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Apprivoiser le tyran

Apprivoiser le tyran

Auteur:: Latha555
Genre: Jeunesse
ATTENTION : Ce livre peut contenir des scènes de juron, d'intimidation et de violence. « Tu fais pitié... je ferais en sorte que tu apitoies tout le monde à l'université de Vieuxbourg, t'en penses quoi ? » « Bientôt, tu feras pitié si bien que chaque personne se sentira désolée et dégoûtée par ta vie misérable. Je vais te faire regretter de venir dans ce monde même. » ...... PDV Jeanne Millet Fille d'une famille ouvrière, elle était pauvre et innocente. Elle s'est inscrite dans une des universités les plus prestigieux au monde dont elle a toujours rêvé d'y être admise - l'Université d'Arcadie. C'était une université pour les enfants des diplomates et des riches, qui se retrouvent là-bas pour réussir à coup sûr dans la vie. Jeanne Millet pourra-t-elle survivre dans cette université prestigieuse ? Vincent Rousset Le fils unique de l'un des plus grands magnats d'affaires du monde. Il était comme le feu. Il était blessé et déprimé. Il aimait tellement son ex Elaine Lecomte. Son monde s'est effondré lorsque celle-ci a mis fin à leur relation. Il était bien pire que brisé quand il a constaté qu'elle ne l'a jamais regardé après la rupture. Puisque Vincent traversait une dépression, ses amis ont demandé à Jeanne Millet de l'aider, car elle était la seule à pouvoir le faire s'en sortir. Saura-t-elle le réparer ? La laissera-t-il le guérir ?... ou cela deviendra-t-il PIRE.

Chapitre 1 Le client dingue

Point de vue de Jeanne Millet

« Jeanne Jeanne. »

« La table 4 est prête à commander! La table 7 a des cafés prêts », a crié Lise.

« J'arrive », ai-je répondu en criant.

Lise a toujours été ma meilleure amie. Sa mère gérait un petit café. La mère de Lise a toujours été une seconde mère pour moi. Depuis presque un an, je travaillais à temps partiel dans ce café.

Lise m'aidait quand elle était libre. J'économisais de l'argent pour les frais de l'université dans laquelle je vais aller. L'université de Vieuxbourg.

J'ai toujours rêvé de m'y rendre. J'ai entendu dire que c'était l'une des meilleures universités du monde. Ma famille ne pouvait pas se permettre d'y payer facilement mes frais de scolarité.

La situation financière de ma famille était très mauvaise. Je ne m'en plaignait pas.... mais maman et moi étions si dépendantes de mon père.

Il était ouvrier dans une usine sidérurgique. Il travaillait dur tous les jours pour que je puisse avoir un bon avenir. Je détestais lui créer des charges supplémentaires.

Son salaire n'était pas suffisant pour nous permettre de mener une vie luxueuse. Mais nous étions une famille heureuse, peu importe notre condition. Nous remercions toujours Dieu sans nous plaindre de notre vie.

J'aimais tellement mon papa. Il était un homme pieux et jovial, un mari aimant et un père attentionné. J'aimais tellement ma tendre famille.

Ma mère souffrait d'une maladie cardiaque. Elle devait subir une opération. Nous avons lutté pour sa vie. Nous avons perdu nos économies et notre chalet, juste pour faire face aux dépenses de médicaments et à l'opération bien sûr.

Heureusement que par la grâce de Dieu, elle a survécu. Elle avait encore de légères douleurs après l'opération. Le médecin lui a conseillé de ne pas faire d'activités fatigantes. Et pour cela, on ne l'a jamais laissée travailler à l'extérieur. J'ai donc dû travailler à temps partiel pour faire face aux dépenses familiales.

La mère de Lise me payait bien, pas tellement bien mais c'était suffisant pour couvrir mes dépenses quotidiennes et même pour faire quelques économies afin de payer mes frais d'études.

Lise et moi avons fréquenté la même école. Nous avons terminé le lycée ensemble.. Nous avons eu nos 18 ans cette année. Cela signifiait que nous étions prêtes pour l'université. Yayyy!

Nous avons passé l'examen d'entrée à l'université ensemble en espérant que nous serions sélectionnées ensemble par une bourse d'études.

