Chapitre 1
« Dans un couple il n'y a qu'une seule chose pire que le mensonge, c'est la franchise »
Quand j'ai ouvert les yeux, je ne reconnaissais pas l'endroit dans lequel je me trouvais. La forte lumière qui émane de la pièce m'aveugle littéralement.
Par contre, Je distingue quelques voix qui résonnent à mes oreilles comme un écho.
Quand J'ai essayé de bouger la tête, une douleur lancinante me traversa l'arrière du crâne, stoppant par la même occasion mon mouvement.
Malgré mes vaines tentatives pour bouger les doigts, impossible pour moi d'y arriver.
J'ai une de mes jambes plâtrées et suspendus en l'air. Ma main gauche ne se soumettant pas à mon envie de faire ne fut ce qu'un petit signe.
J'ai tout de même réussis malgré la douleur atroce à balayer du regard la chambre. Lorsque nos regards se sont croisés, il s'est levé pour venir vers moi, l'air soulager
Théo : Enfin tu es réveillés. Comment vas tu ?
Moi (articulant difficilement) : Qu'est ce qui m'est arrivé ?
Théo : Chut !. Ne fais pas trop d'effort. Déjà c'est une chance que tu sois en vie alors stp ménage toi.
Je distingue à présent les voix qui se font de plus en plus clair dans ma tête. A la télé, une journaliste parle d'un terrible accident qui s'est produit causant par la suite une dizaine de blessé et deux morts.
Les larmes me sont montées aux yeux lorsque les souvenirs ont refait surface
Moi (m'agitant) : Où est mon mari ? Théo répond moi où est mon mari ?
Il m'a serré dans ses bras pour essayer de me calmer en me caressant le dos
Moi (essayant de me dégager) : Où est mon mari ? Répond moi ?
Théo : Stp calme toi. Je veux que tu sois forte pour ce que je vais t'annoncer
Moi (criant) : Non, non, non. Ça ne peut pas être ce que je crois, non, mon mari ne peut pas être mort. Ne me dis pas ça Théo, Théo répond moi dis je en l'empoignant.
L'infirmière alerté par mes cris est rentrée en vrac dans la chambre en me demandant de me calmer
Moi (criant) : Où est mon homme ? Où est mon mari ? Que quelqu'un me réponde
Théo : Calme toi sinon l'infirmière sera obligé de te donner un tranquillisant pour que tu te rendormes
Je me suis mise à tout balancer autour de moi d'une main avant que Théo ne m'attrape fermement, laissant la possibilité à l'infirmière de me piqué.
J'ai poussée un juron avant de sombrer dans un sommeil profond
****Flashback**** (quelques années plus tôt)
Je me suis réveillée quelques heures avant lui comme à l'accoutumé pour pouvoir lui faire son petit déjeuner. Après m'être débarbouiller le visage, je me dirigée vers la cuisine afin de mettre de l'eau au feu.
Il commence toutes ces journées par ça.
Une tasse de thé, quelques croissants, une pomme ou une orange comme dessert, ensuite il file au boulot pour rentrer parfois très tard.
Je m'assure qu'il ait toujours de quoi se mettre sous la dent. Impossible pour moi de laisser mon homme sortir de la maison sans avaler quelques choses. Je dirais même c'est quasiment inimaginable.
J'aurais l'impression de faillir à mon devoir de femme au foyer et Dieu sait à quel point j'y tiens. J'ai toujours fait passer le confort de mon homme avant moi et je ne le regrette aucunement.
C'est la réalité de la quasi majeure partie des femmes aux foyers. On s'occupe de notre homme comme un bébé, prenant le soin de ne jamais flancher même si notre état d'esprit est au plus bas.
On sourie pour dissimuler notre mal être en s'assurant que tout se passe comme il veut. Le slogan est tel qu'il est et je le répèterai toujours : Vivre pour lui, mourir pour lui.
Quand on signe pour le meilleur et le pire, le plus souvent certaines femmes prennent le meilleur et dès que la situation se dégrade, tu les vois mettre le voile.
Je fais partie de ces femmes qui croient fortement que peu importe la situation critique d'un ménage, dès lors que c'est l'amour qui nous a unis, on peut être capable de sauver le bateau, même lorsqu'il s'apprête à couler.
C'est désolant de remarquer la facilité avec laquelle certaines jettent l'éponge. J'ai un rôle à jouer et je ne compte pas donner l'occasion à une personne de dire que j'ai failli à ma mission.
Je n'ai sentie sa présence que lorsqu'il a posé un baisé à l'arrière de mon cou en m'enlaçant par la taille.
Moi (me retournant) : Comment tu vas mon amour ?
Il m'a fait un baisé sur la bouche avant de me répondre
Philip : Je vais très bien et toi ?
