour lui
- comme toi tu assume que tu es folle de Charlie?
Émeraude grimaça systématiquement à l'entente de ce nom, Charlie... je me demanda toutes la journée qui était ce?
J'eus la réponse à ma question trois mois plus tard, pendant ce laps de temps, moi et les filles étions devenu de véritables copines malgré nos différences. Nous étions tout le temps ensemble, grâce à Aïssa j'avais obtenu un nouveau job, vendeuse au centre commercial... mes fins du mois étaient plus arrondi, je pouvais m'offrir de meilleures vêtements ainsi qu'à ma mère.
Mes nouvelles copines rencontrèrent ma maman, cette dernière admirait déjà la bonté d'âme d'Aïssa et remarquait la méfiance d'Émeraude à mon égard... ce qu'elle se fit une joie de me notifier.
- princesse, tes amies semblent très gentilles.... regarde les cadeau qu'elles m'ont apporté!!! Dit elle en portant à son cou, la sublime chaine en or qu'Aïssa lui avait offerte
- oui, c'est jolie
- tu as vraiment de la chance, garde ton amitié avec ses filles au firmament, ajouta t'elle
Je la regarda sourire en coin,
- tu ne changera jamais
- je t'ai élevé avec toute mes économies, j'ai tâché de t'offrir tout ce qu'une fille a besoin pour réussir.... tu connais mon histoire, mes erreurs... tu ne dois pas finir comme moi
Elle me regarda dans les yeux et me dit,
- Zara, voilà une occasion en or pour nous de redevenir ce qu'on était, de retrouver ce qu'on a perdu ne le gâche pas... Le grand frère de ton amie, est notre billet pour la richesse ma fille, séduit le comme tu peux et donne lui un fils.
- ah maman, la différence entre toi et moi, c'est que moi je suis plus intelligente et ambitieuse que ça. Excuse moi, je vais dormir, j'ai du énormément de boulot demain.
J'allais donc me coucher sur ce matelas crasseux, posé à même le sol. Les mots de ma mère me hanta jusqu'à ce que je rejoigne Morphée.
***************
Au terme d'une nuit à cogiter, je finis par croire en ma mère et ses conseils, d'ailleurs on avait un objectif commun! Faire tout pour quitter cette misère. J'étais maintenant le sac à main d'Émeraude et d'Aïssa, toujours dans leurs pâtes à n'importe qu'elle heure et jours. Entre Émeraude et moi tout s'arrangeait et je découvris une personne pure et immensément fragile par dessus son masque, elle avait plus de gentillesse à revendre que Aïssa, qui disposait de sa part de noirceur comme tout le monde. La rentré universitaire eut le don de tout chambouler dans ma vie, un matin je reçu une lettre d'admission pour l'ESGF... vous entendez bien ESGF!!!!! J'étais dans un rêve éveillé... je n'y croyais pas. Moi qui croyais que tout allait s'arrêter là... moi et ma mère avions pleurer de joie.
Vingt minutes plus tard, Aïssata m'appela,
- alors comment trouves tu ma surprise?
- quoi? C'est toi qui est derrière tout cela? Merci beaucoup, merci infiniment
- ne me remercie pas ma vielle, nous sommes toutes dans la même université maintenant.
- et c'est super, merci Aïssa
- tu es comme ma sœur
Plus tard je compris que grâce aux contacts et l'argent de son père pouvait presque tout s'offrir... je me vis commencer les cours dans une université de prestige, je finis par croire ma mère... cette famille était le meilleur moyen pour arriver au sommet.
J'allais chez eux plus souvent, je croisais Idriss, il avait toujours ce désir pour moi. Je n'étais pas laide non plus, j'étais une belle brune métissé au yeux bleu. 1m73 de pure chaire et forme, je ne laissais aucun mec indifférent. Cependant, Aïssa me considérait comme sa sœur et moi aussi, c'était une grande sœur pour moi. Je n'avais pas le droit de toucher à son frère, ça ne se fait pas. Cela me freinait souvent mais l'insistance d'Idriss me mettait tellement dans l'embarras, qu'un jour je céda.