Bon, je dois avouer que... J'étais en quelque sorte un intello. Je n'y pouvait rien, j'ai dû étudier dur pour entrer dans cette université par une bourse. C'était très dur, trop de concurrents, et la concurrence pour entrer dans la fameuse Université de Vieuxbourg était acharnée.

Si je suis diplômée de cette université, la situation de ma famille s'améliorera et je pourrai mieux en prendre soin, dès que je trouverai un emploi décent. C'était la principale raison pour laquelle je voulais entrer dans cette université.

Je ramassais des assiettes et les pourboires laissés par les clients. Soudain, Lise m'a bloquée. Elle était sublime dans sa robe.

« Attends, pourquoi es-tu en robe? » J'ai levé les sourcils.

« Euh... désolée de ne pas pu te l'avoir dit, mais c'est de ta faute. Tu étais tellement occupée que tu m'as complètement ignorée », a-t-elle dit en faisant la moue.

« Bien, dis-le maintenant. »

« Maman et moi allons à un bal, le frère de ma mère nous a invités alors... »

« Alors...? »

« Nous allons donc partir tôt.. désolée, désolée que tu aies tant de travail à faire », a-t-elle dit dans un seul souffle en fermant les yeux.

« Oh allez, je m'en occupe, t'inquiète. Va profiter de la fête. » J'ai ensuite souri.

« Es-tu sûre? »

« Bien sûr Lise, allez. Nous avons un jour de congé demain. »

« Ok, mais fais attention en rentrant à la maison », a-t-elle dit en me serrant fort dans ses bras.

« À plus Jeanne, sois prudente », l'ai-je entendue crier de l'extérieur.

Je l'ai regardée monter dans sa voiture. Attrapant la vaisselle, je me suis dirigée vers l'évier pour commencer à la nettoyer. Il sonnait 23 heures. Soudain, j'ai entendu la petite cloche au-dessus de la porte tinter, ce qui signale l'arrivée ou le départ des clients.

Le café devenait hyper silencieux.

Qu'est-ce qui a arrêté l'agitation dans le café?

Attendez! Les clients arrivaient-ils ou partaient-ils?

Je me suis retournée brusquement, puis j'ai haleté. Un homme était en face de moi. Je ne savais pas si c'est le bon terme, un homme, parce qu'il avait l'air d'un garçon de la fac.

Il me regardait fixement. J'avais l'impression qu'il me déshabillait avec son regard. Comme je reculais, il a fait un pas en avant.

Mon cœur battait la chamade.

« Est-ce que... je.. peux vous aider, monsieur? » Je me suis tue. J'étais sacrément nerveuse.

Paniquée, j'ai senti ses grandes mains sur mes bras vides, me tirant plus près de lui.

« Comment as-tu pu me faire ça, Emma? » a-t-il demandé d'un ton dangereux.

Sa voix m'a fait frissonner. Elle est si rude et rauque. Au point où mon cerveau a cessé de fonctionner.

« Je... ne suis... pas Elaine. » J'ai fermé les yeux. Son regard furieux me donnait des frissons. Ses yeux étaient bouffis et rouges, comme s'il avait déjà beaucoup pleuré.

Est-il un psychopathe ?!!

« Pourquoi est-ce que tu me mens toujours...? Est-ce que tu me détestes à ce point. As-tu oublié tout ce que nous avons vécu ensemble? », a-t-il crié en me serrant toujours contre sa poitrine.

« Je suis désolée monsieur, je ne sais pas qui vous êtes !! S'il vous plaît, laissez-moi. » J'ai essayé de me libérer de son emprise.

« Tu m'as trompé, putain. Est-il meilleur que moi? Réponds-moi, Elaine. » Il était bien plus qu'en colère maintenant.

« Je n'ai jamais trompé personne, en fait je suis célibataire toute ma vie... Je n'ai jamais eu de petit ami avant... », ai-je crié.

Il m'a repoussée et, avec une force inhumaine, m'a giflée si fort sur la joue que j'ai trébuché et suis retombée sur le sol. J'avais des vertiges maintenant.

Personne ne m'avait giflée comme ça avant. Je le regardais, choquée par tous ses gestes. J'avais envie de pleurer.... mais je ne devais pas lui montrer ma faiblesse. Il ne devait pas savoir que j'étais sans défense.

