chapitre: 1
..... Aby Kane......
-Maman s'il te plait calme toi
-Me calmer? comment me calmer qu'est-ce que j'ai fais pour mériter une chose pareille, tu te rends compte qu'on est dans la rue. Je suis désolée, vraiment désolée, je suis désolée, je suis désolée... dit-elle en boucle serrant mon petit frère Abdou dans ses bras.
Ça fait 1h de temps qu'on est dans la rue, depuis 17h déjà. Comment on s'y est trouvé? Très bonne question. En fait mon père est décédé depuis déjà un an. Ma mère, mon petit frère et moi avions vécu l'enfer chez nous depuis son décès et même avant. Je devrai dire chez la belle-mère de mon père, puisqu'elle s'est accaparé la maison comme pas possible .
Vous savez dans les contes de fée, la belle-mère était maléfique, mais elle, elle était encore pire. On dirait qu'elle a marabouté mon grand père, ce dernier ne voyait rien, il ne voyait pas toutes les atrocités qu'elle nous faisait vivre.
À mon père, elle ne pouvait rien faire, elle était même au petit soin avec lui, mais dés que mon père nous tournait le dos pour aller travailler c'était la misère. Ma mère ne disait rien, elle a tenté de la dénoncer mais bon comment dire du mal de quelqu'un qui a fait croire à tout le monde que c'était un ange.
Moi je ne suis pas du genre à donner ma langue au chat mais je ne veux pas mettre ma mère dans une situation déplaisante. Et depuis que mon père est décédé d'un accident de voiture, elle pouvait nous maltraiter ouvertement, librement, comme elle le sentait, elle et sa fille Kiné , grand-père, lui, ne disait rien, elle avait aussi un fils qui voyage tout le temps, mais lui il est différent, lui il a un coeur.
Bon voilà, c'est dans ma chambre qu'elle nous a trouvé après le déjeuner pour nous dire
-Bon Aminata, elle s'adresse à ma mère là, mon mari et moi vous remercions, vous avez été une épouse formidable dit elle avec un air ironique, vous savez qu'il est parti en séminaire. Il m'a demandé de vous dire qu'il ne veut pas vous trouver ici quand il rentrera de voyage.
Et elle part sans nous laisser en placer une. On était là bouche bée, on ne savait vraiment pas ce qui était en train de se passer, grand-père était toujours silencieux, il ne nous défendait jamais mais je ne pense pas qu'il puisse renvoyer de sa maison la chaire de sa chaire, en plus on a absolument rien fait de mal. Ma mère commençait à paniquer je la prend dans mes bras et elle éclata en sanglot.
-Je savais qu'elle allait y arriver, je le savait..... Dit elle. Et comme ça suffisait pas, Kiné est venue en rajouter.
-Mo ioe yenangui fi ba légui (vous êtes encore là) faites vite, on veut réaménager la maison.
-Vas te faire foutre dis-je en me décollant de ma mère, qui essayait de me retenir. Kiné à 10 ans de plus que moi mais elle a besoin qu'on la remette à sa place.
-Pardon j'ai pas entendu. Dit elle
-Tu m'as bien entendu, vous n'avez pas honte, avec tout ce que ma mère a fait pour vous, elle ressemblait plus à une bonne à tout faire qu'à une épouse, et vous nous jetez comme ça de cette maison qui est aussi la notre. Mais on ne va pas nous rabaisser à votre niveau et rester dans cet enfer qui nous sert de maison bandes d'hypocrites, on va volontier quitter cette maison et je suis sûre qu'on sera plus heureux loin de vos sales têtes.
Elle n'a rien ajouté, elle a peut être eu peur de moi et c'est normale. Quand je m'énerve je deviens quelqu'un d'autre.
-Aby, est-ce que t'es normale me lance ma mère où est ce qu'on va aller maintenant, tu ne pouvais pas me laisser négocier avec ta grand-mère.
-C'est pas ma grand-mère, et je vais trouver où on pourra aller mais on ne va pas rester une seconde de plus dans une maison où on ne veut pas de nous.