Moi (sourire aux lèvres) : Je vais bien. J'étais en train de mettre de l'eau au feu pour ton thé. Je dois filer vite fait acheté les croissants le temps que tu termines de prendre ta douche.
Philip : Je t'ai toujours dit que ce n'est pas la peine que tu te donnes autant de mal
Moi (l'embrassant) : Je t'ai toujours dis que je ne te laisserai jamais sortir de la maison le ventre vite.
Je me suis détachée de lui pour me saisir des clés posées sur la table de la cuisine.
Moi : Je serais là en un rien de temps. Ta tenue est posée sur le lit et tes chaussures sont juste à côté. J'ai fait ton sac hier nuit et tous les documents que tu m'as demandés y figurent. Donc tout ce qui te reste à faire, c'est de prendre ta douche et t'habiller le temps que je revienne
Un sourire béat éclaira son visage
Philip : Que ferais-je sans toi mon amour ?
Moi : rien du tout dis je en rigolant.
Je suis sortie en fermant à clé la porte derrière moi. J'ai adressé un salut au gardien qui somnole comme d'habitude avant de me dirigé vers le garage pour sortir la voiture.
Il m'a ouvert le portail et je me suis engagé sur la route en direction de la boulangerie la plus proche.
J'ai sortie mon téléphone que j'ai pris le soin de prendre avec moi pour passé un coup de fil
Moi : Allo ?
Alicia : Bonjour madame comment tu vas ?
Moi : Je vais bien et toi ?
Alicia : Je ne me plains pas. Je suis en route pour le boulot
Moi : Vous avez eu des clients hier ?
Alicia : Oui oui comme d'habitude. J'ai demandé à Théo de te faire un briefing sur l'état des comptes actuels. Normalement tu Auras tous les documents posés sur Ton bureau ce matin
Moi (sourire aux lèvres) : Tu es un amour de femme. Merci beaucoup et surtout tâche d'être discrète
Alicia : Ok madame. A tout à l'heure
J'ai raccrochée le sourire aux lèvres. Je n'aurais pas pu faire un choix aussi meilleur que confié ma boite à Théo et Alicia. Ils travaillent comme si c'était eux les chefs.
Lorsque je suis absente, ils s'arrangent à me faire toujours le topo de ce que j'ai ratée. Je ne peux pas être tout le temps présente donc je suis obligée d'avoir recours à eux.
Je me suis garée sur le parking pour descendre par la suite de la voiture. Heureusement pour moi qu'il n'y a que quelques personnes dans la file.
J'ai salué les vendeurs qui me connaissent déjà parce que je suis une fidèle cliente en attendant mon tour
Voix derrière moi : Quel plaisir de vous revoir
Je me suis retournée pour savoir à qui j'ai affaire et à ma grande surprise c'est un client que j'ai vu une ou deux fois dans mon salon.
Moi : Le plaisir est partagé. C'est monsieur.... ?
Calvin : Monsieur Calvin tout court ferait l'affaire
Je lui ai empoignée sa main qu'il m'a tendue en lui souriant de toutes mes dents
Moi : J'espère que vous allez bien
Calvin : ça va merci et vous ?
Moi : Je ne me plains pas
J'ai passée ma commande lorsque mon tour est arrivée.
Calvin : et monsieur, comment il va ?
Moi : Il va bien.
Lorsqu'on ma servi, je lui ai souhaité une bonne journée avant de m'éclipser. Ça me trouble toujours d'avoir affaire à des clients hors de mon lieu de travail par peur de me faire attraper.
Je me présente Mireille Yanda. Femme au foyer mariée depuis plus de deux ans sans enfant. Je prends normalement 28 ans dans quelques semaines et je suis de nationalité gabonaise. J'ai fait des études en Marketing et communication.
Je suis une femme qui a toujours su se débrouiller dans sa vie, n'attendant rien de personne.
Je n'ai jamais connu mes parents. J'ai été adoptée dans une famille très chaleureuse malgré le fait que mon père adoptif était un chien de la pire espèce.
Lorsque j'eus mes 18 ans, J'ai préféré m'en aller. je me suis donc armée de courage pour pouvoir affronter les coups durs de la vie et je vous assure que cela n'a pas du tout été facile pour moi.
C'est à cette époque que j'ai rencontré Théo qui me voyait souvent flâner dans les rues à la recherche de quelques choses à me mettre sous la dent.
Il m'a dégoté un boulot de serveuse et m'a aidé du mieux qu'il a pu pour que je puisse continuer mon école.
Ce n'est pas la peine pour moi de vous mentionner qu'à l'époque il me courtisait et on est sorti ensemble pendant près de cinq ans avant que je ne rencontre Phillip. Fort heureusement pour moi, Théo ne m'en a pas trop voulu.