C'était à la soirée d'anniversaire d'Aïssa, il y avait tant de monde, elle me présentait partout comme sa petite sœur. Elle, Émeraude et moi étions avions porté de sublimes robes bleues mais de différents modèles. Celle d'Aïssa était bouffante genre robe de princesse tandis que la mienne et celle d'Emme étaient près du corps sauf que la mienne était au genoux et celle d'Emme longue.
Aïssa avait une magnifique couronne couleur diamant sur sa tête et une écharpe comme pour les miss où il était écrit "reine du jour".
2h plus tard, la fête battait son plein, Émeraude était toute coincée, Aïssa se défoulait sur la piste de danse avec Kaïs sous l'œil pas très content d'Idriss.
Je finis par aller prendre l'air dans le jardin lorsqu'une dispute éclata sous mes yeux, deux jeunes qui en venaient aux mains, je m'interposa vraiment sans faire exprès au milieu de la bagarre, et je poussa le mec qui était devant dehors.
- oh t'es cinglé, s'insurge t'il
- et toi très mal éduqué! Ce n'est pas une manière de parler à une femme, dit avant de continuer mon chemin
Je su bien plus tard que la phrase que j'eus dite avait profondément touché ce jeune qui passa toute la soirée à me regarder de loin.
Après quelques verres et plus au moins étourdi, Aïssa me trouva et m'emmena dans un recoin de la fête.
-qu'est ce qu'il y'a? Lui demandais je.
- j'ai juste un petit service à te demander, juste un riquiqui.... promet moi de ne pas dire non !
- dis moi d'abord.
- promets s'il te plaît, insiste t'elle.
- non , je ne peux pas promettre en l'air!!
- je veux que tu attires l'attention d'Idriss pendant 5 min
Je fis les gros yeux,
- s'il te plaît, juste le temps que moi et Kaïs on monte à l'étage dit elle en me suppliant des yeux
- tu veux aller dans la chambre toute seule avec Kaïs? Aïssata!!
- quoi? J'ai 19 ans aujourd'hui et je sais ce que je fais, ce n'est pas toi une gamine d'à peine 16 ans qui va me commande.
- tu es sérieuse là?
-non excuse moi, je ne sais pas ce que je dis aide moi stp stp.
- et j'ai eu 17 ans le mois passé pour ton information! Fis je avant de la laisser en plan là.
Elle cria deux fois mon prénom mais je ne l'écouta pas. Je ne voulais pas être complice de ses bêtises.
Mais le sort en avait décidé autrement pour moi. Dès que j'eus passé devant le couloir, je sentis une forte étreinte sur mes hanche me dirigeant vers le couloir. Je reconnu Idriss à son odeur... celui se mit directement à m'embrasser et me caresser. J'avoue c'était bien mais je ne me sentais pas à l'aise.
- qu'est-ce que tu fais? Lui demandais je entre deux bisou
- tu me rends fou Zara, je ressens un tel besoin de t'aimer, d'embrasser, te caresser...
- oui mais bon ce n'est pas le moment Idriss reprend toi.
Il m'embrasse longuement puis pose sa tête sur la mienne..
- tu me rend fou ma belle, tu me rends dingue.
Ce jour là je me rendis compte de l'influence qu'une femme pouvait avoir sur un homme et décidément j'adorais cela.
- alors faudrait que tu fasses les choses bien
Je me retira de son étreinte et je partis rejoindre Emeraude qui était en compagnie du mec bagarreur.
- bah j'y vais Emme, si tu vois Aïssa, dis lui au revoir de ma part.
- ok, rentre bien chérie
-merci et bonne soirée
Je souris au mec qui n'arrêtait pas de me fixer. Puis je vais emprunter mon taxi... tout à coup, j'entendis mon prénom...
- Zara!
Je me tourna et il y avait Idriss,
- puis je te déposer?
- volontiers, répondis je tout en passant mes cheveux bouclés sur mon épaule.