Ma mère était sidérée et moi je rangeai nos valises en me demandant où est ce qu'on va bien pouvoir les poser. On n' a pas de famille ici à Dakar, qui va bien pouvoir nous loger. J'avais ma bourse avec moi mais je ne sais pas ce qu'on peut faire avec 36000 francs, je vais aussi vendre mon téléphone s'il le faut, mais je trouverai quand même où faire entrer ma mère. Je ne suis qu'à deux années de mes études en finances et avec tout ce qu'il faut faire avant d'avoir un boulot stable je sens que je vais galérer avec si peu de diplômes, il me faut trouver quelque chose à faire.
A l'heure où je vous parle on est tous assis sur les bancs de l'arrêt de bus, ma mère pleurait toujours, mon frère me regardait avec des yeux inquisiteurs et moi je cherchais une solution.
J'avais d'abord pensé à appelé Mamie, ma meilleure amie pour qu'elle nous héberge mais ce serait trop demander je pense, trois bouches à loger et à nourrir, c'est pas rien.
Une main posée sur mon épaule me sortit de mes pensées, je lève ma tête et je vois le visage d'ange de Mariama qui me fait un sourire de compassion. C'est la femme de ménage de la maison de grand père. Elle et moi, on a quasiment grandit ensemble. Je lui donnais même des vêtements et je lui ai acheté son téléphone portable.
-Je suis vraiment désolée pour
vous, Ta assy est une sorcière
Dit elle en s'asseyant à mes côtés.
-Maintenant, qu'est ce que vous comptez faire.
-Je ne sais pas, on a même pas où passer la nuit.
Elle se tut et joue avec ses doigts, elle sursaute et reprend.
-Écoutes, ma mère et moi vivons dans une maison qui a des chambres en location, et hier quelqu'un a quitté la maison donc il y'en a une de libre.
-Trés bonne idée, contente de savoir que t'as un cerveau
Elle rigole et se lève en nous aidant avec nos bagages. Le bus était déjà là. Le trajet fut long et silencieux. Et je pensais à tout ce qui nous attend. Certes, je perçois ma bourse. Mais qui va payer le reste de mes études et celles de mon frère. C'est mon grand-père qui le faisait depuis la mort de mon père mais s'il est allé jusqu'à nous foutre dehors, je ne vois pas pourquoi il continuerai à les payer.
Nous sommes arrivés devant la maison de Mariama, et il y'a une énorme différence entre ici et là d'où je viens. Qui aurait cru que j'allais atterrir ici.
Nous nous sommes tous installés sur une natte et Mariama est sortie de la maison pour appeler la propriétaire des lieux. Pendant ce temps sa mère nous faisait la discussion et nous disait tout le bien que Mariama disait de nous.
Le proprio est venu, c'était un vieux vraiment vieux. Il nous a fait savoir que la location de la chambre était de 15000fr et qu'on aura du courant et de l'eau a notre disposition. Les toilettes étaient publiques, très normal.
On nous a laissé nous installer dans la chambre et notre prédécesseur y avait laissé un matelas. Donc il y'avait un matelas et une petite commode, c'était vraiment triste. J'ai payé les 15000fr et il me reste 21000fr.
On s'est couché sans manger et on avait même pas d'appétit. Mon petit frère lui a quand même mangé le lakh que lui a donné Mariama. On s'est tous couché sur le même lit et je n'ai toujours pas versé une seule larme et c'est peut être parce-que je pense toujours que je suis dans un cauchemar et que quand je me réveillerais tout sera fini. Je me suis endormie en me demandant ce qui nous attendait le lendemain......
Partie: 2
La lumière venant de la fenêtre sans rideau m'a réveillée. Je me suis redressée et je suis toujours dans mon cauchemar. Je regarde mon téléphone et il est 7h30 ma mère et mon frère dorment toujours. Je réveille mon frère pour qu'il se lave le visage et va à l'école. Je lui donne 500fr pour le transport et le petit déjeuner il est en classe de CM2 il est très brillant et j'espère que tout ça ne va pas le perturber . Il part à 15min avant l'heure et je quitte la chambre pour prendre une douche, il fait tellement chaud. En sortant des toilettes je vois Mariama discuter avec une dame. Je l'entend dire que sa patronne lui a demandé de lui trouver une remplaçante car elle a pris de l'âge et qu'elle souhaitait arrêter. Une idée me traversa la tête et sans même être invitée à la discussion, j'y participe.
Moi: Bonjour tata, vous savez en ce moment je ne fais rien, je peux être celle que vous recherchez.