Lorsque l'occasion s'est présenté, j'ai pu me payer mon propre salon, toujours avec l'aide de théo vu qu'on n'avait pas coupé le contact.
Quand j'ai besoin qu'une personne de confiance me face un bilan, c'est lui que j'appelle. Mon mari ne sait rien de cette histoire et je préfère la garder pour moi.
Moi (posant les croissants sur la table) : Désolée pour le retard. L'embouteillage est infernal
Philip : Ce n'est pas grave. J'ai encore une trentaine de minute devant moi. Tu ne prends pas le petit déjeuner avec moi ?
Moi : j'aimerais prendre ma douche avant. Il fait hyper chaud. Au fait, je te fais quoi pour le diner ?
Philip : Je crois que ce soir je rentrerai un peu plus tard que prévu. J'ai des dossiers à finaliser. Je t'avais parlé du voyage que je prépare pour la semaine prochaine n'est ce pas ?
Moi : Oui oui je m'en rappelle.
Philip : Je suis sur une grosse affaire qui pourra faire grimper l'entreprise donc pour ça, il me faut me donner à cent pour cent
Moi : Je t'encourage mon amour. Je suis sûre que tu vas t'en sortir
Nous avons discuté des actualités mondaines comme à l'accoutumé jusqu'à ce qu'il termine.
Philip (se levant) : J'aimerais bien te faire l'amour sauvagement mais je crois que c'est mieux pour moi de filer avant d'être en retard
Moi (rigolant) : Je t'attendrai ce soir peu importe l'heure à laquelle tu reviendras.
On a échangé un baisé avant qu'il ne s'en aille.
J'ai profité pour verrouiller la porte avant d'ôter un à un mes vêtements pour prendre une douche. Bien avant que je ne me saisisse de mon peignoir, mon téléphone du boulot s'est mis à sonner.
Moi : Allo ?
Voix : On a un petit souci. Les personnes avec lesquelles votre mari doit signer un contrat veulent se rétracter. Vous m'avez dis de vous donner toutes les informations ci possible et si on n'agit pas, il risquerait d'avoir une mauvaise surprise
Moi : Faites ce que vous avez à faire.
J'ai raccroché en me dirigeant vers la douche. Une fois après avoir vérifiée la température de l'eau, je me suis glissée à l'intérieur de la baignoire pour profiter de ce pur délice.
Dans l'ombre, je tire les ficelles, à la lumière, mon mari profite. Bienvenue dans ma vie................
Chapitre 2
« certaines personnes préfèrent le mensonge à la vérité, la fuite à l'affrontement.. Car en plus d'être lâches, elles ont choisi la voie de facilité : être malhonnête »
MIREILLE
Je me suis habillée d'une jupe tailleur et d'une chemise. J'ai opté pour un maquillage soft et des compensés. J'ai pris mon sac à main assortie à mes chaussures et j'ai avalé un truc vite fait puis je suis sortie de la maison pour me rendre à mon lieu de travail.
Avec les embouteillages de ce matin, j'ai eu un peu de mal à arriver mais c'est l'avantage qu'on a à être son propre patron.
J'ai pénétré l'enceinte du salon de massage et j'ai saluée celle que j'ai trouvé au comptoir avant qu'Alicia ne vienne à ma rencontre.
Alicia : Tu es rayonnante ce matin. Comment tu vas ?
Moi : Je vais bien et toi ? Je pourrai en dire autant de toi
Alicia : ça va, on fait simplement aller
Elle m'a suivie jusqu'à ce que j'accède mon bureau en refermant la porte derrière elle
Moi : Où est Théo ? Je n'ai pas vu sa voiture
Alicia : Il m'a dis qu'il avait des courses urgentes à faire
Moi : Rien de méchant j'espère
Alicia : Je ne crois pas. Depuis tout à l'heure je t'attends parce qu'il y a un client qui est arrivé ce matin et il exige de te voir
Moi (étonnée) : Un client ? Puis je connaitre son prénom ?
Alicia : Il a refusé de nous révéler son identité
Je me suis levée de mon fauteuil pour contourner la table en posant une fesse sur le rebord du bureau
Moi : Un homme dont vous ignorer tous l'identité demande à me voir et tu ne juge pas utile de me prévenir ? Et si je ne venais pas ?
Alicia : Je suis vraiment désolée. C'est Théo qui à demandé à ce qu'on t'attende disant que ça ne valait pas la peine de te brusquer
Moi : où est-il ?
Alicia : Dans mon bureau
Je me suis levée pour me rendre dans son bureau. Lorsque je suis rentrée, j'ai vu un homme de dos, les jambes croisés tapotant un crayon sur ses genoux.
Moi (me raclant la gorge) : Je suis attendue ?
Il s'est retourné en se levant avant de me dévisager de la tête jusqu'au pied.
Inconnu (s'avançant vers moi) : Je me présente Yves et je suis ravie de vous voir enfin.