Idriss semblait décider à faire les choses bien pourtant l'image de ce beau brun, aux yeux marron me hantait subitement...
**********
Je ne pourrais jamais oublier ma deuxième rencontre avec l'homme qui monopolisait mes pensées de quelque sorte.
C'était à l'université, j'étais à mon 3ème jours, bien que j'arrivais en grande pompe dans la BMW d'Aïssa, je reconnais que c'était pratique le fait que celle que je considérais à ce moment là comme une véritable sœur, ait décidé de venir étudier en France et en plus, me fasse obtenir une bourse 100% !! Dieu m'avait décidément gâté.
Pourtant, dès qu'elle rejoignait la faculté de médecine et moi d'économie, Je me retrouvais solitaire face à ses étudiants qui semblaient se connaître les uns et les autres.
Je m'assis a la 4ème rangée comme toujours et je commençais à réviser mon cours de Finance .
À la fin du cour, je sorti rapidement de l'amphithéâtre mais je fus rapidement rattraper par un jeune homme, brun d'environ 1m85, yeux marron, un peu bien bâtit...
La surprise sur mon visage devint encore plus grande lorsque je me rendis compte que c'était le mec de la bagarre et qu'il tenait en main mes lunettes pharmaceutiques.
- tu les as oubliés toute à l'heure.
- ohh oui merci infiniment, répondis je tout en continuant mon chemin.
- ehh attends, dit il en m'emboitant le pas.
...
- bon qu'est-ce que tu veux? Lui dis je en me retournant, lui faisant ainsi face.
-euh juste m'excuser de t'avoir mal parler à la soirée de l'autre jour, répliqua t'il faisant mine gêné.
- tu es pardonné, c'est bon maintenant, je peux partir en paix? Lui demandais je avec un ton d'agacement .
- non...
- non?
Ce beau abruti commençait à vraiment me casser les pieds.
- je suis Charles Éric LANGSTER, on fais décidément le cours d'économie ensemble et peut-être tous les autres cours ...
Je ris à sa phrase bizarre...
- moi c'est Zara, Zara LEMAÎTRE... et oui je suis en économie tout comme toi je présume et nous sommes déjà en retard pour le cours de Comptabilité.
-Ah oui, c'est vrai... on chemine ensemble.
- bien sûr Charles!
- oh euh tu peux m'appeler CHARLIE.
Je lui lança un sourire puis je courais presque pour ne pas être en retard au cours de compta.
Durant tout le reste de la journée, je pensa à ce jeune homme, Charlie... son nom me disait décidément quelque chose mais où l'avais je déjà entendu?
Deux mois plus tard, Charlie et moi étions encore plus en symbiose que les doigts de la main. On se ressemblait sur tellement de point!
C'était un jeune homme suisse, de famille modeste qui avait été accueilli et élevé par ses parrains, qui sont en réalité les patrons (les LANGSTERS) de son père alors jardinier... À la mort de ses parents dans un accident de train, ils l'adoptèrent et lui ajoutant le nom d'Éric en hommage à sa mère Erica. Très vite je ressentis la confiance nécessaire pour lui parler de mon père à moi qui abandonna ma mère enceinte de 8 mois... je me sentais à mon aise avec lui, je n'avais pas besoin de calculer ni de jouer un rôle... c'était un VRAI AMI?!
Comme je vous le disais plus haut qui disait Charlie, disait Zara... puisqu'on suivait les mêmes cours, on étudiait ensemble et de jours en jours on devenait plus proche... je m'étais sérieusement dissocié de la vie nanti et parfaite d'Emme et d'Aïssa, bien que Idriss faisait tout pour que j'accepte ses avances... je me tournais plus vers mes études et mes ambitions, Charlie avait décidément, une si bonne influence sur moi.
On faisait une concurrence saine en cours, toujours le binôme qui posait le plus de questions et qui répondait à tout!