Je pouvais voir la colère dans ses yeux.... la froideur.... la haine... envers moi? Mais qu'est-ce que j'ai fait? Je ne le connaissais même pas!

Les larmes menaçaient de tomber sur le sol. J'ai pris une grande inspiration et j'ai retenu mes larmes. Il avançait en faisant de grands pas vers moi. Il avait l'air d'un maniaque.

J'ai commencé à reculer en remuant sur le sol. Je me suis poussée loin de lui à l'aide de mes mains.

« S'il vous plaît..... ne vous approchez pas... Qui êtes-vous? », ai-je bégayé.

Soudain, il m'a relevée et m'a plaquée durement contre le mur.

J'ai été effrayée par son comportement....

« Laissez... moi s'il vous plaît, je ne vous connais pas monsieur. » J'ai pleuré de douleur, ayant tellement peur de lui.

« Où étais-tu durant tout ce temps? Je ne te manque pas..? » Il était tout près de moi. Son souffle éventait mon cou. J'ai essayé de le pousser mais il n'a pas bougé d'un poil.

« Ce ne sont pas vos affaires. Et pour la dernière fois, je vous préviens, si vous ne partez pas, je pourrais être amenée à porter plainte contre vous auprès des flics. »

« Quoi? », a-t-il dit d'un ton choqué.

Oui! Je suppose qu'il a peur de la police.

« Oui, s'il vous plaît, laissez-moi tranquille, ne m'obligez pas à appeler les flics », ai-je dit en me mordant les lèvres.

Pourquoi était -il en colère? Pourquoi serrait-il les dents? Et s'il a serré les dents, pourquoi avais-je mal ?.... au bras?

J'ai regardé mon bras et j'ai vu l'emprise de ce maniaque déposé dessus. Il tenait ma main avec trop de force.

« Tu ne peux pas m'échapper, bébé, peu importe combien de fois... ou quoi que tu essaies », a-t-il chuchoté à mes oreilles en mordant le lobe de mon oreille. Ça m'a donné des frissons dans le dos. Mes yeux se sont agrandis de peur.

« Ahhhh.... s'il vous plaît... Ça fait mal », ai-je crié quand sa main s'est resserrée autour de ma mâchoire.

« Ne t'inquiète pas..... Je ne te ferai pas de mal, ma chérie. » Il ressemblait à un psychopathe.

C'était la fin de ma vie !!!! Aidez-moi, s'il vous plaît! Que quelqu'un m'aide! ......

J'avais envie de crier et de hurler. Mais ma voix n'arrivait pas jusqu'à ma bouche. Tout mon corps s'était figé. Mon cerveau se dérobait.

Il a incliné sa tête pour m'embrasser....

Non... Non... Mon tout premier baiser.. Ça va arriver! !

J'allais faiblir à cause de la pression, soudain, quelqu'un l'a attrapé par derrière et l'a tiré. J'ai senti que sa prise se relâchait. Je respirais lourdement à présent.

« Qu'est-ce que c'est que ce bordel? Laissez-moi tranquille », a crié le maniaque alors que deux garçons, peut-être de son âge, le tiraient.

« Mec, elle n'est pas Elaine... pour l'amour de Dieu, tu réagis de manière excessive », a dit l'un des gars avec un regard inquiet sur son visage.

Ma tête s'était mise à tourner. Je faisais une crise de panique. J'ai vu une fille tendre la main vers moi....

« Non... ne me touchez pas. »

« S'il vous plaît, sortez... ne me touchez pas... partez », ai-je crié en me tenant la tête. Ils tenaient ce maniaque avec leurs deux mains.

Il criait et s'agitait pour se libérer de leur emprise.

« TU ES À MOI! ET JE T'AURAI BIENTÔT. »

Une fille m'a lancé un regard inquiet, mais je lui ai fait signe de me laisser tranquille. Ils sont partis en emmenant le maniaque loin du café. Ils l'ont fait monter dans une voiture SUV et ils ont quitté l'endroit.

Mes jambes n'arrivaient plus à tenir debout. Alors je suis tombée. Je pleurais très fort à présent. J'étais brisée et blessée.

Je ne devais pas rester ici plus longtemps. Et s'il arrivait qu'il revenne !!!