Moi (lui serrant la main) : Le plaisir est partagé. Suivez-moi dans mon bureau
Une fois à l'intérieur Je lui ai proposé quelques choses à boire mais il a décliné mon offre en arborant un visage impassible.
Moi : En quoi puis je vous aider ?
Yves : Je travaille pour monsieur Mboumba je ne sais pas si vous savez de qui je parle
Moi : En effet, je sais très bien de qui vous parlez parce que c'est un de mes meilleurs clients. Il n'y a pas de problème j'espère
Yves : J'ose espérer que non ! Il aimerait que vous lui trouviez une fille pour ce soir mais que tout ce fasse dans une discrétion totale. Raison pour laquelle je n'ai pas jugé utile de révéler mon identité
Moi : Pour quelle occasion ? Vous a t'il donner ses critères ?
Yves : Il a dit qu'il vous fait confiance. C'est pour une soirée business avec ces partenaires. Comme c'est dans un endroit très fermé, il a besoin d'une très belle dame qui l'accompagnera
Moi : Vous savez très bien que je n'expose jamais mes employées parce chacune de nous ici tiens à son anonymat. Il faut qu'il puisse me joindre et que je sois rassurée.
Yves : Vous doutez de lui ?
Moi : douté ? Votre patron fait parti de mes meilleurs clients. S'il y a une chose aà laquelle je tiens, c'est la confiance. Nous ne sommes pas des sains alors c'est la moindre des choses si on veut survivre. Mais n'empêche il me faut être sûre que je n'encourre aucun risque.
Il a sorti un téléphone de sa veste, composé un numéro pour me tendre le combiné par la suite
Yves : Il savait que vous lui aurez demandé une garantie
Moi (portant le téléphone à mon oreille) : Bonjour cher ami
Mboumba : Comment tu vas ?
Moi : Je vais bien et toi ?
Mboumba : tout ira bien lorsque tu m'auras aider. J'ai envoyé mon assistant à qui je voue un respect et une confiance considérable pour te rencontrer. J'ai une soirée organiser pour mes business et tu comprends que je ne peux pas sortir avec ma femme. Pour cela j'ai besoin que tu m'aides avec une de tes filles. Il n'y aura rien de dangereux mais au cas où cela pourrait dégénérer, elle se fera escorter par deux de mes gardes corps. Pas la peine pour moi de mentionner que tu te feras une bonne entrée d'argent si elle reste avec moi jusqu'au petit matin.
Moi : Ok ! Ton assistant se chargera de te dire tout ce que tu dois savoir.
J'ai raccroché après qu'il m'ais souhaité une bonne journée
Moi : Je crois que cela peut se faire. Cela se passera dans quel endroit ?
Yves : Dans le quartier de louis.
Moi : Ok ! Vous irez chercher la femme que je vais vous présenté ce soir dans un restaurant situé à montagne sainte.
Yves (se levant) : Au passage, vous êtes une très belle femme
Je n'ai pas exprimé la moindre émotion pouvant trahir mes pensées
Moi : Passez une bonne journée monsieur. Surtout, soyez à l'heure. Elle sera avec lui jusqu'à 5h du matin ensuite elle s'en ira et j'exige qu'elle se fasse raccompagnée jusqu'à l'endroit qu'elle aura souhaiter.
Yves : Il n'y a pas de problème.
Je suis rentrée totalement épuisée par la journée que j'ai passé. Les choses se sont compliqués concernant la femme que je devais trouver parce que celle que je voulais avait déjà un autre programme. J'ai dû parler longuement et doubler sa paye pour qu'elle puisse accepter.
J'ai pris le soin de faire le tour du salon de massage pour vérifier que mes clients sont satisfaits avant de prendre les voiles. Je ne sais pas jusqu'à quand je réussirai à cacher ma double vie mais ça commence à devenir de plus en plus lourd parce que j'ai toujours peur que mon mari rentre à la maison avant moi ou découvre qu'il n'est pas marié avec celle qu'il croit
****
J'ai sombré dans un profond sommeil lorsque je suis rentrée. C'est la sonnerie de mon téléphone qui m'a réveillée au bon milieu de la nuit
Moi (voix ensommeillée) : Allo ?
Yves : Madame Yanda ?
Moi : A qui ai-je l'honneur ?
Yves : C'est Yves, l'assistant de monsieur Mboumba
Je me suis levée d'un bond du lit
Moi (inquiète) : Il n'y a pas de problème j'espère
Yves : Non, non ne vous inquiétez pas. Je tenais juste par le biais de mon patron vous remerciez. Il dit qu'il n'aurait pas pu rêver mieux.
J'ai jetée un regard sur l'horloge qui marque 01h du matin
Moi : C'est pour cela que vous me déranger à cette heure ? Et si mon mari était à la maison ?