Nos professeurs nous remarquèrent et c'est ainsi que je connus plus intimement Marcus Rochester, Mon professeur d'Économie d'Entreprise, qui devint mon parrain et moi sa petite protégée en un temps record pareille pour Charlie qui était chaperonner par Franck De Parmentier, Professeur De Droit Bancaire.
Tous semblait aller pour le mieux dans ma petite vie, les vacances venu après insistance de ma mère, je ressentis le besoin de renouer avec mes anciennes Best Friends, que j'avais plus que négligé durant l'année scolaire.
Je partis alors un matin du premier samedi de juin chez Aïssa, qui s'empressa de me sauter dans les bras me montrant ainsi à quel point, je l'eus énormément manqué.
- toi, Mlle l'intello qui n'a plus le temps pour ses copines.
- non, dis pas ça, tu sais j'ai une bourse à maintenir et...
- non, me parle pas de bourse, tu sais bien que je peux te faire avoir n'importe quelle bourse en un clin d'œil, dit elle.
- oui mais non, je ne veux pas toujours dépendre de toi, et en plus j'ai mon boulot en marge et tout
- et tout effectivement.
- tu insinues?
- toi et Chaaaarlie !
- qui Charlie? D'où tu le connais déjà?
Elle fit les grands yeux, je me tapa la tête.
- ah oui, il était à ton anniv, j'oubliais.
- anhh anh, dit elle avec une mine narquoise .
- c'est juste un ami....
- Ah ouais? Juste un ami... et vs êtes toujours collé, vous vous regardez avec admiration etc??
-oui mais bon il y'a pas cette tension, ce désir !
- mdrrr
- arrête de te moquer, putain !
- juste que tu me paraît encore naïve ma belle, tu as bientôt 18 ans et tu ne sais même pas faire la différence entre amour et désir... des fois on a envie de faire un coup d'un soir et d'autres fois on rencontre cette personne qui est notre moitié... avec lequel on veux fini toute notre vie.
Elle semblait bien s'y connaître, je devais alors apprendre à faire la part des choses?
- ehh je vois bien que toi et Charlie vous formeriez un superbe couple mais tu dois t'éloigner de lui tant que c'est possible !
- pourquoi?
- bah, parce que Charlie, c'est le copain D'Émeraude
À l'entente de ses mots, je reçu une véritable épine dans le cœur mais pourquoi?? Je ne pouvais comprendre la profondeur de ce que je ressentais mais je la ressentais et c'est tt... je me sentis m'effondrer de l'intérieur. Charlie avec Emeraude? Sérieux? Charlie et Emeraude, comment où et quand? Et surtout pourquoi il me l'avait jamais dis? Et surtout pourquoi Aïssa me le dit elle, que maintenant après presque 1ans d'amitié. Tant étaient les questions qui à cet instant, troublaient chaque membre de mon corps.
***************
Peu de temps après l'annonce fracassante d'Aïssa, l'adage "quand on parle du diable on voit sa queue" prenait tout son sens....
- tu ne réponds pas à ton téléphone? Me demanda t'elle avant de me l'ôter des mains
Je la regarda trop choqué pour protester, après avoir lu le nom affiché, elle déposa le téléphone et me fixa.
- tu comptes faire quoi maintenant? Me questionna t'elle
- comment ça? Je ne vois pas de quoi tu parles! Dis en me levant de son lit soyeux
- TU VOIS TRÈS BIEN DE QUOI JE PARLE ARRÊTE DE TE JOUER LES INNOCENTES, cria t'elle en avançant violemment vers moi
Pour la première fois, j'eus peur d'Aïssa, je ne pus dire mot... j'étais comme tétanisée. Où était passé la Aïssa pleine de bonté et de gentillesse? Où était passé mon amie? A cet instant, je ne voyais que la partie caché de cette fille à papa, je ne voyais qu'une personne déçu et remplit de colère.
- tu ne réponds pas? Ça se voit que tu veux de lui!! Regarde comment tu t'es décomposé lorsque je t'ai informé de leurs relations!!! Dit elle d'une voix menaçante
- Arrête je ne suis pas amoureuse de lui, d'accord? J'étais juste choquée qu'il ne me l'ai jamais dit au paravent... rien d'extra, je ne comprends vraiment pas pourquoi tu te mets dans cet état!