Mariama: Quoi... T'es sûre?
Je lui répond un oui en hochant la tête.
La dame: D'accord allez vous habiller je vous attend.
A peine suis-je entrée dans la chambre que Mariama fait pareil.
Elle: Les travaux domestiques ne sont pas aussi faciles que tu le penses.
Moi: Rien n'est facile dans la vie, et si je ne fais pas ça qu'est-ce que tu veux que je fasse hein... Comment je vais faire pour m'occuper de ma famille.
Elle: Et tes études ?
Moi : Je n'ai pas quoi les payer, mais je percevrait ma bourse durant une année.
Elle :Du courage, tout va bien se passer.
On parlait tout en chuchotant ma mère dort toujours.
Je lui donne 2000fr pour qu'elle les donne à sa mère comme ça elle pourra cuisiner le déjeuner pour nous tous en cotisant elle aussi.
J'avais des tresses anglaises comme coiffure, j'ai porté un Jean, un haut blanc et des ballerines blanches, je ne porte que ça, je prend une sacoche, mon téléphone et mes écouteurs. Je sors de la chambre et je vois Mariama et La dame Ta Adja me regarder de haut en bas ensuite elle se regarde et reviennent à moi.
Mariama: Je pense que tu ferai mieux d'aller te changer, tu ne ressemble pas à quelqu'un qui sait faire quelque chose.
Moi: T'es sérieuse là?
Elle: J'ai l'air de rigoler? Attend je te prête des sandales et un sachet où tu pourras mettre ton djellaba.
Elle me donne tout et je me met en route avec Ta Adja.
Éclipse du trajet
Arrivées devant une gigantesque maison Ta Adja s'arrête et me dit qu'on est arrivé. On salut le gardien qui nous ouvre la porte et nous laisse entrer. Tayy rkk ma dead. L'intérieur de la maison est plus spacieux, le garage ouvert me laisse voir 2 voitures et une moto. On entre et on est dans un salon qui a la taille de la maison qu'on vient de louer, on l'a
divisé en trois, c'était comme si on avait regroupé trois salons dans une même pièce, c'était magnifique. Oh mon dieu je dois nettoyer tout ça et ce n'est que le début.
Je vois quatre portes qui s'ouvrent dans le salon : les toilettes, la cuisine et deux chambre. Rassurez vous la cuisine est éloignée des toilettes. De part et d'autre du salon on a des escaliers qui mènent en haut (très normal). Au fond du salon on a une porte en verre qui laisse voir une piscine et une niche. C'est le comble, ils ont un chien. Taay mou nekh.
Elle: Assied toi, je vais chercher la patronne.
Je m'assois et elle monte la chercher, elle vient suivie d'une magnifique dame voilée Macha'allah, teint clair elle est de petite taille et est habillée en rose-noire, elle porte de jolies lunettes correctrices. Je me lève dés qu'elle arrive et je lui tend la main, elle l'a prend avec un joli sourire et je fais une génuflexion d'enfer (manam soukk quoi).
Depuis le début
Elle: Assied toi.
Dit elle en s'asseyant elle et Ta Adja. Je fais de même.
Elle: Adja t'a parlé du travail de la maison.
Ta Adja: Non je voulais d'abord qu'elle voit la maison.
Elle: D'accord, comment tu t'appelles
Moi: Aby Kane
Elle: Oh t'es mon homonyme, quelle coïncidence.
Elle m'explique les chose à faire dans la maison. Elle me dit que je dois faire le ménage en haut comme en bas et je dois faire la cuisine, et si ça ne m' arrange pas de faire la cuisine elle peut engager une cuisinière. J'ai dis que je pouvais le faire tant que ça augmente mon salaire. Au finish on a fixé ma paye à 75000 francs additionné à ma bourse je pourrai bien m'occuper de ma famille. Elle me dit que dés demain je porterai mon uniforme, hée on se croirait chez les blancs.
Ta Adja a pris congé et Ta Aby m'a dis que l'une des chambres d'en bas est désormais mienne. Elle m'a dis qu'elle a un fils qui s'appelle Mohamad Abdallah Sall et une fille qui s'appelle Fatima Zahra Sall qui a mon âge dit elle et qui étudie aux USA. Son mari travaille presque tout le temps, mais c'est ici à Dakar. La dame est très gentille.