Yves : Pas moyen parce qu'il fait partie de la réunion
Moi : Pardon ?
Yves : Ne vous inquiétez pas. Il est très calme et se contente d'écouter.
Moi : Je ne vois pas où vous voulez en venir. Je ne sais pas pourquoi mais j'ai l'impression que cet appel est loin d'être amicale
Yves : Détrompez-vous. Je me demande juste ce qu'un homme comme lui fait avec une femme de votre posture
Moi (énervée) : Que ce soit la première et la dernière fois que vous tenez ce genre de propos à mon égard sinon ma relation avec votre patron prendra un coup et il sera mit au courant sur les raisons. Maintenant si vous voulez bien, je vous souhaite une bonne nuit. Au fait, A l' avenir, tâchez de ne pas me déranger pour des histoires sordides ou commentaires déplacés qui vous passeront par la tête.
Je ne lui ai pas laissé le temps de répondre avant de raccrocher. Pour qui se prend il pour fourrez son nez dans ma vie de couple ? S'il ose à nouveau avoir à mon encontre ce genre de propos, il payera les pots cassés.
Théo
Je suis obligé de rester dans l'ombre comme elle me l'a indiqué. J'avoue qu'elle a raison parce que si on met la vie de nos employés en jeux, plus personnes ne nous fera confiance.
J'ai loué une partie de la boîte qui me permet d'avoir une vision bien nette de ce groupe qui discute, fume du tabac et bois autour d'une table.
Si le mari de Mireille savait avec qui il était, je crois qu'il aurait mit les voiles depuis.
Je vais éclairer votre lanterne!
Il pense discuter avec de grands hommes politique du pays sur un projet pour son entreprise. Ce qu'il ignore c'est que tous autant qu'ils sont, ont des mains trempés dans des affaires louches et si ce n'était pas sa femme, il n'aurait jamais pu les approchés de prêt ou de loin.
C'est l'avantage qu'on a lorsqu'on s'occupe bien de ses clients. Cela lui a permis d'avoir le bras long du coup dès que son mari à un petit blocage, il lui suffit juste d'un coup de fil pour l'aider
Je me présente Théo Moungounda et je suis gabonais de père et de mère. Je travaille avec Mireille dans sa boite pour l'aider mais à mes temps libre, je fais du commerce entre Dubaï et ici. Je n'a pas à me plaindre du point de vue financier parce que j'ai grandit dans une famille riche même si mes parents sont morts.
Papa qui avait beaucoup de maitresse m'a donné des frères et sœurs partout dans le pays. Je suis sur que y'en a certains dont j'ignore l'identité. Tant qu'ils ne me cherchent pas de pou en réclamant une part de l'héritage, je crois que tout ira bien entre nous.
Un de mes hommes s'est approché de moi pour me siffler quelques choses à l'oreille
Garde : Ils sont tombés sur un accord. Son mari s'apprête à quitter les lieux
Moi (posant des billets sur la table) : Ok ! Fait avancer la voiture on y va
J'ai attendu qu'ils aient une longueur d'avance sur moi avant de m'engager à mon tour. Je suis monté dans ma voiture pour le suivre jusqu'à ce qu'il arrive devant sa maison.
J'ai sorti mon téléphone pour composer son numéro
Mireille : Allo ?
Moi : Il vient d'arriver. Tout c'est bien passé
Mireille : Dieu merci. Je ne te remercierai jamais assez
Moi : Tu sais que c'est normal. Je veux juste que tu redouble de prudence. Rien ne garantit que tout se passera toujours comme on veut
Mireille : Ok !
Je lui ai souhaité une bonne nuit avant de raccroché et prendre la route de chez moi. Le jour ne tardera pas à pointer son nez à l'horizon et j'ai un tas de boulot qui m'attend dans la journée.
Mireille
J'ai fait semblant de dormir lorsqu'il est rentré. Je l'ai entendu pousser un soupir avant de s'asseoir sur le lit.
Il a ôté ses vêtements pour se diriger sous la douche. J'ai pris le soin d'attendre jusqu'à ce que j'entende l'eau giclé avant d'enlever aussi mes habits pour le rejoindre.
Lorsque j'ai poussé la porte de la douche, il a semblé étonné avant de m'attirer vers lui.
Philip : Tu ne dors pas ?
Moi (l'embrassant) : Je t'ai dis que je t'attendrais peu importe le temps que tu prendras. Ferme les yeux et laisse-moi m'occuper de toi comme il se doit
Je me suis accroupie pour tenir sa verge dans ma main avant de poser ma langue chaude dessus. Il a attrapé mes cheveux en poussant un bruit roque.
J'étais en train de m'atteler à lui donner du plaisir, lorsque j'ai entendu la sonnerie de mon téléphone du boulot retentir. Merde ! J'ai oubliée de le mettre sous silencieux......