J'ai attrapé mes affaires dans mon casier et je me suis dirigée vers la porte, en tremblant encore et encore. J'ai réussi à fermer le magasin et j'ai couru dans la rue.

Chapitre 2 Le bracelet retrouvé

Point de vue de Jeanne Millet

En me déshabillant, j'ai examiné mon reflet dans le miroir. Il y avait de multiples ecchymoses et griffures sur ma mâchoire et mon cou.

Mes mains les effleuraient doucement, ces marques me rappelaient de l'incident survenu la nuit dernière. J'ai éclaté en sanglot en touchant les marques.

Qui était-ce? Pourquoi m'appelait-il Elaine? Il m'a accusée de l'avoir trompé? Qu'est-ce qu'il voulait?

Il était mystérieux pour moi. Jamais de ma vie je n'avais vécu une telle expérience. J'étais presque invisible au monde, je menais une vie ennuyeuse, je n'étais pas populaire à l'école et j'étais surtout cataloguée comme un intello.

Je ne pouvais pas me permettre de m'amuser comme les autres à cause de ma situation familiale. J'avais pour objectif d'étudier dur, d'obtenir un emploi décent et de vivre heureux avec mes parents.

J'ai fait la moue en regardant les marques. Je ne pourrai pas sortir comme ça!

Maman va certainement me poser des questions! Lise va me tuer avec des tas de questions.

Je portais un sweat à capuche qui couvrait toute la partie supérieure de mon corps.

« Ne t'inquiète pas..... Je ne te ferai pas de mal, ma chérie... ...... ...... ......

TU ES À MOI! ET JE T'AURAI BIENTÔT... ........ »

Ses propos resonnaient continuellement dans ma tête.

Est-ce qu'il pourrait revenir?

J'avais toujours peur d'aller au café car son souvenir me hantait complètement. Il n'était pas si vieux, il avait l'air d'avoir quelques années de plus que moi, plutôt comme un gars de la fac.

Pourquoi m'accusait-il des choses que je n'ai pas du tout faites. Il avait l'air de souffrir tellement qu'il ne cessait pas de pleurer et avait l'air d'être complètement torturé.

Étant encore consternée par la situation, mes doigts s'agrippaient à la table en bois, mes ongles s'enfonçaient dans la surface inflexible.

« Excusez-moi, je voudrais commander un cappuccino. » Quelqu'un m'a interrompue, me faisant sortir de mes pensées.

« Désolée, ce sera prêt dans une minute monsieur. » Je me suis excusée et je suis entrée à l'intérieur. Qu'est-ce qui m'est arrivé? Je n'arrivais plus à me concentrer sur mon travail depuis cet incident.

Très vite, la nuit tombait, je scrutais prudemment le café pour voir s'il y avait quelqu'un. Sans le savoir, mon cœur cognait contre ma poitrine. Serais-je en train d'attendre quelqu'un?

J'ai commencé à nettoyer la table, toujours incapable de calmer ma respiration erratique, alors que les sentiments de misère, de confusion et de déprime envahissaient mon être.

J'étais sur le point de me diriger vers le comptoir mais quelqu'un a attrapé mon bras dans une poigne d'acier et j'ai glapi de peur.

« Salut Jeanne! C'est moi, Lise. Pourquoi t'es-tu dégonflée? », a dit Lise entre deux rires.

« Ne me fais pas peur comme ça! » Je me suis moquée en respirant lourdement et en retirant mes bras de son emprise.

Lise s'est de nouveau moquée de moi. Elle a passé son bras autour de mon cou et m'a serrée. « J'ai entendu dire que nous aurons les résultats de l'examen d'entrée dans 2-3 jours. Je suis si nerveuse. Je ne sais pas ce qui va nous arriver! »

Quoi? L'Université de Vieuxbourg va publier les résultats dans 2-3 jours ?!!

L'Université de Vieuxbourg était l'université de mes rêves, je rêvais y être depuis l'école secondaire.

Je voulais désespérément rejoindre cette université par tous les moyens, car l'avenir de ma famille en dépendait. Je voulais offrir tout le confort à mes parents. L'Université de Vieuxbourg était l'une des meilleures universités du monde, l'obtention d'un diplôme dans cette université pourra beaucoup m'aider sur la carrière.