J'entre dans MA chambre, et je me change. Je porte mon djellaba, et je file dans la cuisine, il est 10h j'épluche et lave les légumes, je lave les poissons, j'ai prévu de cuisiner du riz rouge au poissons (thiébou djeune bou khonk) avec ces belles légumes je vais assurer. Je commence et je me met au ménage. À 11h30 j'ai déjà fini avec le bas et je m'attaque à l'étage.
Y'a un salon, une salle à manger, trois chambres, des toilettes, et un bureau. Elle m'a dit de nettoyer la chambre de sa fille que les lundis puisqu'elle est inhabitée pour le moment.
J'ai fini avec les deux salles, je descend pour regarder ma cuisine et je continue avec la chambre de la fille. Il me reste la chambre de son fils. Je suis du genre efficace je fais tout avec rigueur.
J'essaie de l'ouvrir mais on l'a fermée à clé. Je toque à la porte de la chambre de Ta Aby pour le lui dire et elle me remet les clés. Elle me fait savoir que c'est elle qui fait toujours sa chambre à elle. Une chambre de moins.
J'ouvre la chambre du mec et c'était beau, désordonné mais beau. J'ai fini avec la douche intérieure, j'ai fais le lit, nettoyé les meubles, hey oui il avait un salon dans sa chambre. J'étais entrain de passer la serpillère quand:
... : Qu'est-ce que vous foutez dans ma chambre.
Weuh
Je me redresse et je me tourne vers la provenance de cette voix masculine. Je suis en face d'un homme beau élégant teint marron avec un corps d'enfer. Mais qu'est-ce que je raconte.
Moi: Euuhhh...... je la nettoie.
Il me prend le bras et me jette dehors avec mes bagages. Il ferme la porte tellement fort que Ta Aby sort de sa chambre.
Elle: Qu'est-ce qui se passe?
Moi: Votre fils vient de me jeter dehors.
Elle: Désolée, il n'aime pas qu'on touche à sa chambre, mais je ne peux pas la laisser comme ça. Pardonne le.
Moi: C'est pas grave.
Je descend et il est 14h15min, je ne sais pas à quelle heure, ils ont l'habitude de déjeuner mais bon, je n'y peux rien.
J'appelle ma tante pour qu'elle fasse le service. Je l'ai aidé et il m'a remis un bol pour le gardien et un à garder pour son mari. Ensuite elle m'a demandée de faire monter les plats et les mettre sur la table à manger et d'aller appeler son fils.
Je toque à la porte.
Lui: Quoi???
Mane qui soff nama dei, tchiiiip
Moi: Le repas est servi.
1, 2, 3 minutes il ne répond toujours pas alors je pars le dire à sa mère qui me demande de m'asseoir et elle part le chercher.
Elle revient avec lui je suis à sa gauche et sa mère est à sa droite.
Meunone nga bagna gneuw.
On commence à manger, et Ta Aby n'arrêtait pas de me complimenter.
Elle: Ahmed tu vois comme elle sait bien cuisiner.
Souko Ahmed wakhé ak bouko wakhoull yeupp je sais que ni le repas est délicieux.
Lui: C'est mangeable.
Elle: Soit gentil stp.
Moi: MAIS C'EST QUOI TON PROBLÈME AVEC MOI. DEPUIS CE MATIN TU ES DÉSAGRÉABLE AVEC MOI ET TU COMMENCES VRAIMENT À ME FAIRE CHIER.
Ta aby: Aby
Partie: 3
Elle: Ahmed tu vois comme elle sait bien cuisiner.
Lui: C'est mangeable.
Elle: Soit gentil stp
MAIS C'EST QUOI SON PROBLÈME AVEC MOI. DEPUIS CE MATIN IL EST DÉSAGRÉABLE AVEC MOI ET Il COMMENCE VRAIMENT À ME FAIRE CHIER.
Ta aby: Aby, Aby
La voix de Ta Aby me sort de mes pensées, vraiment si ce n'était pas la crainte de me faire renvoyer, j'allais lui cracher tout ce que je pensais sur le visage. Con va.
Je lui souris et je continue à manger, j'ai pas pris le petit déjeuner et là j'ai extrêmement faim.
Le petit con se lève avant tout le monde et dit "Merci Maman" qu'est ce qu'il ne comprend pas dans c'est moi qui ai cuisiné. Et puis, On s'en fou sakh.
