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Une luna voleuse  prisonnière de L'alpha
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Chapitre 4 04

- Reste éveillée.

- Tu commences à me casser les pieds.

J'avais droit au même refrain depuis des heures, et je n'en pouvais plus. Il m'avait emmenée à l'hôpital, et j'avais passé des scanners, et il semblerait qu'une de mes côtes avait été cassée. Surement lors du coup de batte que je m'étais reçue.

Je n'avais pas ouvert les yeux devant lui depuis que j'avais été amenée ici, et je ne savais toujours pas à quoi ressemblait ce chieur de service.

- Les médecins m'ont demandé de te garder éveillée.

- Et s'ils te demandaient de sauter d'un pont, tu le ferais ?

- Si c'est pour toi.

J'émis un grognement en bougeant la partie droite de mon corps.

- Tu as mal ? Tu veux que j'appelle une infirmière ?

- Juste tais-toi. Arrête de me dire de rester éveillée.

J'étais irritée. Oui, vraiment.

J'avais eu droit à des questionnements tout le long du trajet, pour vérifier ma lucidité, et je savais à présent qu'il connaissait mon prénom, mon âge, mon adresse, et mes hobbies qui se résumaient à l'argent. Je n'avais pas eu le courage de fournir un effort rien que pour m'inventer une vie. En plus de cela, si j'avais fait ça, et qu'il s'était rendu compte que j'avais menti, il aurait surement cru que j'avais perdu la mémoire, et l'aurait notifié aux médecins.

J'en étais à ternir moi-même ma réputation.

Je soupirai en passant ma main dans mes cheveux, ou du moins dans la partie qui n'était pas recouverte de bandage. Je voulais rentrer chez moi. Je n'aimais pas être à l'hôpital. J'avais bien trop de mauvais souvenirs dans ce genre de lieux.

- Je devrais prévenir ton père.

- Non !

J'ouvris les yeux immédiatement, pour gémir de douleur face à la luminosité.

- Du calme, Ginger.

En plus de ça, mon corps réagissait étrangement à chaque fois qu'il prononçait mon prénom, ce qui était assez perturbant. Mes yeux s'habituèrent à la lumière et je vis l'homme qui était assis à ma gauche. Ses cheveux blonds étaient suffisamment longs pour que j'y passe ma main dedans, et ses yeux verts me fixaient avec intensité. Sa machoire pouvait me couper la main si je me risquais à le toucher, et un grain de beauté se trouvait sur son nez fin et droit.

Mon coeur rata un battement lorsque je me rendis compte qu'il était beau comme un dieu.

Ugh.

Je fermai les yeux en me disant que je venais de rêver. Ce n'était pas possible d'avoir quelqu'un d'aussi beau à son chevet. Ce coup de batte dans la tête avait clairement fait sauter mes neurones.

- Ginger ?

Maintenant que je savais à quoi il ressemblait, mon cerveau me jouait des tours. Il était un fantasme pur et réel, ce qui était déstabilisant.

- Ne dors pas.

- Si je pouvais faire taire cette bouche qu'est la tienne, je la ferai sans hésiter, mais être clouée au lit ne joue pas en ma faveur.

Le faire taire avec ma propre bouche.

GINGER ! Bon sang, qu'est-ce qu'il m'arrivait ?! Il fallait que je me reprenne. Derrière cette belle gueule, se cachait surement un tueur, comme les membres de ce gang.

- J'ai cru entendre l'infirmière prévenir ton père de ta présence ici.

Je grinçai des dents. Le simple fait d'avoir passé autant d'examens allait me faire dépenser quasi la totalité de ce que j'avais pu voler la veille.

- Il n'avait pas besoin de savoir.

- C'est ton père. Il doit s'inquiéter pour toi.

Je retins un rire, pour éviter de me faire mal à la côte.

- Parce qu'un père doit forcément s'inquiéter pour sa fille ?

- Tu es sa chair de sa chair, son sang.

- Tu me donnes la migraine, mec.