Lise et moi avons terminé notre travail et j'ai dit au revoir à Lise, car sa maison se trouvait dans la rue opposée.

Oh merde! J'ai oublié d'acheter de la mort-aux-rats dont maman m'avait parlé.

Il y avait comme d'habitude beaucoup de rats dans notre appartement. Nous vivions dans un appartement bon marché parce que c'était ce qu'on pouvait s'offrir.

J'ai marché dans la direction opposée à celle de ma maison afin d'acheter de la mort-aux-rats. Le magasin était un peu loin de chez moi, j'aurais dû l'acheter en sortant du café, mais j'étais trop distraite ces jours-ci.

Dans le chemin pour le magasin, il y avait peu de monde dans la rue, peut-être parce qu'il était déjà tard. Je me suis rapidement procuré le poison-pour-rats, en sortant du magasin, j'ai commencé à marcher en accélérant le pas, car mon seule objectif était d'arriver chez moi saine et sauve.

J'ai senti des pas s'approcher de moi et mon cœur s'est mis à battre follement contre ma poitrine. Je n'avais jamais eu peur de me promener seule la nuit, mais après cet incident, j'ai eu une peur bleue.

Je me suis retournée pour regarder mais il n'y avait personne. J'ai continué à marcher, mais soudainement, j'ai heurté quelqu'un et j'ai eu l'impression de heurter un mur dur ou un rocher. J'ai levé les yeux et mes joues brûlaient, et j'ai avalé de travers, ma peau me piquant partout.

Le type avait porté un masque noir et une casquette noire, en fait, tout ce qu'il portait était noir. Un sweat-shirt noir, un jean noir et des chaussures noires, des gants noirs, tout noir, mais sa tenue avait l'air trop cher.

L'instant d'après, mon regard a été attiré par les yeux de cette personne et mon cœur a chuté lorsque j'ai croisé son regard intense. Une douleur sourde et lancinante s'est répandue dans ma poitrine alors que nous nous regardions. Je ne pouvais pas voir clairement son visage puisqu'il portait un masque et la casquette le presque cachait, mais je pouvais dire qu'il me fixait.

« Désolée... Pardon... je.. je.. Je ne voyais pas, c'est ma faute. » Je me suis mise à brûler sous son regard. Etait-il en colère contre moi, parce que je l'avait enfoncé? Il me fixait intensément comme si j'étais une extraterrestre.

Comme il ne réagissait pas et ne bougeait pas de là, j'ai décidé de ne pas m'intéresser à lui, car il avait l'air un peu effrayant et surtout, c'était un étranger.

Je me suis déplacée maladroitement en décidant de partir mais il m'a bloqué le passage. Son mouvement m'a prise par surprise, me paralysant et tout ce que je pouvais faire était de lui rendre son regard mortel.

« Excusez-moi! Vous me bloquez le passage, veuillez vous déplacer », ai-je dit en essayant de garder ma voix droite mais ma voix m'avait trahie car elle est sortie presque grinçante et tremblante.

Il a étudié mon visage pendant de longues secondes qui ont défilé, son cœur cognant follement contre ma poitrine, et je pouvais à peine respirer.

Son regard était maintenant fixé sur un point en face de lui, ses yeux ayant ce regard lointain qui donnait l'impression qu'il n'était pas là, mais perdu quelque part.

« Ex... excusez moi.... vous... vous... vous bloquez... mon... mon chemin, monsieur.... j'ai besoin... d'y aller. » J'ai fermé les yeux, ayant presque eu envie de pleurer.

Il a incliné sa tête sur le côté comme un psychopathe, me faisant trembler de peur. C'était comme s'il essayait de comprendre mes mots.

Il a continué à me regarder d'une manière déconcertante, comme s'il essayait de voir minutieusement tous mes secrets les plus profonds. J'ai sursauté instantanément lorsqu'il a saisi ma main en redressant ma paume.

Tout autour de moi semblait immobilisé, même l'air. Ma poitrine s'est gonflée de chaleur et de rugosité de son corps qui se trouvait sous ma paume.

Il a posé quelque chose sur ma paume et a relâché complètement ma main. J'ai regardé ma main et ce n'était que mon bracelet.