CHAPITRE 3
« Faites attention à qui vous faite confiance »
Mireille
Philip : C'est un téléphone que j'entends sonner ?
Moi : On dirait bien. Surtout ne bouge pas et laisse moi aller vérifier
Philip : Qui est ce qui peut t'appeler à cette heure ?
Je suis sortie de la douche en enroulant une serviette autour de ma poitrine et essorer mes mains avant de décrocher.
Moi : Allo ?
Alicia : Je suis vraiment désolée de t'appeler à une heure aussi tardive
Moi : Tu as vraiment de bonne raison de le faire et je n'ose même pas en douter
Philip : C'est qui ?
Moi : C'est Alicia. Je reviens mon amour
Je suis sortie de la chambre pour éviter qu'il m'entende en me dirigeant au balcon. J'ai refermé la baie vitré en reportant le téléphone à mon oreille
Moi : Qu'est ce qui se passe ?
Alicia : Il s'agit de la fille qu'on a trouvé à monsieur
Moi (inquiète) : Il ne lui est rien arrivé j'espère ?
Alicia : Elle est venu chez moi en pleure et refuse de parler. Il faut vraiment que tu rappliques
Moi : Attend tu es sérieuse ? Je te rappelle que je suis une femme mariée
Alicia : Que veux tu que je te dise ? Elle demande à ce que tu sois là. Tu sais très bien que si j'ai appelé c'est parce que je n'ai pas le choix. J'ai tout fait pour essayer de la calmer en vain
Moi : est elle amochée ?
Alicia : Aucune trace de lutte ni de combat sur son visage
Comment puis-je expliquer à mon mari qu'une amie demande à me voir à deux heures du matin sans qu'il ne puisse douter de moi ?
Moi : Je vais voir ce que je peux faire. En attendant, ne la quitte pas des yeux.
J'ai raccroché le téléphone en poussant un soupir. Il faut que je trouve quelque chose et vite
Philip : Qu'est ce qui se passe ?
Moi (en larme) : Je n'arrive pas à le croire.
Philip (tentant de me calmer) : Parle moi mon cœur. Dis-moi ce qui ne va pas
Moi : Il s'agit d'Alicia. On vient de lui annoncer que sa mère qui est au village est morte. Elle est dans tous ses états. Je me sens mal. La pauvre ! Je n'ose même pas imaginer ce qu'elle endure dis je en pleurant de plus belle
Il m'a prit dans ses bras pour me consoler
Philip : La vie est ainsi faite. On y peut rien
Moi : Il faut que j'aille la soutenir. Je ne peux pas la laisser seule. Dieu seul sait quelle bêtise elle pourra faire. Je ne peux pas dormir en paix en sachant qu'elle a perdu la seule personne qui lui restait sur cette terre
Philip (étonné) : Tu veux aller chez elle à cette heure ?
Moi : Il le faut ! Sinon pour quel genre d'amie passerais-je ?
Philip : Laisse moi t'accompagner alors
Moi : Hors de question au lieu que tu viens tout juste de rentrer. Je dirai au chauffeur de me déposer. Elle habite à dix minutes de trajet en voiture. Stp, laisse-moi allée la voir
Il a semblé hésité, mais au final il a finit par acquiescer
Philip : Je n'ai pas envie de te laisser aller seule mais comme je sais que tu es têtu je ne vais pas insister.
Moi : Je n'aurais pas pu rêver d'un mari aussi compréhensif que toi
J'ai couru vers la chambre pour enfiler une robe vite fait avec des sandales et je me suis saisie de ma clé
Moi (l'embrassant) : Si je passe la nuit ça ne te dérange pas ?
Philip : Je sais ce que c'est que de perdre un parent alors ne t'inquiète surtout pas pour moi. Console-la du mieux que tu peux
Je lui ai fait un baisé avant de sortir de la maison.
J'ai réveillé le gardien que j'ai trouvé à moitié endormi.
Moi : Lève toi et ouvre moi la porte.
Je n'arrête pas de penser au coup de fil d'Alicia. J'espère vraiment qu'on ne l'a pas violé ou forcer à faire des choses salaces
******
Je suis arrivée chez elle quelques minutes après. Lorsque j'ai sonné à sa porte, elle m'a ouvert quelques secondes après.
Alicia : Enfin tu es là ! Rentre
Moi : Où est-elle ?
Elle l'a pointé du doigt. Elle est assise et semble bien bouleversé
Moi : Bonsoir Daisy
Daisy (se jetant dans mes bras) : Enfin tu es là
J'ai tenté de la calmer du mieux que j'ai pu.
Moi : Qu'est ce qui s'est passé ? Il t'a violenté ?