Je lâchai un soupir.

- Tu peux partir, je ne dormirai pas. Tu as surement autre chose à faire.

- Non, je dois garder un oeil sur toi.

- Têtu en plus de ça.

TOC TOC !

- Entrez, fit Dawton.

Oui, parce que monsieur insistait beaucoup pour que je l'appelle comme ça, alors que je continuais à dire "l'inconnu", ce qui l'énervait au plus haut point.

- Alpha, Luna.

Je tiquai en entendant cette voix qui me semblait familière, et j'ouvris les yeux pour voir qu'il s'agissait de l'homme aux cheveux chatains.

- Le retour du kidnappeur, grognai-je.

Dawton me jeta un coup d'oeil surpris avant de regarder l'homme qui venait d'entrer.

- Noah pensait bien faire. Nous avons été appelé pour les aider, mais il ne savait pas que tu étais... aussi importante.

- Tak..., fis-je avec ma langue.

Je gardai mon regard sur lui, comme si je pouvais lui lancer des éclairs.

- Savoir qu'une femme allait se faire frapper de cette manière par ces hommes ne l'a pas arrêté.

- J'ai cru comprendre que tu ne les avais pas ménagés non plus.

- Parce qu'en plus, je le mérite ?

Je fusillai cet homme qui m'avait aidé du regard et il grimaça aussitôt.

- C'est pas ce que je voulais dire.

- C'est pourtant ce que tu viens de dire, l'inconnu.

- Je suis désolé, Luna, ajouta l'homme qui m'avait kidnappée.

Le soi-disant Noah avait incliné la tête dans ma tête, et je le regardai sans comprendre.

- J'ai pas besoin d'excuse, je veux juste que tu ramènes ton pote avec toi, et que vous retourniez chez vous, en me laissant tranquille. Genre, pour toujours.

- Impossible, intervint Dawton.

- Et blablabla, il faut que je sois surveillée, que je ne dorme pas pendant encore quelques heures. J'ai compris, tu me sors le même refrain depuis des heures, mais je ne compte pas dormir, maintenant que vous deux m'avez bien énervée. Si vous partez pas maintenant, ce sera moi qui me casserait de cette chambre, blessures ou non.

Ils se jetèrent un coup d'oeil, et voyant qu'aucun d'eux ne voulait bouger, j'entrepris de me lever, mais Dawton se leva soudainement de sa chaise.

- Très bien. Je m'en vais. Mais tu ne dors pas.

Il m'avait montré du doigt, et semblait clairement me donner un ordre.

- Je déteste qu'on me donne des ordres.

- Il faudra t'y faire.

Je le regardai sans comprendre, avant de me redresser légèrement.

- Tu me donnes clairement envie de te désobéir de plus en plus.

Il sembla comprendre qu'il prenait la mauvaise stratégie et passa une main dans ses cheveux blonds.

Gosh, j'aimerais tellement le faire à sa place.

Je fermai les yeux pour ne plus le regarder. Le simple fait de le voir faire ce genre de geste me rendait perturbée et m'empêchait de réfléchir correctement. Et je ne pouvais pas mentir, mais il était aussi musclé que Noah. Je le considérai déjà comme un grand gaillard, mais Dawton était à peine plus imposant.

Son biceps qui se contractait rien qu'en bougeant son bras était aussi une vue perturbante, qui empêchait la liaison entre mes neurones.

- Nous partons. Tiens ta parole, Ginger.

Heureusement que je n'avais pas ouvert les yeux lorsqu'il avait prononcé mon prénom, je n'étais pas sure de pouvoir me contrôler, et de maintenir un semblant de stabilité dans ma tête.

Ce mec était une bombe sexuelle.

Je ne préférais pas imaginer, si je venais à le regarder droit dans les yeux lorsqu'il dirait mon prénom.