Mon bracelet a glissé ???

J'ai regardé mon bracelet en état de choc et j'ai senti à quel point j'avais tort de penser que c'était un type bizarre. Peut-être que ce type m'a suivie pour me rendre ça. Comme je suis stupide.

« Alor... » Mes mots sont restés suspendus dans l'air alors que l'étranger a commencé à marcher brusquement dans la direction opposée à la mienne. Sans même me jeter un regard, il s'est éloigné tout droit.

C'était bizarre... ......

Le jour suivant.....

Je n'ai pas pu m'empêcher de penser à hier soir en regardant le bracelet. C'était un homme bizarre, je ne l'avais jamais vu dans la rue avant, il serait nouveau ici?

Puis soudain, j'ai entendu Lise crier.

Elle courait vers moi... vers ma chambre.

« Jeanne..... Jeaaaaane. »

« Que s'est-il passé, Lise? Est-ce que tu vas bien? Pourquoi as-tu l'air effrayé? » J'ai parlé avec inquiétude.

« Le..... houf.. houf. », a-t-elle commencé à tousser.

« Que s'est-il passé? Tiens, prends un peu d'eau... » Je lui ai donné un verre d'eau parce qu'elle était paniquée. Je me suis crispée en la voyant.

Chapitre 3 Les résultat d'examens

Point de vue de Jeanne

« Qu'est-ce qui s'est passé, dis-le moi lentement », ai-je dit.

Elle a bu l'eau d'un trait.

« Les... résultats de l'Université de Vieuxbourg sont sortis... », a-t-elle crié.

« C'est vrai ?! Quand ? Où ? » J'ai sauté.

« C'est sur le site web de l'université, nous devons le consulter tout de suite », m'a-t-elle dit.

Nous avons commencé à avoir peur. Nous avons pris nos téléphone de nos poche, déverrouillé l'écran de verrouillage et puis nous avons trouvé le site de l'université.

« Ok, voici le site web..... On commence par toi », a dit Lise.

« Non, commence par toi. »

« Non, toi d'abord. »

« Non plutôt toi d'abord. »

« D'accord.... Entrons la page de consultation ensemble dans nos téléphones respectifs, d'accord ? », a gazouillé Lise.

« D'accord, marché conclu ! », ai-je dit avec un visage excité.

« À trois

1, 2, 3, 4, »

« Oh allez Lise », l'ai-je tapé sur l'épaule.

« Quoi ? J'ai tellement peur, très bien, à trois, on recommence », a-t-elle crié.

« 1...

2...

3... ALLEZ ALLEZ ! »

« Aaaahhhhh », on a toute les deux crié et cliqué sur le bouton d'entrée.

J'ai été abasourdie par mes résultats. Il a montré mes notes et en bas il a montré... « Félicitations, vous êtes ADMISE. »

Yeaaaaahhhhh ! Je suis admise. Wowowowowowow.

J'ai sauté d'excitation...

« Liiiiise, je suis admise woohoo !! Quoi ? » Ma joie s'est évanouie instantanément quand j'ai vu Lise.

Lise était toute pâle. La tristesse était omniprésente sur son visage. Ses yeux étaient devenus larmoyants. Oh non ! Que.... s'est-il passé, elle a raté ? Non ! Ce n'est pas possible, elle était excellente dans ses études, elle a travaillé dur pour cela. Mon cœur s'emballait comme un cheval.

« Li...Lise ! Que s'est-il passé, qu'en est-il de tes résultats ? », ai-je demandé, toute paniquée. Elle n'avait rien dit, sa tête était baissée.

« Liiiiise, dis quelque chose, ne me fais pas peur comme ça... Montre-moi le résultat », l'ai-je secouée. Elle a caché son téléphone et s'est éloignée de moi.

« Non, s'il te plaît, laisses-moi tranquille... », a-t-elle dit en faisant des bruits de pleurs.

« Lise, donne-moi ton foutu téléphone », ai-je crié. Elle a hoché la tête et m'a donné son téléphone.

Puis j'ai lu.

« Félicitations, vous êtes admise. »

Mes yeux se sont agrandis. Cette.... fille... Lise a ri comme une dingue.

« Je t'ai eu, tu es si bête... Tu es tombée dans mon piège.. Prends ça... Waouh. » Elle a commencé à danser.