-ah bon, ok. Cela dit j'accepte tout sauf la trahison... ZARA!!! Tu es mon amie donc ne gâche pas tout, car....
Elle fut interrompue par le bruit de la porte, Idriss entra dans la chambre l'air un peu agité,
-eh qu'est-ce qu'il y a? Pourquoi vous criez?
- non, ce n'est rien, juste une petite dispute, répondit Aïssa.
- euh moi j'y vais .
Je pris mon sac couleur et je me hâta de sortir de la villa. Aïssa me faisait vraiment peur et va savoir ce qu'elle aurait pu me faire juste pour son histoire de trahison et Émeraude? Charlie est il vraiment son petit ami? Si oui pourquoi cette nouvelle agit elle tant sur moi?
Je repris mes esprits lorsque j'entendis une voix crier mon prénom, je la reconnu immédiatement c'était celle d'Idriss.
- ZARA !!!... attends stp, ajouta t'il me rejoignant sur le rez de chaussée
-Quoi? Lui lançais je
- tu t'es disputé avec Aïssa et non moi, Dis moi tu vas bien et qu'est ce qui se passe entre ma soeur et toi?
- des histoires de fille, t'inquiète pas, ça sera vite réglé, lui répondais je en faisant mine de sourire
Dès que j'eus dis cela, j'essaya de partir mais il m'attrapa la main, je le regarda avec une impression d'agacement.
- je voulais te dire que si un jour, il y'a un problème entre toi et Aïssa... tu peux compter sur moi, ajouta t'il en me regardant dans les yeux
Je fis les gros yeux un moment puis il me pris dans ses bras, je répondis à son étreinte puis je rentra à la maison, demander conseil à celle qui m'a donné naissance.
Après avoir tout raconté à ma mère, celle ci me conseilla de m'éloigner de Charlie, selon elle, il était un aimant à problème et il me gâcherait la vie. Pour elle mon avenir se trouvait décidément aux côtés d'Idriss. Il était beau, avait de l'argent, gombo parfait. Si je pu mettre le reste de la famille en poche, nous (elle et moi) eurent été les femmes les plus heureuses du monde.
Cependant moi, qu'est-ce que je voulais dans tout ça? Je ne le savais pas. Tout ce que je savais en ce temps là, c'était que mon rêve était de faire sortir ma famille de cette misère. Le moyen je m'en foutais un peu, je voulais juste pour une fois, ne pas avoir à toujours faire attention à ce qu'on dépense, ni s'inquiéter pour le loyer... pouvoir acheter les meilleurs vêtements à ma mère, faire regretter à tous ceux qui nous avaient humilié!! En gros, pou... pouvoir VIVRE.
Je décida le même soir d'appeler Idriss pour le remercier pour son soutien. Celui ci profita de l'occasion pour m'inviter dans un restaurant pour le dîner. Lorsque ma mère l'appris, elle fut tellement heureuse, qu'elle me coiffa et me pomponna elle-même et pour finir me prêta la robe la plus élégante qu'il y avait dans le pressing dont elle était employé.
-maman, tu en fais trop
- non, ma princesse, tu dois lui en mettre plein la vue, répliqua t'elle en me tendant la robe
30 min plus tard, j'étais enfin prête. Robe noire pailletée, près du corps, mis genoux accompagné d'un décolleté sobre mais un peu subjectif, avec une pochette et des talons aiguilles couleur or. Une petite chaîne toute fine et des boucles assorties pour sublimer le tout.
Lorsque qu'Idriss me vit, il fut bouche bée, il me pu résister à l'envie d'essayer de m'embrasser, je le repoussa en lui chuchotant
- la patience un chemin d'or
Il en sourit, moi aussi... j'adorais ce genre de jeu. Et lui me dévora des yeux pendant tout le trajet et encore plus lors du dîner.