J'entendis la porte se refermer derrière leurs pas, et je lâchai un grand soupir, en me posant correctement contre le matelas. Je me détendis, contente de moi-même. J'avais pu résister, et lui sortir des conneries, pour qu'il ne s'attarde pas sur mon cas. Je touchai mon oreille droite, sentant le bandage qui le recouvrait et soupirai derechef. Je n'allais pas recouvrer mon ouie de ce côté pour le moment, ce qui ne me laissait que l'oreille gauche.

Je me demandais ce que mon père avait pu penser de tout ça. L'appel. Avait-il eu peur ? Comme lorsque l'on avait appris pour maman ?

La porte s'ouvrit soudainement, et je vis la figure paternelle entrer d'un air paniqué. Lorsqu'il me vit, le soulagement apparut sur son visage, alors que je remarquai qu'il n'avait pas pris la peine de s'habiller correctement. Son débardeur était sale, et son pantalon trainait un peu trop vers le bas. Il avait surement accouru ici en apprenant la nouvelle.

- Merci Mon Dieu.

Je regardai ailleurs, alors que ma gorge se nouait. Il se préoccupait encore de moi, ce que je n'aurais pas cru.

- Ginger... Qu'est-ce qu'il t'est arrivé ?

Il s'était rapproché du lit, et son moment de lucidité me rendait faible.

- Rien, finis-je par dire.

- Comment ça "rien" ?! Tu as vu dans quel état tu es ?!

- Je vais bien. Je peux rentrer à la maison.

Je retirai la couverture et me remis sur pieds, tout en me tenant les côtes. Mes chevilles avaient également des bandages, à cause de l'autre, mais je pouvais marcher quasi normalement.

- Les dépenses sont déjà bien trop élevées. Je vais me changer, et on peut y aller.

Il savait parfaitement que nous n'avions pas suffisament d'argent pour nous permettre un séjour à l'hôpital. Je récupérai mes vêtements tâchés de sang, et me changeai aussi vite que je le pouvais dans la salle de bain. Je rejoignis alors mon père qui attendait, et lui fis signe de sortir de la chambre. Je marchai alors jusqu'à l'accueil, pour signer les papiers de sorties, ainsi que la note.

- Votre nom ?

- Ginger Neveah.

- Vous êtes supposée rester sous surveillance.

Je secouai la tête de gauche à droite.

- Je vais bien. Je peux retourner chez moi. Et puis, je ne dormirai pas comme on me l'a dit. Mon père me réveillera.

Elle me regarda d'un air perplexe, mais finit par imprimer plusieurs feuilles, en sachant que c'était mon droit de partir. Surtout avec les frais médicaux qui n'étaient pas donnés. Autrefois, il était possible de payer en plusieurs fois, mais les gens payaient de moins en moins souvent, et les fraudes étaient omniprésents.

La nouvelle réforme était parfaite seulement pour les personnes riches, ce qui n'était pas mon cas.

- Et combien dois-je payer ?

- Votre note a déjà été payée.

Je fronçai les sourcils.

- Comment ça ?

- Votre ami a payé pour vous.

- Ami ?

- Celui qui vous a amené ici.

Je n'aimais pas être endettée de cette manière, surtout auprès de cet homme.

- Vous ne pouvez pas lui rendre son argent, et je vous paye avec le mien ?

- L'argent a déjà été encaissé, mademoiselle.

Je me mordis la lèvre, avant de hocher la tête.

- D'accord, merci.

Je me retournai et suivis mon père qui n'avait rien dit depuis, comme s'il perdait de plus en plus son moment de lucidité. Il se rendit aussitôt dans la vielle voiture qu'il possédait. Je retins un gémissement de douleur, et inspirai un grand coup avant de le suivre. Je montai alors à l'arrière, et mis la ceinture de sécurité. Il se mit à conduire, et je retins un soupir.

C'était douloureux.

Et pour calmer la douleur, j'aurais aimé dormir, mais je ne devais pas me laisser aller. Il fallait que je résiste encore quelques heures. Et si tout se passait bien, je pourrais enfin dormir, juste pour oublier tout ce qu'il venait de se passer.

Rien que pour fuir la réalité.

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