« Va te faire foutre ! ... Toi... Reine du drame, je vais te tuer », ai-je grogné de colère.

« Mon jeu d'acteur n'est pas une blague, que quelqu'un me donne l'Oscar de la meilleure actrice du monde. » Elle s'est coiffée et en battant des cils.

« Petite crétin, viens ici. » J'ai jeté un oreiller dans sa direction.

« Nae... Nana Nana. » Elle a commencé à me fuir alors que je la poursuivais. Elle a couru vers le hall et je l'ai rattrapée facilement car ma maison était petite. J'étais sur elle et j'ai plongé sa tête plusieurs fois de haut en bas.

« Sais-tu à quel point j'étais effrayée ?.... Va te faire foutre ! », lui ai-je aboyé dessus.

Elle a gloussé et gémi en même temps. « Lâche-moi... Tu as l'intention de m'écraser à mort alors que je suis le seul enfant précieux de ma mère. »

« Tu aurais dû y penser avant, reine du drame... » J'ai commencé à l'écraser et à lui sauter dessus. Elle m'a soudainement enlacée et caressé le dos.

« Je suis si heureuse que tu aies été admise », a-t-elle dit en me caressant le dos.

Je l'ai relâchée et nous nous sommes regardées. On s'est souri et on a sauté comme des enfants.

« Ouiiiiii, ouiiiiiiiiiiiiii ! !! »

« Attends-nous ! l'UNIVERSITÉ DE VIEUXBOURG. » Nous avons crié ensemble.

Nous nous sommes calmées après avoir dansé, gazouillé pendant une heure, nous avons informé nos parents. Tout le monde nous a félicitées. Après tout ce drame, nous sommes allés au parc pour retrouver la paix mentale.

« Notre problème est résolu.... nos rêves deviendront enfin réalité... », ai-je dit en souriant.

« Je suis excitée à l'idée d'aller à cette université. J'ai entendu dire qu'il y a beaucoup de beaux garçons, hein ! », a dit Lise en remuant les sourcils.

Je l'ai regardée avec une expression comme en disant « Tu es folle ? ».

« Oh, allez, tu t'attends à ce que je sois un intello là-bas. C'est l'Université de Vieuxbourg.... les gens s'amusent là-bas en étudiant. »

« Ouais, c'est ça, toi et ta théorie », ai-je dit en roulant les yeux, sarcastique. On a parlé et rigolé pendant des heures.

*Une semaine plus tard*

Je pouvais entendre le gazouillis mélodieux des oiseaux en arrière-plan et je pouvais sentir la chaleur de la lumière du...soleil ?

J'ai regardé l'heure, oh merde ! Il était 8 heures du matin.

Aujourd'hui, je vais devoir me rendre à l'université de Vieuxbourg. Il faut 3 heures pour y aller d'ici. J'ai appelé Lise...

« Bonjour Lise, tu es là ? Nous devons partir maintenant, où es-tu ? Qu'est-ce que tu fais ? », ai-je dit dans un souffle.

« Qu... laisses-moi dormir. Je ne vais à aucune fête... », a-t-elle marmonné. Cette fille, si je suis insouciante, alors elle est la mère de l'insouciance.

« Mais nous devons aller à l'Université de Vieuxbourg pour l'inscription, tu es conne ou quoi. »

« Oh putain, la vache, j'ai oublié... Prépare-toi vite Jeanne, je viens te chercher dans 15 minutes », a-t-elle crié et a coupé l'appel.

Je me suis levée précipitamment du lit, j'ai pris une douche rapide et j'ai mis un t-shirt et un long jean noir. Je me suis regardée dans le miroir.

Mes griffures avaient disparu... mais le suçon sur mon cou lui, était toujours là.

Cela faisait une semaine que l'incident s'était produite. J'ai supposé qu'il m'a oubliée ! Où serait-il en ce moment ? Pourquoi t'en soucier, Jeanne... Laisse tomber... pour ton bien.

J'ai entendu le klaxon d'une voiture. J'ai mis mes cheveux en queue de cheval, pris mon sac qui contenait des dossiers importants pour l'inscription et de l'argent pour payer les frais.

J'ai couru vers le hall et j'ai serré mes parents dans mes bras.