On parla peu, on avait pas trop de centre d'intérêt commun et puis le courant faisait tout sauf passer.
Mais bon je profitais du très beau cadre, de cet hôtel 5 étoiles. Et j'admirais plus Idriss, sa beauté, son franc parlé, sa gestuelle...
Il avait porté un tee-shirt blanc ayant des motifs gris accompagnée d'un pantalon, son manteau tous assorties; le tout sublimé par des baskets blanches... il était si élégant et dégageait l'odeur de la richesse, une odeur si envoûtante. J'aimais bien comment l'on me regardait quand j'étais avec lui et surtout quand je descendis d'une tels voiture, BWM dernier cris.
Je remarquais chaque recoins du palace pendant qu'Idriss ne fit que parler de lui, de sa famille... de son père, de la politique...
Lorsque mes yeux eurent finis par tomber sur des yeux qui m'étaient familières, mon sourire s'éteignait directement.
Un homme de type latino, les cheveux court bouclés, ayant les yeux marron perçant.
Je reconnu le visage fermé et pleins de rage de Charlie, étant débout là face à moi, dans le dos d'Idriss. Que pouvais t'il bien faire là? Ma question ne fût pas restée longtemps sans réponse.
-CHARLIE CHÉRIE, IL Y'A UNE TABLE DE LIBRE LÀ-BAS, TU VIENS?!
Charlie chérie? Je me sentais encore plus blessé pendant qu'Émeraude l'emmenait vers l'autre bout du restaurant. Ils étaient décidément ensemble pas le moindre doute. Je les regarda s'installer et papoter comme un vrai petit couple. La colère me monta, peut-être de la jalousie? Une envie de vengeance inexpliqué.
- Zara ça va?
Idriss me fit sortir de mon imagination et me ramenant ainsi sur terre... le voyant je vis la solution idéale à ce moment là.
Je lui pris la tête et je l'embrassa avec toute la passion qui était en moi.
*************
Je me sentis tout de suite mal, je venais d'utiliser ce pauvre Idriss pour me venger de Charlie. Ah Charlie, pourquoi ce jeune homme avait il une telle emprise sur moi? Je ne saurais le dire...
Revenons à cette fameuse soirée, le reste du dîner, si on peut le dire ainsi... fut rempli de tensions. Charlie n'eut pas arrêté de nous dévorer du regard Idriss et moi, pendant que celui ci me mitrailla de question.
- ce baiser?
- quoi? Lui répondis je, gêné.
-euhh tu viens se m'embrasser là?
-oui, ce n'est pas ta première fois rassure moi!
- je suis sérieux là... il veut dire quoi ce baiser?
Je fis les gros yeux, agacé par lui, Charlie, Emeraude. Je mourrais d'envie de leurs dire a tous d'aller au Diable.
- je....
- tu ? Me répondit il me regardant, perplexe.
- je veux m'en aller, j'ai besoin d'air frais....stp.
- d'accord, on y va... l'addition svp!! Cria t'il en direction de la réception.
Je le devança en sortant du restaurant, je pris de pleins fouet l'air frais de paris, j'en avait décidément besoin malgré la climatisation du restaurant, je ne pouvais plus y rester une seconde, la présence du couple me pompait l'air... j'avança vers le parking où étaient garés tellement de voitures de différentes marques : Toyota, BMW, Range Rover, Mercedes ou même Lambordini...
Je me sentais à ma place, une place qui m'avait été retirée... ce cercle privilégiée était notamment une partie de moi.
- vous vous êtes trompés de voitures à ce que je vois
Je sursauta l'entente de cette voix soyeuse avec un accent peu commun. Je me retourna et je vis un homme de taille un peu grande , je dirais 1m75-80 par là, brun, très élégant, son costume bleu roi en soie ne semblait pas provenir du marché d'à côté. Il dégageait quelque chose de grand, d'imposant.
- oh excusez moi, dis d'une voix troublée
Je me poussa de sa Lambordini rouge et le regarda y entrer. Il me lança un dernier regard, avant de démarrer, ses yeux verts me scrutèrent un infime moment.