Ta Aby se lève et m'aide à débarrasser la table alors que j'ai longuement insisté pour qu'elle me laisse faire. Cette dame est un ange, ce type de personnes ne court pas les rues c'est clair.
Il est 16h et j'ai fini de faire la vaisselle. Je prend une douche et m'habille. Je pars au salon pour regarder la télé vers 17h30 je décide de rentrer. Je toque à la porte de la chambre de Ta Aby et elle m'autorise à entrer. Sa chambre est extraordinaire. Tout dans cette maison est magique.
Je l'ai trouvé allongée sur le lit et je m'approche d'elle.
Moi: Ta Aby, je pense que je vais y aller avant qu'il ne fasse tard.
Elle: Tu y va déjà, aujourd'hui t'a été prise par le boulot on a même pas discuté.
Moi: Oui ça doit être le premier jour.
Elle : Si tu veux, tu peux passer les nuits ici et le samedi soir tu rentre chez toi.
Moi: C'est une bonne idée mais j'encadre mon petit frère il est en classe de CM2 je ne peux pas le laisser sans surveillance et y'a ma mère aussi.
Elle: Je comprend, elle prend sa pochette et me tend un billet de 2000francs.
Elle: Tiens c'est pour le transport.
Moi: Tata je ne peux pas prendre ça svp.
Elle insiste mais j'ai refusé. Je veux travailler à la sueur de mon front et percevoir mon salaire à la fin du mois. Je quitte la maison et en sortant je vois un homme dans les cinquantaines avec une barbe, il est très élégant. Il est habillé d'un costard et tient un sac d'ordinateur. Ça doit être monsieur Sall. Il me regarde et je ne sais pas si je dois lui donner la main. Je finis par dire.
Moi: Bonsoir monsieur
Lui: Bonsoir ma fille.
Puis je sors, je prend le bus et me dirige chez moi.
Arrivée chez moi je les trouve tous entrain de prier. Je fais mes ablutions et je fais pareil.
Après ça ma mère me demande de la suivre dans la chambre.
Elle: Chérie, c'est vrai que dorénavant tu travailles comme bonne.
Je ne répond pas et joue avec mes doigts.
Elle: Je suis ta mère, c'est moi qui suis censée m'occuper de vous pas le contraire.
Moi: Maman, tu t'es assez occupé de nous et je ne veux pas te voir travailler tant que je peux le faire.
Elle: Mais je ne peux pas rester là à ne rien faire.
Moi: Si tu feras quelque chose tu vas veiller sur Abdou.
Elle: Que dieu veille sur toi.
Moi: Amine. Où est Abdou?
Il entre dans la pièce dés que je dis son nom. On est très proche lui et moi. Il me fait un câlin et s'assoie à mes côtés. Ma mère nous laisse et part voir la Mère de Mariama, Coumba.
Moi: Mon petit prince, et les cours ça marche.
Lui: Oui je me débrouille. Personne ne m'explique ce qui se passe mais je pense comprendre. T'étais où? Et comment je peux aider?
Moi: Je travaille comme domestique. Et tu veux savoir comment tu peux nous aider, travaille bien à l'école et ait de bonnes notes. C'est tout ce qu'on veut.
Lui: Ne vous inquiétez pas, si vous voulez vendre mon ordinateur ou mon téléphone ou même les deux y'a pas de problèmes.
Moi: Oh t'es adorable. Mais ces choses sont à toi. Garde les. Et si t'as besoin de quoique ce soit dit le moi. Je travaille pour ça.
Je lui fait un câlin, il est adorable et s'exprime comme un grand. Je l'adore tout simplement. Que dieu le garde.
Je fais des tresses à Mariama et je file me coucher. Après avoir tout raconter à Mamie (ma meilleure amie) au téléphone, elle ne paraissait pas compatir. Elle était toute bizarre.
Le lendemain je fais ma routine et rejoins mon lieu de travail.
Je salut dieng le gardien et il m'ouvre la porte. J'entre dans ma chambre et j'y trouve mon uniforme. C'était un ensemble pantalon gris foncé et chemise blanche. Ok
Je le porte et je me met devant le miroir, avec mes formes généreuses on dirait que je m'apprête à sortir. Ça me va très bien.