Daisy : Non mais il m'a poussé à parler
Moi (inquiète) : Poussé à parler ? Je ne comprends pas
Daisy (en pleure) : Tout ce qu'il t'a dit n'était qu'une mascarade bien organisé et même Théo n'a pas pu le remarqué. Lorsqu'on est arrivé en boite, j'ai d'abord trouvé bizarre que je ne sois que la seule femme sur les lieux au lieu qu'ils étaient une dizaine d'homme. Ils ont commandé à boire et jusque là tout allait bien jusqu'à ce que ton mari débarque.
Moi : Je ne te suis pas
Daisy : Il m'a poussé à lui dire tout ce que tu faisais au risque de porter atteinte à ma famille.
Je n'en crois pas mes oreilles. Je me suis écartée d'elle afin de mieux assimilé ce que mes oreilles viennent d'entendre.
Moi (étonnée) : Une mascarade bien organisée ? Mon mari a eu quel rôle à jouer ? Parle je t'écoute
Daisy : Il est loin d'être celui que tu crois je te jure
Moi : Je t'interdis de parler de lui comme ça. Qu'est ce que tu lui as dit ?
Daisy : Que tu travailles dans un salon de massage et que tu ne fais pas que ça. Comprends moi, il m'a montré les photos de mes frères et soeurs en me menaçant que si je ne parlais pas, ils allaient les tuer.
Je ne sais pas ce qui me choque le plus. Le fait de savoir que mon mari sait tout sur moi ou le fait d'apprendre que l'homme que j'ai épousée mène une double vie comme moi.
Moi : Et monsieur Mboumba ?
Daisy : Je ne crois pas qu'il était au courant mais Yves oui. Je l'ai vu lorsqu'il t'a appelé. Il est revenu vers nous par la suite en chuchotant quelques choses à l'oreille de ton mari. Ce dernier à souri avant de se lever
Alicia qui nous écoutait jusqu'à lors, s'est laissée lourdement tomber sur le canapé
Si je comprends bien, mon mari m'a dupé durant toutes ces années? Il savait que je n'étais pas clair avec lui mais n'empêche il a gardé le silence?
Et Yves dans tout ça, travaille avec lui ? Je suis foutu, bon sang de merde. Il sait tout, raison pour laquelle il n'a pas insisté pour m'accompagner parce qu'il savait que je devais être mise au courant.
Moi : Quand tu lui as dit que je ne fais pas que ça qu'est ce qu'il a répondu ?
Daisy : Il fallait bien que je me défende mais n'empêche je l'ai mené sur une fausse piste en lui disant qu'hors mis ça, tu fais du commerce entre ici et Dubaï
Moi (n'en revenant pas) : Tu lui as parlé du job de Théo ? Mais il va te tuer!
Daisy : C'était soit lui, soit toi.
Alicia : Il faut qu'on trouve une solution et vite. Ton mari est loin d'être celui que tu crois et qui sait, s'il ne travaille pas pour des forces de l'ordre ou autres. Appel tes relations, bouge toi. Je n'ai pas envie de finir en prison
Je suis tellement dépassée par la situation que je me suis saisie de mon téléphone d'une main tremblante pour composer un numéro
Voix : Allo ?
Moi : On s'est fait roulé dans la farine. Il faut que tu découvre tout ce qui se passe, mais surtout qui est véritablement l'homme que j'ai épousée
J'ai raccrochée en me laissant tomber à mon tour sur le canapé. Mois qui pensait mener la danse, me voilà prise dans mon propre piège. Comment ai-je pu être aussi aveugle que ça ?
Prunelle
Je ne me suis pas donner tout ce mal pour entendre à chaque fois des réponses négatives. J'avoue que c'est loin d'être évident comme situation, mais si je ne me trouve pas un boulot vite fait en attendant d'avoir du nouveau sur cette affaire, je risque d'avoir de gros problème.
Je me suis servi une tasse de café pour me réveiller encore deux fois plus les esprits. J'ai entendu hier des amies parler d'un salon de massage qui est réputé dans leurs domaines et aujourd'hui c'est là-bas que j'aimerais tenter ma chance.
C'est vrai que je n'ai jamais fait ces cours, mais on m'a toujours dis que j'ai des doigts d'ange. Je peux au moins essayer de tenter mon coup en espérant que cela puisse marcher pour moi.
Je me présente Prunelle et j'ai 25 ans. Je vie avec mon sois disant mec depuis plus de deux ans et pour le moment je ne me plains pas, ou plutôt si, je me plains énormément.
Depuis que j'ai appris par le biais de maman avant sa mort que mon défunt père était un homme riche, j'ai eu envie d'avoir ma part de l'héritage. Je ne conçois pas qu'il ait pu engrosser maman en la laissant dans cette misère au lieu que lui et ses enfants, jouissaient d'une vie de rêve.