Idriss pointa son nez à la minute, j'eus été étonné de voir la Lambordini s'arrêter à son niveau. Je ne pu entendre ce qu'ils se disaient alors je décida de m'adosser sur sa BMW noir ciré.
Idriss me rejoignit 2 min plus tard,
- on y va? Lui demandais je
Il me tira contre lui,
- Alors dis moi, on est ensemble ou pas? Me questionna t'il
Je ne su quoi dire? Devrais je dire oui? Et accepter la vie belle et craquante que m'offre Idriss ou devrais je refuser, pourquoi? Pour avoir des explications de Charlie? Charlie... qui était il donc pour moi au juste? ...
- oui, j'accepte d'être ta fiancée
PERSONNE...
Je ne devais rebrousser chemin, je me devais d'arriver a mes fins, je le devais à ma mère et a tous nos années de souffrance. Pour une fois le bout du tunnel était a porté et il s'appelait Idriss. Je ne devais pas jeter 17 années de dur labeur à la poubelle.
A l'entente de mes mots Idriss sourit et m'embrassa vivement... je sentis tout le poids de ma décision et une larme venait perler sur ma joue.
Larmes de joie? Ou de peine? Qu'est-ce que j'en savais? Tous sentiments que je pouvais ressentir se bousculaient en moi tels des marées... des Marées Hautes.
Par contre ma mère, elle, ne cachait pas sa joie. Le lendemain, elle le faisais rencontrer le gynécologue, verdict tout va bien. Je devais maintenant tomber enceinte le plus vite pour parachever le doux dessin de ma mère, concernant mon avenir... mais je ne me sentais pas prête a entretenir des rapports sexuels, surtout que je ne l'avais jamais fais auparavant et cela m'angoissait plus que tout.
Deux mois plus tard c'était déjà la rentrée, je retrouvais l'université, mes camarades étudiants et aussi Aïssa. Même si j'étais officiellement la petite amie d'Idriss, tout n'était plus comme avant avec sa petite sœur. Notre amitié avait vraiment pris un coup depuis la discussion a propos de Charlie... ah Charlie, à part au dîner, je ne l'avais plus jamais vu des vacances, Aïssa, Emeraude et lui aurait passer les deux derniers mois ensemble, aux Maldives d'après Idriss.
Les premiers jours de cours furent relativement calme et sans chichis pour moi, jusqu'à ma rencontre avec une autre fille qui marquera ma vie de plusieurs façon bonne ou mauvaise a vous de voir...
- excuse moi, je peux m'asseoir ici?
Voilà.. la phrase qui me sortit de mes bouquins de bon matin,
- oui, je n'attends personne, dis en soulevant mon sac que j'avais posé là.
- Merci et d'ailleurs moi c'est Lydia MACOURT.
- enchanté Lydia, moi c'est Zara LEMAITRE.
- ravi Zara, dis elle en nettoyant passablement ses lunettes de couleur, rouge Bordeaux.
- tu es nouvelles?... Je ne t'avais jamais vu ici auparavant! Lui lançait d'un ton interrogateur
- Effectivement, je suis en Management des institutions et non en finance. Je viens voir ma tante, le professeur de Marketing.
- ah d'accord, ravie d'avoir fait ta connaissance
- Pareille pour moi... je dois te laisser, la voilà qui vient d'arriver
Elle parti alors parler longuement avec le professeur. Je profita de l'occasion pour la scruter jusqu'au moindre détail. Du haut de son mètre 70, belle blonde, très canon dans son jean moulant et son haut blanc en dentelle... mais par contre elle puait le manque de confiance en soi.
Je l'appris bien plus tard mais cette fille de famille modeste, avec des valeurs et une apparence a rendre tout les hommes gaga. Était tout sauf une allumeuse, elle avait l'âme de l'ados la plus coincé que je ne connaisse. Mais elle avait à première vu un cœur d'or rempli de loyauté.