Je sors de la chambre et tombe sur ta Aby.
Ta Aby: Bonjour t'es là depuis quand.
Moi: Je viens d'arriver, j'ai juste porté mon uniforme.
Ta Aby: Il te va à ravir.
Moi: Ah bon
Ta Aby: Euh toi même tu sais.
On se mit à rire et elle reprend
Ta Aby: Il y'a Ahmed qui invite deux de ses amis à déjeuner. Je vais au marché acheter du poulet et on va leur concocter un bon yassa au poulet. D'accord.
Moi: D'accord je fais le ménage en attendant.
Elle part et je commence à nettoyer. La maison était comme je l'avais laissé hier, ça a été rapide de repasser la serpillère. C'est tout propre.
J'ai même pas essayé d'ouvrir la chambre du petit con. J'ignore si il est là ou pas. Je fini et il était 11h. Je descend pour regarder la télé.
Ahmed me trouve devant la télé, monte sans me saluer puis redescend.
Lui: Où est ma mère?
Moi....
Lui: Hey je te parle là.
Moi: Dafa dem djangui nouyo (Elle est partie apprendre la politesse)
Il part. Niaww.
Ta Aby arrive. Je me lève pour l'aider avec ses bagages et on range tout dans la cuisine. Elle monte se changer et vient m'aider avec la cuisine.
Ta Aby: J'espère que tu ne t'ennuie pas trop chérie
Moi: Non même pas, même si la maison est très calme.
Elle: Voilà pourquoi je veux que mon fils se marie et qu'il me donne des petits enfants.
Kou soff qui dei dina yeikha ame diabar.
On continue le travail et elle monte pour me laisser continuer. Elle commençait à se fatiguer.
Je sort de la cuisine pour rejoindre ma chambre et je tombe sur le petit con qui ouvre la porte à ses amis. Ils étaient tous de la même génération et étaient supers beaux. Ils ont porté des tenues décontractées genre Jean -chemise. L'un des mecs dés qu'il me voit se met à siffler.
Mec 1: Waouw quelle belle créature. Il me tend la main et me dit. Moi c'est Saliou, l'ami des belles filles.
Je prend sa main et lui souris.
Moi: moi c'est Aby, la belle fille.
Il éclate de rire et se tourne vers le petit con.
Saliou: Tu devrais nous inviter plus souvent.
Ahmed lui fait un sourire forcé et change de champ de vision.
Mec 2: Cc Aby moi c'est Meïssa, le plus beau.
Moi: Beau???
Meïssa: Ah je ne suis pas beau?
Moi: Je préfère ne pas répondre à la question.
Meïssa: Qui ne dis rien conscent.
C'est vrai qu'il est très beau mais le petit con est plus beau que tous les deux réunis.
Ils montent et je file dans ma chambre prendre mon téléphone et je retourne à la cuisine en écoutant de la musique. J'ai mis la musique tellement fort que j'ai pas entendu le petit con entrer. Il m'enlève mes écouteurs et dit.
Ahmed: Tu ne sais pas que c'est dangereux de manipuler ton téléphone avec tout ces gaz autour de toi.
Moi: Monsieur s'inquiète pour ma santé
Lui: Non je m'inquiète pour la mienne et de celle de ma mère. Si la maison explose on est foutu.
Je roule mes yeux et continue ce que je faisais.
Lui: Amène nous des trucs frais.
Moi: Le mot magique
Lui: Tout de suite
Moi: Donc fais le toi même.
Lui: Bon s'il te plait
Moi : bah voilà.
Il m'arrache mon téléphone et monte avec. En me disant qu'il va me le donner quand je rentrerai.
Je sors des bouteilles de jus et d'eau froides et je prend un plateau où j'ai mis des tasses en verre. Je les retrouve tous dans le salon entrain de regarder un match. J'adore le foot, on dirait que je suis un garçon manqué.
Je pose tout sur la table. Ils me remercient et je m' éclipse.
Ahmed descend aussi et me demande s'il n'y a pas des trucs à grignoter. Je lui donne tout et on sort ensemble de la cuisine. Je dois appeler Ta Aby pour qu'elle vienne voir.
En sortant je tombe sur Mamie, qu'est-ce qu'elle fait là.
Moi: Ma...
Mamie: Salut Ahmed
Elle vient de m'ignorer ou quoi.