C'est vrai qu'au départ je me fichais pas mal de cela, mais lorsque maman est morte à la suite d'un accident dont elle n'a pas pu profiter des soins adéquats par manque de moyen, j'ai maudis cet homme pourtant déjà dans sa tombe de n'avoir pas pu penser à lui verser même si c'est quelques billets à cause de l'enfant Indésiré que je suis.
Comment un homme peut profiter de la faiblesse d'une femme pour la chasser par la suite comme un vulgaire objet ? J'ai décidé que si lui il ne pouvait pas payer, son enfant dont maman m'a parlé le payera à sa place.
Ça fait un an que j'essaye d'avoir son identité mais jusque là, pas moyen pour moi de savoir où il se trouve. Mais je ne perds pas espoir. Comme on dit le Gabon est petit et tôt ou tard je le retrouverai.
J'ai attrapé mon sac posé sur la table du salon et je suis sortie de la maison en espérant que cette fois ci j'aurais plus de chance que les autres jours.
Le vent souffle assez fort ce matin. J'ai longé le bout du quartier avant d'arriver au carrefour.
Je m'apprêtais à hélé un taxi, lorsqu'une voiture s'est garée devant moi
Inconnu : Je peux vous déposer?
Moi : non merci.
Inconnu : Il se peut qu'il pleuve vu le vent qui souffle. Ce serait du gâchis que la pluie enlève ce maquillage que vous vous êtes sans doute donner du mal à terminer.
Il ne manque pas de toupet celui là
Moi : Merci pour cette marque d'attention. Mais je saurais me débrouiller
Inconnu : Comme vous voulez
Il a démarré la voiture en soulevant un nuage de poussière derrière lui me faisant toussoter par la suite. Cet enculé, je suis sûr qu'il l'a fait exprès.
J'ai miroité quelques minutes encore avant de trouver une course qui m'a déposé directement devant le salon.
Je n'arrête pas de formuler des prières intérieurement en espérant que le bon Dieu puisse m'aider enfin à sortir de ce taudis dans lequel je vie avec mon mec depuis deux ans. Si je suis avec lui c'est tout simplement par manque de choix. J'avoue que c'est égoïste de ma part, mais je n'arrive pas à l'aimer comme il se doit
Quand J'ai poussé la porte du salon, j'ai trouvé une femme à l'accueil.
Moi : Bonjour
Secrétaire : Bonjour madame. En quoi puis je vous aider?
Moi : J'aimerai postuler pour un poste ici.
Elle m'a dévisagé comme si elle se demandait d'où sortait cet extraterrestre devant elle
Secrétaire : J'aurais aimé vous aider mais l'effectif est plein. Je peux vous suggéré d'autres salon non loin d'ici qui embauche des personnes
Moi : Même si c'est être femme de ménage pour nettoyer les lieus, je le ferai dis je désespérément
Secrétaire : Je suis vraiment désolée mais nous ne recherchons pas d'employé.
Je m'apprêtais à sortir du salon, lorsque j'ai buté sans faire exprès un homme. Lorsque j'ai levé la tête pour m'excuser, j'ai reconnue l'inconnu de tout à l'heure qui me regarde avec un sourire narquois au coin des lèvres.
Inconnu : Comme ont dit toujours, Dieu fait bien les choses. Qu'est ce qui vous amène ici ?
Moi (renfrognant mon visage) : J'espère juste que je ne me suis pas faites suivie par un psychopathe
La secrétaire l'a salué en employant des termes assez respectueux et je me suis vite mordue la langue lorsque j'ai constaté que je parlais à un des dirigeant de la boite. Je maudis mon arrogance à cet instant.
Inconnu : même si vous êtes une femme mangeable, je ne crois pas.
Mangeable ?
Je me sens assez honteuse comme ça pour écouter à nouveau ces balivernes.
Je lui ai souhaité une bonne journée avant de m'aventurer à l'extérieur pour continuer ma quête lorsqu'il m'a emboité le pas
Inconnu : Madame veut être femme de ménage ?
Il l'a dit avec une telle ironie que si je pouvais, je lui aurais sautée à la gorge
Moi (d'un ton sec) : Mieux vaut être ça, qu'être pute
Inconnu : Vous venez de marquer un point. En tout cas, je pense pouvoir vous aider en vous trouvant un poste mieux payer à condition que vous vous présenter à moi, cette fois ci de manière aimable
J'ai poussé un soupir comme pour me redonner du courage avant de lui tendre la main
Moi : Je me présente Prunelle.
Théo : Moi c'est Théo enchanté
Je ne sais pas pourquoi, mais son visage m'est drôlement familier maintenant que je me permets de bien le regarder. En tout cas suis bien trop heureuse pour m'appesantir sur ses détails. Enfin j'ai trouvé un boulot, qui l'eût cru..