« Papa, maman... au revoir. Je n'ai pas le temps, je reviendrai après l'inscription, je vous aime », ai-je dit en ramassant le pain qui était sur la table.

« Au revoir, ma chérie, prends soin de toi... dis moi comment ça sera... », a dit mon père joyeusement.

« Monte, nous allons à l'Université de Vieuxbourg », a dit Lise avec sarcasme.

« Tu dois arrêter de regarder des films... » J'ai levé les yeux au ciel.

« Jamais. » Lise a tiré la langue.

Le chauffeur de Lise nous a conduit à l'Université de Vieuxbourg.

*3 heures plus tard*

« Nous y sommes ! » Lise a poussé un cri en franchissant la porte de pierre et en pénétrant dans le campus.

Le campus avait l'air tout aussi génial que dans les brochures et sur le site, j'était impressionnée. C'était une université huppée. Tout inspirait la richesse. Le campus était très vaste.

Je me suis émerveillée en voyant la vue. Nous sommes allées au département d'inscription et avons versé nos frais. Nous avions été admise et nous bénéficions d'une bourse d'études, donc nous devions juste payer la moitié des frais. Nous avons fait toutes les démarches et finalement nous avons été admises à l'UNIVERSITÉ DE VIEUXBOURG ! !!

L'employé nous a donné la carte d'admission et a dit : « Vos cours commenceront dans une semaine, merci ! » Elle nous a fait un grand sourire.

Nous l'avons remerciée et sommes sorties du bâtiment. Nous en avons profité pour jouir du campus de l'université. Beaucoup d'étudiants s'y promenaient, la plupart d'entre eux avaient l'air riche... Ils étaient tous bien habillés.

Je regardais les bâtiments et en étais fascinée.

Soudain, quelqu'un nous a appelées par derrière.

« Lise... »

J'étais occupée à regarder les bâtiments, alors je ne me suis pas retournée.

« Lise, tu es là ! Tu as été admise ici ! ? »

Rose !!!!

« Oh mon Dieu, Jeanne ! Tu es là aussi.... Alors c'est le destin... ! »

« Le destin ! ??? », avons nous dit Lise et moi ensemble.

« Euh.... je... je veux dire... nous avons tous choisi la même université... yay.. haha », a-t-elle dit nerveusement.

« Dis, toi aussi, tu as été admise grâce à une bourse d'études ? », ai-je demandé avec excitation.

« Quoi... non... Je ne suis pas un génie comme vous. Je suis entrée par le biais du quota de gestion, vous voyez, mon père a un contact ici », a-t-elle dit timidement.

Rose était très riche. Son père possédait de nombreuses entreprises mais elle gardait un sens d'humilité. Elle ne s'en vantait jamais. Elle a été notre camarade de classe au lycée. Elle était très gentille et toujours joyeuse. On ne se voyait pas beaucoup, mais c'était une bonne amie à nous.

« Dieu merci ! Au moins, j'ai mes amis ici... Je ne suis pas seule... », a-t-elle crié en nous serrant dans ses bras.

« Alors... où allez-vous loger... ? », a-t-elle dit en clignant deux fois des yeux. Elle était si mignonne !

« Dans notre maison bien sûr », a dis Lise.

« Oh allez, ce sera fatiguant si vous faites... des vas et viens de l'université à la maison, c'est un voyage de 3 heures. »

« Mais les frais d'hébergement sont trop chers », ai-je soupiré.

« Eh bien, vous pouvez rester chez moi.... Je veux dire que, mon père a acheté une maison pour moi... pour que je puisse y rester... Vous pouvez vivre avec moi si vous le souhaitez », a-t-elle dit avec de l'excitation sur son visage.

« Es-tu sûre... ? Gratuitement ?! » Lise a levé les sourcils et je lui ai donné une claque sur l'épaule.

« Quoi ? Je dis ça, je dis rien... », a pleurniché Lise en se touchant les épaules.

« Oui, bien sûr. La maison m'appartient maintenant... Pas de loyer... J'ai besoin d'un colocataire, je ne veux pas rester dans l'appartement de mon cousin, c'est un maniaque », a-t-elle ri.

Maniaque !!! Soudain, ça m'a rappelé quelqu'un...

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